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Nous sommes en juin 2018.

Au premier du mois d'avril, avec une solennité qui dément tout poisson d'avril, la presse annonce les cinq candidats à l'élection ministérielle : Maureen Kinkaid, Dylan Abercrombie, Alieksandre Menroth, Icarius Bailey et Deucalion McKingsley.




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
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Non, nous ne vous avons pas abandonnés, promis.
Nous vous lisons, nous ne sommes pas loin.
Et nous savons maintenant que certains préfèrent les fraises.

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 Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)

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Vesperimètre

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MessageSujet: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Lun 2 Oct - 20:25

Communiquer.

C'est ce que nous faisons tous. Parfois, c'est de la nécessité, parfois, c'est simplement une envie, et à d'autres, un moyen d'obtenir des informations. Tout dépends de la personne, mais généralement, la nécessité de communiquer avec d'autres et plus ou moins importantes... Pour ma part, je n'ai jamais réellement eus besoin de communiquer, tout d'abord, parce que j'avais l'impression d'être jugée et que chaque mot pourrait dévoiler mon problème de magie, et ensuite, parce que la sensation fugace d'épancher ma vie et de faire une bêtise était incroyable. Donc, le résultat était que je pouvais parfaitement considérée comme une asociale vivant en autarcie dans sa suite d’hôtel...

Je sais qu'à ce stade, j'aurais pus me louer un appartement, mais je ne me sentais pas capable de le faire pour le moment... Déjà, parce que je ne sais pas de quel coté du monde je désire vivre, et ensuite, parce que je n'ose pas contacter d'agent immobilier... Ils parlent trop, passent leur temps à vous couper, sont vifs et ne vous laisse généralement pas le choix. Dans tous les cas, aujourd'hui, je m'en rendais compte, ce n'était pas tant le manque de communication qui me rendait malade et stressée. Non, je ne remet pas la faute sur le dos du ministre de l'Ewiland décédé pour cause de pétrification, mais sur le fait que je n'ai pas eus de véritable conversation avec qui que ce soit ni vidé mon sac depuis...

Depuis toujours, en fait...

J'avais donc le choix entre une psychanalyse complète qui allait me coûter les deux bras et possiblement une jambe sans pour autant être sur que cette dernière fonctionne, ni même que j'arrive à parler au consultant... Ou prendre un animal avec qui je parlerai des heures durant, qui ne me jugera jamais, ne me feras payer que son bien-être, et que je pourrais aimer... Oui parce que j'ai du mal avec les humains, mais disons que peu importe l'animal, il ne me regardera pas de travers parce que je ne suis ni une sorcière, ni une moldue. Il me verra comme je suis...

J'étais donc décidée...

Et j'ai donc quitté ma suite, vêtue d'une robe en laine grise comme l'orage, d'un collant, d'une paire de bottes hautes, et avec ma baguette pour former un chignon sur ma tête.

Sauf que la logique à voulu que je m'arrête d'abord dans une boulangerie... Il était tout juste onze heures, j'avais faim - ce n'est pas nouveau - et j'avais une soudaine envie de tarte... J'ai donc acheté une tarte aux légumes et petits lardons... Oui, j'ai bien dis la tarte, et non une part de tarte... Et je suis allée me poser dans le petit parc de la ville avec une bouteille d'eau. Donc, assise sur un banc de pierre, mon futur repas sur les genoux, je balayais la zone du regard.

J'avais le souvenir d'une animalerie dans le pays... Mais pas moyen de savoir où, et mon plus gros problème restait encore et toujours mes déplacements... Si je n'étais pas une sorcière, je pouvais toujours appeler le magicobus en pointant ma baguette, mais il restait toujours un détail, je ne savais pas où aller, ni même ce qui était le mieux... Je pouvais aussi appeler un taxi, ou bien simplement prendre un bus moldu... Mais j'étais toujours dans le même dilemme, quel endroit indiquer? Je ne savais pas... Bon... Déjà, déjeuner, et ensuite, je me mettrais en route pour trouver mon bonheur...

En priant pour qu'aucune salamandre bizarre ne me retombe dessus...

Utilisant le super mp3 que j'avais acheté du coté moldu pour écouter un peu de musique - j'étais obligée de le laisser dans la suite lorsque je partais du coté des sorciers - je mangeais tranquillement en écoutant "In passing" D'indica... C'était un groupe de chez moi, groupe que je soupçonnais, posséder une sorcière dans leur rang, du moins quelqu'un dans le secret de la partie magique du monde. L'air était entraînant, bien qu'un peu lugubre... Mais ça me rappelait juste que les choses étaient étranges... Étranges et dangereuses...

C'était bien pour ça, d'ailleurs, que j'hésitais encore à rester ici...

Mais j'avais besoin de compagnie pour le moment, pour ne plus me sentir seule et trop vulnérable. J'avais besoin d'une présence, et pas juste d'une rencontre tous les trente-six du mois avec quelqu'un de particulièrement étrange, qu'il s'agisse d'un éleveur de salamandre proche du viking ou d'une journaliste amusante ne changeant pas non plus la donne.

J'ai achevé mon repas et jeté l'emballage avant de me remettre à errer sans savoir où je pouvais bien me rendre... J'esquivais les passants qui semblaient craindre une nouvelle pluie d'automne... De quoi se plaignent-il, sérieusement? En cette période... Chez moi... Il fait... Faisait déjà nuit... Et ce jusqu'au mois d'Avril, environs... J'ai percuté quelqu'un et par réflexe, j'ai voulu m'excuser mais... Mais il s'éloignait déjà, lui et ses bottes en peau de dragon... J'ai cligna des yeux, avant de croiser mon reflet dans une vitrine...

Que pouvais-je faire à part regarder les chats dans la vitrine ?... Une minute!

