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Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

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 Premier rendez-vous - avec Saoirse

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MessageSujet: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Sam 24 Juin - 22:29



Nigel attendait au point de rendez-vous convenu. Il était en avance, comme de coutume, en partie parce qu'il s'agissait là d'un point d'honneur qu'il mettait à chaque rendez-vous civilisé dont il convenait (c'est à dire en dehors des rendez-vous concernant certaines affaires discrètes), en partie parce qu'il venait d'un autre rendez-vous qui n'avait rien de galant mais qui s'était tenu à quelques rues à peine du lieu convenu avec la charmante Saoirse Shepherd.

Des charmes de ladite jeune femme, Nigel ne connaissait pour le moment que ceux de son esprit, et celui de son parfum. Ce serait là leur première rencontre et, Nigel devait bien le concéder, il avait grand hâte de découvrir les autres charmes qu'elle possédait. En effet, si Nigel connaissait Saoirse il ne s'agissait jusqu'à présent que d'une relation épistolaire. Géographiquement éloignés, lui-même étant restreint de par sa nature, ils n'avaient pour le moment fait connaissance que par hiboux interposés.

La rue résonnait de musique, de rires et de la rumeur de nombreuses conversations qui s'échappaient des pubs successifs. C'est dans ce lieu populaire de Belfast et facile à trouver pour une étrangère que Nigel avait invité Saoirse à le rejoindre. Ainsi, il s'assurait que, même si elle était sans aucun doute débrouillarde, elle ne se perdrait pas dans les rues de Belfast pour le trouver. C'était par ailleurs un endroit très agréable où ils pourraient prendre plaisir à discuter, tout en ne se trouvant pas loin d'endroits charmants où ils pourraient se rendre si miss Shepherd préférait plus de calme et d'intimité.

Négligemment adossé contre un mur, Nigel respirait les odeurs et observait les clients rieurs, une ombre de sourire au coin des lèvres. Il se plaisait à étudier leurs comportements, les relations entretenues entre chacun. Mieux, il s'amusait des évolutions observables dans la société au cour du dernier siècle. Pour sûr, jamais lui-même n'aurait pu se comporter avec la même familiarité dont faisait preuve ce jeune homme envers sa voisine sans être aussitôt pris à partie par son frère ou son père. D'un autre côté, la jeune femme en question n'aurait jamais porté un short, et ne se serait sans aucun doute pas trouvée dans un lieu tel que celui-ci.

Nigel changea légèrement de position afin de pouvoir observer les deux côtés de la rue en peu de mouvements. L'heure du rendez-vous approchait, Saoirse ne tarderait probablement pas et il voulait la voir arriver. Pour l'occasion, il s'était vêtu avec soin, coiffé avec précaution pour que ses cheveux ne se prennent pas dans le vent léger qui venait de la mer, sans cependant montrer la moindre ostentation : il voulait lui être agréable, non la demander en mariage. Sur la poche de sa chemise au col déboutonné pour laisser l'air tiède tenter de le rafraîchir, il avait accroché un petit hibou en argent qui servirait de signe de reconnaissance pour Saoirse. En ce qui le concernait, il n'aurait nul besoin d'un quelconque signe pour reconnaître la jeune femme, son odorat lui signalerait sans le moindre risque d'erreur que la jeune femme se trouverait non loin.

Et tandis qu'il songeait cela, un léger courant d'air lui apporta de nombreuses effluves. L'odeur de l'alcool (beaucoup de bière), des parfums aussi bien féminins que masculins, accompagnés des odeurs naturelles de leurs propriétaires. Et, dans tout cela, il identifia une senteur légère et familière, qu'il avait déjà senti auparavant et qui lui évoqua aussitôt l'odeur des parchemins et des rapaces nocturnes utilisés par les sorciers pour correspondre. Saoirse venait d'arriver. Et comme l'horloge d'une église voisine sonnait douze coups, il songea qu'elle était de plus pile à l'heure. Voilà qui était parfait pour un premier rendez-vous.
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Mer 28 Juin - 17:36

« Ne te retourne pas encore… ça fait proie. »

Pour la dixième fois, elle se retourna.

