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Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
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Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

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 Les secrets du chaudron - avec Demelza

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MessageSujet: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mer 28 Juin - 16:01




Voilà une histoire des plus contrariantes. Nigel était d'une espèce sédentaire, plus par contrainte que par choix conscient. Il lui était difficile de s'éloigner de son territoire habituel pour la bonne et simple raison que cela réclamait une organisation et une logistique réfléchies. Mais ne ferait-on pas pour un ami ?

La potion Revenfeu était non seulement illégale mais de plus particulièrement compliquée à obtenir car nécessitant un savoir faire plus avancé que la première potion venue. C'était cependant un puissant psychotrope aux effets que Nigel préférait ne pas essayer mais dont il avait entendu quelques anecdotes propres à faire rêver… ou à vous glacer le sang, selon vos préférences. D'après l'ami en question, cette potion lui était ab-so-lument nécessaire et il ne faisait confiance à personne d'autre qu'à Nigel pour se la procurer, raison pour laquelle, malgré les complications que cela engendrait, le vampire n'eut d'autre choix que de se déplacer. Il était à noter, cependant, que cette commission allait coûter une petite fortune à son client. Ami ou non, Nigel n'avait pas l'intention de lui faire cadeau de tout ceci. Il l'était d'autant moins que les nuits de cette période sont les plus courtes de toute l'année, réclamant donc des précautions et une minutie particulièrement attentives.

Pour commencer, Nigel avait dû chercher le ou la sorcier(e) capable de concevoir la mixture, non seulement capable mais également favorable, le tout sans en référer aux autorités. Ayant obtenu un nom se trouvant à Londres, il lui avait fallut prendre contact, afin de s'assurer de la possibilité d'une transaction. Pour plus de sécurité, les hiboux pouvant sans mal être interceptés, Nigel devait faire le déplacement, et donc convenir d'un rendez-vous.

C'est donc ainsi que, à 11h30 p.m. très précise, Nigel se présenta à la porte dérobée du magasin de potion, indiquée par miss Worpel afin de maintenir la discrétion, et y toqua trois coups brefs. Comme convenu, il apportait avec lui l'ingrédient le plus rare de la recette (fourni par son ami et client) car il était peu évident de s'en procurer. Certes cela obligeait Nigel à demeurer plusieurs jours sur place le temps que la potion soit conçue mais ainsi son prix diminuait de moitié.

D'un coup d’œil, il s'assura que personne ne se trouvait dans les environs. Heureusement, le recoin était discret et aucuns des sens développés de Nigel ne lui rapporta la moindre présence. En revanche, il entendait nettement derrière la porte les pas de la personne qui venait lui ouvrir. L'instant d'après, la porte s'ouvrait bel et bien, révélant une jeune femme à la couleur de cheveux étonnante.

Nigel se glissa silencieusement à l'intérieur avant de se permettre de la saluer.

« Bien le bonsoir, miss Worpel. J'espère ne pas vous avoir fait attendre. Tout est-il prêt comme convenu ? »
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mer 28 Juin - 18:26

Il n’était absolument pas rare que je reçoive encore mes anciens clients dans ma boutique. Cela faisait à peine un mois depuis l’ouverture et j’avais déjà revu bon nombre d’entre eux. La plupart étaient inquiets, persuadés que mes anciens produits seraient retirés de mon marché, ou bien que le caractère légal de ma boutique me pousse à dénoncer ce genre de clients. Mais il n’en était rien. Ma décision d’officialiser mon commerce n’avait rien à voir avec ce que je vendais. Certes, mes ventes étaient bien plus diversifiées désormais, puisque je ne vendais plus seulement des poisons ou divers psychotropes. Désormais, ce qui constituait 80% de mes ventes avait des vertus médicales diverses.

Tout cela ne m’empêchait donc en rien de continuer mon commerce de l’ombre. En dessinant les plans de la boutique, j’avais d’ailleurs pensé à tout : il se trouvait un couloir secret dans l’arrière-boutique menant directement à un escalier souterrain qui rejoignait une pièce sombre, presque identique à la boutique elle-même, en version réduite. Là, se trouvaient des chaudrons bouillonnants, divers ingrédients illégaux et un bon nombre de mixtures déjà prêtes à l’emploi. Je recevais parfois ici, parfois en haut dans l’arrière-boutique, évitant de préférence tout contact avec la boutique officielle. Il s’agit là de me protéger d’abord, mais aussi de protéger les clients.

En revanche, c’était la première fois que j’avais un client vampire. Je dois l’avouer, une certaine appréhension mêlée à de l’impatience m’habitait. J’avais déjà connu des vampires évidemment, à Poudlard même ! Mais cela faisait bien longtemps que je n’en avais pas vu. A moins que je ne m’en sois pas rendu compte ou qu’il l’ait très bien caché. Je m’étais alors demandé si tous les vampires étaient comme celui que j’avais connu à l’école. Seth Cullen. Si mes souvenirs sont bons, j’avais même craqué sur lui, juste après mon histoire dévastatrice avec Mark. Son frère Liam se moquait assez fréquemment de notre « amitié » et j’étais toujours terriblement gênée en sa présence. Je n’avais pas eu de nouvelles ces dernières années et n’avais pas spécialement cherché à en avoir.

Bien, c’est prêt. Il ne manque plus que le vampire.

Je jetai un regard furtif vers l’horloge. 11h25. Il ne devrait plus tarder maintenant. J’avais fermé la porte de la boutique et congédié les employés depuis plus de trois heures maintenant, temps que j’avais consacré à entretenir cette potion que je préparais depuis que j’en avais eu la commande. Lorsque l’on reçoit un client comme lui, il ne faut pas s’étonner à veiller tard le soir. Mark se débrouillerait parfaitement bien avec Amy, comme il le faisait depuis plus d’un mois désormais. Je n’étais définitivement toujours pas prête à devenir une maman modèle, même depuis que j’étais passée entre les mains d’Abygail Chevallier, et que j’avais gagné cette magnifique teinture violette. Je me demandais d’ailleurs combien de temps elle allait tenir.

Je me trouvai dans les escaliers pour rejoindre la porte de derrière lorsque trois coups s’abattirent sur cette dernière. C’était probablement mon client ténébreux. Je pressai donc le pas et montai les marches deux par deux, je ne voulais pas le faire attendre et perdre un client si précieux. Détachant négligemment mes cheveux bouclés couleur lavande, j’ouvris doucement la porte afin de le laisser entrer avant que qui que ce soit ne le remarque dans la ruelle. Normalement, il n’y avait aucun danger, mais nous n’étions jamais trop prudents. Surtout qu’il allait devoir rester dans le coin au moins encore deux jours, le temps que la potion ne parvienne à maturation totale. J’attendis d’avoir bien refermé la porte et tous les loquets pour enfin me tourner vers lui.

- Bonsoir, répondis-je d’une voix douce. Tout est prêt, en effet. Il ne manque que le plus important. Que vous avez apporté, n’est-ce pas ?

Lui intimant de me suivre, je longeai le couloir sombre sur quelques mètres pour rejoindre la porte en bois vert derrière laquelle se trouvait l’escalier qui nous mènerait directement au laboratoire clandestin. Je descendis les marches légèrement éclairées par des chandeliers épars, tout en jetant des regards furtifs à mon client. Quel âge pouvait-il bien avoir au juste ? Physiquement, il me semblait avoir la trentaine et n’était pas désagréable à regarder. Une fois en bas, je lui indiquai le chaudron dans lequel sa potion était encore en train de mijoter. Encore quelques minutes à feu doux puis nous devrions ajouter l’ingrédient manquant.