Il y avait bel et bien des chats qui s'agitaient dans la vitrine. Je clignais plusieurs fois des yeux, et posais mes mains sur la devanture en question. C'était celle d'une petite ménagerie normale, et les animaux, bien que exposés dans de grandes vitres semblaient bien se porter. Je devais avoir l'air d'une petite fille, je sentais un immense sourire sur mon visage, et je n'avais qu'une envie, entrer là-dedans et câliner tous les animaux qui viendraient à ma rencontre. C'est en me rendant compte que j'étais à présent dans la boutique que je compris que mon corps avait agit sans même que ma pensé ne soit au courant...

J'étais face à un grand comptoir de bois, c'était joliment décoré, et les murs étaient couverts d'un papier peint bleuté agréable. Il y avait des petits motifs de pattes de chats et de chien un peu partout, on pouvait aussi entendre le chant des perruches, un peu plus loin, probablement dans une allée du magasin, derrière le comptoir.

Ce qui me surprenait en revanche, c'était qu'il n'y avait personne dans la pièce, à part les animaux plus ou moins en liberté. Je clignais encore une fois des yeux, et m'approchais du comptoir sur lequel il y avait de nombreuses annonces. Toilettages, ménageries et institut de soin. Carrément! Cependant, à part la petite musique de fond, il n'y avait vraiment aucun bruit, aucun indice sur le possible toilettage en cours qui retiendrait le gérant du magasin, ou la gérante.

Il y avait plusieurs chiots qui attendait dans la vitrine, des golden, des chowchow et des akita, ce genre de chien qui attire l’œil et qui coûte les yeux de la tête. Un peu plus loin, disons à 3 mètre de là, il y avait une sorte d'enclos de verre en hauteur, où reposaient trois chatons. Moins d'un mois à en juger par leur taille, et surtout, par la présence de la mère entre eux tous. Mère siamoise qui me fixa d'un regard tout aussi perçant que le mien. C'était comme croiser mon propre reflet dans la glace, mais devenue chat. C'était étrange de voir autant de souffrance, de défi et de soumission dans un même regard, était-ce la même chose chez moi?

"Bonjour! Vous venez pour un soin? Ou vous regardez juste?" La voix du gérant me fit sursauter, grave et nuancée, il venait probablement de l'arrière du pays, en revanche, on aurait dit un père Noël en avance. Très large, les cheveux mi-longs et une barbe imposante, l'ensemble était blanc et il avait un sourire pétillant.

"Oh euh... Je..." Je ne savais pas quoi répondre, j'étais venue sur un coup de tête, comme à chaque fois que j'agissais. "Je regarde... Pour l'instant... Merci..." Mon accent était encore plus ressortit que d'habitude. C'était idiot, mais il m'avait fait peur en surgissant de nulle part comme ça, pire qu'un sorcier!

Il disparut aussi rapidement qu'il était venu, et moi, depuis que j'avais passé les portes de cette boutique, mon seul désir était d'emporter la siamoise et ses petits... Et ma seule contrainte était que je n'avais pas encore de chez moi véritable. Inconsciemment j'ai tendu la main vers la créature féline, pas inquiète d'être griffée - les dragons de mon père étaient plus dangereux - mais plutôt curieuse de voir comment elle réagirait. Elle feula d'abord sur ma main, probablement pour protéger ses petits, et se leva, Odin, qu'est-ce qu'elle est maigre! En revanche, son poil était plus long que je ne le pensais, signe qu'elle n'était pas que siamoise. Ses petits ont quittés sont ventre et ses tétines, alors qu'elle s'approchait de ma main lentement, reniflant l'air. Ses pupilles se sont soudain écarquillée, comme sous l'effet de l'herbe à chat, et elle est venue renifler mes doigts, avant de les lécher goulûment. La tarte! Je devais encore avoir du gras sur les doigts... La mère se mit à ronronner avant de se frotter contre ma main...

"Je crois que je vais craquer..." Annonçais-je pour moi-même. Mais en même temps, cette demoiselle était si mignonne et ses petits tellement adorables...



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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Mar 17 Oct - 4:50

Le vol avait duré une heure et demie.  Il aura été absent de Dublin durant vingt-quatre heures seulement.  Un taxi l’avait pris le matin-même au bureau et le ramènerait au même endroit demain après-midi.  En attendant, il était presque au Pôle Nord.  Inverness, c’était quand même pas loin du bout du monde.  Costantino observait par le hublot la ville qui se rapprochait à grande vitesse, alors que l’avion s’apprêtait à atterrir.  Il passait beaucoup de temps en Écosse, récemment.  Devait-il offrir à Treasa d’y déménager avant qu’elle ne le soupçonne d’y avoir une aventure ou serait-ce au contraire un moyen de la rendre paranoïaque.  Le plus simple était probablement d’éviter d’y retourner trop souvent.  Et de ne plus trouver d’excuses rendant la situation spéciale.

Car oui, la situation était spéciale.  Le client avec lequel Costantino avait rendez-vous à 13:30 n’était pas l’un des siens, fort heureusement.  Imaginez! Devoir faire ce trajet de manière régulière! Non, non, non!  Cependant, le conseiller financier de ce client avait eu un empêchement et les confrères de sa succursale étaient trop débordés pour gérer le dossier.  Un appel avait donc été fait à travers les antennes de la multinationale et, ne refusant jamais quelques shilling supplémentaires, Costantino s’était proposé.  Heureusement pour lui, le dossier ne semblait pas trop complexe ni délicat.  Il ne lui espérait bien qu’à espérer que le client soit sympathique ou, au moins, poli.

La rencontre s’était bien déroulée. L’homme auquel Costantino avait parlé semblait tenir sa boutique seul à cette heure de la journée, et n’avait que deux employés pour les soirées et les samedis.  C’était un brave homme, jovial et avec lequel il fut aisé d’entretenir la conversation.  Tiré à quatre épingles, pour faire bonne impression et absolument rien d’autres – voyons! -, le Lombard contrastait grandement avec son hôte du jour.  Un écossais qui ne semblait jamais avoir eu l’ambition de mettre le pied à Milan, Londres, New York ou même Paris.  S’il s’était montré désagréable, Costantino se serait certainement interrogé à savoir si un terme existait effectivement pour désigner ce genre de vêtements, mais l’entrepreneur était sympathique et Costantino jurerait à quiconque le lui demanderait qu’il n’avait rien remarqué de l’accoutrement en question.

