Météo du
Moment
Nous sommes en juin 2018.

Au premier du mois d'avril, avec une solennité qui dément tout poisson d'avril, la presse annonce les cinq candidats à l'élection ministérielle : Maureen Kinkaid, Dylan Abercrombie, Alieksandre Menroth, Icarius Bailey et Deucalion McKingsley.




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Quoi de neuf sur Chem' ?
Pour vous tenir informé.e.s des dernières nouvelles, pensez à consulter le What's new !!

Sondage :
Plutôt fraises ou melon?

Non, nous ne vous avons pas abandonnés, promis.
Nous vous lisons, nous ne sommes pas loin.
Et nous savons maintenant que certains préfèrent les fraises.

Partagez | 
 

 Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
avatar




Sullivannousfairemarrer

Age du personnage : 29 ans
Messages : 50
Scolarité : Poudlard - Serpentard
Université : Albus Dumbledore
Occupation : Diplomate

MessageSujet: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Dim 21 Jan - 13:56

Est-ce qu'il est vraiment possible d'être incompétent à ce point ? Franchement, qui a eu la bonne idée d'engager cet incapable ? Même en étant pistonné par papa on ne peut pas décemment être aussi nul à un tel poste ! L'imbécile n'est même pas fichu de prendre un rendez-vous correctement ! Jusque là, monsieur a réussi à cumuler les bourdes aussi variées que problématiques : il a perdu des papiers importants alors qu'il était sensé les faire dupliquer avant qu'ils ne soient signés officiellement, il a négligé de faire suivre des informations au service juridique et commandé un repas contenant de la citrouille pour le directeur alors que celui-ci y est allergique. Et cette fois-ci, Sullivan compte bien avoir sa peau pour s'en faire un manteau ! Cette espèce de veracrasse aurait au moins une utilité sous cette forme, avec un peu de chance, mais même là dessus Sullivan a un doute.
Contraint de rattraper la bourde monumentale de l'assistant, Sullivan fulmine en cheminant à travers les bureaux de la Gazette du Sorcier. Il a besoin d'un photographe, quelqu'un de compétent, professionnel et discret. Et grace à cet assistant idiot qui s'est trompé de date, celui avec qui Sullivan travaille habituellement n'est plus disponible. Est-ce si compliqué de retenir une simple date ? Heureusement on lui en a promis un autre mais Sullivan veut le rencontrer avant de décider si oui ou non il peut l'engager.

Tout à sa rage, Sullivan ne regarde pas autour de lui. Il sait où se rendre et n'a pas besoin de réfléchir à la direction à prendre. Il est bien plus intéressé par l'idée de faire virer ce nul et tout ce qu'il dirait à son patron sur le compte de l'incapable. Quand Sullivan en aura fini de son cas, il ne sera plus jamais autorisé à approcher un poste ayant la moindre responsabilité. Même le choix du papier toilette sera trop important pour lui être confié. En attendant, malgré le travail qu'il doit déjà accomplir, Sullivan doit trouver ce photographe, et bien sûr il en a besoin pour cet après-midi.

Soudain, la collision.

Sullivan n'a rien vu venir et déjà il se retrouve projeté en arrière par le choc. C'est pas vrai ! C'est la journée des incapables aujourd'hui ou quoi ?

- Vous pouvez pas regarder devant vous ?!

Comme s'il avait le temps d'en perdre avec cette imbécile ! Déjà Sullivan réajuste son habit tout en toisant la jeune femme devant lui, espérant qu'elle va se pousser pour lui libérer le passage. Elle a l'air perdu elle aussi. Sullivan est bien avancé, il a l'impression que le monde se ligue contre lui aujourd'hui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Kalistache pistache

Age du personnage : 19 ans
Messages : 199
Localisation : Londres
Scolarité : Oiseau-Tonnerre à Ilvermorny (2009-2016)
Occupation : Photographe assistante à la Gazette du Sorcier

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Dim 21 Jan - 16:27


En général, c'était deux mois.
Mon exceptionnel record de l'année dernière, c'était trois mois. Mais là, j'étais sur le point de tout exploser et de passer de nombreux mois à Londres. Pas que je m'empêche de continuer mes escapades après un petit Transplanage à la campagne, mais le simple fait de savoir que je vis ici, que je suis coincée ici pour une durée indéterminée me rendais dingue.
Si j'avais eu une date à laquelle cette horreur prendrait fin, j'aurais été capable de supporter ces instants beaucoup plus facilement. Mais là, je n'en savais rien.

Combien de temps allais-je seulement être capable de tenir à ce rythme ?

Je savais pourtant qu'il me faudrait prendre des décisions et faire un certain nombre de concessions, mais là ? C'était trop.
J'avais dû abandonner mes rêves de voyages pour m'installer dans une grande ville - j'aurais bien dit "gigantesque" mais je viens de New-York tout de même - dans un appartement minuscule étant donné que j'allais devoir vivre sur mes économies le temps de trouver un travail fixe.
Rien que le fait de dire "travail fixe" me donne la nausée.

Je l'avais finalement trouvé ce travail.
Un petit poste d'assistante journalistique orienté dans la photographie. Visiblement, la plupart des journalistes sorciers ont des photographes avec eux et j'avais réussi à choper une place disponible à la Gazette du Sorcier. Ce n'était pas un job de rêve, loin de là, mais ça payait les factures pour le moment.
Quelle horreur de parler de factures... Là encore, je suis sur le point d'avoir la nausée.

Et tout ça pour quoi ? Vous vous demandez probablement.
Tout ça pour un mec. Eh oui, ça ne me ressemble pas et ce n'était pas une décision facile à prendre mais après avoir reçu de nombreux conseils, j'avais fini par trancher. Nous sommes partis en Laponie ensemble pour le Nouvel An et je lui ai avoué avoir bien réfléchi, avoir pris la décision de tenter l'aventure. Après tout, pourquoi pas ? Nous avions plein de points communs, il était gentil, beau, intelligent et c'était une créature magique par dessus le marché.
Autant dire qu'il avait marqué un certain nombre de points.

Et pourtant, je n'étais pas certaine que mon sacrifice vaille le coup.
J'avais l'impression d'être la seule à faire des efforts. Il avait souhaité rester vivre à Londres et pour notre bien, j'avais donc dû laisser tomber mes projets de voyages. Je pensais que cela serait temporaire mais nous voilà toujours ici après presque trois mois et rien de vraiment palpitant ne s'est produit.
Je n'étais pas persuadée qu'il faisait la moindre concession afin de pouvoir me fréquenter et je n'aimais pas spécialement que cette histoire n'aille que dans un sens.

Voilà donc pourquoi en cette matinée de Mars, j'avais le moral dans les chaussettes et les nerfs à vif.
Et voilà pourquoi cet idiot qui ne regardait pas où il allait alors que je marchais tranquillement dans les couloirs de la Gazette allait avoir affaire à moi si il ne s'excusait pas immédiatement de m'avoir bousculée ainsi.
D'accord, j'avais peut-être la tête baissée, le regard scrutant le carrelage et le pas rapide, mais ce n'était pas une raison pour me heurter ainsi. A moins qu'il marche lui-aussi en regardant ses pieds. Pourtant, alors que j'aurais voulu m'excuser et simplement reprendre mon chemin, il avait osé lever le ton sur moi.
Et c'était la goutte d'eau.

