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Moment

Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Les absents ont toujours tort.
Méfiance, nous sommes d'humeur taquine...

Une animation d'Halloween vous attend...

Venez donc nous présenter vos plus beaux sourires.

Hé, t'as vu ton rang?

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 La malédiction de la Gorgone

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Localisation : Edinburgh
Scolarité : Poudlard de 1987 à 1994 - maison Serdaigle
Occupation : Ministre de la magie écossais

MessageSujet: La malédiction de la Gorgone    Mar 8 Aoû - 3:47

Lundi 21 août, au matin

Le verre avait laissé une marque ronde et humide sur la pile de dossiers qui encombrait la table basse. A l’intérieur, les glaçons étaient sur le point de rendre leurs dernières eaux, sous les assauts circulaires impulsés par la main du Ministre.

Un whisky avant huit heures du matin était des plus exceptionnel, aussi, avait-il pris le temps de laisser chacune des goulées lui réchauffer la gorge. Enfoncé dans son fauteuil, le regard las, Adam Campbell passait et repassait son index sur la cicatrice qu’il avait sous le menton. Les yeux rivés sur l’horloge enchantée qui ornait le mur nord de son bureau, il observait sans les voir les nombreuses aiguilles qui se déplaçaient sporadiquement sans la moindre régularité ou indication autre que d’étranges signes sous lesquels on distinguait quelques portraits. Pour tout un chacun sauf le jeune Ministre, cet artefact était un mystère. Lui, semblait régulièrement la chercher des yeux lorsqu’il était question de travail. On lui prêtait ainsi diverses utilités qui n’avaient jusque-là jamais été vérifiées.
Alors que l’une des aiguilles hésitait entre deux directions depuis une longue minute maintenant, le silence assourdissant dans lequel était plongé le bureau fut déchiré par un toussotement qui fit tressaillir le glaçon restant.  

« Monsieur? » Se risqua doucement le portrait d’Ulick Gamp.

Campbell leva un œil à la pupille dilatée vers le petit homme aux allures de batracien à la chevelure argentée.
Ce dernier réitéra sa demande, d’une voix plus pressante qui n’augurait rien de bon.

« Monsieur ? »

Lentement, Adam se leva de son fauteuil et déposa à nouveau son verre sur les dossiers, à l’endroit même où le fond avait laissé une marque un peu plus tôt. Il se dirigea ensuite vers le portrait, le visage tendu d’être apostrophé ainsi par le tout premier ministre de la magie à cette heure matinale. D’utilité restreinte mais non moindre, le portrait d’Ulick Gamp était dévoué à deux buts : Prévenir les ministres moldus écossais et anglais de la venue de leurs acolytes magiques, ou servir de moyen de communication en cas d’urgence exceptionnelle entre les deux ministères magiques. Il était donc extrêmement rare pour Adam de l’entendre s’adresser à lui. Habituellement, l’inverse se produisait.

Le cœur battant au bord des lèvres, il leva un visage déterminé vers l’homme rondouillard dont les traits exprimaient une horreur sans nom.

« Je vous écoute. » Lâcha le ministre écossais avec puissance.

Le portrait toussota à nouveau avant de débiter ses mots comme si chacun d’entre eux était douloureux au franchissement de sa bouche.

« Archibald Strogov est mort, Monsieur. On vient de retrouver son corps pétrifié dans son bureau. »




Message de l'Oracle:

A la suite de ce sujet, vous pourrez poster la réaction de votre personnage au moment où il apprend la nouvelle.
Merci de préciser dans chaque message le jour et le lieu précis de l'action.
Vous pouvez poster un à deux messages si jamais votre personnage doit intervenir avec un autre, privilégiez néanmoins la réactivité à cet événement qui, comme vous vous en doutez, sera important pour la suite de l'intrigue.

Le sujet sera verrouillé au 1er septembre afin de passer à la suite.
Merci de tenir compte du délai pour participer.
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Catastrophe ambulante

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Scolarité : Moldue
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Occupation : Sans-emploi

MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Mer 9 Aoû - 15:55

Je ne m’attendais pas à grand-chose de cette journée, juste la routine, une routine qui pourtant, me convenait parfaitement…

Depuis les incidents liés au philtre B612 et la fin du festival de Greenock, je n’étais pas véritablement sortie de ma chambre d’hôtel à Inverness. Tout d’abord, je ne voyais personne, donc je n’avais aucune raison de sortir, et ensuite, garder le secret comme quoi je n’étais pas une sorcière devenait compliqué avec tous ces gens farfelus que je ne cessais de rencontrer… Ainsi, en ce mardi 22 Aout, alors que j’allais chercher du pain pour mon petit déjeuner – j’avais momentanément oublié de le faire la veille et donc, je sortais le ventre vide – je suis tombée sur une boulangerie semblable à un petit salon de thé, ma foi, fort cosy.

Il est inutile de préciser, je pense, que je n’ai pas juste acheté du pain. Non… je me suis jetée sur les pâtisseries comme un tyrannosaure sur de petits diplodocus… j’avais faim, vous comprenez ? Et puis, elles étaient si alléchantes, elles criaient presque « manges-nous ! » dans leur vitrine… Je me suis donc précipitée sur plusieurs choix, des brioches au sucre, des tartelettes aux fruits, un brownie chocolaté, et d‘autres viennoiseries chocolatés dont j’avais d’ors et déjà oublié le nom et apprit la saveur par cœur. Oui, vous ne serez pas les premiers à me dire que la gourmandise me perdra, mais c’est plus fort que moi… je n’ai jamais pu résister à l’appel du sucre.