La raison de sa présence était toute simple : le commerçant avait subi une inondation, et malgré les assurances, le coût des rénovations, de la reconstruction et de la remise à neuf avait pesé sur le budget déjà maigre de l’établissement.  Le collègue fiscaliste de Costantino avait donc rencontré le propriétaire pour établir un plan financier réaliste qui permette de sauver l’établissement sans mettre la banque, créditeur de l’endroit, en eaux troubles.  Six mois plus tard, le malheureux collègue était cloué au lit et ne pouvait honoré le rendez-vous.  Face à l’insistance de l’animalier pour que la rencontre ait lieu au moment prévu, la banque avait concédé de lui envoyer un Costantino de rechange.  Ils avaient discuté de l’état des comptes, que l’italien avait épluché durant son trajet, des différentes options qui s’offraient au propriétaire, et - de manière un peu moins formelle -  le banquier avait donné une opinion et quelques astuces plus personnelles.

Ils en avaient presque terminé, lorsqu’une sonnette retentit dans le bureau où ils se trouvaient.  Enfin, ça tenait plus du cafouillage électrique que du son d’une clochette, mais toujours était-il que le haut-parleur indiquait au gérant que quelqu’un venait de pénétrer sa boutique.  Celui-ci s’excusa et Costantino l’invita à s’occuper normalement de ses affaires.  Après tout, les lignes rouges montraient bien qu’il en avait besoin.  Durant la courte absence de son client, le milanais commença à ranger les documents dans son attaché-case en se parlant à voix basse, récitant comme une incantation les divers points à aborder afin de s’assurer de n’en avoir omis aucun.  Lorsque le vendeur revint, tout était bouclé et Costantino caressait nonchalamment le velours de son menton.

«Je peux vous poser une dernière demande, Mr Folden?»
L’homme acquiesça sans attendre et, le banquier mis de côté en même temps que les documents, le beau-père prit le dessus.
«Le fils de ma conjointe aimerait beaucoup avoir un animal de compagnie et nous envisageons lui en offrir un pour son anniversaire.  Évidemment, nous souhaitons faire un choix éclairé et peut-être pourriez-vous m’orienter ou, à tout le moins, me conseiller à votre tour?»

Costantino entreprit donc de décrire Oscar, Treasa, leur mode de vie, l’appartement dans lequel ils vivaient ensemble, et quelques autres informations que l’homme lui demandait, et il repartit bientôt avec une courte liste de races à privilégier en poches.  Mais le plus important, c’était de bien choisir l’individu, d’abord, avait insisté le commerçant.

En traversant la boutique pour sortir dans la rue et héler un taxi vers son hôtel, où il comptait laisser un commentaire positif sur l’établissement grâce à la magie des médias sociaux, Costantino vit une jeune femme et s’arrêta net.  Curieux, et probablement avec l’esprit aussi grégaire que n’importe quel badaud, il s’avança derrière la jeune dame et pu voir par-dessus son épaule – et sa tête, ne mentons pas – une portée de chatons dont la mère s’avançait farouchement pour sentir et ensuite lécher le doigt qui lui était tendu.  Du coin de l’oeil, Costantino observa vaguement les traits de la jeune fille au teint pâle et haussa un sourcil confus lorsqu’elle s’exclama pour elle-même qu’elle risquait de se fêler.

«Ce serait bien dommage, et difficile à réparer.» constata-t-il sans qu’il ne soit très clair sur la nature de sa remarque.  Était-ce une plaisanterie ou s’était-il montré réellement si littéral dans son interprétation de la phrase qui, de toute manière, ne lui était pas adressée.
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Sam 4 Nov - 15:44

Je caressais désormais la belle ingénue à la fourrure d’or et de chocolat. Elle était très douce, et ses yeux semblaient m’implorer… Ou bien était-ce le reflet de ma volonté ? Je l’ignorais. Mais si je savais que cette minette et ses petits n’étaient pas maltraités, je savais aussi que ce n’était pas un endroit idéal pour des chatons en apprentissage et une mère aux instincts retrouvés. Résultat, je me posais désormais de nombreuses questions, étant rentrée dans une phase de réflexion intense, je ne voyais plus que la belle demoiselle et ses petits, les mettant en scène dans de nombreuses situations…

Le problème, c’était qu’ainsi, j’en oubliais le monde…

Dans tous les cas, j’étais en train de me demander si je pouvais emporter des animaux dans ma petite suite à l’hôtel… Je me rappelais de l’affiche, et cette dernière disait que oui… Donc déjà, ça c’était bon… mais ensuite… ? Pouvais-je m’occuper de cette petite famille financièrement ? Oui aussi, j’avais hérité des Gotthelf… J’ai serré les poings à cette pensée… Vivre dans un chez moi aurait été bien mieux, mais je n’avais pas de revenu, et personne pour se porter garant, quand bien même j’avais assez d’argent pour assurer plusieurs loyers d’avance… Et puis, j’ignorais si je voulais vivre du coté moldu ou sorcier…

J’ignorais si je voulais être l’un ou l’autre aux yeux du monde, à vrai dire… Car je n’étais pas une sorcière… À n’en pas douter, car si je faisais semblant d’avoir une baguette, je ne pouvais pas m’en servir, et ma nature bizarre m’attirait trop d’ennuis pour rester du coté moldu. Je savais où était ma passion, les pâtisseries, mais si je pouvais en vivre chez les moldus, ouvrir quelque chose chez les sorciers me forcerai à montrer mes compétences, et ce, sans baguette… ce qui constituerai un doute très important aux yeux des gens sur ma véritable nature.

Désormais, la siamoise s’occupait de lécher le bout de mes doigts, et moi, je continuais de la fixer, probablement avec cet air mélancolique et perdu de quelqu’un qui se retrouve face au dilemme de sa vie. Et honnêtement, c’était presque ça… Je me sentais seule, et cette petite féline m’avait foudroyé en plein cœur, elle et ses petits, cependant, ma vie, bien que peu dangereuse, était plus que chaotique. Je ne travaillais pas, paniquais pour un rien, n’osais pas m’adresser aux gens, et je faisais de la magie accidentelle avec le même niveau qu’un enfant de deux ans sous décharge d’émotion trop forte.