- Non mais je rêve ! lançai-je en dévisageant l'inconnu tout en me dépêchant de ramasser mes papiers et photos tombés au sol. Vous avez le droit de regarder devant vous, vous aussi !

Une fois redressée et avec mes dossiers en main, je lui lançai un regard noir.

- Pffff.

Sans attendre un mot de plus de la part de cet infâme personnage, je m'empressai de reprendre le chemin de mon bureau, sans oublier de lui coller un coup d'épaule au passage histoire de bien lui montrer à quel point je ne regarde pas devant moi quand je marche.

Ce que l'histoire ne raconte pas, c'est que je me suis éclaté l'épaule.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t209-kalista-hopkins-o-wild-american-witch http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t192-kalista-diana-vlasova-hopkins
avatar




Sullivannousfairemarrer

Age du personnage : 29 ans
Messages : 50
Scolarité : Poudlard - Serpentard
Université : Albus Dumbledore
Occupation : Diplomate

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Mar 23 Jan - 18:49

Elle rêve ? Il faut croire que lui aussi. Sullivan n'en revient pas de la façon dont elle lui répond. Cette petite idiote est bien trop effrontée ! Désormais au delà de la mauvaise humeur, le diplomate décide d'ignorer son impertinence. Il la laisse ramasser tout son bazar, non sans noter qu'elle a beaucoup de matériel de photographie, puis de l'occulter aussi vite qu'il l'a remarqué. Cette fille l'indifère, finalement, il veut seulement obtenir son photographe professionnel (et de toute évidence, il n'y a aucun risque que ce soit elle). Son coup d'épaule confirme la puérilité de cette jeune femme butée incapable de faire attention à où elle met les pieds.

Sullivan se redresse et ajuste à nouveau son habit, déplacé par la seconde collision cette fois-ci préméditée, puis il tourne le dos à la petite idiote et continu son chemin jusqu'au bureau qui l'intéresse. C'est là que se trouve la personne qui lui fera rencontrer son photographe. Juste à côté de la porte, un secrétaire parait submergé de travail, son bureau est recouvert de papiers divers, d'enveloppes et de photographies. Lorsque Sullivan s'approche, le secrétaire relève des yeux vitreux vers lui.

- Vous cherchez ?

- J'ai rendez-vous. Sullivan Flint.

- Ah oui, bien sûr.

Le garçon se lève et frappe à la porte pour annoncer sa venue. Une voix lui répond brièvement quelque chose que Sullivan n'entend pas puis le garçon se retourne pour inviter le diplomate à entrer.

- Il va vous recevoir.

Sullivan le remercie d'un simple hochement de la tête alors que le secrétaire retourne derrière son bureau. Un homme s'encadre alors dans l'ouverture de la porte. Il tend la main à Sullivan.

- Bonjour monsieur Flint. Jack Gordon, responsable photographie.

Sullivan lui sert la main puis entre dans le bureau sur son invitation. Le responsable s'adresse alors à son secrétaire, dans le dos de Sullivan, pour lui demander :

- Allez me chercher Kalista Hopkins.

Les deux hommes discutent affaire en attendant que la dénommée Kalista ne les rejoigne. Gordon explique à Sullivan que sa demande les prend de cours : il n'y a que peu de photographes disponibles actuellement, à cette heure tout le monde est sur le terrain. Il réitère ses excuses concernant Devin, le photographe habituellement envoyé au ministère. Celui-ci ne peut vraiment pas être libéré. En revanche, une autre photographe peut être tout à fait mise à disposition, en espérant que cela convienne. Sullivan ne demande pas mieux. Le journal connait ses exigences, une longue histoire de collaboration entre le ministère et la Gazette existe, un incident comme celui qui les réuni aujourd'hui n'est rien. Il faut seulement trouver une solution rapidement.

Enfin, le secrétaire s'annonce à nouveau. Il amène avec lui la photographe attendue. Et ce n'est pas sans déplaire fortement à Sullivan. Cette jeune femme sensée le sauver de la panade n'est autre que l'imbécile aveugle qu'il a brutalement rencontrée dans le couloir.

- Ah, mademoiselle Hopkins, nous en avions parlé. Je vous présente Sullivan Flint, qui travaille pour le ministère. Il a besoin d'un photographe et vous êtes actuellement la plus qualifiée pour cette mission ici.

Avec horreur, Sullivan comprend qu'il n'y a pas d'erreur : cette idiote est bel et bien celle qui doit prendre les photos importantes dont il a besoin. Si elle n'est pas capable de regarder devant elle, comment peut-elle seulement regarder son sujet sans lui rentrer dedans ? Sullivan n'a vraiment pas envie de lui confier ce travail. Avant même que la jeune femme ne soit parvenue jusqu'au bureau de son responsable, Sullivan se tourne vers ce dernier pour lui demander :

- Vous n'avez vraiment personne d'autre ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Kalistache pistache

Age du personnage : 19 ans
Messages : 199
Localisation : Londres
Scolarité : Oiseau-Tonnerre à Ilvermorny (2009-2016)
Occupation : Photographe assistante à la Gazette du Sorcier

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Mar 23 Jan - 20:55


Serrant les dents, j'étouffai un gémissement de douleur.
En fait, je m'étais réellement fait mal, et pas lors de la collision principale. Manquerait plus que je me sois déboîté l'épaule ! Tout ça pour un idiot malpoli incapable d'ouvrir les yeux du haut de ses probables deux mètres. Je croise rarement des gens beaucoup plus grands que moi et quand cela arrive, je le notifie. Et celui-là, c'était décidément pas un petit bonhomme.
Mais sacrément imbuvable en revanche.

Grommelant dans ma barbe, j'ignorai une collègue alors que je traçai ma route accrochée à ma pile de dossiers. Chose que je ne faisais évidemment jamais d'ordinaire et qu'elle remarqua immédiatement.
Je ne fus donc pas surprise d'entendre la porte de mon bureau - que je partageais avec un collègue journaliste - s'ouvrir en m'attendant à ce qu'elle me pose des questions sur mon humeur du jour. Dans ma tête, je récapitulai tout ce qui n'allait pas et le débarquement de l'énergumène n'avait pas été pour arranger les choses.
Mais ce n'était pas elle. C'était le secrétaire du patron. Et il était là pour m'annoncer que j'allais pouvoir honorer mon contrat photographique de cet après-midi.

J'esquissai un petit sourire un brin triste.
Voilà qui allait tout de même pouvoir me changer les idées et c'était toujours ça de pris. Motivée, je me levai d'un coup, m'emparant de mon appareil photo magique que je glissai autour de ma nuque avant de mettre mon sac sur mon épaule. Je remerciai mon collègue et filai vers le bureau du chef dans lequel m'attendait apparemment un ministre ou du moins, quelqu'un du ministère.
A la base, ce contrat était pour un autre mais il avait dû se rendre disponible autre part et j'étais l'heureuse élue qui le remplaçait.