Quoi qu’il en soit, assise à une petite table ronde recouverte d’une jolie nappe aux motif d’un tartan dont j’ignorais tout, mes folies étalées devant moi entourant un grand jus d’orange et un chocolat chaud, je savourais ce début de journée comme il se doit… Peut-il y avait-il eut des signes avant-coureurs, peut-être aurais-je dû faire attention ? Après tout, chaque fois qu’un bonheur me faisait face, il n’arrivait pas seul… Entendant du bruit sur ma droite, comme deux voix parlant à voix basses, je m’étais préparée à secouer la tête, les boulangeries n’étaient pas les meilleurs emplacements pour confier des secrets, lorsque les mots prononcés cependant tout bas me firent l’effet de l’orchestre symphonique de Nightwish lors du concert d’Imagenaerum…

Une douche glaciale, un coup de poignard, l’impression que tout ce en quoi on gardait espoir venait de disparaitre en poussière… Et c’était risible de se dire que je n’étais pas loin…

« Vous avez entendu la nouvelle… ? »
« Oui, Archibald Strogov… Pétrifié à ce que l’on dit ? »
« C’est ce que j’ai lu dans le journal… C’est terrible… »
« Qu’est-ce qui a fait le coup à votre avis ? »

Heureusement, je n’avais pas encore entamé réellement mon repas, sinon, il aurait été plus que certains que je l’aurais rendu sans sommation. Archibald Strogov, premier ministre sorcier de l’Ewiland… pétrifié… mort. Constat critique ou pas, si je n’étais pas personnellement touchée, il y avait beaucoup trop de chose en jeu… D’abord, la paix entre l’Ewiland et l’Ecosse libre, ensuite, l’insécurité populaire, et enfin, la présence d’une créature capable de tuer par la pétrification sur les terres anciennement connues comme le Royaume-Uni. Mon problème ? Si j’ai quitté mon pays d’origine pour avoir la paix, redémarrer une vie normale, et être en sécurité…Juste une question…
Où pourrais-je être en sécurité si même le premier ministre anglais, surprotégé, arrive à se faire assassiner dans son bureau ?

Je me suis sentie mal, et je dois admettre que pour la première fois de ma vie, je n’arrivais pas à manger ce que j’avais commandé… La tête qui tourne, j’ai demandé à mettre tout ça dans un sac, refermé la bouteille de jus, et bus d’une traite mon chocolat, qui me sembla bien plus amer que tout ce que j’avais mangé… Mais là… Je ne me sentais pas capable de rester sur place. Je n’étais pas une sorcière, je faisais semblant de l’être depuis près de deux ans maintenant, j’étais émotionnellement instable et… Et cet accident, ce… Ce meurtre, avait lieu pile quand je commençais à me sentir plus à l’aise ici qu’à mon arrivée…

La chaleur a augmenté dans la pièce, et j’ai couvert ma bouche de ma main libre avant de vite partir de la petite boulangerie. Il fallait que je me calme ! Soyons réaliste, il ne peut rien m’arriver ici pour le moment, n’est-ce pas ? Il n’y a pas de monstre prêt à bouffer tout le monde et n’importe qui pour je ne sais quelle raison, hein ? Et puis le ministre anglais était en Ewiland, n’est-ce pas ? Donc le monstre est en Ewiland, c’est logique !

Un vêtement pour bébé a soudainement pris feu sur l’étendoir à linge à côté duquel je passais, et j’ai fait un bond sur le côté avant de me mettre à courir comme si ma vie en dépendait… Je me suis enfermée le plus rapidement possible dans la petite chambre que je louais, et je me suis laissé glisser contre la porte pour tenter de me calmer sauf que… rien n’a fonctionné… Bon bah voilà, les emmerdes sont de retours, et je ne pourrais que subir… Pourquoi Odin m’as-tu faite comme ça ? Ce n’était pas déjà assez d’être cracmole, il fallait en plus que je sois une anxieuse de nature coincée et fragile ?

Asgard, non de non, mais qu’est-ce que je vais faire ???
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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Jeu 10 Aoû - 17:24

Dimanche 20 Août, au soir.

Bon sang quelle journée... et quelle semaine ! Brenna était lessivée. Avant de repartir en France, Lolly et sa famille avait passé cette dernière semaine chez sa sœur à Londres. Cela en faisait du remue-ménage ! Eudes et Henri, les deux garçons de onze et huit ans, avaient été très heureux de dormir dans la chambre de leur cousin Eugène, et lui, en tant qu'aîné de la famille (de sa fratrie comme de sa cousinade) était fier comme un gnome de pouvoir leur montrer ses souvenirs de sa première année à Poudlard.

Seulement voilà, Eudes, s'il en était très intéressé, n'avait de cesse de vanter sa future école : Beauxbâtons ! Et toute la semaine leur petite vie avait oscillé entre disputes et concours de la meilleure école... au point que leurs mères pensèrent toutes deux, espérèrent même, que l'année scolaire prochaine ne soit pas celle qui s'ouvrirait sur un nouveau Tournoi des Trois Sorciers... Lolly se souvenait parfaitement de l'ambiance à Poudlard à l'époque de celui que gagna "l'Elu"... Toute la famille s'en souvenait : Ashton avait piqué une crise de voir que s'il n'avait pas brillamment réussi ses ASPIC il aurait pu redoubler et y participer... Et Dewey, qui était alors en deuxième année, à Gryffondor, avait bassiné tout le monde pendant les grandes vacances sur Harry Potter...

Mais ce n'est pas le sujet !

Ce soir donc, Brenna était fatiguée. La veille, la famille avait fait son habituelle virée au Chemin de Traverse pour les fournitures scolaires (habituellement, cela se déroulait plus tard, mais Lolly tenait à y aller aussi). Il fallait un nouveau chaudron à Eugène (le vieux qu'il avait récupéré de ses oncles n'avait finalement pas tenu l'année) et bien sûr plusieurs livres de sa liste n'étaient pas encore en sa possession. Les enfants étaient revenus excités comme un niffleur dans une banque, et avaient eu du mal à dormir, du coup, le réveil et la préparation des bagages ce dimanche furent chaotiques...