Autrement dit, j’étais instable…

La voix profonde et chaude d’un homme juste au-dessus de ma tête me prouva d’ailleurs cette nature anxieuse. Car j’ai sursauté en poussant un cri de frayeur, l’atmosphère autour de moi s’est réchauffée subitement tandis que je faisais volte-face, les yeux grands ouverts. C’était un grand homme, à la peau sombre comme du chocolat, dans un costume cintré noir… Il était intimidant, et en fait, je ne me sentais vraiment pas bien maintenant.

Jusqu’à ce que le sens de sa phrase me percute. Ou peut-être devrais-je dire son absence de sens ? Dans tous les cas, je ne le comprenais pas… Il avait dit que ce serait dommage et difficile à réparer… ? Mais de quoi, par Odin, parle-t-il ? Je clignais plusieurs fois des yeux devant ce géant si différent de ce que j’avais l’habitude de croiser. Est-ce que j’avais dit quelque chose de particulier ? Je ne m’en souvenais pas… Enfin… J’avais parlé du fait que ce n’était pas raisonnable je crois… dans ma tête… J’avais cependant dit au vendeur que je ne faisais que regarder mais… Après … J’avais dit que j’allais craquer…

Ah…

Alors soit il ne connait pas l’expression, ce qui est étrange vu qu’il n’a pas l’air si vieux, soit… Soit c’est un sorcier… Car il n’y a qu’eux pour prendre certaine chose de ce genre au pied de la lettre. Je me suis sentie rosir en comprenant que je n’avais pas cessé de le détailler, et baissais la tête en bafouillant des excuses, avant de répondre à cette remarque d’une toute petite voix.

« Eh, Eh bien… C’est… c’était… Une expression… Mais… » Je ne me sentais définitivement pas à l’aise, et seule la siamoise – retournée au fond de son enclos avec ses petits – retenait ma fuite. « C’est… C’est pour dire que… que… Eh bien… Je… J’hésite à acheter… cette… minette… et ses petits… » J’ai déglutis en reculant un peu, il fallait que je me détende, histoire de ne pas mettre le feu à la boutique, mais le géant ne m’aidait pas… Il était si imposant et sa manière de me couper dans mes pensées m'avait filé la frousse...
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Lun 12 Fév - 5:18

Sur les traits d’en face, la peur laissa sa trac’.  Sur la pâleur naturelle du visage qui lui faisait front, Costantino vit bien que quelque chose n’allait pas.  Était-il trop près, une fois de plus?  C’était que les britanniques étaient des gens frigides qui tenaient à leurs concepts extravagants de distance relationnelle.  Ou peut-être était-ce de surprise qu’elle s’était mise à ratatiner, semblerait-il, sur place?  Que nenni, c’était simplement l’angle de son menton, penché trop près du larynx en raison de leurs tailles relatives.  Peut-être était-ce ceci qui l’effrayait?  Ou encore de se faire aborder par un inconnu dans une boutique autrement vide.  Il aurait dû y penser.  Le faux moldu n’était pas étranger aux phénomènes de mots-clics dont l’un de ceux qui avait fait le plus coulé d’encre récemment était le fameux moiaussi, avec toutes les déclinaisons locales et traduites qu’on lui avaient connues, y compris les plus grossières, qui avaient défrayé les manchettes internationales.  Sensible, donc, à ne pas passer pour un tortionnaire ou l’un de ces balourds qui se méritaient pléthore d’allégations, Costantino fit une longue enjambée vers l’arrière en offrant une moue d’excuse à la jeune femme.

«J’avais bien supposé de votre intégrité.  Je veux dire, que vous n’étiez pas fêlée.  Je ne connaissais pas l’expression, voilà tout, et je ne voulais pas vous effrayer.»

Une pause se fit, alors il réfléchit.  «En italien on dirait crollare, s’effondrer, je crois bien.  Comme un pont.»  C’était définitivement plus dramatique.  Mais bon, c’était aussi ça, la merveilleuse mère-patrie italienne.  Ah!  C’était toujours l’hiver qu’il s’en ennuyait le plus.

Un court coup d’oeil au nid, et l’Italien reprit.  «Ils sont bien mignons, les gatti, je comprend votre hésitation.  Je recherche moi-même une petite bête de compagnie pour mon fiston.  Heureusement, Mr Folden m’a donné des conseils preciosi.  Il sera certainement enchanté de vous aider également.»

Déjà qu’il s’immisçait; il vendait, qui plus est.  C’était dans sa nature, certes, de palabrer, charmer, conseiller et négocier.  Pourtant, ce ne serait pas ici qu’il obtiendrait la moindre commission sur la vente des chatons et de tout le barda qui allait de toute évidence avec l’obtention de cette véritable petite colonie.

Peut-être devrait-il chercher ailleurs l’exil.  Il imposait sa présence et emprisonnait la pauvre demoiselle dans une conversation qu’elle ne désirait potentiellement pas avoir.  Quel goujat faisait-il, lui qui se targuait généralement d’être un véritable gentleman...
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Sam 17 Fév - 8:12

Je stressais vraiment pour un rien et sans raison. Ce devenait presque insupportable, et ce, simplement parce que l’anxiété qui me torturaient s’attaquait à n’importe quel phénomène dès les premières secondes de peur. Et si la peur était irrationnelle, je pouvais partir encore plus rapidement dans la folie et l’horreur. Pourtant, là, ça n’avait rien à voir. L’homme était juste grand, imposant, et avait surgit de nulle part avec une phrase véritablement étrange. Bon, il avait aussi un physique assez atypique comparé aux écossais que je pouvais croiser, tant donné que le teint blanc et les taches de rousseurs primaient sur la zone où je vivais.