- Puis-je la voir ? demandais-je, espérant qu’il comprendrait que je faisais allusion à notre ultime ingrédient.

En attendant qu’il me le présente, je vins débarrasser délicatement une paillasse afin d’y installer un chandelier magique et particulièrement puissant qui me permettrait d’observer l’ingrédient et de déterminer si cela allait coller.

- C’est pour vous cette potion ? m’enquis-je, sachant pertinemment que je faisais preuve de plus de curiosité que d’habitude. Client vampire oblige !
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Sam 1 Juil - 8:38

L'ingrédient était là, dans la poche de Nigel. Celui-ci posa une main précautionneuse dessus et acquiesça : il l'avait bien en sa possession et avait veillé à le transporter avec toutes les attentions qu'exigeait le produit. Sur l'ordre de la propriétaire des lieux, ils gagnèrent le cœur de l'antre. Il régnait en ces lieux une atmosphère toute singulière. Les senteurs de potions variées, de divers ingrédients odorifères et des différents matériaux présents se mélangeaient en un parfum des plus inédits. L'endroit respirait le secret, le doux murmure des potions en train de mijoter ajoutait à l'ambiance feutrée que la pénombre enveloppait de son manteau de secrets.

L'ombre d'un sourire passa sur le visage de Nigel. Le vampire savait pertinemment comment la société de ses semblables était perçue, néanmoins les sorciers n'avaient parfois rien à leur envier. Cette pièce même était la preuve que les vampires n'étaient pas les seuls êtres mystérieux existant. La pièce était petite, la parcourir du regard fut rapide, et s'imprégner de son atmosphère ne fut pas plus long. Nigel en avait déjà fait le tour lorsque miss Worpel demanda l'ingrédient manquant.

« Bien sûr. » s'empressa-t-il de répondre.

À pas comptés, Nigel s'approcha du plan de travail que la jeune femme débarrassait dans le but d'accueillir l'objet. Il sortit alors de sa poche l'épais paquet dans lequel la corne d'éruptif avait été empaquetée afin que nul accident ne survienne. Le tout posé sur la table, Nigel répondit à la question de la sorcière.

« En aucun cas. Je ne suis que le messager. »

Le régime du vampire excluait toute autre sorte d'alimentation que le sang humain. De temps à autres, une entorse était certes nécessaire, mais cette potion n'était pas de celles-ci. Un sang alcoolisé avait déjà des effets désastreux sur son organisme, que penser alors d'un tel psychotrope ?

Tandis que la sorcière observait la corne, Nigel l'observait elle. Les crocs ne font pas le vampire, disait un vieil adage dont la justesse n'était plus à prouver, pourtant il était toujours étonnant de constater sa véracité. En dehors de ce laboratoire, miss Worpel aurait pu se glisser dans n'importe quel lieu sans sembler y dépareiller, à quelques exceptions près, naturellement, et l'on imaginait mal cette jeune femme se livrer à un commerce illégal. Miss Worpel était de ces femmes prenant soin de leur apparence : maquillage, verni, garde robe élégante. Sans oublier cette teinte singulière de cheveux. C'était là le seul détail dépareillant et Nigel se demanda un instant si une histoire se dissimulait sous ces boucles lavande.

Le temps n'était pas aux discussions de ménagère, cependant, et l'inspection faite Nigel en revint à l'affaire qui les occupait. Les mains à plat sur la table, il se pencha légèrement sur la corne.

« Est-elle satisfaisante pour l'usage que vous en aurez ? »
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Sam 1 Juil - 21:09

L’ingrédient manquant et qu’il avait apparemment bel et bien pensé à rapporter n’était pas des plus sûrs. Au moindre pas de travers ou manipulation hasardeuse, il risquait de nous exploser entre les doigts, entrainant probablement nos têtes avec. D’ailleurs, un vampire survivrait-il à ce genre de blessure ? Se retrouver avec la tête partiellement explosée ? Probablement. En ce qui me concernait, j’étais bien moins certaine de m’en sortir. Et vu la rareté de l’ingrédient, mieux valait prendre toutes nos précautions. Voilà pourquoi j’avais installé la paillasse de façon à accueillir la corne comme il le fallait afin d’éviter tout choc.

Je laissai Nigel la déposer délicatement avant d’enfiler des gants pour la manipuler. Il ne s’agissait bien évidemment que d’un fragment de corne, étant donné qu’une corne d’Éruptif pouvait s’allonger à plusieurs dizaine de centimètres et était capable de transpercer n’importe quelle matière. J’avais donc entre les mains la partie pointue de la corne. Pour la potion dont avait besoin mon vampire de client, j’allais devoir en réduire une certaine partie en poudre. En général, c’était d’ailleurs la poudre qui était utilisée pour les potions et j’avais toujours trouvé cela extrêmement barbare d’aller directement couper les cornes de ces animaux. Le pire, c'est que cette pratique, bien que mal vue, était tout à fait légale, tout comme le commerce des cornes, bien qu’il fût très surveillé et je ne voulais rendre aucun compte. Voilà pourquoi nous étions ici, dans le laboratoire caché de ma boutique.

- Voyons cela tout de suite !

Alors que j’observai la corne avec une loupe magique qui flottait dans l’air, j’entrepris de continuer  ma discussion avec le vampire. Son histoire me rendait folle de curiosité même si je n’osais pas réellement poser toutes les questions qui me trottaient dans la tête. Ainsi, il n’était que messager ? Et on lui faisait confiance pour transporter une corne d’Éruptif, qui valait extrêmement cher et qui était très rare, afin de concocter une potion ? Je me demandais qui pouvait avoir une telle confiance en lui ou bien qui était assez important pour ne pas se déplacer soi-même ? Je découvrirais peut-être réponses à mes questions dans les jours à venir, ou non.

- Je vois, commençai-je, pour finalement m’interrompre soudainement et me redresser, les sourcils froncés et l’air contrarié. Je crois qu’on a un souci.

Afin de confirmer mes doutes, je vins me saisir d’un livre ancien sur une étagère pour retrouver un passage sur les Éruptifs et leurs fameuses cornes. J’observai la photo. Il était difficile de comparer étant donné que je n’avais qu’un morceau à disposition mais j’étais presque persuadée qu’il ne s’agissait pas du tout d’une corne de cet animal. Rapidement, je tournai les pages afin de trouver quelque chose sur les dragons, car la corne qui se trouvait sur ma paillasse me faisait plus penser à celle d’un de ces animaux, plutôt qu’à celle d’un Éruptif. Néanmoins, je n’avais pas la science infuse ni l’habitude de manipuler ces cornes. Mieux fallait vérifier.
Enfin, je tombai sur la bonne page.

- Le Cornelongue Roumain, annonçai-je simplement avant de tourner le livre vers Nigel. Ce bout de corne provient d’un de ces dragons et non pas d’un Éruptif.

Avec un morceau de corne plus long, j’aurais évidemment pu me rendre compte de l’absence de spirales, qui sont caractéristiques des cornes d’Éruptifs. Je ne savais pas où son « ami » s’était procuré cette corne, mais il s’était clairement fait avoir. Certes, cette corne valait très cher elle-aussi, étant donné que cette espèce s’était retrouvée en voie de disparition, mais elle ne convenait absolument pas à la fabrication de la potion demandée ici.
Après quelques secondes, je refermai le livre d’un coup sec pour le poser non loin du morceau de corne, que je me mis à observer de nouveau. Je ne savais pas comment nous allions finir notre potion, mais cette corne de Cornelongue m’intéressait indubitablement pour le reste de mon commerce.

