Météo du
Moment
Nous sommes en juin 2018.

Au premier du mois d'avril, avec une solennité qui dément tout poisson d'avril, la presse annonce les cinq candidats à l'élection ministérielle : Maureen Kinkaid, Dylan Abercrombie, Alieksandre Menroth, Icarius Bailey et Deucalion McKingsley.




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Quoi de neuf sur Chem' ?
Pour vous tenir informé.e.s des dernières nouvelles, pensez à consulter le What's new !!

Sondage :
Plutôt fraises ou melon?

Non, nous ne vous avons pas abandonnés, promis.
Nous vous lisons, nous ne sommes pas loin.
Et nous savons maintenant que certains préfèrent les fraises.

Partagez | 
 

 Menneisyyden liekit Kyyneleet tänään.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar




Vesperimètre

Age du personnage : 23 ans
Messages : 115
Localisation : Perdue quelque part ...
Scolarité : Moldue
Université : Aucune
Occupation : Sans-emploi

MessageSujet: Menneisyyden liekit Kyyneleet tänään.   Lun 23 Avr - 15:05


9 Novembre 2016

Le temps était frais.

Pourtant, au souvenir du passé qui était le mien, les températures semblaient bien plus chaudes que si j’étais restée en Finlande. La nuit n’était pas non plus constante depuis plusieurs mois, et la neige sous le soleil était assez délicieuse à observer. Les rayons lumineux venaient se perdre sur les cristaux blancs, faisant vaciller l’éclat blafard des flocons et créant de minuscules effets de prismes. C’était un spectacle ravissant, et mes yeux s’attardaient naturellement sur cette splendeur. N’importe qui de mélancolique pourrait passer des heures devant ce spectacle…

Mais la vérité c’était que je n’avais que cela à faire tandis que je ruminais ce qu’il s’était passé en Août, lors du lancement du philtre destiné à aider tous ceux qui avaient perdu leur magie dans les incidents du passé. Assise en tailleur sur la banquette de coton qui se trouvait devant ma fenêtre, j’observais le ciel pleurer ses flocons éclatant de pureté, emmitouflée dans un pull de laine péruvien aux motifs de lamas et dans les tons brun et crème. Je ne prenais pas la peine de chauffer la chambre d’hôtel, la température se suffisait à elle-même malgré les volutes de fumée blanche qui s’échappait d’entre mes lèvres.

La détresse que je ressentais semblait avoir décidé de ne plus me quitter, comme le venin d’un serpent aux couleurs chatoyantes décidant me plonger dans le drame. Je me souvenais encore de chaque détail, de la magie de la demoiselle éclatant dans tous les sens, de mon corps se mettant à voler sans que je n’ai aucun contrôle sur ce dernier, des flammes léchant les tables du buffet, et de la terreur de la nouvelle sorcière qui souffrait devant tous ces gens alertés. Une panique improbable s’était jetée sur tous les invités à l'Evènement, et ce, avec la vélocité d’une vipère se jetant sur sa proie.

La honte, la crainte, le dégoût et la tristesse semblait revenir hanter mon visage sans cesse, et je le voyais dans le reflet de la fenêtre. La musique que j’écoutais dérailla lentement, et je tendis la main vers la petite boite à musique que j’avais acquise chez les moldus deux semaines auparavant. C’était un petit coffret à bague doré, avec un couvercle cerclé de noir et turquoise, sur lequel se trouvait la gravure d’un faune effrayant mais paisible. Un objet raffiné, qui semblait être d’une grande valeur en apparence, mais possédait un prix au rabais. J’avais été surprise en l’achetant, mais je n’allais pas me plaindre de cela.

Je poussais un soupir, et saisissait le long médaillon qui pendait autour de mon cou pour en user. Il s’agissait d’un très joli croissant de lune argenté avec deux faces, servant à glisser la clef du mécanisme de la boite à bijoux, qui était rétractile. En le mettant, la première fois, je portais une robe de sorcière et un châle tout aussi sombre, et en croisant mon reflet dans une glace, j’avais eus l’impression de voir une vierge vêtue de noir descendue du ciel. Cette image avait été perturbante, et j’étais vite rentrée chez moi.

Je glissais la clef dans la fente de l’objet, et remontais d’une vingtaine de tour, avant de le redisposer sur l’assise, en face de moi. La musique retentit, un mélange de carillon et de violon préenregistré, un air doux et sombre, voluptueux et presque lunatique. Un peu comme moi. Il allait falloir que je me reprenne. Je ne pouvais pas me morfondre indéfiniment pour un sort qui m’aura touché durant un événement officiel, sachant que tout le monde avait été victime de la magie de la jeune sorcière.

En regardant au-delà de la fenêtre, je pus contempler le changement d’atmosphère lent. Je n’avais pas bougé de la journée, écoutant ma petite boite à musique et lisant quelques romans moldus. L’un d’eux traitait des réincarnations, et d’amour sincère et éternel par-delà les siècles et la mort. De belles histoires, très loin de la réalité. De l’autre côté de la vitre, la voute céleste se tintait de noir et de bleu, apportant sur son sillon un éclat rougeâtre entre les deux teintes. J’inspirais de nouveau, et posais ms yeux sur le coussin vert qui reposait entre mes genoux, il fallait que je me réveille, ma vie ne m’attendrait pas… La vie n’attendait personne, elle se déroulait ainsi, qu’on le veuille ou non, et c’était à nous de réagir si l’on voulait avancer.

Je me suis redressée prestement et j’ai quitté mon assise. Il fallait que je tente de nouveau de vivre. Je ne pouvais pas juste attendre ici que les chose se tassent. Inspirant longuement, je partis fouiller dans les dossiers que j’avais rangé sur l’étagère de la pièce, ce qui me permettrait d’avancer de nouveau. J’avais besoin d’un emploi pour vivre, et dépoussiérer mes CV me ferait du bien et m’occuperait l’esprit. Je ne devais pas me consacrer à l’observation du temps qui passe, ce n’était pas rentable, et j’allais finir dépressive. Demain, je postulerai de nouveau comme gardienne d’enfant, et peut-être commis de cuisine si je trouve, dans les deux mondes.

La mélodie du labyrinthe de Pan s’arrêta. Mais pas ma résolution. Je devais me battre pour avancer. Sinon, mon voyage risquerait de se faire sans moi. Et je ne pouvais pas laisser passer ça…

Pas cette fois.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t362-i-walk-through-the-fire-vesperina-gotthelf http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t116-vesperina-isaline-gotthelf-la-flamme-du-grand-nord-terminee
 
Menneisyyden liekit Kyyneleet tänään.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins de Traverse :: Les écrits alternatifs :: Un jour, une histoire-
© du contexte du forum, de ses personnages officiels et des éléments de son intrigue, propriété des administrateurs. Copyright déposé le 28.01.2018