En plus, il avait fallu rejoindre le portoloin réservé par Lolly, à l'autre bout de Londres, ce qui avec quatre enfants râlants et trois adultes fatigués ne fut pas une mince affaire... sans parler du chemin de retour pour Brenna et ses enfants, mécontents d'avoir du dire au revoir à leurs cousins. Quelle journée !

Aussi, ce ne fut pas étonnant que Brenna aille se coucher très tôt. Les enfants allèrent au lit à neuf heures sans discussion aucune, l'épuisement les avaient rattrapés eux aussi, Tasky s'occupait de la vaisselle et du ménage, Milady était encore en train de bouder et de se cacher au grenier, tout allait pour le mieux.
Une fois son thé à la verveine aspiré en vitesse, vers dix heures, alors que les dernières lueurs du soleil éclairaient encore le ciel britannique, la maîtresse de maison agita sa baguette pour éteindre toutes les lumières, excepté celles de la cuisine où travaillait Tasky. Tranquillement, la sorcière grimpa l'escalier vers le deuxième étage et s'engouffra dans le couloir, baguette luminescente pointée devant elle. Elle fit un court arrête devant les chambre des enfants, vérifiant qu'ils dormaient déjà, fit un arrêt pipi, puis passa par la salle de bain pour se débarbouiller rapidement.

Entrant enfin dans sa chambre, Brenna agita une fois encore sa baguette en plusieurs arabesques. Sa lampe de chevet s'alluma, sa baguette s'éteignit, et les rideaux épais se fermèrent. Avec la démarche de ceux qui ont vraiment besoin de sommeil, elle rejoignit son grand lit et s'y installa confortablement. il ne fallut que quelques minutes pour que l'endormissement arrive, et Brenna plongea dans ses rêveries nocturnes...


... Brenna se retrouva comme flottant assez en hauteur dans la pénombre d'un lieu qu'elle ne visualisait pas bien, mais qu'elle sentait ne pas connaître. petit à petit, comme lorsqu'on passe d'un lieu lumineux à une pièce plongée dans le noir, sa vue s'ajusta et la lumière se fit dans la pièce.
Effectivement, elle ne connaissait pas l'endroit, mais elle reconnu celui qui trônait derrière le bureau, occupé qu'il était à écrire. Archibald Strogov, le Ministre de la Magie, rien que cela.

Brenna ne comprit pas trop ce qu'elle faisait à survoler la scène, à voir ainsi son ministre au travail... quel drôle de rêve tout de même... pourquoi ne rêvait-elle pas plutôt de l'homologue écossais de Strogov ? Campbell était tout de même plus agréable à regarder que ce vieux machin...

Occupée à tenter de se rapprocher pour voir, peut être, ce qui accaparait le sorcier, Brenna fut comme lui surprise par la lueur rougeoyante qui se refléta dans les iris bleues du ministre. Plus encore, elle fut abasourdie de comprendre qu'elle venait d'assister à la mort du ministre ! Tellement qu'elle en perdit son don nouveau de lévitation et tomba très vite en direction des fauteuils devant le bureau...


... et elle se réveilla en sursaut, en sueur, haletante. Mue par l'instinct, elle alluma sa lampe et se leva pour aller regarder à travers les rideaux. Le soleil avait laissé place depuis bien longtemps à la lune, les étoiles illuminaient la voûte céleste, cachées par endroits par des nappes de nuages. Son cauchemar avait du durer un moment... Brenna suffoquait et avait du mal à retrouver son calme. Aussi l'évidence la frappa, sournoisement.

Ce n'était pas un cauchemar.

Sans perdre un instant, elle prit sur son bureau en désordre une petit bout de parchemin sur lequel elle griffonna un message qu'elle espérait simple et crédible : "Mon nom est Brenna Millicent Quinn, voyante assermentée par le ministère. Ait vu en rêve la mort d'Archibald Strogov, pense à une vision, je préfère vous prévenir."

Elle regarda l'heure et pesta : l'aube était proche, le matin arrivait. Lestement elle enfila sa robe de chambre et rejoignit l'escalier, pour monter au grenier. Il était encore tôt, aussi elle savait que Tasky dormait encore dans son nid douillet. Elle la réveilla en douceur, et lui tendit le morceau de papier plié en deux.

Je n'ai pas le temps d'en perdre à m'habiller, transplane immédiatement au Ministère. Donne ça au premier Auror que tu trouveras. Fais vite.

Sans poser de question, l'elfe de maison disparut dans un crac caractéristique pour accomplir sa tâche. Elle ne revint que beaucoup plus tard, après avoir du répondre à quelques questions au sujet de sa maîtresse et de ce qu'elle lui avait dit - c'est à dire pas grand chose.
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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Mar 15 Aoû - 22:17


Mardi 22 Aout – Chemin de Traverse
Il s’agissait d’une matinée presque comme les autres. J’étais arrivée à la boutique vers 9h, mes trois employés étaient déjà là, tous afférés à leur tâche respective. Je me sentis bien de constater que j’avais réussi. Réussi mon projet, car la boutique marchait particulièrement bien. Réussi à devenir patron aussi et à me faire respecter, du moins par un certain nombre de personnes. Plus ma vie avançait et plus elle ressemblait à ce que j’aurais pu voir dans un miroir tel le célèbre Miroir du Risèd. J’étais maman, j’étais fiancée, j’étais respectée, j’étais riche… Que demander de plus ?

- Vous semblez de bonne humeur aujourd’hui ! lança une voix aimable de jeune femme.
- C’est vrai que vous êtes radieuse, confirma une voix plus grave.

