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2017.

Le calme avant la tempête
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de fête emplit l'atmosphère.
Noël approche...





 

Toute l’équipe du forum vous souhaite
de bonnes fêtes de fin d'année

Et si on en profitait...
Pour finir tous ces sujets qui traînent?
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Vous l’avez remarqué? vos Oracles ont pris quelques jours pour les fêtes ...
Ils devraient être de retour après cuvage du champagne...

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
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 Accords et âmes |Anastasia|

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Scottish Muffin

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MessageSujet: Accords et âmes |Anastasia|   Sam 30 Déc - 17:33


Ile de Soay - quelques jours avant Noël.

« Le bruit du verre qui éclate…
Et cette sensation que le temps s’étire et s’étiole en même temps…
Pour bien prendre conscience, bien réaliser ce qui est en train de se passer.»  


Le hurlement qui l’empêche de se concentrer sur le volant… Bien trop fort, bien trop présent pour lui laisser exécuter le moindre geste et empêcher ce qui va arriver.

Qu’il se taise donc celui qui hurle.

Alors que le temps se joue de lui et le martèle de regrets, il croise son regard. Elle aussi a compris. Que plus tard est trop tard et que maintenant est effrayant. Dans ses yeux il lit la peur et tout ce qu’ils ne feront plus. Puis elle les ferme fort, comme pour se préserver.
Clos les lacs limpides dans lesquels il aimait se perdre. Rideau baissé, regard voilé. Et surtout, ne les ouvre plus, ce qui t’attend n’est pas à voir.

Mais ses mains ne sont pas ses mains. Il ne les reconnait pas. Elles appartiennent à un autre. Spectres impuissants sur le volant, elles ne parviennent pas à redresser la situation qui dérape. La voiture poursuit sa route malgré ses efforts pour l’éviter et le fracas ne couvre pas le hurlement qui gagne en intensité.

Parce qu’elle s’est détachée quelques instants plus tôt pour attraper l’animal à l’arrière, il n’y a plus rien qui rattache la jeune femme à la vie. Alors que son corps fragile traverse le parebrise dans le crissement du verre qui cède, il prend conscience que sa gorge contractée est celle qui hurle depuis le début…



Quelque chose cognait. Comme le bruit mat du corps qui en poursuivant sa chute avait fini par heurter le sol. Il se redressa brusquement dans la pénombre, le souffle court et la peau moite, sous l’emprise du rêve. Passé le premier instant de panique, il identifia les lieux et réalisa que la seule chose qui cognait ici-bas était son cœur, lourd encore des battements rapides inculqués par la peur.
Reprenant peu à peu sa respiration, la tête douloureuse, il tâchait de repasser précautionneusement les images dans sa tête pour essayer de comprendre ce qui l’avait effrayé à ce point.

Le cadeau sur ses genoux. Une robe de soirée. Son sourire. Et comme si elle était dans la pièce avec lui, sa voix caressait encore ses oreilles de son accent anglais.

Il n’avait plus rêvé d’Anastasia depuis des mois. Comme si son esprit avait compris qu’il fallait enfin cesser de se torturer. S’il y pensait encore, il évitait soigneusement d’évoquer la jeune femme avant de chercher le sommeil. Il y avait dans les nuits des forces qui décuplaient les émotions et qui aurait d’un coup, d’un seul, abattu les plus solides résolutions qu’il s’était douloureusement fixées.

Cette nuit pourtant, elle était bien là. Plus réelle encore que s’il avait partagé cet instant avec elle.
Encore sous le choc, il se leva dans un silence pesant où seuls les craquements du plancher accompagnaient ses pas. Ce fut lorsque sa main tenta d’ouvrir le robinet qu’il constata qu’elle tremblait. Comme le reste de son corps. Entre torpeur et hébétude, il prit conscience qu’il avait froid et qu’il se sentait mal. Assailli par des vagues nauséeuses, il s’agrippa fermement aux bords du lavabo, s’attendant à être malade d’un moment à l’autre.
Inlassablement, les images de son rêve parcouraient son esprit, en boucle.

Les cris, Anastasia, le verre, partout.