Personne.

- Je suis définitivement parano.

A elle seule, elle avait de quoi faire vivre la très nombreuse famille d’un psychomage dans le luxe le plus total et sur trois générations.
Derrière elle, un bruit étouffé. Se retournant vivement (et de 11 !) elle porta la main à sa baguette, sous sa cape d’été. Le souffle court, les yeux scrutant l’obscurité, elle dû se rendre à l’évidence, elle était seule dans cette rue.

Jusqu’à présent, elle n’avait jamais eu peur dans la rue. Parfois dans le couloir sombre de son appartement.Notamment depuis l’histoire du hibou porteur de photos. Quelques semaines plus tôt, elle avait trouvé devant sa porte un vieux duc un peu décrépi de la plume, un parchemin plus gros que lui enroulé autour de la patte. Premièrement outrée que l’oiseau ait choisi l’entrée moldue en risquant ainsi d’attirer de gros ennuis à l’expéditeur comme à elle-même, elle fut ensuite choquée à l’ouverture du parchemin.
Ce dernier était vierge. Il servait uniquement de contenant à des photographies. La première était une photo d’elle et Joachim au bal qui avait été donné l’année précédente lors de la présentation du filtre. Elle y figurait au bras de son ami, sourire aux lèvres (avant que tout ne parte en noise) visiblement ignorante qu’à moins d’un mètre, quelqu’un les photographiait. La photo bougeait, montrant son ami se pencher vers elle pour lui glisser quelques mots à l’oreille. Ces derniers visiblement l’amusaient fortement puisque son sourire s’élargissait encore plus. La seconde était une photo d’Ezio nonchalamment perché sur un rocher dans un décor qu’elle reconnaissait être le festival de Greenock. Il regardait dans le vide puis se tournait ensuite vers l’objectif avec cet air sérieux et grave qu’on lui connaissait.
La dernière la mettait à nouveau en scène, attablée deux jours plus tôt avec Lùan sur la terrasse d’un vendeur de glaces du chemin de traverse. Elle était à peu près sûre qu’il s’agissait de l’instant où elle énonçait qu’Ingrid avait des goûts de bouse en matière de décoration.

Le message était clair, et l’intention n’était pas de remplir les albums de famille.  


Elle avait alors conservé le hibou pour tenter de remonter jusqu’à son propriétaire et avait dû se rendre à l’évidence : l’oiseau était trop vieux pour voler. On l’avait donc déposé devant sa porte, ce qui était aussi rassurant qu’avoir un rendez-vous galant avec un loup garou un soir de pleine lune. Ainsi, lorsqu’elle rentrait seule, elle prenait soin de garder une main sur sa baguette, et ne soufflait réellement que lorsqu’elle refermait les loquets magiques de sa porte.

Jusqu’à aujourd’hui, elle n’avait jamais eu peur dans la rue. Pourtant, ce soir, dans ces rues de Belfast, quelque chose cherchait à l’alerter. Elle se sentait observée, épiée, vulnérable.
Il fallait avouer que son correspondant avait un goût prononcé pour la mise en scène dramatique. Il avait insisté pour que leur entrevue eut lieu en ces lieux et à minuit. Sur le moment, elle en avait été surprise puis avait ensuite envisagé qu’il puisse être difforme et souhaite bénéficier de l’obscurité ambiante pour cacher ses cicatrices. Son imagination avait alors pris un envol grandiloquent, imaginant un combat avec une créature magique (Merci Ezio pour l’inspiration) ayant laissé des traces visibles sur son visage. Ou du feu. Un dragon. Un sortilège reçu à la naissance. Et bien d’autres choses encore.
Mais alors qu’elle marchait, là, dans cette ruelle sombre, une autre idée s’insinua en elle. Beaucoup moins fantastique que les autres, moins romanesque et franchement plus inquiétante.
Et s’il était l’auteur des photos et qu’elle courre droit au piège ?
S’arrêtant brusquement, elle regretta d’être venue seule. Et de n’avoir informé personne de son déplacement. Se tordant brusquement les mains d’angoisse, elle pesta un court instant contre son imprudence. Elle correspondait avec Nigel Coyle depuis des mois maintenant, il était un informateur particulièrement précieux en ce qui concernait les déplacements internationaux. Mais que savait-elle de lui au juste ? Pouvait-on avoir confiance en lui ?