Je lançai un regard à mes employés, Hannah et Logan et leur adressai pour seule réponse, un sourire en coin. Je n’allais pas leur raconter ma vie ou leur parler du fait que Amy faisait enfin ses nuits, que Mark était l’homme idéal et que je nageais dans le bonheur. Mais il se lisait apparemment sur mon visage, si habitué à porter les marques de la tristesse ou de la déprime, surtout ces derniers temps. Mais je sentais que c’était terminé. Le calme était revenu dans ma vie professionnelle comme personnelle aussi bien qu’il était revenu dans notre monde. Aucun incident n’avait été constaté durant le Festival de Greenock qui fut apparemment une belle réussite.

Que demander de plus ?

J’étais installée derrière mon bureau, triant quelques papiers tout en laissant la porte ouverte, ayant ainsi une vue dégagée sur l’entrée de la boutique et mes employés. Je me saisis d’une plume afin de comptabiliser les dépenses de la semaine pour me permettre d’ajuster les stocks, lorsque la voix fluette et caractéristique d’Heather Hopkins retentit dans la boutique. En général, j’essayais de passer outre et de ne pas espionner toutes leurs conversations, mais cette fois-ci, le sujet m’interpella.

- Pétrifié, c’est dingue, non ?
- Fais voir ça… Oh par Merlin…
- Qu’est-ce qui se passe ? demandai-je depuis mon bureau.
- C’est Archibald Strogov, il est…
- Pétrifié ! coupa la rousse. C’est qui au fait ?

Je me levai et en une fraction de seconde, j’avais atteint le milieu de la boutique et m’étais emparée de la Gazette du Sorcier. Moi qui la lisais régulièrement, j’avais apparemment loupé le tirage le plus important : celui d'hier. Mes émeraudes se posèrent sur la première page, affirmant que le Ministre de la Magie anglais était effectivement mort par pétrification, directement dans son bureau. Comment était-ce juste possible ? Il était déjà tellement compliqué d’entrer dans les couloirs du Ministère, comment quelqu’un avait pu atteindre le bureau de Strogov ?

- C’est le Ministre de la Magie anglais, répondis-je un peu tardivement à Heather en lui refourguant le journal pour retourner m’enfermer dans mon bureau.
- Connais pas… entendis-je avant de claquer la porte.

Je me laissai tomber sur ma chaise. Qui avait pu faire un coup pareil ? Qui pouvait vouloir la mort du Ministre alors que les tensions dans notre monde étaient au plus bas ? Représentait-il une menace dont nous ignorions tout ? Était-ce le retour des terroristes ? Comme tout politicien, il avait des amis et des ennemis, mais en arriver là me paraissait assez extrême. Je me dis qu'après tout, nous n'en savions que peu sur ces gens. Et les journalistes ne relayaient que les informations qu'ils étaient autorisés à partager. Nous ne saurions jamais tout.
Ma phase de joie aurait été de courte durée. Les problèmes étaient de retour et nous n’étions plus en sécurité nulle part, même pas dans un bureau ultra gardé et surveillé au fin fond du Ministère de la Magie.


HJ : Écrit avec l’aide de Kalista pour les paroles et actions d’Heather.


Dernière édition par Demelza Worpel le Ven 1 Sep - 12:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Mer 23 Aoû - 23:47

Alieksandr reposa le journal du 21 août auprès de lui et regarda dehors l'immobilité du Chemin de traverse. Le tissu de balivernes de la Gazette était difficile à démêler. Il était encore trop tôt. Le corps n’était pas froid depuis deux heures, mais la nouvelle était déjà imprimée. La photo de désormais feu Monsieur le Ministre Strogov affichait un sourire qu’il trouvait insouciant, comme si la mort, fut-elle violente était arrivée comme une délivrance. Le jeune était un peu nerveux, surpris au saut du lit, dans sa chambre du Chemin de traverse, par la rumeur funeste. Il n’avait pas bien dormi et s’était éveillé tôt, plus qu’à l’habitude, à l’heure où même les yeux versatiles des chats peinent à percer l’obscurité illuminée et brouillardeuse de Londres. Sa résolution était faite, il devait entrer au Ministère. Lorsque l’oiseau était venu, avec un quart d’heure d’avance sur l’horaire lui apporter le journal il n’avait pas quitté sa table où il écrivait une longue lettre et avait ouvert la fenêtre d’un coup de baguette.

La une l’avait laissé de marbre en dépit d’une surprise marquée. L’ambiance allait sans doute être délétère. Il avait parcouru avec calme et avidité l’encre sur le parchemin et se montrait circonspect, puis déterminé à mesure que s’affermissaient les idées en germes dans son esprit lentement sorti de la torpeur nocturne. Voilà qui allait changer ses plans. Un mouvement est souvent le résultat d’un autre et il sentait en place une série d’engrenages et de grands changements qui bouleverseraient sous peu l’ordre magique. Mais il se disait aussi qu’il y avait de la place pour un jeune homme tel que lui. Il voulait compter pour les années à venir et cela devait se préparer dès la rentrée de septembre.  Tobias, il le devinait, allait débarquer au Chaudron dans peu de temps. Suivrait un de ses cousins d’Écosse ou bien un de leurs amis industriels. Peut-être dans la journée, ce midi ou après quatorze heure. Inutile de s’agiter, il avait en Écosse fait savoir à son clan et au-delà qu’il y avait de nouveau un patriarche pour les Menroth. Il leur ferait comprendre qu’ils devraient le suivre, ou voir le monde disparaître, comme se dissipe la fumée d’une cheminée.

Faire trop trop de vagues n’est jamais bon quand les requins sont à l’attaque. Des choses s’étaient mises en place qui dépassaient l’entendement d’Alieksandr, lui qui se trouvait en terres mères et étrangères à la fois. Il ne pouvait formuler d’hypothèse satisfaisante… Tobias non plus ne lui apprendrait rien. L’ex star du Quidditch n’était pas un homme de politique. Le cousin Harlan, qui pour n’être pas sot n’était pas un génie aurait à cœur de formuler un grand nombre d’hypothèses, toutes invérifiables. Il irait même sans doute jusqu’à s’emporter et donner des pistes à l’emporte-pièce et ne s’arrêterait que quand il serait à court de connexions impensables.