- Impossible de terminer la potion, lançai-je, fataliste. A moins que vous ne connaissiez un éleveur d’Éruptifs disponible à minuit passé.

Ah le sarcasme, cela faisait longtemps ! Il était évident qu’un tel éleveur n’existait pas, les Éruptifs vivant en liberté dans la savane Africaine. A vrai dire, en y repensant, il y avait bien un Zoomagique dans Londres mais il était fermé et bien évidemment, même si j’attendais demain matin pour aller y faire un tour, il était interdit d’y prélever des cornes d’animaux. Les seuls cas où nous étions autorisés à prélever des morceaux ou de la poudre, c’était à des fins strictement médicales. Et les cornes d’Éruptifs ne servent jamais pour ça. En général, c’était plutôt pour des bombes, donc bon.

- Le reste de la préparation risque de ne plus convenir si on la laisse mariner trop longtemps, expliquai-je doucement en parlant avec les mains. Et d’ici 24h, elle sera probablement foutue, sachant qu’elle prend déjà deux jours à préparer avant l’ajout de la corne et deux autres jours après.

Je passai une main derrière ma nuque, légèrement confuse devant cette situation. Je me dis qu’il avait probablement fait le déplacement pour rien et vue la quantité d’ingrédients que j’avais perdue dans ce chaudron, j’allais devoir lui demander le payement prévu alors qu’il repartirait sans sa potion.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mar 4 Juil - 20:29

À l'expression qu'afficha la sorcière, Nigel comprit vite que quelque chose n'allait pas, et il n'aima pas. Miss Worpel confirma aussitôt ses doutes. La corne ne convenait pas. Bien qu'il ne sache pas encore pourquoi, le vampire en fut aussitôt ennuyé. Son voyage avait été soigneusement planifié et lui avait coûté une belle somme d'argent pour lui permettre d'évoluer avec toute la sécurité que ses faiblesses exigeaient car, comme il avait protégé la corne avec beaucoup de précautions, il avait également veillé à sa propre intégrité. Inquiet, il suivit l'apothicaire des yeux, espérant que ses doutes ne soient pas confirmés.

Malheureusement, si. La corne d'éruptif n'en était pas une, comme le prouvait le livre ouvert sous ses yeux. La colère gagna Nigel qui dû se retenir pour l'empêcher de s'exprimer. Le mécréant ! Ce coup-là, il ne l'emporterait pas dans sa tombe ! Étant donné la nature délicate et susceptible de la marchandise, il n'avait pas voulu ouvrir le paquet, préférant conserver son intégrité afin de le garder en sécurité. Ce faisant, il avait accordé sa pleine et entière confiance à son client quant à la conformité de la marchandise, mal lui en avait pris... Une seconde.

Nigel respira. Non, ce n'était peut-être pas sa faute après tout. Lui aussi s'était peut-être fait avoir. Le contrebandier qu'il était enrageait cependant, et plus jamais on ne l'aurait à ce jeu là ! Il faudrait voir plus tard, pour l'heure, mieux valait réfléchir à ce qu'il allait faire dans le temps qui leur était imparti. Fallait-il mener à bien la potion ou laisser tomber ? Ce n'était pas correct vis-à-vis de l'apothicaire, et Nigel pourrait sans doute y trouver son compte au final. Il réfléchissait aussi vite qu'il le pouvait. Distraitement, il écoutait les paroles de miss Worpel. Il hocha la tête de gauche à droite.

« Non, aucun fournisseur de cette sorte ne fait partie de mes contacts » répondit-il avec plus de sérieux que la suggestion n'en faisait preuve à l'origine.

Pour se laisser le temps de réfléchir, Nigel s'empara du bout de corne de dragon qu'il avait amenée sans se douter qu'elle n'était pas ce qu'elle prétendait être. En la regardant, il s'en voulut plus encore. La différence était si flagrante. Son erreur était plus que navrante, il s'agissait d'une erreur de débutant. Sa réputation risquait d'en pâtir. Encore quelque chose que quelqu'un allait devoir payer.

« N'y a-t-il aucun éruptif dans les environs de Londres ? Un zoomagique peut-être ? Cette ville ne m'est pas familière, nous serions à Belfast et avec quelques jours de délais il ne me serait pas impossible de trouver une personne pour nous vendre une corne, mais le temps manque. »

Le regard de Nigel revint à miss Worpel tandis qu'il posait la corne sur la table. On verrait plus tard que faire de cet artefact inutile dans les circonstances présentes. Nigel pourrait lui trouver un usage, sans le moindre doute, mais plus tard. Car l'heure était à une autre urgence.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mer 5 Juil - 21:05

Je n’avais pas imaginé que le vampire se mettrait en colère. Du moins, qu’il afficherait un air plutôt énervé, bien qu’il ait évité de tout ravager dans mon laboratoire, ce dont je lui étais silencieusement reconnaissante. Finalement, c’était peut-être lui qui s’était fait avoir mais il me semblait étrange qu’il y porte tant d’importance. Je ne savais pas ce qu’il faisait « dans la vie » mais visiblement, le fait d’avoir été trompé de la sorte semblait lui poser un sacré problème. Il avait cependant répondu le plus calmement possible à suggestion, bien que rhétorique. Et par la négative, bien entendu. Pourtant, je le sentais prêt à tout pour obtenir une corne convenable dès ce soir alors que j’avais été sur le point de lui dire que c’était totalement foutu.

Je l’observai du coin de l’œil alors qu’il se saisissait de la corne. Je ne savais pas ce qu’il comptait en faire mais il faudrait que je pense à lui demander si un échange l’intéresse. Si jamais il ne souhaite pas poursuivre la potion, il pourrait peut-être simplement s’en servir pour me rembourser les ingrédients utilisés inutilement ? J’imaginais que le prix d’un bout de corne de Cornelongue Roumain valait bien celui de mes services ce soir. Bien qu’ils n’aient pas atteint leur but. Quoi qu’il en soit, nous avions environ 24h pour trouver une solution. Voire même beaucoup moins, étant donné que le vampire n’allait pas pouvoir traîner dehors après l’aube et je ne comptais pas me débrouiller seule pour régler SON problème.

J’étais de nouveau en train de feuilleter le livre afin de trouver d’autres informations sur les Éruptifs, alors qu’il revint son mon idée – plutôt blague – sur d’éventuels Éruptifs présents en ville. Dans Londres ? Eh bien comme il l’avait souligné, il y avait en effet un Zoomagique ici protégé des Moldus par un sortilège repoussoir. Comme la plupart des monuments sorciers à vrai dire. Mais il était bien évidemment fermé à une heure pareille et il nous serait parfaitement interdit d’aller y prélever de la poudre de corne d’Éruptif. Et encore moins de leur prélever une corne. De toute façon, je m’y refusais catégoriquement.

- Il y a le Zoomagique de Londres, en effet, dis-je doucement afin de confirmer ses dires. Mais il est fermé la nuit et de toute façon, il est interdit de toucher à ces animaux.

Globalement, si on décidait finalement d’y aller, nous allions enfreindre un bon nombre de lois et de règles. Après tout, la plupart des ingrédients rares ou interdits sont récupérés de cette façon, ce qui explique leur rareté justement, et leurs prix. Et la corne d’Éruptif a toujours fait l’objet d’une surveillance très poussée, comme les cornes de dragons d’ailleurs. Et je ne voulais rendre de compte à personne, surtout pas au gouvernement magique. Mais si ce vampire était prêt à enfreindre toutes ces règles pour se procurer cette corne, pourquoi pas, après tout.