Avec une obstination malsaine, il se força à visualiser la suite de la chute. Son corps brisé à travers la vitre de la voiture, désarticulée au sol telle une poupée constellée d’éclats.
Il redressa les yeux et croisa son reflet, dans la clarté spectrale de la lune. Plus pâle encore que l’astre, il avait la peau luisante et les yeux cerclés d’ombres. Les traits encore contractés d’une terreur qu’il ne parvenait à raisonner, il s’observa quelques minutes, cherchant ce qui n’allait pas.
Son cœur ne se calmait pas. Il poursuivait sa course folle tandis que son esprit s’entêtait lui aussi dans son visionnage d’images.

« Arrête ça. »

La voiture, les freins, son regard.

Autour du lavabo, la jointure de ses mains blanchissait. Quelque chose clochait, mais quoi ?

Il renversa la tête en arrière et inspira profondément pour tenter de chasser les visions qui le poursuivaient malgré son état de conscience. Fermer les yeux n’était pas une bonne idée, bien vite il se sentit chanceler, en proie à une perte d’équilibre. Il les rouvrit et s’acharna à assurer sa main sur le robinet d’eau fraîche pour qu’elle daigne cesser de trembler et œuvre comme il l’entendait. Le filet d’eau s’écoula enfin et il en recueillit au creux de ses mains pour s’en passer sur le visage. Le froid acheva de le réveiller et il supposa que tout serait fini.

Son visage, son expression, quelques mots mourant sur ses lèvres.

« Lesquels ? »

Il appliqua brutalement son front contre le miroir de la salle d’eau.
Et toujours les hurlements, comme s’il y était. Plus obstiné que persistant, le rêve semblait à tout prix vouloir se mêler à la réalité.
Elle était comme dans ses souvenirs, avec un quelque chose de différent cependant, qu’il ne parvenait à comprendre.
Abandonnant le soutien du lavabo, il recula de quelques pas et s’adossa au mur gelé.

Sortir du cauchemar à tout prix. Que tous ses efforts pour ne plus penser à son sourire ne se réduisent pas à l’imaginer mourir sous l’emprise d’une imagination qu’il se découvrait morbide.
Son dos frissonna contre le mur nu et il ressentit le besoin de rompre ce silence qui lui pesait et rendait d’autant plus réel ce hurlement.

Peut-être était-ce là le plus effrayant. Tous ces détails qui offraient au rêve une consistance de possible et de réalité. De l’heure indiquée par la voiture, aux cantiques de Noël à la radio. De la présence du petit chien à l’arrière, aux ongles qu’elle s’était rongés. De la voix d’un autre à ses côtés - celui qui criait et qui n’était pas lui- , au son des freins que l’on écrase. Les images se dessinaient, peu à peu, de plus en plus précises, quand les rêves étaient censés s’échapper peu à peu pour glisser entre les doigts du rêveur désormais éveillé. Il traçait les contours de l’horreur d’une main de maître alors qu’il réalisait peu à peu que tout avait l’air bien trop vrai, pour ne pas l’être.



HJ: Je suis probablement dingue.
Mais moins dingue que l’envie de jouer avec toi. Même si ça m’oblige à ouvrir un 12ème sujet.
Bonnes fêtes Anastasia.


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Moldue Mordue

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MessageSujet: Re: Accords et âmes |Anastasia|   Sam 30 Déc - 22:05

Les paupières lestées de plomb, trop faibles pour se soulever. J'entends vaguement des bruits de voix. Que disent-elles ? Quelque part, je sais que ce sont des mots, qu'ils ont un sens et qu'assemblés les uns derrière les autres tels un collier de perle...une perle rouge, puis une jaune puis une verte. Une autre rouge... ces couleurs sont affreuses. Nom. Verbe. Complément. Un autre nom. Tous ensemble, ça doit bien vouloir dire quelque chose. Mais je n'arrive pas à m'accrocher assez longtemps pour réussir à capter autre chose qu'un vague bruit d'arrière-plan. Se concentrer. Non. Se rendormir. Tiens, un bip dans le lointain. Ou bien une sirène. Cette voix, je connais cette voix. Lui dire de se calmer. Cette voix me perfore les oreilles. Mal de crâne. Humidité sur ma joue. Un son qui n'est pas humain. Un... saucisse ? Ce mot s'accroche au devant de ma pensée. Saucisse ? Alors une saucisse pourrait parler. Mais ce ne sont pas des mots, pas de perles. C'est un, c'est un... Ma pensée se voile.

