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Nous sommes en décembre
2017.

Le calme avant la tempête
s'installe en Écosse et en
Ewiland, tandis qu'un air
de fête emplit l'atmosphère.
Noël approche...





 

Toute l’équipe du forum vous souhaite
de bonnes fêtes de fin d'année

Et si on en profitait...
Pour finir tous ces sujets qui traînent?
2018 l’année de la mise à jour!

Vous l’avez remarqué? vos Oracles ont pris quelques jours pour les fêtes ...
Ils devraient être de retour après cuvage du champagne...

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
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Hé, t'as vu ton rang?

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 Claustrophobia

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MessageSujet: Claustrophobia   Mer 22 Nov - 22:43

• Claustrophobia •

Ezio Shepherd & Demelza Worpel
10 Novembre 2017


10 Novembre 2017 – Vol Londres-Vienne
C'était purement et simplement la première fois que je partais aussi loin de ma ville et de mon pays natal. Ce jour, je m'étais rendu compte que je n'avais effectivement jamais beaucoup voyagé. Ce n'était peut-être tout simplement pas mon truc. Pourtant, je n'avais aucun autre choix, ce n'était pas faute d'avoir songé à toutes les possibilités. Et pire que tout, en plus de devoir me rendre loin de chez moi dans un pays où les gens ne parlent probablement même pas anglais, j'allais devoir y aller par les moyens de transport moldu. Je n'avais jamais été confrontée à ce problème lors de petits déplacements, mais voyager aussi loin rendait tout transplanage impossible, n'en déplaise à mon allergie aux moldus.

Et à ma claustrophobie, au passage.

Je ne m'étais en revanche, pas privée de transplaner à l’aéroport avec mon sac. Je n'avais pas souhaité m'embêter à transporter de trop gros bagages, ne comptant pas rester sur place trop longtemps. Néanmoins, mon sac avait atteint un certain volume à cause du nombre important d' « au cas où » que j'avais mis dedans. Je n'étais pas habituée à voyager, et cela se voyait à des kilomètres, déjà de par ma tenue peu adaptée au confort (robe moulante et talons, c'est moyen) ainsi que par ma façon d'être empotée. Tout comme je n'étais pas habituée au transport volant. Un avion parait-il. En y repensant, c'est tout à fait improbable qu'un truc pareil puisse voler sans magie, et je suis prête à parier que des sorciers sont derrière tout ça !

La voix du commandant de bord (c'est ainsi qu'il se faisait apparemment appeler) me sortit malgré moi de mes cauchemars de crash et d'étouffement ainsi que de ma mauvaise humeur naissante. C'était le moment : nous allions décoller. Un sourire nerveux se posa sur mes lèvres maquillées d'un rouge à lèvres carmin peu discret, mais ce dernier s'effaça très rapidement en réalisant le nombre d'heures de voyage. Par chance, mon trajet serait coupé par l'escale à Vienne, après quoi je reprendrais un autre avion jusqu'à Bucarest.

Par Merlin ! Faites que le transplanage longue distance soit mit au point un jour !

Alors que l'avion commençait à prendre son élan, je me plaquai contre le siège tout en agrippant les accoudoirs, ne donnant pas d'autre choix à mon voisin que de me laisser complètement celui qui se trouvait entre nous deux. Mon regard alternait entre le hublot et le dos du siège devant moi, ponctué par moment d'yeux totalement clos alors que murmurai des « Par Merlin, par Merlin, par Merlin » pour moi-même, ce qui ne marchait pas vraiment pour me calmer.
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MessageSujet: Re: Claustrophobia   Dim 26 Nov - 14:32

Un assaut de parfums, de sons, de voix et d’agitation. Palpable et communicatif jusque dans les émotions les plus intimes. De l’angoisse des uns, au bonheur de quelques retrouvailles, il n’y avait qu’un pas. L’orchestration du ballet des voyageurs, le fascinait toujours autant. Jouant à deviner qui attendait qui, qui ressentait quoi qui patientait pour un vol ou qui guettait un voyageur, il était arrivé au terminal avec quelques heures d’avance. Son sac, plus léger qu’à son habitude était posé à côté de lui, sur l’un des sièges de la salle d’attente.