Du moins, c'était ce que je croyais avant d’apercevoir un visage "familier" et pas vraiment plaisant : celui de l'idiot du village qui m'avait bousculée dans le couloir quelques minutes auparavant. C'est ÇA qu'on trouve au contrôle du monde des Sorciers ? Super, je comprends mieux que le Ministre de la Magie ait pu être tué en tout impunité sous le nez des employés si ces derniers ne se contentaient que de bousculer le coupable dans les couloirs !

Reste calme Kalista. La mauvaise foi, ce n'est pas ton truc.

Avant même que je n'ai le temps d'entrer dans le bureau, je vis cette espèce de goule se pencher vers le patron. Je mettrais ma main à couper que c'était pour demander un autre photographe.
Quel culot ce mec ! C'est pas croyable ! Après le choc, place au dégoût, puis à autre chose que j'avais rarement connu dans ma vie : j'avais soudainement comme une envie... de l'embouser. Et j'avais la réplique parfaite pour entamer cet après-midi d'emmerdes pour lui.

- Je suis la seule à ne pas être déjà sur le terrain. Dommage pour vous, conclu-je avec un sourire parfaitement hypocrite.
- Ehh... effectivement, reprit le chef en affichant une mine extrêmement désolée. Mademoiselle Hopkins est  la seule photographe disponible qualifiée.

De nouveau, je me mis à étirer mes lèvres dans un immense sourire, le tout en fixant cette goule géante. Qui s'appelait donc Sullivan Flint. Quand j'avais reçu la demande ce matin même, j'étais loin d'imaginer à qui j'aurais affaire. Flint n'était pas un nom de famille qui m'était inconnu, bien que je ne connaisse que peu les noms des famille au Sang-Pur du Royaume-Uni.
Je jubilai intérieurement à l'idée de lui pourrir sa journée. C'était bien la première fois que cela m'arrivait, rire du malheur des autres, ce n'était pas vraiment dans mes cordes habituelles.
A croire que ma situation était réellement sur le point de me transformer en Scroutt à pétard. Il n'avait définitivement pas choisi le bon jour pour me provoquer.

- Elle se fera donc une joie de remplir cette tâche correctement, n'est-ce pas ? insista-t-il en me jetant un regard en biais. Monsieur Flint est un grand diplomate du Ministère et il mérite que cet article soit correct en tous points.

Diplomate ? Attend, je rêve là ?
Sa tentative pour m'impressionner s'avéra être un échec cuisant. Impossible de résister, impossible de contenir mon hilarité ou même de simplement pouffer. Après l'instant d'étonnement pour être certaine qu'il ne s'agit pas d'une vaste blague, je me mis à rire pour de vrai. Pour conclure dans la provoc, je feins d'essuyer une larme au coin de mon œil en soupirant tant c'était comique. Ce mec était réellement diplomate ? Je compris alors mieux que le monde des Sorciers soit autant à la masse en ce moment.

- Vous pouvez compter sur moi, articulai-je difficilement tant je me retenais de carrément partir dans un fou rire incontrôlable. Ça devrait être intéressant.

La douleur se réveilla dans mon épaule, me rappelant que je n'en sortirais pas totalement indemne non plus.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t209-kalista-hopkins-o-wild-american-witch http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t192-kalista-diana-vlasova-hopkins
avatar




Sullivannousfairemarrer

Age du personnage : 29 ans
Messages : 50
Scolarité : Poudlard - Serpentard
Université : Albus Dumbledore
Occupation : Diplomate

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Lun 29 Jan - 10:52

Eba si majkata ! L’humeur de Sullivan ne s’améliore pas. On a décidé de lui coller cette petite incapable dans les pattes et il n’a pas moyen de s’en débarrasser on dirait. Sullivan fulmine intérieurement. Il envisage un instant de demander si un photographe non qualifié serait disponible (à défaut d’en avoir un qualifié) mais il s’agit de son travail, de sa réputation ainsi que de celle de son patron et du département, il ne peut pas faire n’importe quoi sous prétexte que la photographe ne lui plait pas.

La photographe en question semble quant à elle ravie par ce retournement de situation. La voilà en position de force : elle possède ce dont Sullivan a besoin et il ne tient qu’à elle de le lui donner. Si Sullivan tient à son photographe, il a intérêt à se montrer gentil avec elle. Du moins, c’est là les pensées qu’il lui prête. Le diplomate a cependant plusieurs cordes à son arc et il n’est pas question qu’il se laisse déstabiliser par la jeunette. Sullivan se tourne donc vers le chef de la photographe :

- Est-elle qualifiée pour ce travail ?

Par là, Sullivan n’entend pas seulement qu’elle soit capable de faire une belle photo de son ambassadeur, et l’homme derrière le bureau le sait bien. La jeune femme va devoir se trouver en présence d’hommes importants, elle doit pouvoir faire son travail avec respect et discrétion. Ce dernier point étant bien entendu crucial, aussi bien au moment de la prise de vue que par la suite. Pas question d’étaler la vie de l’ambassadeur au grand public. Sullivan a bien l’intention de conserver la maîtrise de ces informations. Gordon s’empresse de le rassurer :

- Bien entendu ! Je n’aurais pas proposé mademoiselle Hopkins si je la savais incapable de remplir ce rôle.

Il sait bien, cet homme responsable du personnel, que sa réputation entre en jeu avec cette histoire. Si cette Hopkins ne rempli pas le contrat, il en pâtira avec elle.

Sullivan se tourne à nouveau vers la photographe et l’observe un instant. Il essaye de la jauger pour savoir si elle pourrait faire l’affaire. Le fait est qu’il n’a pas grande confiance en elle. Il sait en revanche qu’il peut avoir confiance en Gordon, il ne lui a jamais fait défaut et Sullivan sait que c’est un professionnel, il ne lui aurait pas refilé une incompétente complète. Et elle qui lui assure qu’il peut compter sur elle ! Comment en être certain ? En désespoir de cause, il demande :

- Quelle est votre expérience ?

Par pitié, qu’elle puisse justifier d’une expérience dans ce domaine ! Sullivan a besoin d’une professionnelle, alors si en plus d’être maladroite la petite rouquine n’a pas d’expérience, Sullivan se retrouve dans la bouse !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Kalistache pistache

Age du personnage : 19 ans
Messages : 199
Localisation : Londres
Scolarité : Oiseau-Tonnerre à Ilvermorny (2009-2016)
Occupation : Photographe assistante à la Gazette du Sorcier

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Sam 3 Fév - 0:09


Je jubilai intérieurement.
Je savais qu'il ne fallait pas que je fasse trop n'importe quoi au risque de perdre ce job acquit grâce au piston de Saoirse Shepherd, avec qui j'avais collaboré pour le reportage concernant les dragons de Roumanie et plusieurs autres petits projets.
Il ne faudrait pas la décevoir et mettre sa réputation en jeu pour une histoire aussi dérisoire. Et pourtant, la tentation était tellement forte de ruiner son après-midi à cet idiot. Après réflexion, je pourrais parfaitement lui gâcher son après-midi, sans pour autant gâcher le reportage photo.
Ça se tente.