En même temps, il avait songé à Saoirse. Il allait la contacter sous peu. Le Ministre pétrifié. La pauvre devait être sur le pied de guerre. Ses pensées s’égarèrent un instant et il sembla que rien ne lui ferait plus de plaisir que d’avoir avec elle un autre déjeuner, comme au temps de leur rencontre. Il songea à la Bulgarie lointaine, et aux orées de bois reculés. Comme il serait bon de s’y balader avec la journaliste un jour.

En tous cas songa Alieksandr, en caressant la tête de l’oiseau qui lui apportait à chaque aurore la Gazette, cela promettait. Finalement la candidature qu’il allait y proposer pouvait être renforcée par cet événement de tragédie.


Quelques heures plus tard, il avait vu Tobias et plusieurs membres de sa famille leur demandant de le recommander à qui de droit pour entrer au Département de la Justice magique. Protéger des personnalités potentiellement en danger ou enquêter serait parfait. Mais il était encore un inconnu en Ewiland et n’était pas certain, eu égards au terrible passé de son père d’être autorisé à remplir un tel rôle. Mais dût-il passer cents épreuves pour prouver son habileté, il n’allait pas hésiter ; et lorsqu’il lança son hibou Artémis vers l’Est, loin au delà des montagnes, de la plaine, des forêts et des îles de son enfance, vers le Fleuve rouge, bien avant ses hautes sources chinoises du Yunnan mais au contraire près du trident qui forme son embouchure, vers aussi la ville entre les fleuves, porteuse d’une courte missive ( il avait jeté la première aux flammes), le glacial de sa gestuelle, la vivacité de son regard et la douce fermeté de son pas traduisait la marche implacable de son esprit de fonceur : Strogov n’était pas de son camp, mais si l’on assassinait en son pays des ministres, il ne serait pas le dernier à partir en guerre.
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Scottish Muffin

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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Lun 28 Aoû - 22:24


Quelque part, un jour de septembre.

« Peut-être est-on habitué à détecter ce qui nous concerne plus aisément que le reste. Dans une sorte de danse narcissique où ce qui frappe le plus est à propos de nous-même. Le regard est attiré par des choses diverses, qu’elles choquent, plaisent, dégoutent ou fascinent avec ce qu’il faut de morbidité pour être marquantes. »

Dans cette première page, ce fut un nom qui attira son oeil. Non pas celui en marge du gros titre, le plus petit, en bas, brodé d’un initial. Le sien.

En transit entre deux pays, tout juste quatre sous en poche après avoir pris ses billets, il avait passé la nuit de bancs en chaises dans le hall d’une gare, dont il soupçonnait une entrée magique au vu du nombre d’adeptes de coutumes vestimentaires étranges croisés.
Sa correspondance lui octroyant quelques heures avant le prochain saut dans un train, il avait tenté de les utiliser pour se reposer un peu, en vain. L’activité nocturne de la gare laissait peu de place au calme et bien que fatigué, il ne parvenait pas à trouver le sommeil.
Se derniers jours avaient été sous le joug d’une frénésie d’écriture où l’adrénaline prenait le pas sur tout : fatigue, besoins, envies, raisons. Il avait passé des heures enfermé, accompagné par le seul crissement de sa plume à coucher sur papier des pensées qui n’avaient cessé de hurler dans son esprit. Et désormais, apaisé et vide, il glissait vers d’autres horizons pour revenir à une existence plus physique.
Après avoir joué les réfugiés sur le sol froid un long moment – tous les bancs étant alors prisés pour je ne sais quel engouement – il avait capitulé pour sacrifier les quelques pièces qui traînaient au fond de sa poche en échange d’un café dans l’un des troquets de la gare. Après être entré, le barde se percha sur l’un des tabourets, en marge du reste des clients, avec pour seul compagnon, un homme plongé dans un livre suffisamment passionnant pour être tenu à l’envers. Ravi de cette compagnie peu dérangeante, il nota que pour une fois, il n’avait aucunement envie d’engager quelconque conversation avec les locaux, lui qui montrait habituellement beaucoup de curiosité pour les pays qu’il traversait. L’âge peut-être, lui indiquait tout bonnement qu’il tenait moins la fatigue de l’exaltation. Il sourit à cette idée et contempla son reflet dans l’un de ses immenses miroirs dont les bars s’entêtent à orner leur intérieur. Offrant l’image d’un homme qui avait beaucoup voyagé et peu dormi, il nota qu’il n’avait pas l’air aussi fatigué que ce qu’il l’était. Bien qu’on devinât quelques ombres sous ses yeux et qu’il fût plus pâle que d’ordinaire. A défaut de tenir correctement la distance, il pourrait toujours faire illusion.

Le menton au creux du poing, il contemplait les voyageurs pressés qui cherchaient leurs quais, alors que les volutes du café commandé lui envahissaient les narines en procurant un bien être que seul le breuvage savait rendre à ses courtes nuits. Depuis combien de jours n’avait-il pas dormi confortablement dans un lit ? Il ignora le décompte d’un haussement d’épaule avant de se satisfaire de ne pas regretter cet inconfort, rassuré par sa nette préférence pour la liberté, dusse-t-elle consumer quelque peu ses os.
C’est après avoir usé des yeux les passants et leur avoir inventé mille vies, qu’il coula un regard vers son voisin. Amusé par la situation d’un homme simulant un intérêt farouche pour un livre qu’il ne lisait pas, le barde s’interrogea sur l’activité du client. Souriant doucement, il envisagea que celui-ci apprenne à lire à l’envers, avant de se demander s’il dormait derrière l’ouvrage. De là où il était, le barde ne distinguait pas ses yeux. Il supposa ensuite qu’il espionnait quelqu’un et se perdit dans les dédales de son imagination, prêtant quelques relations étranges aux autres clients. Quelques vers à propos d’une lecture fabulatrice s’égarèrent dans son esprit et il se pencha pour attraper un carnet et les y noter. C’est probablement là que narcisse fit son entrée dans le champ de sa vision. A porté de ses yeux baissés, le sac entrouvert de l’homme laissait glisser quelques secrets dont il décida de s’amuser de la coïncidence, plutôt que de s’en effrayer. Juste un nom. En tout petit.