De l’autre côté, un homme écoutait de la musique dans des écouteurs qui laissaient filtrer un volume sonore permettant à chacun de profiter de ses goûts. Bien qu’Ezio ne les partagea pas particulièrement, il se sentit réceptif au rythme martelé par quelques basses et se surpris à marquer la cadence de ses doigts sur l’accoudoir.

A nouveau, il se sentait empli de cette énergie débordante et consumante qui annonçait une période de création exaltante. Son corps vibrait à chaque sensation, bruits ou émotions environnantes. Il reconnaissait là les prémices de ce qui serait bientôt une période de créativité exaltante. Mais avant d’entamer cette période de passion dévorante ou plus rien d’autre ne comptait qu’écrire, il se devait d’aller toucher le monde, embrasser chaque émotion et s’ancrer à chaque coin de terre. Une fois encore le fourmillement familier le saisissait, s’il ne bougeait pas, il mourrait. Surviendrait ensuite le besoin de tout arrêter, de coucher l’entièreté de l’expérience sur papiers et se consumer un peu plus chaque jour et chaque nuit, jusqu’à l’aboutissement et le retour à la sérénité. Son calme, durement retrouvé avait dernièrement été malmené, par ses propres faiblesses. Dussent-elles avoir les yeux clairs et la bouche boudeuse, il ne parvenait décidément pas à se tenir à ses résolutions.
Il avait décidé de jeter au loin les regrets. Ils n’avaient plus de place dans leur histoire, comme elle lui avait fait comprendre, qu’il n’avait plus de place dans la sienne.

Ses yeux glissaient d’un voyageur à l’autre et s’abandonnèrent finalement à la contemplation du panneau annonçant départs et arrivées. Il y chercha sa destination, vérifiant par la même occasion, qu’il était toujours dans les temps.

On l’avait longtemps considérée comme la capitale mondiale de la musique. Outre les influences notables de la ville sur les genres musicaux et les nombreux compositeurs qui y avait oeuvré, Vienne attirait toujours les musiciens. Qu’ils soient classiques ou d’un néo genre pour expérimenter les lieux de rendez-vous plus modernes, il existait peu de musiciens qui ne pouvaient prétendre avoir rêvé en parcourir les salles ou simplement fouler le sol pour s’inspirer de l’ambiance.
Le coeur attentif, les oreilles tout à ce qu’il allait entendre, le barde n’échappait pas au nombre.


Lorsqu’après les heures d’attentes il put gagner sa place dans l’appareil, il se sentit envahi par la sensation d’impatience agréable qu’il ressentait avant chaque vol. Un mélange indescriptible de trac et d’excitation que lui offrait cet envol dans les nuages.
S’il se sentait pousser des ailes lorsqu’un fois à des kilomètres du sol, il contemplait la vue au-dessus des nuages, il devait bien avouer que l’attente dans la carcasse immobilisée de l’appareil n’était pas ce qu’il préférait. La tension était palpable de tous côtés et les angoisses des autres passagers semblaient chercher preneurs et nouveaux hôtes. Après avoir salué sa voisine d’un sourire – qu’elle ne remarqua probablement pas au vu du stress qui l’avait engloutie- il déposa son livre dans le vide poche, s’installa confortablement dans son siège et ferma les yeux quelques instants pour retrouver le calme étouffé par le reste des émotions.