Cet irrespectueux daigna m'ignorer pour reporter son attention sur mon supérieur.
Evidemment que j'étais qualifiée pour ce travail. Fallait pas déconner non plus, j'avais vu bien plus terrifiant qu'une goule de deux mètres de haut, sans rire... Je levai les yeux au ciel avec exagération, espérant qu'il le remarque. S'il perdait son sang-froid avant moi, je gagnais la bataille. Et j'avais hâte de gagner la guerre.
Après une énième confirmation que j'étais parfaitement apte à réaliser ce qu'on me demandait, je soupirai avec force, démontrant mon impatience.
Quand allions-nous donc nous mettre au travail, monsieur Flint l'indélicat ?

Alors qu'il détourna ENFIN son regard en ma direction, j'eu l'impression de me faire sonder par ses yeux sombres, si bien que je plissai les miens afin de déterminer ce qu'il tentait de visualiser en me détaillant ainsi. Ce n'était clairement pas en me dévisageant que mon CV allait lui apparaitre.
Puis la sentence tomba : quelle était mon expérience, vraiment ? Certainement plus grande que la tienne dans ce domaine, grand dadet. Ce fut après un autre roulement d'yeux et un soupir impatient que je pris la parole pour lui répondre.

- Suffisante, tranchai-je, sinon je ne serais pas là, piston ou non. Mais si vous voulez bien me suivre, je serais ravie de vous présenter mon CV.

D'un geste de la main, je l'invitai à sortir du bureau de mon responsable pour que nous nous rendions dans le mien, dans lequel se trouvait mes anciens contrats dans des classeurs ainsi que mon CV que j'avais modifié récemment pour y ajouter mon petit poste à la Gazette.
Je vis Gordon acquiescer en direction de Flint, comme pour confirmer mon idée. Avant de me faire un signe d'encouragement évidemment mêlé à une certaine appréhension quant à ma réussite à ce travail. Enfin, c'est ce que je compris sur l'instant. Mais il n'avait pas à s'en faire, je n'allais pas saboter mon travail, ruiner sa réputation, celle de Saoirse ou celle de la Gazette.
Il serait d'ailleurs bien prétentieux de dire que j'étais capable de ruiner tout cela à moi seule !

Une fois le diplomate raté en dehors de la pièce, je lui passai devant afin de prendre la direction de mon bureau partagé avec un journaliste.
Je ne jetai aucun coup d'oeil en arrière pour m'assurer qu'il me suivait. S'il se perdait, ce serait sa faute. Et ce serait sacrément ridicule aussi. Aussi, j'accélérai le pas progressivement mais ses jambes de goule géante allaient problement lui donner un avantage conséquent.
Mes bottines heurtant le sol annonçaient ma venue et les autres employés de la Gazette s'écartaient afin de nous laisser la voie libre. Nous ne passions pas vraiment inaperçus.

Une fois arrivée dans mon bureau, je laissai volontairement la porte se refermer sur lui avant de m'empresser d'ouvrir le premier tiroir, duquel je tirai une petite pile de papiers.
Je lui en donnai un. Du moins, je lui lançai pratiquement.

- Tenez, annonçai-je en prenant moi-même un double de ce papier pour y poser les yeux. C'est un peu long donc je ne vais citer que les gros contrats, ok ? J'ai participé à l'édition d'un livre sur les paysages avec mes photos du Mont Baker en 2016, j'ai photographié des mannequins pour un magasine Non-Maj' en 2017, j'ai illustré un article sur la jeunesse avec des photos prises dans les clubs de Brighton en 2017 toujours, j'ai participé à la pub pour le Festival de Greenock avec des affiches magiques animés pour aller avec les flyers, j'ai réalisé un reportage photographique sur les Dragons de la réserve Roumaine pour Saoirse Shepherd - que vous connaissez n'est-ce pas ? - en même temps qu'une série de photos pour le magizoologiste Neo Bănescu et depuis Janvier, j'ai arrêté la freelance pour me poser un peu à Londres, et depuis ce moment là, je suis ici à la Gazette. Je prends surtout les petits contrats donc avec vous, ça devrait aller.

Fallait bien que je finisse sur une pique, non ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t209-kalista-hopkins-o-wild-american-witch http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t192-kalista-diana-vlasova-hopkins
avatar




Sullivannousfairemarrer

Age du personnage : 29 ans
Messages : 50
Scolarité : Poudlard - Serpentard
Université : Albus Dumbledore
Occupation : Diplomate

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Dim 4 Fév - 15:57

Si Sullivan n’est pas ravi de la situation (c’est un euphémisme) il n’a pas l’air d’être le seul. C’est vrai que la jeune femme jubile visiblement du pouvoir qu’elle a acquis sur Sullivan, on ne peut pas dire pour autant qu’elle a l’air heureux d’être contrainte de travailler avec lui. C’est pas lui qui va lui jeter la pierre, franchement s’il pouvait s’en passer il ne s’en priverait pas. Malheureusement, il n’a pas le choix. Faute de citrouille on mange des courges. Et puisque ce foutu assistant (bientôt sans emploi) n’a pas été fichu d’assurer, Sullivan devra bien se contenter de cette courge là.

Il faut bien lui accorder ça : la photographe est confiante en ses capacités. Bien que l’impertinence soit perceptible derrière cette invitation, elle n’a aucun doute quant à ses qualifications. Du coin de l’œil, Sullivan voit son responsable acquiescer. Sullivan rend les armes. Il faut parfois savoir se rendre à l’évidence. Avec un hochement de tête en guise de salutation à l’adresse du rédacteur en chef, Sullivan se lève pour sortir du bureau, acceptant l’invitation de la jeune femme. Comme elle passe devant lui pour le guider dans les couloirs jusqu’à son bureau, Sullivan l’observe un instant. La demoiselle parait bien jeune et son allure autant que sa démarche montrent sans équivoque toute l’énergie qu’elle possède. Met-elle toujours autant de cœur à l’ouvrage ou est-ce à cause de lui qu’elle se montre aussi active ? Un peu des deux peut-être ? Il ne s’étonne pas, en tous cas, qu’elle l’ai percuté à l’allure où elle marche de son pas pressé, comme si elle avait un dragon aux trousses (en d’autres circonstances, Sullivan aurait pu se sentir vexé d’être comparé à un dragon, mais aujourd’hui il se dit que le terme lui convient bien).

Tout à son étude, Sullivan ne regarde pas où il va, remettant son sort entre les mains de la photographe. C’est ainsi qu’une porte se ferme soudain devant son nez sans qu’il ne l’ai vue arriver. Il rattrape le battant juste à temps, avant de le prendre dans la figure, et revient au moment présent. Cette négligence n’améliore pas son humeur. Il se morigène intérieurement. Ce n’est pas vraiment le moment de divaguer ! Il se demande quand même si la photographe, blessée dans son orgueil, ne lui a pas volontairement envoyé la porte dans la figure. Cette mesquinerie ne l’aurait pas étonné. Pas de commentaire ceci dit : Sullivan a bien mieux à faire que jouer à ces jeux d’enfant. D’ailleurs, Hopkins lui tend déjà une feuille qu’il attrape mécaniquement. Le fameux CV.