Tentée de faire demi-tour et d’annuler quand tous ses sens étaient en alerte, elle songea aussi à son enquête et à l’importance que revêtait cette entrevue pour elle.
Et puis tant qu’à avoir un maître chanteur, autant essayer de mettre le doigt dessus pour appuyer très fort. L’idée d’un sacrifice de sa personne pour faire éclater un scandale au grand jour l’avait souvent effleurée. Mourir en martyre pour une cause importante lui paraissait une jolie fin. Mais si ça pouvait être un autre jour, ça l’arrangeait. Hésitante, elle chercha une troisième alternative … et la trouva.
Bondissant sous un porche sombre et mal éclairé, elle s’assura que personne ne pouvait la voir avant de sortir sa baguette et de murmurer quelques paroles. Aussitôt, un loup clair jaillit en volutes de fumée de sa baguette. Elle lui glissa quelques mots, le lieu où elle se trouvait et l’envoya en destination de celui qui serait son protecteur pour la soirée.

Ravie de son idée, elle bondit hors de son porche avec le calme d’un diable hors de sa boîte, toujours dans l’espoir de surprendre son espion qui visiblement, la boudait.
Soupirant à l’incompétence de son cafard, elle rajusta sa cape et descendit la ruelle d’un pas plus léger.
Elle déboucha sur une artère plus fréquentée, où divers établissements semblaient se délecter de la vie nocturne qui animait Belfast. Elle était venue plusieurs fois dans la ville, bien des années plus tôt. La toute première fois, elle devait avoir 11 ans et était accompagnée de son frère. Elle se souvenait encore de la visite guidée qui l’avait enchantée.

Autour de son cou brillait le pendentif en forme de hibou que lui avait offert Joachim pour ses quatorze ans. Elle aimait bien le collier et le portait régulièrement. Aujourd’hui, il était bien en vue sur sa poitrine, servant de moyen de reconnaissance avec l’homme qu’elle n’avait encore jamais vu. Dans un élan de paranoïa prudente, elle dissimula l’objet sous sa cape, préférant voir avant d’être vue. Elle le sortirait si elle mettait trop de temps à identifier l’homme.

Alors qu’elle parcourait la rue animée en cherchant le point de rendez-vous, elle imaginait la course de son patronus et la réaction du destinataire du message. Il trouverait probablement incongru et malvenu de sa part de rencontrer ainsi de nuit un homme qu’elle ne connaissait pas. Il se ferait probablement un tas d’idées… fausses.

Epiant chaque homme qu’elle croisait (il avait dit qu’il porterait une broche) elle s’attira des regards douteux de plusieurs d’entre eux qui imaginait là une invitation à lui adresser la parole. A un moldu visiblement ivre, elle répondit dans un affreux Polonais et en louchant atrocement, une phrase qu’elle avait lue quelque part et qui devait signifier quelque chose du genre « mon père est professeur de mathématiques ». Il détourna la tête et Saoirse poursuivit sa route, en tâchant d’être plus discrète dans son observation, bercée par les douze coups de minuit.

Un éclat argenté attira son œil un peu plus loin. Adossé contre un mur, les cheveux longs soigneusement attachés, l’inconnu au visage pâle abordait une broche à sa chemise. Son regard était braqué sur elle, si bien qu’elle se demanda s’il l’avait déjà identifiée. Après tout, son visage avait été au bas de certaines unes qu’elle avait faite sur Campbell. Temps révolu mais qui sait.

Elle prit quelques secondes pour observer la bête. Grand, mais pas autant qu’un écossais. Propre et soigné, nulle trace de cicatrice. Bouse alors. C’était quoi l’excuse ?
Elle détailla rapidement le visage aux traits agréables, peut-être un peu étrange en y regardant de plus près. Il dégageait une étrange sensation de calme et d’immobilité qui lui rappelait quelque chose, sans qu’elle parvienne à le définir.