Après avoir passé ainsi quelques minutes ainsi, à évader son esprit pour fuir la carlingue de ferraille qui prendrait tout son intérêt lorsqu’elle quitterait le sol, il rouvrit enfin les yeux au son de la voix du commandant de bord. Ses lèvres s’étirèrent alors dans un sourire enfantin dans l’attente du tour de manège qui prenait le départ. La sensation habituelle au creux de son estomac le saisit et il glissa son bras sur les accoudoirs, heurtant par la même occasion, celui de sa voisine, bigrement cramponné. Surpris, il glissa un regard vers elle pour constater qu’elle ne semblait pas partager son goût pour les décollages.
Crispée, mal à l’aise, pour ne pas dire terrorisée, elle semblait en proie à une terreur particulièrement féroce. Il détourna prudemment le regard pour ne pas troubler sa concentration.
L’appareil demeura incliné quelques minutes avant de se redresser peu à peu et de gagner sa vitesse de croisière. Une voix indiqua dans les hauts parleurs que les voyageurs pouvaient se détacher, ce qu’il s’empressa de faire pour pouvoir admirer la vue qui s’offrait sur sa gauche, dans le hublot. Pour se faire, il dû se pencher un peu vers sa voisine.
Cette dernière, de son côté, n’avait toujours ni défait sa ceinture, ni libéré les accoudoirs de son emprise redoutable. Le barde lui jeta un regard à la dérobé, et constata qu’elle gardait les yeux clos tandis que ses lèvres paraissaient psalmodier quelques prières informulées.

- C’est fini. Lui glissa-t-il doucement. Le décollage. Précisa-t-il en se demandant si elle prenait l’avion pour la première fois.  Nous sommes en l’air maintenant et tout va bien. C’est comme si on flottait… lâcha-t-il rêveur en contemplant les nuages à portée de doigts.

La jeune femme ne répondit pas, pour des raisons qui n’appartenaient qu’à elle et qu’il imagina fort bien. Différence de langue, volonté qu’on lui fiche la paix, ou terreur suffisante pour ne pas entendre quoi que ce soit d’autre que ses propres prières. Aussi, n’insista-t-il pas et se perdit-il en rêveuses pensées nuageuses.

Après quelques minutes, voyant qu’elle semblait toujours aussi perturbée, il renouvela sa tentative de communication, alors que sur leur côté, la lumière du soleil descendant perçait d’immenses nuages noirs dans un éclatement de couleurs à vous ravir le coeur.

- Vous devriez ouvrir les yeuxMurmura-t-il gentiment, je suis certain que la vue vous enchanterait. Et puis, vous savez, la plupart des incidents en avion ont lieu au décollage. Nous sommes parfaitement en sécurité maintenant.

- Mesdames, Messieurs, nous traversons actuellement une zone de turbulences, pour votre confort et votre sécurité, nous vous demandons de bien vouloir regagner votre siège et d'attacher votre ceinture de sécurité.


HJ: Je sais, c’est une version courte. Promis, je me mets dans les clous au prochain. J’ai posé trois jours de congé pour qu’on finisse avant le 1er aussi.  Rolling Eyes
Désolé...


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MessageSujet: Re: Claustrophobia   Lun 27 Nov - 23:55


Je n'aurais pas cru qu'il fut possible d'être encore plus plaquée à mon siège que je ne l'étais déjà. Pourtant, l'accélération du décollage m'y colla avec force, si bien que je dû retenir un haut le cœur tant je me sentie oppressée. C'était un peu comme si j'étais dos à un mur et qu'on s'amusait en plus à m'appuyer sur le torse pour m'écraser dedans. J'étais à bout de souffle dans un temps qui me paru durer une éternité. En réalité, trois minutes à tout péter.

J'aurais dû envoyer un courrier.

Je n'avais toujours pas ouvert les yeux, ni même bougé d'un millimètre bien que j'avais senti l'appareil se stabiliser. Comment cette chose pouvait-elle d'ailleurs se stabiliser ainsi ? Ce n'était déjà pas crédible qu'elle puisse voler, alors qu'elle le fasse sans même trembler me paraissait au delà de la magie que je connaissais. Les Moldus parvenaient apparemment sans mal à copier (sans le savoir) notre magie en s'adaptant d'une autre façon au monde qui les entourait. Pour le coup, je dirais même qu'ils faisaient mieux que nous. Je n'en étais pas moins terrifiée.

C'est comme si on flottait ?