*Voyons voir*

Un bref coup d’œil permet à Sullivan de se faire une idée. Les CV il a l’habitude d’en voir. Ils sont moins colorés en général et plus classiques, mais Sullivan sait où regarder pour trouver ce qui l’intéresse, pendant qu’elle lui fait la lecture. Elle a raison, la liste est longue, très hétéroclite aussi, mais il n’y a rien dans tout ça qui réponde à la question que Sullivan se pose au sujet de sa discrétion. Ce qu’il note en revanche avec un deuxième regard, c’est que la photographe a vu autant de pays différents en deux ans que lui en sept années au département de coopération magique internationale. Cette constatation l’amuse sans qu’il n’en montre rien. Elle l’amuse et lui confirme ce qu’il savait déjà en la voyant : elle a trop d’énergie pour rester en place. La curiosité le pousse alors à lever les yeux vers les informations civiles, et c’est sans grande surprise qu’il découvre son age et sa nationalité (cette dernière était facile à trouver avec l’accent). Elle est jeune, vraiment. S’il avait la motivation de compter, il pourrait le savoir précisément mais une simple estimation lui fait dire qu’elle a déjà croisé Arya avant lui. Encore un point qui l’amuse tandis qu’il pense à sa petite sœur. Et encore une fois il ne laisse rien paraître.

Sullivan rend le CV à sa propriétaire en relevant les yeux vers elle. La photographe affiche un air déterminé. Lui par contre est résigné. Il s’est radoucit aussi, quoi que toujours méfiant, et c’est avec sa brusquerie habituelle qu’il statue sur le sort de la photographe.

- Vous avez la bougeotte. Là où nous allons il faudra être plus tranquille.

C’est sa façon à lui de dire qu’il veut bien l’embaucher pour ce travail. A vrai dire, c’est pas comme s’il a le choix, mais au moins il est à peu près rassuré. Il faudra seulement être un peu vigilant pour éviter les impairs.

Plongeant la main dans la poche intérieure de sa veste, Sullivan en ressort une carte de visite. Sans cérémonie, il se penche sur le bureau où il dégotte une plume et de l’encre pour griffonner une adresse au dos du carton. Il s’applique un peu plus que d’ordinaire pour rendre ses gribouillis habituels lisibles afin que la jeune femme puisse comprendre. Son affaire terminée, il lâche la plume sans se donner la peine de la remettre où il l’a prise, ni de fermer l’encrier, et tend la carte de visite à la photographe. Au recto, à côté du logo du ministère et sous le nom du département, se trouvent le nom de Sullivan et l’intitulé de son poste, le tout animé par magie et alternant les langues anglaise, espagnole et française. Au verso, Sullivan a écrit à peu près lisiblement une adresse à Londres. C’est cette dernière qu’il désigne en donnant ses ordres.

- Soyez là à 3h30 cet après midi. Annoncez-vous à l’accueil, on viendra vous chercher.

Si ça ne tenait qu’à lui, Sullivan aurait ajouté quelques recommandations quant au fait qu’il valait mieux qu’elle se tienne tranquille et choisisse une tenue plus correcte. Diplomate cependant, il a bien compris qu’il vaut mieux éviter d’en rajouter s’il veut qu’elle ne lui cause aucun ennui. Avec un peu de chance, elle comprendra d’elle-même, ou plus vraisemblablement quelqu’un lui expliquera. Il ne résiste pourtant pas à une petite mise en garde.

- A cet après midi, mademoiselle Hopkins. Ne soyez pas en retard.

Là dessus, il quitte le bureau de la photographe. Avant de s’en aller, il pense à signifier son accord au rédacteur en chef puis il rentre au ministère où un assistant attend de se faire dépecer. S’il a un peu de chance, Sullivan ne le fera pas virer, maintenant qu’il s’est défoulé sur une autre il sera peut-être d’humeur magnanime. Peut-être le laissera-t-il tailler les plumes des autres assistants, pas les siennes en revanche, il n’est pas magnanime à ce point non plus !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Kalistache pistache

Age du personnage : 19 ans
Messages : 199
Localisation : Londres
Scolarité : Oiseau-Tonnerre à Ilvermorny (2009-2016)
Occupation : Photographe assistante à la Gazette du Sorcier

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Lun 19 Fév - 14:29


J’observai l’évolution de son visage alors qu’il scrutait le papier contenant l’entièreté de mon expérience.
Il lui faudrait bien la journée pour tout lire, si bien que je n’avais pas hésité à lui faire un résumé plus ou moins exhaustif de mes contrats les plus intéressants. J’en avais probablement oublié mais je ne doutai pas qu’il trouve tout ce dont il avait besoin sur le CV qu’il tenait entre les mains et qu’il ne lâchait plus des yeux, à croire que ce que je lui racontais n’avait pas le moindre intérêt. A moins que ma perception du temps ne soit légèrement déformée par mon énervement et surtout, mon envie de lui faire passer un sale quart d’heure sans nuire à mon travail. Ce n’était pas tâche aisée.
J’attendais néanmoins avec une certaine impatience l’aboutissement de sa lecture. Et la réaction qui en résulterait bien évidemment.

Satisfaite d’avoir fait mon petit effet, je récupérai finalement le papier et le laissai simplement sur le bureau. J’en avais des tonnes comme celui-là, il aurait tout aussi bien pu le garder et regarder ma photo d’identité en haut à droite durant les mauvais jours histoire de se souvenir qu’il existe toujours bien pire.
Ah ! C’est qu’elle m’inspirait grandement cette goule géante ! Je sentais que nous allions passer un moment inoubliable et comme chaque personne inoubliable que je rencontrais, il fallait que je l’immortalise et lui donne une place dans mon journal. Or dans ce cas précis, j’étais presque certaine de devoir le prendre en photo dans tous les cas et je ne me priverai certainement pas de m’en garder une.
La pire de toute bien évidemment.

- Je ferais un effort, répondis-je d’un air qui disait bien tout le contraire.

Moi, la bougeotte ?
Je ne vois vraiment pas de quoi tu peux parler, Monsieur Flint, la goule géante. Néanmoins, derrière mon état d’esprit aveuglé par ma recherche de coup tordu à lui faire subir, je réalisai qu’il donnait son accord final quant à notre collaboration. Excellent.
J’affichai alors un sourire victorieux mais qu’en général les gens n’aiment pas trop voir car il donne l’impression que vous manigancez quelque chose. Ce qui était parfaitement mon cas en cet instant, et je ne m’en cachais pas plus que cela.
Ne lâchant toujours pas ce sourire, je me saisis de la prétentieuse carte de visite qu’il me tendait, non sans cacher un léger pouffement. Qu’il entendrait, évidemment. Mais il ne pourrait rien y faire : il avait besoin de moi et il venait d’officialiser notre collaboration de par ses instructions précises et strictes.
C’est qu’il aime donner des ordres lui !