- Si vous êtes prêt à risquer votre « vie », on pourrait envisager d’aller y faire un tour.

J’aurais parfaitement pu lui dire d’y aller seul mais quelque chose me donnait envie de participer à cette aventure. Déjà, son caractère totalement illégal, puis mon gout pour l’aventure. Gout que j’avais dû laisser de côté depuis que j’avais appris ma grossesse surprise. Pourtant, ce n’était pas l’envie qui manquait mais j’avais de nouveau envie de connaitre la sensation de l’adrénaline qui court dans mes veines autant que le stress de me faire attraper pour mes actions. Cela pouvait sembler légèrement immature mais je n’ai que 24 ans après tout, et si je n’avais pas été propulsée au rang de mère, j’aurais continué de me qualifier de gamine et probablement d’agir ainsi parfois.

- Par contre, je refuse qu’on coupe sa corne. On n’en tirera que la poudre nécessaire à la potion.

J’imposais certaines de mes conditions parce que j’avais un minimum d’éthique. Avant de me découvrir surdouée en potions, j’avais voulu travailler avec les animaux magiques, avec lesquels j’avais toujours eu un lien particulier. Ce n’était pas pour me mettre à les braconner ou à leur faire du mal. Prélever simplement la poudre n’aurait aucune conséquence pour l’Éruptif. Il nous suffirait de gratter légèrement la surface et la substance magique s’en dégagerait facilement. Mais encore fallait-il pénétrer dans le Zoomagique et s’approcher d’un Éruptif coopératif.

J’attendis quelques secondes que mon client me confirme son accord quant à mes conditions puis grimpai sur une échelle pour atteindre le haut de la bibliothèque d’où je tirai un immense parchemin. C’était le plan du Zoomagique, mais il datait de quelques années maintenant. Il avait peut-être changé entre temps. Je le posai à plat sur le plan de travail non loin de la corne afin de me rendre compte du périple qui nous attendait. Cela n'allait pas être simple, mais terriblement intéressant.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Jeu 13 Juil - 11:26

La question sur le zoomagique eut l’effet escompté, et même plus. Si à l’origine Nigel n’avait pas envisagé que miss Worpel l’accompagne, elle-même y semblait disposée. L’illégalité n’inquiétait pas le vampire, le danger que représentait l’éruptif était plus préoccupant en revanche, c’est pourquoi il n’avait pas songé à la participation de l’apothicaire. L’habitude d’agir en solitaire, sans doute. La présence de la jeune femme lui serait-elle profitable ou bien l’encombrerait-elle ? Il n’aurait su le dire, mais ce qui dérangeait le plus Nigel avait trait à la sécurité de la sorcière. Avait-elle songé aux risques ? Elle avait au moins songé à la santé de l’animal, car elle posa une condition à laquelle Nigel acquiesça sans la moindre hésitation :

« Naturellement. Cet acte tout illégal qu’il soit ne nécessite aucune maltraitance. »

Sa réponse devait convenir à la sorcière car elle se mit aussitôt à fouiller dans sa bibliothèque. Nigel la regarda faire sans comprendre. Que cherchait-elle donc ainsi ? Tandis qu’elle se mettait en quête d’un objet dont il ne savait rien si ce n’est qu’il apporterait probablement une aide quelconque dans l’entreprise dans laquelle ils se lançaient, Nigel considéra la bibliothèque d’un œil intéressé autant qu’étonné. Les ouvrages touchaient principalement, de près ou de loin, aux potions, ce qui était tout à fait naturel dans cette boutique. Le vampire se demanda tout de même s’il était bien sage d’entreposer ces livres ici. Ils se trouvaient manifestement dans la pièce dédiée à la conception des potions, ainsi les flammes et les divers ingrédients et liquides menaçaient sans doute la pérennité des grimoires. A moins que la sorcière n’ait pris des précautions ? Difficile à dire pour le vampire d’origine moldue qu’il était.

Finalement, miss Worpel sembla trouver ce qu’elle cherchait et regagna le sol pour poser sur la table ce qui ressemblait à une carte. Nigel abandonna alors ses considérations livresques pour s’intéresser à la trouvaille de l’apothicaire. En fait de carte, il s’agissait en réalité d’un plan. Se penchant dessus, Nigel constata grâce aux dessins (animés, comme tout sorcier le sait) qu’il s’agissait du plan d’un zoomagique, celui-là même qui les intéressait.

« Ah ! Voilà qui nous sera utile. »

Nigel étudia brièvement le plan et le chemin menant à l’enclos des éruptifs. Naturellement, celui-ci ne se trouvait pas à l’entrée, la chose aurait été trop simple. Le plan étant dessiné pour des visiteurs, aucune entrée de service n’était spécifiée. Ils n’avaient guère le temps de chercher, aussi leur faudrait-il traverser la moitié du zoomagique pour atteindre l’animal convoité. Mais avant toute autre considération, un point restait à éclaircir aux yeux de Nigel.

Redressant la tête, le vampire s’adressa à la sorcière à qui il faisait face.

« Envisagez-vous réellement de vous joindre à moi pour cette expédition ? Je peux tout à fait m’en charger seul si vous ne vous sentez pas à l’aise. Il n’est pas de raison qui nécessite que vous preniez tant de risque pour la satisfaction d’un client. »

Nigel n’avait aucunement la prétention de s’en sortir avec les honneurs en œuvrant seul, néanmoins il ne désirait en rien mettre la santé de miss Worpel en danger.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mar 18 Juil - 17:49

Satisfaite de voir que le vampire était d’accord avec moi concernant la santé de l’animal, j’entrepris de consulter le plan en détail en sa compagnie. Je remarquai, et lui aussi probablement, que les Éruptifs se trouvaient assez loin de l’entrée du Zoomagique. Et pour cause, il s’agissait d’animaux gigantesques, il leur fallait donc de l’espace et moyen d’agrandir leur lieu de vie si besoin. Loin de l’entrée donc. Du moins, de l’entrée des visiteurs. Car j’étais persuadée que bon nombre d’autres entrées du personnel devaient exister un peu partout le long du parc, ou du moins via des tunnels ou même des entrées magiques.
Malheureusement, aucune d’entre elles n’allait apparaitre sur ce plan destiné exclusivement aux visiteurs.

Les sourcils froncés et l’esprit en pleine réflexion, je relevai la tête vers le vampire qui ne semblait pas convaincu quant à ma venue sur le site. Il pensait quoi au juste ? Que je me faisais livrer tous mes ingrédients ? Pour une bonne moitié, j’achetais effectivement à des gens plus ou moins honnêtes mais pour les ingrédients illégaux ou pour lesquels personne ne veut risquer sa vie, je n’ai pas d’autre choix que de me lancer dans l’aventure. Cela faisait d’ailleurs un bon moment que je n’avais pas participé à quelque chose de la sorte et cette histoire de mauvaise corne tombait à pic : j’allais pouvoir me remettre en selle !

- Je viens, annonçai-je simplement pour répondre clairement au questionnement de Monsieur Coyle, tout en replongeant la tête dans la carte.