- Bouse, encore un barde, à tous les coups.

Il y avait dans ce calme apparent quelque chose de dérangeant qui s’insinuait en vous pour vous apaiser. Elle détestait qu’on tente de l’apaiser quand elle n’avait pas décidé d’être apaisée. Le visage était cependant avenant et son regard clair était doux. On avait presque envie de le qualifier de sage. Une légère barbe soulignait son menton délicat et plus elle le regardait, plus elle le trouvait agréable à regarder. Et alors qu’elle l’observait, le petit signal d’alerte « attention danger » survint à nouveau.
Il fallait qu’il arrête de clignoter à chaque fois qu’elle côtoyait un membre de la gente masculine. Etrangement ses pensées glissèrent vers Aleksey. Il dégageait là, une autre sorte de danger. Plus imposant que l’homme qui lui faisait face.
S’arrachant au souvenir de l’un, Saoirse se concentra sur le danger potentiel du soir.

Greffant le sourire confiant et assuré qu’elle abordait dans le milieu professionnel, elle se dirigea à pas rapides vers lui.

– Je suppose que vous n’êtes pas collectionneur de broches Lança-t-elle mordante Saoirse Shepherd. Nigel Coyle je présume ? S’amusa-t-elle en lui tendant une main qu’elle espérait suffisamment ferme pour annoncer à sa place qu’elle n’était pas une petite poupée fragile.


Dernière édition par Saoirse Shepherd le Mer 5 Juil - 15:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Ven 30 Juin - 22:27

Le doux parfum qui flottait jusqu'à lui guida les yeux de Nigel vers une jeune femme à l'allure bien mystérieuse. Son regard nerveux cherchait parmi les badauds celui qu'elle était venu rencontrer. Bientôt, elle le vit. Elle sembla l'étudier un instant, semblant chercher quelque chose sur son visage. Craignait-elle qu'il ne cachât une verrue ? Il est vrai que rencontrer une personne en chair et en os après une correspondance suivie dissipait les illusions. Était-ce là ce que vivait miss Shepherd ? Cela ne sembla pas lui déplaire, pourtant, car elle s'avança vers lui avec détermination, quoi qu'un brin de nervosité restât accroché à ses pas, et lui tendit la main pour le saluer.

Difficile de déterminer l'avis de miss Shepherd quant à ce qu'elle voyait, en revanche, Nigel n'était pas déçu le moins du monde. La journaliste était telle qu'il l'avait imaginée : sa poignée de main disait assez sa franchise et son énergie, que son apparence ne laissait pas entendre. Avec spontanéité, un sourire vint s'accrocher à ses lèvres pour faire écho à celui de la jeune femme tandis qu'il répondait à sa poigne par la même ferveur.

« Les présentations sont ainsi faites. » approuva-t-il en nouant ses mains dans son dos et en inclinant poliment le buste devant elle. « Il n'est en effet pas dans mes habitudes de porter un tel ornement, mais ce soir cela s'imposait me semble-t-il. Avez-vous fait bon voyage ? L'Irlande ne vous déçoit pas, je l'espère. »

A présent qu'elle se trouvait bel et bien devant lui, le parfum de miss Shepherd parvenait à Nigel avec beaucoup plus de précision qu'il ne le faisait par l'intermédiaire des parchemins où elle couchait ses lettres. Discret mais plein d'énergie, légèrement épicé, il lui ressemblait.

D'un geste, il désigna les divers établissements se tenant non loin.