- A cet aprem ! lançai-je gaiement, ayant choisi mes mots avec réflexion afin de l’énerver le plus possible.

Le langage familier dans les relations professionnelles n’avaient jamais vraiment très bon effet.
A moins d’être une pointure dans son métier bien entendu, et ainsi avoir les moyens de se permettre ce genre de choses sans que personne ne puisse jamais rien contester.
Je n’en étais pas encore là, bien sûr, mais au vu de la situation, ce n’était pas loin : je restai son dernier espoir de boucler cet article et je comptais bien jouer là-dessus.

****

L’après-midi, je me rendis à l’heure – si si – à l’endroit indiqué sur la carte de visite.
J’avais pris grand soin de ne pas changer de tenue, ni même de me coiffer. Je me présentai donc à l’accueil toute tignasse au vent, vêtue du même jean abîmé et du gros pull orange que je portais déjà à la Gazette ce matin. Le tout terminé par mes increvables Dr Martens marrons. La base.
En m’accoudant sur le comptoir d’accueil, j’arborai de nouveau un sourire radieux alors que je m’apprêtai à m’annoncer à la secrétaire.

- Je viens voir Flint, lançai-je à la femme qui semblait étonnée de la formulation de mon  annonce. Pourquoi donc ne pas pousser le bouchon encore plus loin ? Ouais, on a rencart, ajoutai-je en lui montrant fièrement sa carte de visite comme preuve.

Sans un mot pour moi, l’air simplement choqué, la secrétaire s’empara de son téléphone.
Elle communiqua mon identité à la personne qui était au bout du fil et me fit signe d’attendre dans l’un des fauteuils. Ces derniers semblaient confortables mais je préférai attendre debout. Au bout de cinq minutes, je fus déçue de voir que ce n’était pas la goule qui était descendue me chercher. Bon, je savais qu’il me l’avait précisé alors que nous étions à la Gazette mais j’avais eu bon espoir qu’il ait trop peur de confier cette tâche à une tierce personne.
Dommage pour lui, j’allais lui faire taper l’affiche.

Après quelques minutes de marche et d’ascenseur, j’eus enfin Flint dans mon viseur.
Avant qu’il ne puisse en placer une, ni même remercier mon guide ou le congédier, je m’empressai d’ouvrir le bal des conneries.

- Bah alors, on vient même pas me chercher soi-même ! balançai-je, sans gêne aucune. Je pensais vous avoir manqué plus que ça ! Bon, on s’y met ou on se touche ?

Ok, j’étais peut-être allée un peu loin là.
Fort heureusement, en dehors de mon escorte et de Flint, les autres employés étaient – je l’espérai – un peu trop loin pour m’avoir entendue. J’étais entrée dans un personnage plus qu’insupportable et même si je m’étais rendue compte d’être allée légèrement au-delà de la limite, je tentai de ne pas perdre la face, gardant mon sourire victorieux et commençant même à m’installer en posant ma veste en boule sur une chaise avant de sortir mon appareil photo, attendant qu'on me dise quoi mitrailler de mon flash.

Let’s do it !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t209-kalista-hopkins-o-wild-american-witch http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t192-kalista-diana-vlasova-hopkins
avatar




Sullivannousfairemarrer

Age du personnage : 29 ans
Messages : 50
Scolarité : Poudlard - Serpentard
Université : Albus Dumbledore
Occupation : Diplomate

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Ven 2 Mar - 23:36

Sullivan est mal à l’aise. L’heure approche où mademoiselle Hopkins doit arriver. Tout le monde est déjà là. Le directeur du département discute civilement avec l’ambassadeur de Norvège avec thé et petits gâteaux. Le personnel orbite autour du duo diplomatique et Sullivan rode lui aussi dans le coin, surveillant l’heure. La jeune photographe doit bientôt arriver, et c’est bien ce qui inquiète Sullivan. Quand ils se sont quittés le matin même, la jeune fille ne lui a pas fait la meilleure impression qui soit. Sullivan n’avait pas franchement le choix, et il avait déjà donné ses instructions, il lui était difficile de reculer. Ne reste plus qu’à faire confiance au rédacteur en chef. Gordon sait ce qu’il fait, en tous cas il faut espérer.

Nerveux, Sullivan regarde les deux diplomates en train de discuter quand on vient lui annoncer l’arrivée de la photographe. Au moins elle est à l’heure. Il s’apprête à répondre au serveur venu l’en informer quand la voix de son directeur l’appelle.

- Flint ?

- Monsieur ?

- Vous qui êtes souvent sur le terrain, pensez-vous que cela soit possible ?


Il faut un instant à Sullivan pour qu’il comprenne de quoi parle son supérieur. Ce n’est pas de la photographe bien sûr, plutôt d’un projet de collaboration entre les deux gouvernements magiques. Il faut bien quelqu’un pour accompagner mademoiselle Hopkins dans les couloirs de l’ambassade, ne serait-ce que pour passer les gardes postés le long du parcours. Sullivan attrape un assistant et lui commande d’aller la chercher, en pensant bien à vérifier son identité. Alors il s’approche de son patron et expose les possibilités envisageables pour mettre sur pied un tel projet. Si l’on considère tous les paramètres, la chose peut s’envisager, même s’il faudra des ajustements. Les deux hommes l’écoutent et acquiescent finalement lorsqu’il a fini de parler. Ils ont l’air satisfait par la réponse et ne demandent plus de détail. Sullivan regagne l’ombre. Pas pour longtemps. Mademoiselle Hopkins vient d’arriver. Au désespoir de Sullivan, elle ne s’est pas changée, et pour ne rien arranger sa tignasse rousse a pris le vent au point de s’être enflammée. Elle dénote complètement dans ce décor bien rangé. Le pire est pourtant à venir : la jeune fille ne laisse pas le temps à Sullivan de faire quoi que ce soit, elle s’exprime déjà d’une voix forte avec une grossièreté mal placée. Le sang de Sullivan ne fait qu’un tour. Naturellement, personne n’en a raté une miette, y compris son patron et l’ambassadeur norvégien. C’est la crédibilité professionnelle de Sullivan que la jeune écervelée vient d’ébrécher, et le diplomate n’apprécie pas du tout. Il s’excuse auprès de son patron et de l’ambassadeur en gardant une attitude aussi détachée que possible.

- Veuillez me pardonner, j’en ai pour un instant.

Puis il attrape fermement la jeune fille par le bras et l’oblige à le suivre jusque dans la pièce vide la plus proche. Il s’agit d’un petit salon privé richement meublé d’un divan luxueux et de fauteuils d’un prix probablement indécent. Sullivan se fiche bien du décor cela dit, il n’y prête pas trop attention pendant qu’il pousse la jeune fille dans la pièce et la suit à l’intérieur. Il referme la porte derrière lui en tâchant de garder son calme pour ne pas la claquer. Alors il se retourne vers la jeune fille, bouillant de colère.

- Vous vous fichez de moi ? Est-ce que vous avez seulement conscience de l’endroit où vous vous trouvez et des enjeux qui se jouent ici ?