Il ne serait pas possible de me faire changer d’avis et j’espérai que cette réponse lui ferait comprendre cela. Je comptais venir et aucun compromis ne serait envisageable. De plus, Logan ou Hannah seraient très qualifiés pour ouvrir la boutique si jamais je n’étais pas là à leur arrivée demain matin. Au pire, l’ouverture se ferait une heure plus tard. Je ne m’inquiétais pas vraiment pour la boutique, ni pour Amy qui se trouvait entre de bonnes mains avec Mark, ni même pour ma propre vie. Mais j’aurais dû et je ne tarderais pas à le réaliser.

De toute façon, il aurait besoin de moi. Comment comptait-il entrer au juste ? Se déplacer sans être vu ? Accéder à l’enclot des Éruptifs ? S’approcher d’eux et récupérer la poudre de corne ? Il n’avait pas vraiment le choix que de me laisser l’accompagner car j’avais ici tout le nécessaire pour nous faire entrer discrètement et pour procéder à l’extraction de la poudre. Et puis, il ne savait pas quelle quantité prendre. Il n’y avait aucune raison pour que je reste ici à l’attendre, probablement pour revenir bredouille ou ne pas revenir du  tout. Évidemment, je ne lui ferais pas payer les potions que nous allions utiliser sur place, ce serait peut-être légèrement abuser de la situation.

- J’ai plusieurs potions qui nous serviront sur place, expliquai-je en fouillant dans mes étagères pour remplir un petit sac de mes trouvailles. Je vais juste en préparer une dernière.

Effectivement, quelqu’un qui ne connaissait rien en Éruptif ne pouvait pas savoir que ces animaux étaient particulièrement résistants aux sortilèges. Pas la peine de lui balancer un Stupefix pour l’étourdir et se jeter sur sa corne, cela ne fonctionnerait pas. En revanche, les potions sont particulièrement efficaces. De plus, j’ai appris avec ce métier à remplacer presque toute magie avec mes concoctions, si bien que je n’utilise plus tellement ma baguette, sauf dans de très rares occasions.
Il était donc temps pour moi de fabriquer une potion d’endormissement légère, qui serait très rapide à préparer. Alors que je jetai rapidement les ingrédients les uns après les autres dans mon chaudron dont la fumée commençait à prendre un couleur bleutée, je me rendis vers la porte pour aller chercher d’autres choses dans mon autre laboratoire. L’officiel.

- Ça sera rapide, annonçai-je en saisissant la poignée de la porte, puis, à voix plus haute en grimpant les marches : Je vais chercher deux trois choses en plus là-haut et je reviens.

Dans mon grand laboratoire, je vins cueillir une plante puis une autre, avant de finir de remplir mon petit sac de fioles en tous genres. Je préférais prévenir que guérir et donc risquer de prendre trop de potions plutôt que pas assez. Lorsque j’eus tout ce qu’il me fallait, je dévalai les escaliers pour rejoindre le vampire et mon chaudron afin d’y ajouter les derniers ingrédients. La fumée devint bien plus dense et comme pailletée, elle prit d’abord la forme d’un champignon avant de s’évaporer dans toute la pièce. Je me dépêchai de remplir le plus de fioles possible avant de fermer mon sac et de planter mes yeux dans ceux de Nigel Coyle.

- Vous êtes prêt ? Demandai-je sincèrement même s’il n’avait pas spécialement grand-chose à préparer de son côté, si ce n’était se préparer psychologiquement à enfreindre la loi.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mer 26 Juil - 21:17

Une affirmation péremptoire tint lieu de réponse à la question de Nigel. Manifestement, il était inutile de discuter ce point, miss Worpel semblait sûre d’elle.

« Très bien » capitula le vampire, à défaut d'avoir le choix.

Au moins aurait-il la conscience tranquille en l’ayant avertie auparavant. Mais peut-être, finalement, n’aurait-il rien à regretter, songea-t-il en regardant l’apothicaire planifier leur équipée, sa présence pourrait peut-être lui être utile, qui sait ?
Silencieux, Nigel observa ses gestes avec attention et un brin de curiosité, sans faire le moindre commentaire, se contentant de hocher la tête pour acquiescer alors que la sorcière se mettait déjà au travail. Sans faire de manière, Nigel s’installa sur un siège et feuilleta le livre traitant des dragons, qui était toujours ouvert sur la table, en attendant que l’apothicaire soit prête. Sur la page actuelle, la corne illustrée, jumelle de celle qu’il avait apportée avec lui mais qui ne se trouvait pas sur le museau d’un éruptif, le narguait en lui disant combien il s’était fait avoir. Le morceau de corne oublié sur la table disparut d’ailleurs dans la poche du trafiquant. Il ne savait pas ce qu’il en ferait mais il saurait sans doute lui trouver une utilité quelconque.

Comme il feuilletait plus qu’il ne lisait l’ouvrage, Nigel ne perdit rien des agissements de miss Worpel. Il relevait simplement les yeux lorsqu’elle évoluait dans la pièce, afin de s’informer sur l’avancement des travaux. L’apothicaire disparut un moment pour faire des provisions, et Nigel tira sur la chaîne de sa montre à gousset pour surveiller l’heure. Le temps avait filé, minuit était passé depuis une poignée de minutes, et le petit morceau de parchemin à côté lui indiquait qu’il ne restait au vampire que quatre heures de tranquillité avant de devoir prendre le chemin de son refuge pour échapper au soleil et à une mort aussi douloureuse que certaine. Aussi espérait-il que miss Worpel n’en avait plus pour longtemps.
Lorsqu’elle reparut, la sorcière avait les bras chargés. Deux ou trois choses, avait-elle dit… de l’avis de Nigel, il y en avait un peu plus. Fort heureusement, il ne fallut guère de temps pour que l’apothicaire en ait fini avec sa potion et soit prête à partir.

« On ne peut davantage ! » acquiesça-t-il.

En vérité, le vampire était surtout impatient. Cette histoire de corne le contrariait beaucoup et il avait hâte d’en finir avec cette potion. Il était un peu tendu, certes, mais en tous cas il était prêt.

« Je vous laisse me guider car je ne connais guère Londres et encore moins le chemin de ce zoomagique. »

Et c’est ainsi qu’ils partirent à la rencontre de l’éruptif.

« Cela vous arrive-t-il fréquemment de voler vos ingrédients ? » demanda-t-il alors qu’ils sortaient de la boutique.

Le ton était poli et la question purement informative. Malgré les quelques échanges de hiboux, dans les lettres desquels Nigel avait eut le sentiment que miss Worpel n’avait pas peur de l’illégalité, et malgré la carte au sujet de laquelle on pouvait extrapoler des théories quant à sa présence dans le laboratoire, il ne parvenait guère à imaginer la jeune femme en train de réaliser un tel tour de force. Et de la force, il leur en faudrait, aussi bien physique que morale.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mer 2 Aoû - 0:45

Je ne lui laissais clairement pas le choix. Et puis, il n’aurait pas pu s’en sortir sans moi donc ma décision étant sans appel. Je m’étais plantée devant lui avec ma besace remplie de potions diverses, aussi bien prête psychologiquement que physiquement, et je voulais m’assurer qu’il l’était lui-aussi. Après tout, il aurait pu changer d’avis au dernier moment. Trouvant cela trop dangereux pour telle ou telle raison. Comme le fait qu’il ne nous restait que quelques heures avant le lever du soleil. Terminer cette aventure seule ne m’effrayait pas le moins du monde et elle ne s’achèvera pas autrement qu’avec cet ingrédient en poche. Que le vampire ait pu suivre, ou ait été forcé d’abandonner.

Je laissai un sourire se dessiner sur mes lèvres alors qu’il parlait de « chemin ». Ce vampire était donc probablement un Moldu avant d’avoir été transformé en créature de la nuit. Je plantai mes yeux dans les siens – et ressenti quelque chose d’étrange au passage – avant de poser ma main libre sur ma hanche pour répondre à son interrogation.