« Quelle est votre préférence ? Désirez-vous que nous prenions place dans l'un de ces pubs ou préférez-vous un endroit moins fréquenté ? Vous pourrez alors me dire ce qui vous amène en ces contrées. Je le confesse, j'en suis curieux. »

Tandis qu'il attendait une réponse de sa part, Nigel s'employa à décrocher le petit hibou qui ornait sa chemise. Comme il l'avait dit, il n'était guère dans ses habitudes de porter ce type de bijoux, malgré ses diverses autres breloques qui agrémentaient ses doigts et poignets (pas de collier ce soir), et à présent que miss Shepherd l'avait trouvé il n'était nul besoin de le conserver. L'oiseau nocturne disparu dans une poche en un instant et Nigel fut tout disposé à se plier aux désirs de la visiteuse.
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Mer 5 Juil - 15:54

A travers les écrits de quelqu’un on se faisait forcément une image de la personne. Et Nigel Coyle n’était pas épargné. Ils avaient entretenu une longue correspondance à travers divers sujets journalistiques, l’homme étant une source d’informations précieuse.  Saoirse l’avait imaginé sous bien des traits, mais pas ceux-ci.
Elle avait, derrière l’écriture, envisagé un homme d’une classe certaine. Il était lettré, c’était certain, elle l’avait donc envisagé en dandy des temps modernes, peut-être portant sur lui la morgue des gens qui savent bien des choses. Suite à ce curieux rendez-vous, elle l’avait supposé marqué voire défiguré. En réalité, Nigel Coyle n’était rien de tout ça. Les adjectifs pour le décrire ne manquaient pas, mais aucun n’eut la bonté de faire surface dans l’esprit de la jeune femme. Il était de ce fait presque indéfinissable. Incapable d’en détourner les yeux, Saoirse était dans l’impossibilité de dire si elle le trouvait beau ou non. Rien d’exceptionnel que ce soit dans sa stature ou son visage (si, les yeux à bien y réfléchir) mais pourtant, cet indéfinissable charme qui faisait qu’on ne pouvait pas cesser de le manger des yeux.
Ses mouvements et sa voix semblaient jeter tout autour d’eux des sortilèges de… d’attraction. Elle y était. Nigel Coyle était irresistiblement attirant, sans qu’on arrive à en définir exactement la source. Loin d’être désagréable à regarder, évidemment, il était également à des miles d’être dans les critères des mannequins actuels et pourtant, il éclipsait dans cette rue, tous les autres mâles présents qui semblaient en demi-teintes à côté de lui.
Consciente qu’elle devait être plantée là, l’œil suspicieux et la bouche légèrement entrouverte depuis un peu trop longtemps pour avoir l’air intelligent, elle tenta une secousse interne.

Dis un truc là.

- Captivant. Le voyage… Cru-t-elle bon de préciser.

Elle s’arracha ensuite de la contemplation de l’homme pour jeter un œil aux établissements qu’il avait désigné. Une petite voix en elle lui intimait qu’un pub trop désert pouvait être source d’ennuis, elle choisit donc cette option. Enfin, plus pour le côté discret qu’ennuis, évidemment. Quoi que…
Un mouvement au coin de la rue attira son attention. Elle eu à nouveau l'impression d'être surveillée. Une tête avait surgit de l'angle puis avait brusquement changé d'avis pour disparaître à nouveau. Fronçant les sourcils, la jeune femme continua à regarder dans la direction de la disparition durant quelques secondes encore.

Rien.

Se raisonnant, elle songea qu'il lui fallait se calmer pour éviter de tomber dans la paranoïa.
Dans un soupir, elle décida de ne plus y penser et rassembla ses pensées pour se remémorer tout ce qu'elle avait à dire et faire au cours de cette étrange rencontre avec M. Coyle.

Elle se tourna à nouveau vers lui, l’esprit un tant soit peu confus, prise d’un doute.
Attraction, danger, nuit. ADN.

- c’est vous le spécialiste du secteur. Je vous laisse maître de la situation. Les affaires dont je souhaite m’entretenir avec vous nécessitent une certaine discrétion. Cependant, celle-ci ne dépend pas forcément du nombre de clients présents. Au contraire. Sourit-elle en ne cessant de le dévisager.

ADN.