Mais l’homme qui m’avait effrayé sembla se reprendre, comme s’il s’était souvenu de quelque chose d’important, comme la distance à respecter pour laisser un peu d’intimité aux gens, et il recula d’une immense enjambée avant de laisser poindre sur son visage, une moue désolée. Il affirma alors avoir bien supposé de mon intégrité, reparlant alors du fait que je n’étais pas fêlée, et qu’il ne connaissait pas mon expression. Mais qu’il ne désirait absolument pas m’effrayer. Je voulais bien le croire, le pauvre n’avait fait qu’être là, c’était moi, qui était naturellement paranoïaque.

Je me léchais les lèvres, ne sachant pas véritablement quoi répondre à cet homme, malgré ses excuses, sans paraitre effarouchée et traumatisée. Ce n’était pas de sa faute, je le savais bien, mais si je reprenais la parole maintenant, je savais que j’allais avoir du mal à articuler, et mon anglais, bien que très bon, laissait parfois quelques pointes d’accent ressortir vivement en cas de panique. Un peu comme les flammes qui avaient tendance à me rejoindre dès que je prenais peur… Odin, que je me haïssais…

Cette peur panique du monde, d’être découverte, et qu’on veuille me détruire à cause de ma nature instable, d fardeau que j’étais. C’était quelque chose qui ne semblait jamais vouloir s’arrêter, et j’avais peur tout le temps. Malgré tous les efforts, je savais que parler à quelqu’un était nécessaire, mais les psychiatres, je les avais assez vu, et c’était la raison pour laquelle j’étais ici. Me trouver un ami qui ne me jugerait pas sur mon passé. Un ami qui puisse m’apaiser et que je puisse aimer. Parce qu’une boite à musique ne serait pas toujours là pour m’aider, et qu’elle finirait par cesser de fonctionner, surtout.

L’homme reprit alors, et l’accent qui faisait vibrer sa voix me revint aussi soudainement que les mots qu’il employait. C’était de l’italien… Je comprenais mieux maintenant, sa non compréhension lorsque je disais que j’allais craquer. Il me donna le mot dans sa langue natale, crollare, que je ne retiendrais probablement pas cependant. Il s’intéressa ensuite à la petite famille qu’il avait dérangée en me fichant la frousse. Il commenta les petits, les trouvant bien mignons, et je ne pouvais qu’acquiescer, quand bien même mon regard soit bien plus attirer par la mère.

Il annonça alors que lui aussi chercher un animal de compagnie, pour son fils, et précisa qu’un certain monsieur Folden l’avait conseillé… Précieusement ? J’essayais de traduire de l’italien à l’anglais, et de l’anglais au finnois. C’était complexe, mais j’y parvenais assez. Il était certain que le conseiller en question pourrait m’aider aussi. Je clignais des yeux, avant de me mordre la lèvre, un peu plus fort, et malgré moi, je ris un peu. Le cliché des italiens bavard, vous emportant dans des conversations et vendant des produits qui ne sont même pas d’eux se trouvait en face de moi.

Mais mon rire s’étrangla dans un début de toux gênée. Ça ne se faisait pas de se moquer ainsi des gens, même si cet homme le méritait après m’avoir flanqué la frousse. Pour autant, se moquer de lui pour ses origines était ridicule, la preuve, je n’étais pas du tout une sauvage prête à arracher les yeux des gens pour manque de respects contrairement à ce que l’on dit des vikings. Je me raclais la gorge, quelque peu intimidée par cet homme malgré tout, et je me décidais à répondre enfin, d’une voix rendue chevrotante par le stress qu’il avait causé avant tout.

« ça va aller, merci… » Je toussais un peu, fuyant du regard avant de me reporter sur les petits siamois et leur mère. « Ne vous en faites pas, j’ai déjà eu à m’occuper de chat… C’est juste, que j’ignore si cela serait raisonnable ou non… » J’esquissais le début d’un sourire à la vue de la créature féline toujours méfiante qui, pourtant, revenait vers moi. « Pour les garçons, un chien est généralement une bonne idée… C’est un ami qui peut vous suivre partout et vous accompagner dans toutes sortes de jeux… » Ma voix était fragile, mais je me souvenais bien du chien de mon frère lors de notre jeunesse.

Floki était un chien loup aux yeux vairons, un très bon compagnon, je ne pouvais le nier, mais il avait le caractère de son maitre, et mon frère, n’était pas très agréable avec moi…
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Mer 14 Mar - 16:11

La demoiselle s’étouffa dans son rire, visiblement mal à l’aise de son amusement, ce qui ne fit qu’accroître la profondeur des sillons aux coins des yeux de Costantino.  Le boulot était désormais terminé, il pouvait se montrer moins stoïque, davantage chaleureux encore et simplement agréable, ou d’autant plus charmeur dirait-on.

«Les chats sont heureusement bien indépendants, mais certainement dispendieux.» commenta-t-il avec un sourire, comme pour encourager la demoiselle à faire cet achat peut-être un peu impulsif, peut-être un peu imprévu.  «En plus, elle semble bien vous apprécier et être plutôt câline.  La carina serait certainement bien avec une jeune femme comme vous.  Je veux dire, vous me semblez douce et responsable, et c’est bien là tout ce qu’un petit chat peut avoir besoin.»

La livraison d’un sourire flatteur arriva à peu près précisément à ce moment.  Certes, Costantino avait bien évalué l’option canine de la situation, tout comme l’option reptilienne, mais s’était refusé l’option arachnide, il y avait toujours bien des limites à tout!  De plus, Treasa ne serait probablement pas enchanté de voir une créature à plus de quatre pattes sous son toît, même pas entre six vitres.

«Si, ma…  Je ne sais pas vraiment si sa mère accepterait d’avoir un chien dans l’appartement.  Il ne faudrait pas qu’il soit trop gros, mais… Si c’est pour avoir un animal de la taille d’un gato, mieux vaut un gato, je crois?»  Sa conviction n’en était plus aussi solide, malgré les recommandations du propriétaire pas moins de quelques minutes auparavant.  Mais justement, mieux valait se concentrer sur ces conseils.  «Ozzy aimerait certainement un compagnon fidèle avec lequel il pourrait jouer, en effet.  Mio...  Ça nous fera une longue discussion à la maison!» conclut-il dans une fausse dramatisation.