- On va Transplaner, lâchai-je, me retenant de lever les yeux au ciel et me détournant pour prendre la direction de l’escalier.

Moi, cela me paraissait évident mais je comprenais bien que cela ne l’était pas pour tout le monde, surtout pour un Moldu, ou ancien Moldu. Néanmoins, il avait pu atteindre le Chemin de Traverse et me contacter par hiboux, j’en avais donc conclu qu’il en connaissait un minimum sur les sorciers et que ce ne serait pas briser le Code du Secret que de lui parler ouvertement de Transplanage. Ni même de Transplaner avec lui. D’ailleurs, j’avais hâte de voir sa réaction s’il n’avait jamais « voyagé » de la sorte avant ce soir. Il voulait gagner du temps sur le lever du soleil, c’était le seul moyen.

Une fois en haut, je fermai la porte de la boutique du bout de ma baguette afin de sécuriser les lieux de façon magique. Je n’utilisais pas souvent ma baguette – et ce soir je n’en aurais probablement pas besoin si tout se passait comme prévu – mais pour ça, je ne faisais pas confiance aux serrures et autres loquets. Un sortilège stupide était effectivement capable d’ouvrir ce genre de « sécurité » mais pas de contrer mes sorts de protection. J’entrepris de répondre au vampire une fois certaine que tout était inaccessible pour un quelconque intrus.

- Pas autant qu’avant ! dis-je avec une pointe de mélancolie.

Ah, c’était certain que ma vie avait pris un gros tournant depuis l’annonce de ma grossesse et même depuis ma deuxième partie d’étude à l’Université. Avant cela, j’avais trempé de je ne sais combien de plans illégaux du genre et j’avais effectivement obtenu un bon nombre d’ingrédients par vol. Ou bien, je les avais achetés à quelqu’un qui les avait précédemment volés, ce qui revenait un peu au même. Ce temps me manquait, c’était aussi pour ça que j’étais là ce soir, prête à remettre ça !

Il m’avait dit qu’il était prêt alors, sans attendre et sans lui demander son avis, je me saisis de sa main d’un coup sec  avant de Transplaner dans une rue peu éclairée. C’était en fait la rue adjacente à l’entrée « officielle » du Zoomagique. Je me plaquai contre le bord du mur pour scruter la rue. Il n’y avait personne, c’était le moment idéal.

Je jetai un coup d’œil à ma main et me dit qu’il avait la peau sacrément froide le vampire. Avec la chaleur tiède de cette nuit, cela contrastait pas mal ! Je repris mes esprits en vérifiant une nouvelle fois la rue puis fit signe à Nigel de se dépêcher. Contre toute attente, je pris la direction opposée du Zoomagique. Ce dernier se trouvait en effet eu sous-sol – aménagé et éclairé de façon magique pour reproduire un environnement naturel et la lumière du soleil – bien que l’entrée se trouve à l’intérieur d’un bâtiment tout autre afin de passer inaperçu des regards Moldus. Il y avait donc une espèce d’entrée secrète pour les sorciers dans une boutique  - qui vendait apparemment des figurines d'animaux fantastiques que les Moldus pensaient provenir de je ne sais quel film de Science Fiction - dans cette rue, et une autre entrée destinée au personnel dans un autre bâtiment. Et je pensais savoir où elle se situait.

- Selon les plans, le Zoomagique devrait s’étendre en sous-sol jusqu’à cette boutique là-bas, indiquai-je au vampire. Il y a une sorte de « vide » sur la carte version visiteurs, qui laisserait penser à un local et possiblement une entrée du personnel.

J’espérai simplement que la taille du Zoomagique était proportionnel à la taille de la ville et non pas agrandie par magie, sinon ma supposition était foutue. Le pas rapide, j’avançai furtivement, suivie par Nigel qui devait se demander comment il en était arrivé là, alors que ce n’était que le début.  Enfin arrivée devant la boutique de souvenirs dans laquelle j’espérai trouver l’entrée, je jetai un coup d’œil à l’intérieur. Apparemment, quelqu’un bossait encore à cette heure-ci. Peut-être y avait-il des employés de nuit ? Cela n’allait pas nous arranger. Il fallait distraire la femme à l’accueil car elle ne semblait pas vouloir en bouger et à moins de posséder une cape d’invisibilité, nous n’irions pas loin.

- Je crois que vous allez devoir entrer en scène dès maintenant, murmurai-je à Nigel. Vous pensez que vous pouvez vous faire passer pour un « touriste  nocturne » tout d’abord puis « captiver » son attention, si vous voyez ce que je veux dire ?

Dans l’idéal, la personne ne serait pas choquée de voir un vampire débarquer à minuit passé dans sa boutique et il pourrait user de son pouvoir captivant pour détourner l’attention alors que je me faufilerai dans l’arrière-boutique pour trouver l’entrée. Si cela foirait, j’avais toujours une potion pour la neutraliser mais je préférai éviter au possible d’utiliser magie ou potion pour le moment. J’avais déjà repéré un passage et j’espérai que ce plan premier fonctionnerait. Je ne savais pas jusqu’où allait le pouvoir des vampires mais s’il pouvait l’hypnotiser quelques secondes en mode « replongez la tête dans vos papiers et soyez persuadée que je suis ressorti » alors qu’il me rejoint à l’arrière, ce serait l’idéal.

- Quand vous voulez, annonçai-je, alors que j’étais moi-même prête à foncer. Faites un signe discret quand vous pensez que c’est bon.

Dans le doute, je me saisis de ma potion neutralisante au cas où il faudrait l’utiliser sur elle ou sur un autre employé malencontreusement croisé au détour d’un couloir.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Mar 29 Aoû - 9:07

« Ah oui, le transplanage… » lâcha Nigel lorsque miss Worpel le détrompa sur leur moyen de transport.

C’était bien là un réflexe sorcier. Nigel n’était nullement coutumier de cela, habituellement le vampire côtoyait des individus pour qui ce n’était pas l’usage. Lui-même avait découvert cette pratique tardivement, n’ayant eu connaissance du monde magique qu’à 26 ans révolus il avait rencontré des sorciers plus tard encore et n’avait eut l’honneur douteux de s’essayer au transplanage en groupe qu’après plusieurs autres années. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le vampire n’appréciait pas ce moyen de transport. Transplaner présentait certes l’avantage non négligeable de parcourir des distances importantes en peu de temps mais Nigel trouvait tout à fait désagréable de se sentir écrasé par ce tourbillon oppressant. Dans le cas présent, il ferait fi de ses réticences pourtant : le gain de temps valait bien le désagrément.

« Soit. » lâcha-t-il à contre cœur.

Il observa la sorcière fermer sa boutique avec mille précautions. Manifestement, l’illégalité ne lui était pas étrangère, malgré l’impression première. Cela n’empêcha pas le trafiquant de lui poser sa question, au contraire. Nigel était étonné de voir à quel point l’âme humaine était complexe, et rien ne lui plaisait plus que de l’étudier. C’est ainsi qu’il sut, et compris que la jeune femme était une ancienne de ce monde de l’ombre (bien qu’il ne sache à quel point exactement elle œuvrait dans l’ombre de la loi). La sorcière s’était donc rangée, pour une raison mystérieuse, manifestement à contrecœur si l’on croyait l’expression que miss Worpel affichait à l’énoncé de cette réponse.