- Quant à satisfaire une quelconque curiosité, il me semble bien que nous allons avoir de quoi faire… Murmura-t-elle un petit sourire taquin au coin des lèvres. Vous me guidez ? Votre ville est fort agréable.
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Sam 15 Juil - 11:58

Tiens donc. Nigel n’aurait pas cru, en lisant ses lettres, que miss Shepherd soit sensible au charme vampirique. L’image qu’il s’était conçue à son sujet faisait d’elle une femme peu encline à s’y laisser prendre, manifestement il s’était trompé car il avait sous les yeux des signes indiquant sans l’ombre d’un doute que miss Shepherd s’était laissée prendre dans ses filets. Toute sa personne le disait, le criait même, quoi que –et c’était tout à son honneur- elle tentât de s’en délivrer et de résister au charme du vampire prédateur qui lui permettait d’attraper ses proies. Malgré tout, la jeune femme avait une attitude étrange. La nervosité observée un instant plus tôt refit surface. Nigel se demanda quelle en était la raison. Cela aurait pu être la présence du prédateur qu’il était, néanmoins cela ne semblait pas être le cas. L’attention de miss Shepherd attirait son regard vers une autre source d’inquiétude. Intrigué, Nigel suivit son regard sans rien voir de particulier. Avait-elle vu un fantôme ? Difficile à dire. D’autant plus qu’elle n’en dit rien, préférant répondre à son invitation, de nouveau sous son charme aussitôt les yeux posés sur lui. De la discrétion, oui, Nigel y songeait en effet…

Le murmure de miss Shepherd n’était pas passé inaperçu pour les oreilles du vampire, il y avait manifestement des sous entendus là-dessous, au sujet desquels Nigel fit naturellement quelques suppositions, qu’il garda pour lui. Il en saurait bientôt davantage. Un établissement tranquille, donc, à l’abri des curieux. On pouvait trouver cela à Belfast, quand on savait où chercher, et ce n’était pas comme si l’indic’ ne savait pas où se rendre pour des entrevues discrètes. Puisque miss Shepherd consentait à se laisser guider, Nigel l’invita à le suivre d’un geste qu’il accompagna d’un :

« Si vous voulez bien me suivre, je connais un endroit non loin qui saura satisfaire nos besoins de discrétion. »

L’irlandais s’engagea dans la rue, les dirigeant tout deux vers une ruelle qui se trouvait un peu plus loin. Moins bien éclairée que l’axe principal, elle était aussi moins fréquentée, bien que le bruit de ses voisins soit encore audible dans la ruelle étroite. Un pub annonçait timidement sa présence, une centaine de mètres plus loin, étroitement logé entre un tatoueur et une librairie ésotérique, tout deux fermés à cette heure tardive. Au dessus du pub, écrit en lettres noires, « O’Donough’s» nommait les lieux, soutenu par deux lampes électriques à défaut de pouvoir compter sur les réverbères. Devant le pub, deux hommes avaient investi le banc mis à disposition des clients ayant envie d’un peu d’air frais, ils fumaient allègrement en narrant une histoire salace tandis que leurs pintes de bière arrosaient leurs gosiers sans doute desséchés par cette anecdote. Nigel les salua en s’avançant pour entrer.

« Ici nous serons à notre aise » assura-t-il en tenant la porte à miss Shepherd, comme pour lui demander d’oublier ces rustres « Même s’il s’agit d’un pub moldu. » ajouta-t-il pour n’être entendu que de la jeune femme.

Surtout parce qu’il s’agissait d’un pub moldu, à vrai dire. Ici, nulle oreille magique ne viendrait les espionner, et les moldus de ce pub se fichaient bien de ce que faisaient les autres, ainsi personne ne viendrait les déranger.

A l’intérieur, il y avait un peu de monde, mais les lieux ne débordaient pas comme dans les pubs qu’ils avaient aperçus auparavant. L’endroit possédait juste ce qu’il fallait d’éclairage pour permettre de voir où mettre les pieds tout en empêchant les yeux humains de distinguer précisément son environnement, ce qui était parfait lorsqu’on ne voulait pas attirer l’attention… ou se livrer à des câlineries en toute discrétion. La télévision était allumée et trois écrans judicieusement disséminés dans tout le pub retransmettaient un match de football (Nigel ignorait s’il s’agissait d’un direct ou d’une rediffusion, mais au moins celui-ci ne déchaînait pas les foules), le son n’en était pas suffisamment élevé pour représenter une gène, pas plus que la musique émise par les hauts parleurs qui, indubitablement irlandaise, ne couvrait pas la rumeur des conversations.