Un mouvement de la jeune femme fit briller quelque chose à son cou.  Le cracmol pencha légèrement la tête en plissant les yeux.  La petite clé au cou de l’acheteuse de chat lui tira un rire enjoué.  Il la désigna du menton.  «Ce n’est pas la clé de votre maison, j’espère.  Ou bien j’ai le malheur de vous annoncer que le chat ne pourra jamais entrer chez vous.  Povera!  Vous n’habitez pas réellement dans une maison de poupée, j’espère bien.» blagua-t-il, sans vraiment avoir d’intérêt à connaître l’adresse de la demoiselle.
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Jeu 15 Mar - 21:56

L’homme a l’accent assez prononcé et qui semblait encore hésiter à prendre un animal pour son fils, comme il le disait, commenta finalement le principe des félins. Pour lui, ils étaient indépendants et dispendieux. Le tout dans un sourire. Je n’étais pas certaine de comprendre sa phrase, je dois bien l’admettre. Il remarqua cependant, comme moi d’ailleurs, que la siamoise semblait bien m’apprécier. Je l’avais remarqué, puisque moi-même, j’avais été choquée par cette similarité dans nos regards. Mais la suite me fit sourire et rougir malgré moi.

Un compliment que je n’étais pas certaine de pouvoir assumer cependant. Douce et responsable… Douce je n’avais pas de doute, je savais maitriser cela, mais… Responsable ? N’étais-je pas justement celle qui fuyait les responsabilités et s’enfermait dans sa peur ? Il semblait croire en ces mots, croire que je serais apte à m’occuper d’eux. Il parla alors de ce que la mère de son fils accepterait un chien dans un appartement. Mais que, quitte à prendre un chien de la taille d’un chat, autant prendre un chat. J’étais d’accord avec cette réflexion purement logique.

Mais tous les chats ne pourraient pas convenir. Selon moi, l’enfant devait être là et choisir son ami s’il décidait de prendre un chat. Il prit alors un air dramatique, comme si la discussion à venir dans le but d’obtenir un chien pour son fils allait être aussi théâtrale qu’une longue œuvre tragique. Je ne pus, malgré moi, m’empêcher de rire à ses mimiques…

Du moins jusqu’à ce qu’il me parle du collier que j’avais autour du cou. Je me rembrunis instantanément, non pas pour sa remarque, qui en soit, aurait pu être amusante, mais par le rappel de ce que j’avais perdu. Cette clef en croissant de lune permettait d’ouvrir ma boite à musique du labyrinthe de pan, perdue sur un banc, quelque part…

Quant à l’idée d’habiter dans une maison de poupée, ça passerait presque, étant donné que beaucoup avait tendance à commenter mon visage de poupon ou mon teint trop pâle. J’étirais malgré tout un sourire à l’idée que les chats ne passeraient pas la porte de la maison.  Je secouais la tête avant de retendre la main vers la siamoise, qui n’hésita qu’une seconde avant de venir se frotter à moi de nouveau, dévoilant un ronronnement tout à fait charmant et discret.

« Je suis sûre que les chatons passeraient, eux… » Je plaisantais un peu, même si je ne me sentais pas très à l’aise. « Non, c’est… Un souvenir. C’était la clef d’une boite à musique que j’ai perdue…  Il y a plusieurs semaines maintenant… » Je haussais les épaules. « Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça… C’est idiot... »

Je me tournais alors vers la siamoise et tendais lentement la main vers les petits qui avaient lâché ses tétines et s’étaient rapprochés de moi en boitillant. « Puis-je ? » Demandais-je à l’adresse de la féline. Elle continua de se frotter à mon bras, et je partis du principe qu’elle me donnait son accord, pour venir gratouiller la tête des chatons un par un avec douceur.

« Cela me conforte dans mon choix, en tout cas… je vais les prendre… Ils me tiendront compagnie et je serais heureuse de m’occuper d’eux… » Annonçais-je à voix haute pour que le vendeur m’entende. Je précisais cependant d’autres choses. « J’irais leur prendre de la pâtée, du lait et des croquettes ainsi que de la litière en magasin… » Histoire d’éviter de me retrouver avec je ne sais combien d’achat en sortant d’ici. D’abord eux, puis les affaires…
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Dim 6 Mai - 20:24

Alors que le rire s’estompait dans l’atmosphère légère de la ménagerie, il estampillait son empreinte sur le visage bonace malgré l’habit et la cravate, de l’italien qui se plaisait toujours autant à l’humour de toutes sortes. Il contempla l’objet un court moment supplémentaire, en s’assurant de ne pas rendre son regard pesant. Quelque chose lui apparaissait étrangement familier. Comme si les formes, les entrelacs, les courbettes et l’orfèvrerie du léger métal correspondait à un jouet de son enfance, ou à un objet qu’il avait vu souvent. Peut-être lui rappelait-elle vaguement l’une de ces clés ouvragées qu’il avait vue chez Gringotts et qui l’avait impressionné.

Une boîte à musique, avait-elle dit? Cela tombait bien plus sous le sens qu’une clé à format rétractable de ces magasins de farces et attrapes sorciers.

«Voyons, il n’y a pas de quoi vous excusez. C’est moi qui me suis mêlé de ce qui ne me regardait pas. Et cette boîte à musique avait visiblement une importance sentimentale à vos yeux. Peut-être la retrouverez-vous dans un endroit inusité. Je vous le souhaite, en tout cas.»

Et la jeune dame annonça à l’intention du commerçant qu’elle prendrait la petite famille. Costantino fit un clin d’oeil à son propre client pendant que la nouvelle propriétaire des siamois ne regardait pas, et il put remarquer l’air contrit du marchand alors qu’elle avouait penser acheter la litière et la nourriture ailleurs.