Nigel n’eut pas le temps de méditer : la sorcière se saisit de sa main et ils se trouvèrent tout deux propulsés dans le tourbillon du transplanage sans qu’il n’ait le temps de s’y préparer. Humain, il aurait fort probablement rendu le contenu de son estomac une fois arrivé à destination, vampire, il n’avait rien à expectorer. Il lui fallut se contenter d’un mal aise profond quoi que passager.

« Vous seriez aimable de prévenir la prochaine fois » dit-il, un peu secoué, en se séparant de la main de miss Worpel pour mieux s’adosser au mur en tenant son estomac malmené. « Mais comment diantre faites-vous pour supporter cela ? » murmura-t-il, le cœur au bord des lèvres.

Fort heureusement la sensation passa. Nigel songea que, curieusement, cette pratique possédait le potentiel de le rendre claustrophobe, lui qui pourtant vivait ses journées enfermé entre quatre murs (il était heureux que les vampires ne soient pas fidèles aux légendes voulant qu’ils sommeillent dans des cercueils). Miss Worpel, quant à elle, vivait tout à fait bien cette expérience et était passée à la suite du plan dès leur arrivée. Nigel fit de son mieux pour reprendre ses esprits et suivre son raisonnement. Il lui sembla qu’il le comprenait.

« C’est légitime en effet. »

Les considérations magiques ne lui venaient pas toujours à l’esprit (à l’exemple du transplanage pour se déplacer) aussi trouvait-il la logique de la sorcière imparable concernant l’entrée de service. Il la suivit donc docilement, s’en remettant à son jugement tandis qu’il déployait tous ses sens alentour afin de s’assurer de l’absence de menace proche. Le vampire perçu à l’avance la présence de la sorcière de garde dans la boutique, il attendit cependant le dernier moment pour la signaler à sa partenaire, ignorant quelles étaient les capacités de ses sens humains.

Nigel écouta la suggestion de miss Worpel puis tourna la tête pour considérer la femme dans la boutique. Sorcière dans la force de l’âge, elle était concentrée sur un objet hors de leur champ de vision. Elle portait un monocle lui permettant de mieux voir et son air concentré indiquait une tâche minutieuse. Nigel la jaugea rapidement en étudiant la question de miss Worpel puis hocha la tête d’un air vaguement appréciateur.

« Cela me semble viable, du moins pour la première partie, à condition qu'elle consente à délaisser son ouvrage. Vous rejoindre s’avérera plus compliqué je le crains. »

Au moins miss Worpel serait entrée, il trouverait un moyen pour s’introduire lui-même à l’intérieur et fausser compagnie à sa guide.

« Allons-y ! » conclut Nigel avec un sourire vaguement carnassier et ce qui ressemblait à un petit air amusé.

Nigel se redressa, tira sur sa chemise pour la remettre en place et s’assura que ses cheveux ne s’étaient pas échappés de son catogan. Plein d’assurance, il marcha vers l’entrée sans regarder en arrière. Le vampire ne contrôlait pas son pouvoir d’attraction, il savait cependant fort bien en jouer et comment l’accentuer. L’assurance et le culot étaient l’une de ses meilleures armes en l’occurrence.

Nigel toqua à la porte. Outre le fait que le verrou avait sans doute été mis, il voulait que la sorcière lui prête attention afin de laisser l'ouverture nécessaire pour que son charme opère. La vendeuse leva des yeux surpris et considéra Nigel à travers son monocle. Elle semblait perdue, comme si elle ne se souvenait pas où elle se trouvait. Nigel lui adressa un sourire charmeur et un signe de la main amical, il espérait qu’elle viendrait lui ouvrir. Et c’est ce qu’elle fit, après avoir posé son ouvrage et son monocle, bien que de mauvaise grâce sembla-t-il.

« Le magasin est fermé monsieur. »

« Bien entendu » acquiesça-t-il avec ce qui ressemblait à du regret dans la voix. Puis, affichant un petit air désolé il accrocha le regard de la sorcière afin qu'elle ne voit plus que lui et que son charme vampirique agisse. « Pardonnez-moi, je ne voulais pas vous déranger dans votre travail. A vrai dire, je suis victime d'insomnie depuis mon arrivée en Angleterre et en vous voyant je me suis dis que, peut-être, il serait possible de passer un peu de temps en compagnie d'une semblable. Les nuits sont longues lorsqu'on les passe seul. »

Si l'effet ne fut pas immédiat, il ne tarda pas à être effectif et l'expression d'ennui visible un instant auparavant sur le visage de la gardienne se transforma en compassion, elle était désolée pour lui.

« Je... c'est à dire que je travaille. »

« Ah. Oui, bien sûr. Je comprends. » affichant un air déçu, Nigel paru hésiter un instant puis se résoudre à l'évidence. Il fit alors mine de s'éloigner mais, comme attendu, la sorcière l'en empêcha.

« Attendez ! Vous pouvez peut-être entrer et... hum... m'assister ? »

La pauvre n'avait pas l'air certaine de pouvoir faire cela. Le charme vampirique lui faisait sans doute enfreindre une règle concernant son travail. Nigel avait l'habitude, ce n'était pas la première fois qu'il jouait ce jeu et ce ne serait sans doute pas la dernière.

Affichant une joie retrouvée, il se retourna vers la sorcière avec espoir.

« Vraiment ? Ce serait très aimable de votre part. Mais il serait regrettable de vous gêner. »

« Hé bien, comme vous le disiez, les nuits sont longues lorsqu'on les passe seule. »

Un sourire timide se dessina sur les lèvres de la sorcière qui sans doute disait le contraire de ce qu'elle disait toujours, chamboulée par l'effet de la magie vampirique. Nigel répondit à son sourire et entra à la suite de la sorcière qui l'y invitait d'un geste. Il fit attention qu'elle ne referme pas la porte avec le verrou derrière lui puis la suivit jusqu'au comptoir où il découvrit enfin sur quoi elle travaillait si religieusement : un phénix miniature. L'objet était en pièces détachées et elle le réparait. Il devait s'agir de magie avancée car la baguette de la sorcière, pourtant posée juste à côté du plan de travail, ne fut pas mise à contribution alors que sa propriétaire reprenait sa tâche où elle l'avait laissée. Nigel se plaça de sorte que la sorcière, si elle voulait tourner les yeux vers lui, tourne le dos à la porte, alors que lui-même pouvait voir la sortie sans difficulté. C'était d'ailleurs le moment idéal pour miss Worpel d'entrer en action. Nigel quant à lui fit mine de s'absorber dans la contemplation de l'ouvrage de la sorcière pour qu'elle soit consciente de sa proximité et l'oublie peu à peu, ainsi il pourrait filer à l'anglaise plus tard sans qu'elle ne s'en rende compte.
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MessageSujet: Re: Les secrets du chaudron - avec Demelza   Lun 11 Sep - 19:10


J’avais préféré ne pas réagir à la remarque du vampire concernant le transplanage. Car au contraire, il vaut mieux ne pas prévenir dans ces cas-là. Je m’étais doutée qu’il ne serait pas un habitué, ne pouvant transplaner lui-même, et j’avais remarqué que cela passait mieux ainsi, malgré le mécontentement que l’on obtient généralement après une telle chose. En ce qui concernait sa question sur mon habileté à supporter cela, j’en conclu qu’il n’attendait pas spécialement de réponse. Il devait se douter que l’habitude était la clé. J’avais vomi lors de mon premier transplanage, et probablement lors de mon second aussi bien que j’ai rapidement pris la main. Savoir manier ce sort était une bénédiction et un gain de temps inestimable.