Il ne cri pas. Pourtant ce n’est pas l’envie qui manque. Cette journée est pleine de mauvaises surprises, il en a sa claque. Deux incompétents, c’est beaucoup trop pour une seule journée. Il va devoir faire avec cette petite idiote pourtant, mais pas avant d’avoir remis les pendules à l’heure.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Kalistache pistache

Age du personnage : 19 ans
Messages : 199
Localisation : Londres
Scolarité : Oiseau-Tonnerre à Ilvermorny (2009-2016)
Occupation : Photographe assistante à la Gazette du Sorcier

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Sam 3 Mar - 16:45


Le petit effet ne se fit pas attendre.
Et je ne fus pas déçue ! J’eus à peine le temps de dégainer mon appareil qu’il m’avait déjà attrapée par le bras pour m’emmener à l’écart, loin de tous les yeux témoins de ma comédie. J’avais pu apercevoir avec délectation plusieurs visages surpris et d’autres carrément outrés. Finalement, pas mal de monde m’avait entendue quand j’avais débarquée. Faut dire que je n’avais pas été discrète, ce n’était pas le but.
Oups, aurais-je fissuré ta réputation ? C’est vrai que tu représentes tout à fait l’idéal du diplomate, n’est-ce pas Flint ?

- Eeeeeeh, doucement ! me mis-je à me plaindre, jouant la fille choquée devant les témoins. Tu as voulu jouer, on va jouer. Oh, sympa ce petit salon. Vous avez envie qu’on se retrouve un peu seuls, c’est ça ?

Nous étions effectivement entrés dans une pièces des plus agréables, il fallait l’avouer.
Il avait envie d’intimité avec moi ? Comme c’est mignon. Il ne manquait plus que le verre de vin ou de champagne et on pouvait s’installer pour une petite soirée en duo. Et plus si affinités, comme on dit !
Sauf que pour le coup, des affinités, il n’y en avait aucune. J’étais tellement mal dans ma vie ces derniers temps qu’avoir trouvé une occupation égayait véritablement ma journée, et en cet instant, j’avais l’impression d’être née pour embouser Sullivan Flint.
Et il faut faire ce pour quoi nous sommes nés.

- Pas du tout ! à vrai dire. Je sais même pas où je suis, répondis-je en toute sincérité bien que j’aurais pu faire l’effort de déduire deux trois choses des panneaux et affiches que j’avais aperçus en arrivant. Je ne suis là que pour prendre des photos moi.

J’allais jouer la carte de la pauvre fille maltraitée.
Au fond, j’avais toujours été une personne sympathique, mais surtout envers les personnes elles-mêmes sympathiques. Les idiots, je me contentais de les ignorer en général. Mais ces derniers temps, mieux valait ne pas me chercher. Et cette goule-là, elle n’avait eut de cesse de me chercher, à commencer par sa façon de me bousculer sans s’excuser et pire, en m’agressant directement après. Sans oublier de remettre ça devant tout le monde en m’agrippant le bras de la sorte.

Je sentais bien qu’il était sur le point de craquer et de me hurler dessus.
Eh bien, vas-y, ne te gêne pas, et je me ferais une joie de quitter les lieux en te laissant dans la merde, et là, ta réputation en prendra un bien plus grand coup qu’après mon petit numéro devant témoins. Parce que j’avais beau lui avoir fait taper la honte, ce n’était pas suffisant pour réduire une réputation à néant. Et au fond, ce n’était pas ce que je voulais. J’étais simplement devenue rancunière le temps d’une journée où la goutte d’eau avait fait débordé l’océan de mes émotions difficilement contenu depuis des mois.
Et c’était tombé sur lui, même s’il l’avait cherché.

- Mais du coup, ça répond pas à ma question, repris-je, histoire de finir la couche que j’avais commencé à étaler. On s’y met ? Ou on se…

Je fus interrompue par la porte qui s’ouvrit brusquement.
Visiblement, quelqu’un s’impatientait en ne nous voyant toujours pas revenir, bien que j’avais l’impression de n’être partie que quelques secondes du couloir principal.

Ce n’était pas mon jour, pas ma semaine, ni même mon mois.
C’était pas le moment de me faire chier. Et par extension, ce ne serait pas ta journée, Flint.

Pas désolée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t209-kalista-hopkins-o-wild-american-witch http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t192-kalista-diana-vlasova-hopkins
avatar




Sullivannousfairemarrer

Age du personnage : 29 ans
Messages : 50
Scolarité : Poudlard - Serpentard
Université : Albus Dumbledore
Occupation : Diplomate

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Lun 5 Mar - 10:52

Et elle continu !

*Ma parole mais elle est débile ou quoi ?*

Aux yeux de Sullivan, la jeune fille a tout l’air d’une adolescente attardée. Elle n’a pas l’air d’avoir quitté l’école et toutes les chamailleries qui s’y déroulent. Sullivan a l’impression, non, il sait, qu’elle le prend pour un idiot. Et il n’apprécie pas du tout qu’elle se paye sa tête. Comment Gordon a-t-il pu lui refiler une idiote pareille ? Mieux encore : comment a-t-il fait pour l’embaucher ? Est-ce possible que le rédacteur en chef se soit fait avoir ? Sullivan va finir par croire que la jeune fille a des talents cachés.

- Vous n’êtes plus dans la cour…

Il voulait la faire taire en parlant par-dessus ses bêtises, n’ayant pas la moindre envie d’entendre à nouveau ses déclarations aussi puériles que vulgaires. Finalement, ils sont tous les deux coupés dans leur élan par un indiscret prêt à s’incruster. Sullivan ne connait pas la personne qui apparait dans le cadre de la porte. Ce n’est pas un collègue à lui, par contre son visage ne lui est pas inconnu, ce doit être un employé de l’ambassade. Il tient dans ses mains un plateau contenant parchemins, plumes et encrier. Un rappel de l’urgence de la situation. L’ambassadeur n’a qu’un temps limité à accorder à la photographe, d’autres obligations l’appellent après cette entrevue avec son patron.

*Bon sang ! Et l’autre imbécile qui nous retardent tous !*

Malgré sa colère, Sullivan fait un effort pour être courtois avec l’importun :

- Vous pourriez attendre une minute s’il vous plait ? Nous n’en avons pas pour longtemps.


L’autre acquiesce, mal à l’aise, et referme la porte tandis que Sullivan le remercie. Alors le diplomate se retourne vers la jeune fille et reprend avec une meilleure maitrise de sa voix :

- Quant à vous ! Vous êtes à l’ambassade de Norvège, et même si vous n’êtes pas anglaise aujourd’hui vous êtes une représentante de ce pays à cause de votre travail. Aussi, si vous tenez à votre emploi et si vous avez un tant soit peu de considération pour votre employeur, vous ferez profil bas et accomplirez votre travail sans faire une vague de plus.