Une sensation engourdie de picotement devenu lancinant. Vif. Brutal. Brûlant. La douleur explose de partout. C'est humide, c'est chaud. Ça doit être rouge et c'est probablement du sang. Ça devrait m'affoler. Pourtant, je ressens juste une grande lassitude.

Le noir... Le noir m'appelle et je me coule dans ses bras.
Là, il n'y a plus de voix qui fait mal aux oreilles. Plus de tiraillement aigu sur ma peau. Plus de pensée parasite qui grignote ma concentration. Le noir est paisible. Le noir est repos. J'y glisse avec un soupir de soulagement. Au loin, de plus en plus loin, une de ces voix crie un prénom, je crois que c'est le mien. Ce n'est pas assez pour me donner envie de revenir. Le noir est un trop grand réconfort où la douleur s'évanouit. Où la pensée disparaît. Enfin.
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MessageSujet: Re: Accords et âmes |Anastasia|   Sam 6 Jan - 11:13

Des heures passées il ne garderait que quelques flashs où s'entremêlaient les visages et voix des bonnes âmes qui lui avaient apporté leur concours.
Des lieux - beaucoup - des odeurs et des minutes d'attentes insoutenables au sein de transports cahotants, bondés, roulants, naviguant et inconfortables.
Et dans le chaos de ce défilement insoutenable, la constante glacée qu'était la terreur d'arriver trop tard.

«Il est déjà trop tard.»

Tel un automate il déboula dans un hall, hagard, posa une question dont il n'entendit pas la réponse. Ses yeux avides guettait sur le visage d'une femme blonde et entre deux âges, le signe encourageant et apaisant qui signerait la fin de sa course folle. Il ne fut pas certain de poser la bonne question. Ses lèvres l'avait formulée avant même qu'il ne la réfléchisse. Il distingua cependant son nom et se laissa couler dans la probabilité qu'il avait su enchaîner deux mots sans se tromper.

Patienter, parce que tout se vérifiait. Attendre le cul sur une chaise que tranche le destin moqueur.
La tête entre les mains, il offrit - en punition - ses yeux aux flashs agressifs des gyrophares qui déambulaient dans la cour.

Derrière la vitre, une paire d'yeux l'observait, dont la tristesse animale faisait douloureusement écho à la sienne.


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Moldue Mordue

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MessageSujet: Re: Accords et âmes |Anastasia|   Dim 7 Jan - 20:55

Commission céréale...

Un flash lumineux sous mon crâne. Les oreilles qui bourdonnent. Un éclair de conscience derrière mes paupières fermées. Je suis...quelque part.  Je me sens faible, si faible. Tourbillon des pensées qui s'évanouissent quand le noir revient.



... pare-frise... accès-dent..

Nouveau flash. Tous les sens qui reviennent d'un coup. Douleur. Pas assez de volonté pour lutter contre ça. la douleur s'installe, trouble tout, jusqu'à la conscience de qui je suis. Noir à nouveau.



... sa fleur... Colgate. Judicaël...

Le mot fuse droit dans ma pensée. Judicaël. Je connais ce prénom. Pourquoi est-ce que je l'associe à une déchirure. A la panique qui monte. A l'angoisse ? Ça grimpe jusque dans ma poitrine, ça m'étouffe. Fermeture au noir.



... automobilité... transfission... phoque opératoire...

Tous les sens reviennent, mais je ne sens plus rien. Le toucher, je n'ai plus le toucher. Je voudrais ouvrir les yeux, ouvrir la bouche pour crier l'alerte, mais rien de moi ne répond à l'appel. Je crois que je suis...mais sans être vraiment. Je suis une conscience qui flotte, séparée de mon corps. Des bribes de mémoire me vrillent les souvenirs. J'ai mal jusque dans ma tête. je préfère encore... le noir.
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