«Je vais vous laisser à vos emplettes. J’ai été ravi de notre échange, miss. Je vous souhaite la bonne journée. »

En quelques enjambées, le Milanais avait atteint la porte de la boutique. Il adressa un cordial «Bonne journée, Mr Folden » au propriétaire des lieux et poussa la porte, dont la clochette tinta et résonna quelques instants dans son esprit alors qu’il montait la rue pour prendre la perpendiculaire, là où un bus le mènerait à la gare. Il s’arrêta net devant la vitrine colorée d’une agence de voyage et claqua des talons. Effectuant le trajet inverse de son pas rapide, Costantino fit de nouveau tinter la clochette de l’animalier, son regard parcourant les rangés alors qu’il se rapprochait de la caisse.

«Miss?»
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Dim 6 Mai - 22:53

Suite à la réponse que j'avais donné pour mon médaillon, l'homme étrange s'était excusé de s'être ainsi immiscée dans un début de vie privée pour moi.  Et il avait poursuivit sur le fait que, visiblement, cette clef était importante pour moi. Oui, ma boite à musique était l'un des rares présents que je m'étais autorisée à posséder. Ce n'était pas quelque chose d'utile, ni nécessaire à ma vie, mais je m'étais faite plaisir. L'italien avait alors achevé sa réplique par le fait que, peut-être, je la retrouverais dans un endroit insolite. Oui, surement... Si personne ne l'avait prise...

Tandis que le gérant s'approchait de moi pour préparer les chatons et leur mère à leur transport, j'entendis de nouveau l'homme à l'accent bien prononcé se manifester. Il disait me laisser à mes achats. Puis... La suite me fit un peu rougir, même si ce n'était que des banalités, elles étaient agréables à entendre. Ce n'était pas tous les jours qu'on me disait que ma discussion était plaisante,même si ce n'était pas dans ces mots là. Non, habituellement, les gens partaient simplement, en m'ignorant, tandis que je me dégoûtais d'être aussi stressée et apeurée de tout. Je répondis donc, avec un vrai sourire cette fois.

"Je vous remercie, bonne journée à vous aussi!"

Et tandis qu'il quittait la boutique, faisant tinter la clochette de l'entrée, j'aidais le propriétaire des lieux à saisir la chatte et ses petits pour les mettre dans la grande cage de transport. Du bout des doigts, je saisissais l'un de chatons pour le déposer avec sa mère au fond de la boite. Le petit vint se lover contre sa mère, terrifié. Je ne pouvais que comprendre la petite boule de poils, changer d'environnement ainsi devait être la chose la plus effrayante qui soit. Mais pour le récompenser pour son courage, je le gratifiais d'une longue caresse, avant de retirer ma main de la boite, que le vendeur refermait juste après.

Mais avant même de passer à la vente en elle-même, la porte se rouvrit presque sèchement, me faisant sursauter malgré moi, tandis que la clochette s'agitait de nouveau. Et alors que je me retournais pour apercevoir l'homme qui venait de nous quitter, je fus obligée de relever la tête. L'italien était revenu rapidement, et traçait droit vers nous, m'interpellant. Je clignais des yeux, surprise, alors que je m'aprettais à fouiller dans mon sac pour sortir ma carte bleue.

"Oui...? Un problème...?" Je me sentais un peu rougir, les joues chaudes, inquiète de cet étrange revirement.

Est-ce qu'il venait me dire que c'était une très mauvaise idée que je prenne ces chats parce que je ne saurais pas m'en occuper, et que de toute évidence, j'étais une personne dangereuse et irresponsable? Non, impossible, il venait juste de me croiser, il ne pouvait décemment pas savoir ce genre de chose, alors pas besoin de m’inquiéter ainsi. Je soufflais un bon coup, avant de me retourner complètement vers l'italien.

"Vous avez oublié quelque chose?" Demandais-je d'une voix plus fragile que prévue, d'où transparaissait mon propre accent.

J'ignore pourquoi, mais j'avais l'impression que l'histoire de la boite à musique allait ressortir... Pouvait-il surgir de l’extérieur pour venir me dire qu'une boite à musique, à mon âge, c'était stupide et immature, et que je ne pouvais donc pas m'occuper de chats... Oui, cette pensée était stupide et totalement gérée par l’anxiété... Et il fallait vraiment que j'arrête de délirer à ce point là... C'était plus que contre-productif.
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Lun 11 Juin - 17:48

La demoiselle semblait bien inquiète, en face de lui.  Définitivement, il lui faisait un effet, et pas de celui qui lui plaisait habituellement d’avoir sur la gente féminine.  Le cracmol détendit sa posture et adressa un sourire à la cliente de son client, se voulant un peu plus rassurant.  Après tout, il excellait, ou à tout le moins adorait avoir le rôle de confident.

«Aucunement, Miss.  J’ai même plutôt une bonne nouvelle pour vous.»

Le ton "Vous venez de gagner la croisière de vos rêves d’une valeurs de dix milles livres sterling parce que vous êtes notre deux cent treizième appel de la journée" était tout à fait louable lorsqu’il agissait dans le cadre de ses fonctions, mais pour le coup, en ce moment, au milieu de cette animalerie qui, il fallait bien l’avouer après avoir eu quelques dizaines de bouffées d’air frais à l’extérieur, sentait légèrement l’ammoniac; en ce moment, donc, ce ton suroptimiste n’était peut-être pas le plus de convenance.

«J’ai trouvé, il y a quelques semaines à Londres, un curieux petit objet.» débuta-t-il en se saisissant de son téléphone portable dans la poche de son pantalon noir.  «Vous me permettrez…» fit-il en désignant d’un mouvement général qu’il allait farfouiller sur l’écran tactile, à grands coups de défilements, pincements, glissements, nouveaux pincements, pour atteindre une photo d’Oscar dans le salon, qu’il agrandit pour mettre en évidence un détail sur l’image, sans cesser de s’adresser à la demoiselle.

«Je n’ai réalisé qu’au coin de la rue que la raison pour laquelle votre pendentif me semblait familier était parce que les motifs ressemblent étrangement à ceux de… ahah!  Le voilà.  De ce petit objet que j’ai trouvé dans un parc Londonien.»