A ma plus grande satisfaction, il affirma que mes suppositions lui semblaient légitimes et nous nous étions donc mis en route vers la boutique servant d’entrée cachée au personnel du Zoomagique. Ma proposition sembla étonnement le ravir. Je m’étais dit qu’il avait – pour ce coup-là – l’habitude et que cela n’aurait plus grand-chose de très excitant pour lui. Et pourtant, il sembla ravi que je lui propose d’user de son charme vampirique pour piéger la pauvre dame attablée à l’accueil de la boutique de souvenirs. Néanmoins, je préférai qu’il le prenne ainsi, et se prête au jeu de la meilleure des façons possible : en s’amusant. Impossible que ce plan rate.

Je ne répondis pas à son questionnement concernant la façon dont il me rejoindrait pour la simple raison que je ne savais pas encore l’étendue de son pouvoir et donc la fourchette de temps dont nous allions disposer pour agir. Tout comme j’ignorais si j’allais croiser quelqu’un dans ces couloirs ou rencontrer quelconque résistance quelque part. Cela faisait partie des zones d’ombre du plan, ce qui rendait évidemment cette expédition particulièrement séduisante. Terriblement impatiente, je posais mes yeux sur le vampire qui semblait lui aussi pressé de commencer ce petit jeu et ce fut d’ailleurs avec un sourire presque terrifiant qu’il toqua à la porte alors que j'allais me cacher au coin extérieurde la boutique pour avoir une vue discrète sur la scène. De là, j’observai le déroulement du plan. Et d’après ce que je voyais, tout semblait se passer comme sur des roulettes.

Parfait.
Une main agrippée à ma potion et l’autre tâtonnant pour vérifier la présence de ma baguette, j’étais prête à entrer dès que j’aurais le signal de Nigel Coyle. Nous n’avions déterminé aucun signal précis mais je savais que je ne pourrais pas me tromper. Plissant les yeux, je tentai de déchiffrer les paroles de la femme, dont le visage était tourné dans ma direction, en lisant sur ses lèvres. Après avoir rattrapé le vampire feintant de quitter la boutique – habile – je compris qu’elle lui proposait carrément de lui tenir compagnie. C’était dire l’étendue de l’attraction vampirique ! Pouvoir qui n’avait pas semblé fonctionner sur moi. A moins que je ne m’en sois tout simplement pas rendu compte ou que j’avais délibérément fuis son regard par instinct.

Elle s’était replongée dans son travail, observée par le vampire. C’était le moment idéal pour entrer en scène. Discrètement, je vins entrouvrir la porte et je remerciai Amy de ne pas m’avoir fait prendre vingt kilos pendant ma grossesse, autrement la porte aurait pu enclencher un léger « ding » significatif qu’une personne est entrée dans la boutique et en conséquence, me faire repérer. Furtivement, je me glissai donc à l’intérieur et, en gardant le dos courbé, je vins longer le comptoir. Je jetai un coup d’œil vers la femme une fois au bout. Elle était un peu plus subjuguée par Nigel que par son phénix. Après avoir levé les yeux au ciel, je pris la route de l’arrière-boutique, espérant que personne se n’y trouve.

Rapidement, je me redressai, potion bien en main et avançai rapidement le long du couloir avec tous mes sens en éveil. J’eu un léger fourmillement dans le ventre que je trouvai particulièrement agréable. C’était un mélange de stress et d’excitation comme depuis le début de cette aventure mais je pressentais que cela n’allait que s’accroître. Au bout du couloir, une seule porte, ce qui me parut légèrement étrange. Je vérifiai si elle était verrouillée en poussant doucement dessus. Elle s’ouvrit sans difficulté sur une salle pleine de cartons et objets divers. Il s’agissait probablement de la salle des stocks. Mais il n’y avait aucune autre pièce, ce qui ne me semblait pas logique, sachant que cette salle-là n’avait pas d’autre porte.

Je jetai un coup d’œil à l’heure, il ne fallait pas trainer si je ne voulais pas me retrouver avec un cadavre cuit à point sur les bras. Rapidement, je regagnai le couloir. Ce dernier était particulièrement long et cela me semblait illogique qu’il ne contienne qu’une seule porte. M’emparant de ma baguette, je me mis à murmurer des sortilèges visant à révéler des choses cachées. En l’occurrence, des portes dans ce cas précis. Un bruit me fit sursauter. Je posai mon oreille sur le mur le plus proche de moi et pu entendre un remue-ménage certain juste derrière. La porte devait être par ici. Pointant ma baguette directement vers la source du bruit, je prononçai de nouveau la formule censée révéler un secret ou un objet caché. La porte, au design très simple, apparue alors devant moi. Un simple « Alohomora » suffit à déverrouiller la serrure. Comme quoi, l’entrée de service était une meilleure idée que l’entrée principale, probablement bien plus sévèrement gardée.

En prenant mes précautions étant donné le bazar précédemment entendu, je poussai la porte et entrai à pas feutrés, potion toujours en main, et baguette prête à l’emploi elle-aussi. Précautions que je fis bien de conserver, car je tombai directement sur un autre sorcier, probablement encore plus surpris que moi et évidemment non préparé à rencontrer une personne étrangère au service. Le temps qu’il laisse tomber le seau qu’il avait dans les mains et cherche sa baguette dans la poche de sa veste, j’avais déjà lancé ma première potion d’endormissement. Je retins l’homme avant qu’il ne s’écroule au sol mais n’étant pas bien musclée, je ne pu me résoudre à le déplacer. Tant pis, il dormirait là.

L'enjambent, j'allais écouter à la seconde porte se trouvant à l’autre bout de cette pièce mais n’entendis rien de spécial. C’était le moment d’aller chercher Nigel pour lui annoncer que j’avais trouvé l’entrée de service et que les employés n’étaient pas spécialement terrifiants. En même temps, ce n’était pas des gardiens, que nous aurions pu voir à l’entrée principale. Ce n’était que des employés de boutique et de gestion de stocks, voire des soigneurs magiques pour s’occuper des animaux. Cela se corserait si nous avions affaire aux vrais gardes. Mais pour le moment, autant profiter de cette situation.

Rapidement, je revins dans le couloir que je longeai de nouveau jusqu’à me retrouver dans la boutique où se trouvait encore Nigel Coyle et la femme, toujours aussi séduite par son profil blafard. Tant mieux. Je me trouvai alors dans le dos de la femme et fis signe à Nigel de me rejoindre dès que possible car la voie était libre – pour l’instant. Je ne l’attendis pas spécialement, me précipitant pour vérifier que la porte était toujours là, ainsi que l’homme. Je m’approchai d’ailleurs prudemment de ce dernier alors que je percevais les probables bruits de pas de Nigel dans mon dos. J'allais devoir lui faire subir un petit sortilège d’Oubliette. Nous étions à visage découvert et il m’avait très bien vue. Mieux valait couvrir nos arrières.

Alors que j’étais penchée sur l’homme tout en prononçant cette formule que je connaissais si bien grâce à mon père, je ne remarquai pas un second employé arriver dans mon dos, via la seconde porte que j’avais trouvée et derrière laquelle je n’avais pas entendu le moindre son. Il semblait légèrement plus prêt à se battre que son collègue, encore paisiblement endormi et à la mémoire à court terme désormais effacée. A dire vrai, il était fort possible qu'il s'agisse d'un des gardiens vu son uniforme différent de l'homme endormit et sa rapidité à sortir sa baguette.
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