Il le considéra comme un signe de chance, fatigué de voir en chaque rencontre magique, le signe d’un échec de sa part. Le petit « S. Shepherd » lui arracha un sourire. La vue d’une première page, une bouffé de fierté. Il envisagea brusquement d’aller acheter la Gazette pour le plaisir de laisser glisser ses yeux sur les pensées de sa soeur. La curiosité l’emporta alors qu’il se penchait plus encore vers l’homme dont le journal dépassait du sac. La Gazette, repliée sur elle-même, emballait un objet visiblement précieux si l’on en jugeait par la précaution avec laquelle il avait été ficelé dans son papier de fortune.

Essayant de lire entre les ficelles qui maintenaient l’emballage en place, il commença par noter la date et la mention édition spéciale, tout en haut de page. Il s’agissait d’une ancienne édition du mois précédent. La photo comme le titre étaient masqués de par la manière dont avait été replié le journal et Ezio étira le cou pour tenter de déchiffrer un bout d’article.

Le ton mordant lui était familier, le sujet en revanche l’intrigua. La colonne qu’il lisait retraçait le parcours du ministre et il s’interrogea sur la nécessité de pointer le CV de Strogov en première page de la Gazette. Une pointe de soupçon s’insinua alors sur les raison d’un tel choix.
Ayant abandonné toute tentative de discrétion il pivota pleinement sur son tabouret et tapota le bras de l’homme qui simulait toujours sa lecture.

- Excusez-moi, je peux jeter un oeil à votre journal ?

L’homme leva vers lui de grands yeux ronds puis secoua la tête et referma son sac prestement.

- Ce n’est pas un journal, c’est privé ! Lança l’autre en réponse, affolé par les potentielles conséquences de son imprudence.

Et comme s’il s’attendait à voir débarquer des Aurors dans le bar pour lui faire payer son irrespect du code du secret, il jeta quelques regards affolés, abandonnant l’ouvrage sur la table. Plus intrigué désormais par la Gazette que par le livre, Ezio renonça à en percer le secret et se glissa vers l’homme qui semblait vouloir se lever pour lui murmurer quelques mots.

- Je suis prêt à payer les noises nécessaires pour la Gazette.

Il appuya volontairement sur le mot noises, espérant premièrement que l’homme comprendrait le message mais également qu’il ne les lui demanderait pas, car il ne les avait point.

L’homme poussa un soupir rassuré et offrit un sourire complice au barde.

- Oh c’est une vieille édition du mois dernier vous savez. J’ai juste emballé le coussin enchanté pour ma cousine. J’avais peur qu’on ne l’entende chantonner à travers mon sac, il refuse de se taire… alors, j’ai mis plusieurs couches. Expliqua-t-il sur le ton de la confidence.
- J’aimerais juste jeter un oeil à la première page, reprit le barde, obstiné. Vous pensez que cela aura une incidence sur le son ? Ne put-il s’empêcher de sourire.

Avec précaution, l’homme sorti l’objet qu’il posa sur ses genoux et en extirpa la première pellicule de protection. Il tendit alors la une du 21 août au barde dont les yeux se perdirent sur le titre dans un froncement de sourcils.


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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Mer 30 Aoû - 23:07

Joachim avait veillé jusque tard dans la nuit. Depuis le mois de mai, le cycle de ses jours et de ses nuits s'était distendu, et en ressemblait plus à grand chose. Sa vie toute entière s’effilochait et parfois, il avait, comme seule image de lui-même, un grand roux qui tentait désespérément de retenir son existence au creux de la main mais qui ne pouvait pas l'empêcher de s'échapper dans tous les sens. Quand il essayait d'en retenir un fragment, c'était pour mieux laisser échapper d'autres filaments avides de liberté.

Il avait fini par rallier son lit, s'engloutir dans son plaid et se laisser embarquer pour une autre de ces nuits au sommeil agité.

Son instinct, exacerbé, était venu le titiller jusqu'au beau milieu d'un rêve, aux couleurs de course-poursuite, de forêt sombre et de hurlements. Il s'en extirpa avec un sursaut, tous les sens en alerte, la main sur la baguette. Quand bien même sa magie était plus erratique que jamais. Ses yeux s'ouvrirent sur... le visage de Saoirse, à deux centimètres du sien. A deux doigts de faire...quelque chose. Impossible à définir, mais, c'était certain, ce quelque chose ne lui aurait pas plu du tout.

« Sir...? », grogna-t-il.
« Parfait, tu es réveillé !»

Il y avait une drôle d'émotion dans l'air.
Sans qu'il ait le temps d'affiner la sensation, Saoirse lui mit entre les bras une pile de vêtements surmontée d'une bouteille de jus de citrouille et d'un sandwich au bacon.

« Dépêche ! Il faut qu'on soit partis dans cinq minutes. On doit être les premiers. Tu as toujours l'appareil photi qu'on avait déniché aux puces ?»