J'avais entendu une voix masculine affirmer cela, et j'étais plutôt d'accord. Cependant, bien que cela eut le pouvoir de calmer ma peur du crash, celle des endroits clos n'allait pas disparaitre aussi sec. Si bien que je ne tentais même pas de voir si cette réplique était pour moi, ni même d'ouvrir les yeux. Mes ongles sortaient cependant peu à peu des accoudoirs et au fur et à mesure des secondes (ou minutes ?) je me détendis. Celui que je supposais être mon voisin m'affirma que je devrais ouvrir les yeux afin de profiter du paysage, bien qu'il aurait dû s'abstenir de mentionner les accidents au décollage.

Après une profonde inspiration, j'ouvris les yeux, le visage directement dirigé vers le hublot. Grosse erreur : paniquée par la vue des nuages et du sol à des kilomètres d'altitude, je laissai échapper un léger cri d'angoisse accompagné d'un mouvement de recul aussi soudain que bref, car je vins bousculer mon voisin. Je tentai de m'excuser mais rien ne sortit. Pour couronner le tout, la voix du pilote retentit. Je me remis instantanément à paniquer, à regarder partout, puis à reposer mes bras sur les accoudoirs pour de nouveau me plaquer au dossier. Et ce, avant même que les dites turbulences n'aient vraiment commencé.

- Je peux pas mourir maintenant. Je peux pas, lâchai-je, pour moi-même bien que mes paroles furent probablement audibles pour mon voisin.

Les yeux de nouveau fermés, je tentai tant bien que mal de retenir une petite larme de panique et de tristesse à l'idée de mourir aujourd'hui, alors que j'avais tant de projets en cours et que j'étais désormais responsable qu'une vie en plus de la mienne. Néanmoins, une légère goutte salée mêlée à du maquillage visiblement non waterproof dégringola le long de ma joue alors que les tremblements de l'avion se faisaient de plus en plus perceptibles.

- Par Merlin, soufflai-je entre deux grosses expirations. Je suis censée me marier dans deux semaines et je vais mourir bêtement.
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MessageSujet: Re: Claustrophobia   Mar 28 Nov - 23:52

Le poète en lui aurait volontiers disserté sur la bêtise de la mort - il avait à ce sujet, bien des choses à raconter - mais il fut interrompu avant même d’avoir entamé ses réflexions par la toute première secousse, réponse immédiate à l’avertissement du pilote.

Violente.

« Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu'elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d'une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tel est le sens de cette tempête. »*

Ou l’art de lire des livre prédicateurs.

Des tempêtes il en avait essuyées quelques-unes au cours de sa jeune vie. Toutes à leur manière, l’avait changé. Il pouvait repenser à plusieurs d’entre elles avec une douceur empreinte de nostalgie, à d’autres avec la fierté de les avoir traversées quand certaines le dévastaient encore de par leur violence.

Il tâcha de ne pas invoquer ces dernières. Pas aujourd’hui. Pas maintenant.
Souriant avec l’assurance de ceux qui essuyaient les tempêtes – turbulences comprises – pour poursuivre leur avancée, il se tourna vers sa voisine.

- Vous n’allez pas mourir. Enfin, pas aujourd’hui. Crut-il bon de souligner dans un murmure.

«Et qu’en sais-tu après tout?»


- Pas… maintenant ... Ajouta-t-il avant de convenir qu’il serait bon d’arrêter là les précisions.

Les ongles vernis de la jeune femme creusaient dans l’accoudoir quelques perturbations tissulaires qui captèrent le regard du barde. Déformé par la pression de ses doigts, l’accoudoir perdait de sa forme ronde et rassurante… pour basculer dans une distorsion plus morbide.
Le barde secoua la tête pour refouler les vagues d’angoisses qui suintaient de sa voisine.

- Vous allez vous marier à Vienne ? Tenta-t-il de la distraire alors que la carlingue de l’avion faisait une embardée qui entraina le couvrement de sa voix basse par les cris des passagers les plus inquiets.

Dans un réflexe évident, il envoya également sa main à la recherche de l’appui de l’accoudoir et n’y trouva qu’une petite main gelée, cramponnée au tissu comme si en dépendait son salut.