Relevant le nez de son gadget moldu, Costantino se retrouva en face de la moue impatiente du propriétaire des lieux, qui semblaient agacé de s’être vu interrompu en cours de transaction.

«Pardonnez-moi, signor Folden.  Je ne voulais pas vous importuner.  J’attendrai que vous ayez terminé avec la signorina avant de poursuivre notre discussion, évidemment.»

Et dans un geste nonchalant dont lui seul avait la signature, il éteignit l’écran, envoya un clin d’oeil au vendeur et se dirigea vers les allées, en attendant que la demoiselle du Nord n’ait de nouveau l’occasion de venir à lui.
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MessageSujet: Re: Kittens are our best friends (Libre à ceux qui veulent...)   Mar 12 Juin - 21:28

J’ignore pourquoi, mais il me semblât que l’italien ait comprit mon stress du premier coup d’œil, et comme si cela avait été un entrainement pour son métier dont j’ignorais tout, il détendit sa posture, m’offrit un sourire, et annonça qu’il avait une bonne nouvelle pour moi. L’espace d’une seconde, je me suis demandée si j’avais été envoyée dans un autre univers, et qu’il allait m’annoncer que mes parents toujours bien en vie me recherchait pour me féliciter de ma cracmolitude. Non, ce n’est pas un loisir que d’être moi. L’anxiété peut me faire partir vraiment très loin dans mes résonnements. Même les plus stupides et impossibles. Mais sachez surtout que le pire, viendra de ma crédulité totalement réelle, quand bien même on me mettrait les preuves du contraire sous les yeux...

Mais rien de tout cela, heureusement. Et finalement, mes muscles se détendirent légèrement, avant que ma curiosité ne soit piquée. Il restait un tréfonds de terreur, qui se rendait visible par mon souffle court, comme si je venais de courir plusieurs heures d’affilées. Mais soyons honnêtes, si j’avais réellement fait un jogging je serais probablement sur les genoux et au bout de ma vie. Oui, mon endurance laisse à désirer, quelque peu… Du moins tout dépend de l’activité. Je peux marcher longtemps sans problème, mais je dois toujours garder un rythme correct, sinon, je tombe. Bref… Revenons-en à nos moutons, ou plutôt, mes futurs chats vu la situation. Le métisse disait qu’il avait trouvé un objet curieux, quelques semaines plus tôt, à Londres…

Je papillonnais des yeux, tandis qu’il sortait de la poche de son pantalon, un téléphone dernier cri… Quel équipement … Une mallette, un uniforme, ce côté aimable et bien vendeur… On aurait dit un agent immobilier… Ou un patron de banque… Il semblait vouloir dire qu’il allait fouiller sur son portable, et moi, je le fixais, perplexe, la main toujours perdue dans mon sac à main. J’avais l’impression de voir un homme d’affaire classique, le genre d’homme pratiquant un sport pour rester en forme, toujours bien mit, et prêt à dégainer son téléphone pour montrer ses plans, ou appeler sa secrétaire et décaler ses rendez-vous avec des particuliers pour pouvoir assister au match de son fils… Qu’il finira par voir que de moitié parce que les embouteillages l’auront retenu après son dernier passage au boulot.

Il poursuivait cependant sur sa tirade, disant qu’il n’avait réalisé qu’au coin de la rue la raison pour laquelle mon pendentif lui semblait familier… Quoi, son épouse avait le même… ? Il me parle de motifs, puis d’un parc Londonien, et j’avoue ne plus rien suivre. Mais alors qu’il relève la tête, et que je suppose, il va pour m’expliquer, un raclement de gorge en provenance du vendeur retentit, me faisant sursauter au passage. C’était comme si le regard du vendeur devenait celui d’un sportif en pleine compétition. L’italien reprit alors, s’excusant auprès du vendeur de l’avoir importuner, et qu’il attendrait que nous ayons fini pour poursuivre notre discussion… En vrai, son monologue. Pendant l’échange, j’avais naturellement fait voguer mes yeux d’un côté et de l’autre, comme si j’assistais à un match de tennis… Et le trophée semblait être nul autre que moi.

« Hmmm… Oui, le paiement… » Je reprenais conscience de l’endroit où j’étais, et des boules de poils adorables qui gesticulaient dans la grande cage. Les pauvres ne devaient pas être à l’aise… je prendrais un taxi pour le retour… Une véritable équipe féline que voilà… Et pour moins cher que je ne le pensais… Les petits sont probablement trop jeunes pour être pucés et vaccinés pour le moment, ce doit être ça… l’italien s’était dirigé vers les allées, comme s’il m’attendait, tandis que le gérant s’occupait de me préparer une facture et les papiers d’adoptions en ligne sur ordinateur. Donner les informations personnelles pour les papiers administratifs fut une véritable épreuve, mais j’y parvins finalement, et après avoir payé avec ma carte la maudite somme de 259 livres, je devenais l’heureuse propriétaire de la petite famille.

La cage en main, je fus surprise qu’ils soient si peu lourds tous, et me jurait de prendre de quoi les nourrir convenablement. Bon, je n’avais pas non plus tant de force que ça, donc ça deviendrait vite épuisant, surtout si je ne retrouvais pas l’italien qui voulait à tout prix me montrer quelque chose sur son téléphone… Je trouvais toujours ça bizarre qu’il me parle de mon médaillon, ou encore de Londres, sachant que je m’y étais perdue quelques semaines plus tôt aussi, mais je n’arrivais pas à faire le rapprochement entre les deux. Je le croisais enfin, et hésitais à présent sur la marche à suivre. Devais-je l’interpeller comme lui l’avait fait pour moi ? Je n’avais pas pour habitude de le faire… Je dirais même plutôt tendance à bafouiller plus que de raison.

« M… Monsieur… ? Vous… Vous désiriez… me parler… tout à l’heure… alors… ? » Outch, l’accent est de nouveau présent, et on pourrait me prendre pour une bégu…
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