Et Saoirse de continuer de solliloquer quand Joachim essayait de se souvenir de combien faisait deux plus deux, tout en enfilant kilt, chemis et chaussettes sans grand souci de pudeur.
Saoirse était surexcitée. Mais rien à voir avec une veille de match ou d'un truc euphorisant. Non, c'était... c'était...
Mordant à pleine bouche fans son sandwich - il avait une faim de loup (ahah) -, il lui lança, la bouche pleine :

« Quechquichepache, exjactement ? »

Joachim était de plus en plus perplexe face à cette Saoirse survoltée qu'il prenait à sautiller dans sa chambre en battant des mains.
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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Jeu 31 Aoû - 14:04

Lundi 21 aout, au saut du lit. Trop tôt, le saut.

Saoirse était une jeune femme prévoyante, qui aimait être parée à toute éventualité. Si destruction du monde, il devait y avoir, elle serait probablement du genre à faire sortir tout un kit magique du bout de sa baguette. Elle aimait anticiper les choses, prévoir et se tenir prête.
Aussi, y avait un code pour chaque urgence.

Un code pour Beth quand elle se faisait larguer : l’arrivée d’un hibou blanc massif avec des yeux version droopy qui vous donnait immédiatement le ton et qui transportait une enveloppe étincelante qui criait elle-même au secours. Radical, bien que légèrement embarrassant en cas de réunion.
Un code pour les rendez-vous avec Joachim à travers leurs cartes de chocogrenouilles ensorcelées qui transmettait les messages le splus fous en un éclair.
Quant aux urgences les plus graves (familiales et professionnelles), elles étaient traitées à l’aide des patronus messagers. (Bien entendu, il avait fallu envisager d’adapter la situation pour Ezio, mais, dans un élan de facilitation extrême, ce dernier semblait trouver que rien n’était jamais urgent. Pas même lorsqu’on était estropié par une grosse bestiole. Bref)

Aussi, lorsqu’une lumière irradiante emplit sa chambre de Skye (oui, elle squattait ce soir-là chez ses parents, persuadée qu’on avait tenté de pénétrer dans son appartement, néanmoins nous traiterons sa paranoïa plus tard) elle s’éveilla dans un sursaut alors que son cœur manquait un battement.
Le cheval lumineux la fixait au-dessus de son lit et bientôt, une voix qu’elle reconnue immédiatement raisonna dans la chambre.




Habillée et coiffée d’un tour de baguette, la jeune femme s’engagea dans la cheminée en moins d’une minute après avoir reçu l’information. Il lui restait donc moins de 10 minutes avant que les autres ne soient informés. Par les autres, entendre la presse en général. Son indicateur avait eu la bonté de lui laisse un peu d’avance. Oui, favoritisme pur et dur. Et alors ?
Alors qu’elle jetait la poudre de Cheminette au sol, son esprit échafaudait plans sur plans et organisait en chaîne un emploi du temps précis de l’utilisation de ces 9 minutes.  En trame de fond, elle envisageait les conséquences d’une telle nouvelle : « Strogov retrouvé mort. Tu as dix minutes. »
Mort. Si elle n’avait jamais eu d’affection particulière pour le vieux bonhomme, elle devait avouer qu’un tel bouleversement ne laissait pas de marbre. Nul doute que la communauté sorcière allait en être fortement impactée. Ce n’était pas la première fois, certes, mais généralement, la période qui suivait un tel acte n’était pas des plus confortable. Et par les temps qui courraient… Son esprit s’attarda sur le visage d’Alieksandre Menroth et elle se refusa à envisager quoi que ce soit.
Elle avait besoin d’être efficace et de récolter le plus d’éléments possibles avant que les autres ne débarquent. Pour cela, il lui fallait ses deux mains, mais aussi deux autres, pour les photos.
Elle déboula dans la pénombre d’une pièce qu’elle traversa dans une discrétion discutable et ouvrit la porte de la chambre avec vivacité. 8 minutes environ.
D’un coup de baguette, elle fit venir à elle les quelques vêtements qui trainaient ça et là, et du frigidaire, quelques ingrédients qu’un sortilège associa en sandwich.

Elle jeta un œil à l’homme qui dormait. Pourquoi paraissaient-ils tous plus jeunes endormis ? Plus vulnérables aussi… quand ils faisaient les zouaves à jouer les durs dans la journée. Souriant avec tendresse à son ami de toujours, elle eut moins de regret à réduire sa nuit en le voyant s’agiter. Un autre cauchemar, très probablement.

D’un bon, elle se percha sur le lit et entreprit de le secouer.

- Kim, faut que tu m’aides, réveille-toi!

Rien.

Soupirant, elle réitéra sa bousculade, plus vivement.

Il grogna et se retourna dans son sommeil.

6 minutes trente.

Elle tira violement sur le plaid, sans parvenir à faire bouger Joachim.

Par Merlin ! Quel sommeil !

- Debout, debout !!! Code Moutarde ! Claironna-t-elle à son oreille.

Il renifla et la repoussa.

5 minutes et des brouettes. Ok, aux grand roux les grands remèdes.

Se penchant sur lui, elle avança prudemment la main pour lui boucher le nez. Radical pour réveiller un type. Notamment après une cuite. Testé et approuvé sur quelques exemplaires du genre masculin qu’elle ne citera pas pour préserver leur anonymat comme leur dignité.
Alors qu’elle s’apprêtait à mettre sa brillante idée à exécution, il ouvrit brusquement les yeux et il se trouvèrent nez à nez.



Moins de 6 minutes plus tard, ils se trouvaient tous deux dans l’entrée du Ministère où les chuchotements des employés et la présence des Aurors jetaient un voile opaque sur l’ambiance habituelle.
Des yeux, elle chercha son père.
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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Jeu 31 Aoû - 20:30

Ses yeux s’ouvrirent sur le plafond de sa chambre et se refermèrent aussitôt. A travers le volet de bois filtraient les rayons du soleil, et l’un d’eux venait tomber sournoisement juste au niveau de ses iris. Il pivota sur son matelas pour faire face au mur et échapper à l’agression lumineuse, ouvrit les paupières une seconde fois.