- Désolé...Murmura-t-il en la retirant vivement.

Ne sachant qu’en faire, il la porta à son front et observa l’assombrissement du hublot, comme si la nuit venait de les envelopper de son drap mortuaire.



* Murakami.


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MessageSujet: Re: Claustrophobia   Mer 29 Nov - 22:47


Pas aujourd'hui ? Oh génial, je suis désormais parfaitement détendue !

S'il n'avait que pour but de me faire flipper encore plus, c'était particulièrement réussi. Déjà, je ne lui avais rien demandé. Bon d'accord, je l'avais peut-être gêné en m'emparant totalement de l'accoudoir situé juste entre nous mais ce n'était pas une raison pour essayer de me rassurer, surtout en sortant ce genre de phrases qui faisait l'effet totalement inverse. Il était probablement habitué à prendre l'avion et s'amusait à essayer d'aider les autres car lui-même aura été traumatisé par son premier vol...

Quoi que. En ouvrant finalement les yeux, sans toutefois lâcher les accoudoirs, je remarquai qu'il ne semblait pas si rassuré lui-même. Et comment voulait-il m'aider dans ces conditions ?! Par Merlin ! Moi qui commençais à peine à croire ce qu'il me disait, comme quoi on flottait, que c'était le décollage le pire, qu'on n'avait plus aucun risque de mourir et que la vue par le hublot était magnifique. Et voilà que je le retrouvai en train de paniquer ? Je le vis secouer la tête du coin de l’œil comme s'il essayait de chasser la peur, mais apparemment, elle nous collait à la peau.

- Non, je... Oh par Merlin ! hurlai-je, me mêlant au brouhaha général alors que l'avion semblait avoir reçu un coup si violent que je pu clairement sentir la ceinture me retenir. Une invention bien pratique. Au retour... Le mariage... Si je survis.

Rien ne me semblait moins sûr à l'heure actuelle. Pourtant, la raison de mon déplacement me motivait tellement. Rien d'autre n'aurait pu me pousser à entreprendre pareille expérience. Si on met la vie de ma propre fille de côté bien évidemment. J'aurais même été capable de subir ce traumatisme à l'infini pour elle, ce qui la classe directement dans la catégorie hors jeu.

Penser à Amy m'avait détendue sans même que je ne m'en rende compte et un sourire un peu idiot avait étiré mes lèvres couleur carmin. Ce fut mon voisin qui me sortie de ce court état en voulant lui-aussi s'accrocher à l'accoudoir. Ma main étant dessus, c'était elle qu'il avait agrippé. Ah, comme quoi, je n'étais pas si ridicule que ça ! Cela ne me rassura cependant pas pour mes futurs voyages car si je comprend bien, on ne s'y habitue jamais vraiment.

Je ne répondis que par les gestes, un hochement de tête signifiant "y a pas de mal" ainsi qu'un très lent mouvement du bras pour retirer ma main afin de libérer l'accoudoir que nous étions censés partager, à la base. Mes doigts s'en étaient trouvés particulièrement douloureux si bien que je lâchai même l'autre accoudoir pour les masser un peu, fuyant toujours le hublot du regard tandis que l'autre, limite fiévreux, ne le quittait plus.

Ça va être long, très long.

Un nouveau soubresaut de l'appareil vint nous surprendre et cette fois-ci, ce fut la ceinture que j'agrippai de mes deux mains. Ayant pu constater l'efficacité de cette chose, je lui faisais désormais pleinement confiance. Du moins, j'essayai. Le pire fut lorsque les lumières de l'appareil se mirent à s'éteindre et se rallumer, avant de finalement s'éteindre pendant ce qui me parut une éternité. En réalité, dix secondes, ce qui fut suffisant pour que je me sente extrêmement mal, et je n'étais apparemment pas la seule.

Lorsque tout se ralluma enfin, j'avais une main plaquée contre la bouche, me retenant carrément de vomir tandis que l'autre avait reprit sa place sur l'accoudoir pour lequel la séance de torture n'était pas terminée.
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