Il attend un peu tout en l’observant. La jeune fille va-t-elle se calmer ? C’est souhaitable à tous les niveaux. Dans ce genre de situations, ce n’est jamais une seule conséquence qui vous tombe sur le nez en cas de faux pas. Ici, si Hopkins s’obstine, ce n’est pas seulement Sullivan qui en subira les conséquences sur sa réputation, c’est aussi Gordon et la Gazette du Sorcier, ainsi que l’image des anglais aux yeux de la Norvège. Et si cela doit aller plus loin, ce projet en cours d’ébauche entre les deux pays peut aussi avorter, ce qui n’a rien de souhaitable, pour personne. Il est donc nécessaire que la photographe se montre raisonnable.

Après ce temps d’observation, Sullivan se détourne d’elle et s’avance vers la porte, qu’il ouvre et tient à l’attention de la photographe en espérant qu’elle la passera sans faire la difficile. Dans le couloir, l’employé attend, toujours chargé de son matériel, un signe de Sullivan pour investir l’endroit et y faire son travail lui aussi. Désormais maitre de lui-même, quoi que toujours furieux contre la petite écervelée, Sullivan attend quant à lui que la photographe reprenne son poste comme il faut. Dans l’espoir de parvenir à calmer la furie et d’obtenir un travail convenable, il ajoute :

- Dites-vous que ce n’est pas pour moi que vous accomplissez ce travail mais pour Gordon. Il vous as fait confiance, prouvez-lui qu’il a eu raison.

*Et à moi que j’ai eu raison de lui faire confiance.*


Il espère que cette remarque permettra de tenir l’idiote en place. Elle ne l’aime pas, et c’est réciproque, mais dans ce monde on ne travaille pas qu’avec des personnes que l’on apprécie. Ça se saurait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Kalistache pistache

Age du personnage : 19 ans
Messages : 199
Localisation : Londres
Scolarité : Oiseau-Tonnerre à Ilvermorny (2009-2016)
Occupation : Photographe assistante à la Gazette du Sorcier

MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   Mar 6 Mar - 14:47


Contre tout attente, il ne s’était pas énervé. Mince.
Du moins, il avait fait preuve de beaucoup de maitrise de lui-même et s’était retenu de m’en coller une. Je t’avoue, Flint, même moi j’ai envie de me mettre des baffes là. Mais tu l’as bien cherché, non ? J’avais peut-être atteint la limite du supportable et si je continuai encore ainsi, c’était mon job qui allait en pâtir en plus du sien. Il n’avait pas tort à ce niveau-là.
D’un côté, ça me donnait tellement envie de continuer car je sentais qu’il n’était pas si loin de craquer. Mais quoi qu’il en soit, je n’avais plus d’idée à ce moment. Je me contenterais de jouer la photographe modèle jusqu’à mon prochain déclic, là où en plus, il ne s’y attendrait plus.

L’ambassade de Norvège ?
Wow, incroyable ! J’ai pas la moindre idée de ce que font les Non-Maj dans les ambassades et encore moins les Sorciers. Je me suis jamais vraiment intéressée à tout ce monde ci. J’écarquillai donc les yeux en signe d’étonnement extrême, extrêmement faux surtout. Encore une petite occasion de me moquer de lui, à tout prendre au sérieux avec son balai magique bien calé dans le chaudron. J’avais beau me démener pour l’en sortir, ça ne fonctionnait pas du tout !
C’est qu’il était résistant, le bougre !

- Ça tombe bien, je ne tiens pas à mon emploi, soufflai-je à moitié dans ma barbe tout en regardant le mur pour détourner le regard.

Je ne voulais pas qu’il soit totalement certain de ce qu’il avait entendu et qu’il reste sur ce doute, à se demander de quoi j’étais vraiment capable si je me fichais totalement de perdre mon job.
Même si je n’y tenais pas particulièrement, il m’était bien pratique maintenant que j’étais coincée sur Londres. Autrement, je n’aurais qu’à reprendre mes contrats en fonction de mes voyages, mais sans voyager quoi. Ce qui est assez délicat. Qu’est-ce qu’on ferait pas par amour, n’est-ce pas ? J’avais beau avoir sacrifié une grande partie de moi-même, je ne savais pas s’il j’allais pouvoir continuer ainsi très longtemps.
J’étais pas loin de péter une durite. La preuve avec les événements d’aujourd’hui d’ailleurs !

Je ne savais rien de ce qui concernait la réputation de l’Angleterre face à la Norvège, mais il avait raison quand il parlait de la réputation de la Gazette.
J’étais dans une position de laquelle je pouvais effectivement l’abimer. Peut-être pas la réduire à néant, je n’avais pas non plus une citrouille à la place de la tête, mais un job me mettant en relations avec des ambassadeurs étrangers, ce n’était tout de même pas rien. Dans mon propre intérêt, je devrais peut-être faire en sorte que cette journée fonctionne.
Dans tous les cas, je n’avais jamais prévu de saboter mon travail, simplement de faire passer une sale journée à celui qui s’était cru supérieur à moi – pas en taille évidemment, parce que là ...
Eh bien, maintenant que tu as vu de quel bois je me chauffe, tu vas pouvoir être confronté à mon indéniable talent de photographe, sans vouloir me vanter. Et là, t’auras plu rien à dire. Sauf des compliments si tu te sens d’attaque !

Je lâchai un léger « merci » alors qu’il me tenait la porte et je franchi cette dernière d’une démarche féline pour me diriger vers la boule formée par mon sac et ma veste.
Du sac sans fond, je sorti un trépied déjà déplié. Je ne savais pas où allait se dérouler la séance photo, aussi je n’installai pas tout au risque de devoir tout déplacer. Pas que cela me fasse peur, le sortilège de Lévitation était celui que j’utilisais le plus dans mon quotidien. Mais histoire de faire semblant de paraitre organisée et au courant des choses, même si ce n’était pas du tout le cas. J’avais ma façon de travailler, et en général, c’était en solo et c’est moi qui dirigeait s’il y avait quelque chose à diriger.
Ce serait bien la première fois que je prendrais des hommes déguisés en pingouins en photo, mais il fallait une première à tout, et puis un peu de diversité ne fait pas de mal sur un CV.

- Alors, y s’y met ? demandai-je avec un regard pour Flint, qui devait se chier dessus en attendant de voir si j’allais ajouter la seconde partie vulgaire de ma question. Je suis prête !

Je fini avec un large sourire, après avoir de nouveau dégainé mon appareil photo, comme je l’avais fait en premier lieu, avant que la goule n’interrompe tout pour me prendre à part.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t209-kalista-hopkins-o-wild-american-witch http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t192-kalista-diana-vlasova-hopkins



Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins   

Revenir en haut Aller en bas
 
Professionnels malgré eux - avec Kalista Hopkins
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Gros Mek avec CFK et Krameur
» Avec ce projet, Alexis pourra donner 100,000 emplois permanents aux Haitiens
» Une Danse avec l'Ange Démoniaque, Nyx Hela
» perdu avec sa veste [PUBLIC]
» Orthographe tu me tues et tu meurs avec moi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins de Traverse :: Ewiland :: Angleterre :: Londres-
© du contexte du forum, de ses personnages officiels et des éléments de son intrigue, propriété des administrateurs. Copyright déposé le 28.01.2018