Des bribes de rêve étaient encore accrochées à ses cils, sans qu’il ne parvienne à saisir tous les fragments. Il trouva néanmoins quelques éclats oniriques, flottant encore à la surface de sa mémoire. Roches brunes, écume, ressac tranquille des vagues. Et alors qu’il plongeait le visage sous la surface, une silhouette blanche, dansant dans l’immensité aqueuse. Beluga.

Un fin sourire vint animer son visage encore engourdit de sommeil. Le rêve avait été d’une simplicité sans pareille. Et pourtant, il en retirait une sensation de calme qui ne semblait pas vouloir s’estomper avec le temps.

Il pivota à nouveau, en direction cette fois de son réveil, dix heures et sept minutes. Dans le silence de la chambre, l’appareil égrenait inlassablement ses tics et ses tacs. Il avait fallu à Milo un temps considérable pour s’habituer à ce bruit régulier qui emplissait la pièce. Mais il était hors de question pour lui de revenir à l’ancien modèle électronique qu’il avait remplacé. Magie et technologie ne faisaient pas bon ménage, et il savait parfaitement laquelle des deux options il préférait privilégier.

C’est le bruit typique d’un transplanage qui acheva de le réveiller complètement. Le craquement reconnaissable entre mille le fit sursauter. Il se redressa subitement, s’empêtrant dans les draps alors qu’il essayait de saisir sa baguette dans le tiroir de sa table de chevet. Il finit par s’extirper de la masse de textile pour saisir l’objet, dont il pointa l’extrémité sur un visage hilare qui était loin de lui être inconnu.

- Futur auror, hmm ? Va falloir travailler tes réflexes. Ou te décider à dresser des protections autour de chez toi. Ou alors tu peux complètement envisager une reconversion et te lancer dans la danse aérienne sur tissu. De ce que je viens de voir, tu as un talent certain.

Milo se laissa retomber sur le matelas dans un grognement.

- Ta présence est toujours aussi appréciée, surtout quand tu débarque directement dans ma chambre sans prévenir.

- Tu peux râler tout ce que tu veux, je sais que je t’ai manqué.

- Cause toujours. Qu’est-ce que tu veux ?

Le visage de Septem retrouva un peu de sérieux à la question de Milo.

- Strogov s’est fait tuer pendant la nuit, ça va encore être un joyeux bordel...
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MessageSujet: Re: La malédiction de la Gorgone    Ven 1 Sep - 21:19

lundi 21 aout, 09h30 pm
un pub magique peu recommandable quelque part dans Belfast



« Hey Coyle ! Tu connais pas la dernière ! »

A peine Nigel avait-il posé un pied dans la pièce bondée que la harpie lui sautait à la gorge. Klamidia jubilait, c'était visible, elle gigotait sur son perchoir, émoustillée par l’idée de colporter la nouvelle. Elle savait, bien sûr, que le vampire n'avait pas eu le temps de s'informer des évènements de la journée passée, c'était bien pour cela qu'il était là à peine la nuit tombée : pour glaner des informations. Nigel aurait pu parier un galion d'or qu'il n'était ni le premier ni le dernier à qui elle ferait le coup ce jour. La nouvelle devait être d'importance, et probablement peu glorieuse en considérant l'excitation de la harpie. Celle-ci sautillait sur place, jubilant comme une enfant humaine l'aurait fait à l'annonce d’une visite prochaine au zoo (bien que Nigel ne porte plus ces lieux dans son cœur depuis sa dernière excursion).

« Je n'ai pas ce plaisir, en effet. » confirma-t-il comme elle attendait visiblement cette réponse pour daigner énoncer ses informations.

Comme attendu, Klamidia ne se fit pas prier. Elle se pencha un peu vers Nigel, comme si elle lui faisait la faveur d’une confidence et parla à voix basse :

« C’est le ministre de la magie. Il s’est fait dézinguer. » Son excitation s’accentua encore tandis qu’elle sautillait comme si elle essayait de s’approcher de son auditeur malgré l’impossibilité technique lié au perchoir. Ses dernières paroles furent énoncées à voix haute sans la moindre pudeur : « Il a été pétrifié ! ».

La harpie partit dans un éclat de rire nasillard. Manifestement, cela lui plaisait grandement de colporter une telle nouvelle, fusse la dixième fois de la journée. Un courant d’air glacé sembla descendre le long de son dos tandis que Nigel prenait conscience de ce que la harpie venait de lui révéler. Ici, on ne portait guère les sorciers et surtout le ministère de la magie dans les cœurs, néanmoins certains avaient conscience que le ministère leur était nécessaire, même si des changements seraient bons dans certains domaines. L’assassinat d’un ministre, ce n’était pas rien, même si l’on n’éprouvait rien à son égard.

« Pétrifié ? » répéta Nigel, pour une fois en mal de mots.

« Ouais, ouais, ouais ! Tiens regarde-moi ça ! »

Elle lui désignait un exemplaire de la gazette du sorcier laissé à l’abandon sur une table. L’article en première page ne manquait pas de relater l’évènement. Inquiet autant qu’avide d’informations, Nigel s’en empara pour le lire, tout en s’éloignant de la harpie trop bruyante à son goût. Celle-ci ne s’occupait déjà plus de lui : elle venait de trouver une autre victime. Il faut dire que c’était l’heure d’affluence pour le monde de la nuit.

Nigel s’installa à l’écart et parcourut les lignes, suivant l’invitation à tourner les pages pour plus d’informations. Le ministre s’était donc vu pétrifié dans son propre bureau. Immédiatement, Nigel pensa à une gorgone. Il ne savait trop quoi penser d’autre, si ce n’est que les créatures magiques pouvaient bien craindre quelques ennuis. Voilà qui était fâcheux.
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La malédiction de la Gorgone
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