« Tiens mais c’est mister Coyle ! » lança l’homme derrière le bar, en appuyant ironiquement sur mister « Je commençais à me demander si on vous reverrait ! Ah mais vous avez de la compagnie. Pas mal ! Mieux que d’habitude. »

L’homme derrière le comptoir, à la franche parole, affichait une bonne quarantaine. La peau blanche, le poil si blond qu’il en paraissait roux et une barbe fournie l’identifiaient comme un irlandais pure souche. Il portait un t-shirt quelque peu chauviniste, vantant les mérites de la bière locale, et légèrement trop ample pour lui malgré son embonpoint, ce que Nigel nota avec amusement en se vengeant de sa remarque sur la jeune femme qui l’accompagnait.

« Bonsoir, monsieur O’Donough. Votre compagne aurait-elle décidé de vous infliger quelques privations ? »

Le tenancier éclata d’un rire franc et tapa le comptoir du plat de la main.

« Sacré Coyle ! Même pour me chambrer il reste poli ! Allez, dites moi ce que je vous sers, je veux pas vous retenir. »

Il agrémenta sa demande d’un clin d’œil dépourvu de la moindre discrétion ou distinction. Nigel ne releva pas, connaissant le larron il le savait fait ainsi : un peu brut, sans subtilité mais dépourvu de méchanceté.

« Nous prendrons deux… »

Nigel se tourna vers son invitée avec interrogation. Lui-même ne boirait pas, l’établissement moldu n’avait rien qui puisse convenir à son régime alimentaire, aussi mieux valait-il prendre ce que miss Shepherd préférait.



Verres en main, Nigel invita miss Shepherd à le suivre. Il y avait dans le fond de la salle, derrière le billard, une petite alcôve des plus tranquilles. Là, entourés de bruits et isolés du monde aussi bien moldu que magique, ils pourraient discuter dans la plus grande tranquillité. Galant, Nigel laissa la banquette à son invitée et prit place sur la chaise qui lui faisait face.

« Alors donc, me direz-vous ce qui vous amène à Belfast ? L’Irlande offre bien des merveilles mais j’ai le sentiment que vous n’êtes là ni pour admirer leurs beautés, ni pour vous laisser prendre aux charmes de ma personne. »


Mi-taquin, mi-sérieux, Nigel en venait directement au sujet qui les intéressait tous les deux sans tourner autour du pot. Au passage, il tentait d’avertir la jeune femme au sujet de la nature de la fascination toute vampirique qui la saisissait. Miss Shepherd était une femme intelligente, à ce qu’il en savait, elle ne devait pas se laisser piéger si elle voulait atteindre l’objectif de sa visite.
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Dim 13 Aoû - 19:03

Les pubs moldus, elle connaissait. Elle était désormais tout à fait capable de commander quelque chose d’en l’un d’entre eux sans éveiller le moindre soupçon. Fréquentation d’un frère anti-magie oblige. Il s’était refusé ces dernières dix années à ne poser ne serait-ce que le bout d’un orteil dans les lieux magiques, si bien que pour le voir, elle avait dû s’adapter. Ainsi, elle savait désormais qu’on n’appelait pas la carte d’un coup de baguette (logique) mais que les pauvres serveurs se tapaient des aller-retours pour vos moindre caprices. Qu’on pouvait commander des thés à conditions que les parfums ne soient pas trop exotiques, que l’addition se demandait également au pauvre type qui suait sang et eau à chaque fois que vous réclamiez sel, poivre ou autre fantaisie culinaire et qu’on entendait toutes les conversations des voisins parce qu’aucune bulle de discrétion n’était lancée dans de tel endroit. Ce qui, elle en convenait, était parfois plus discret puisque les voisins en question étaient parfois si bruyants que si vous aviez voulu faire une annonce, il aurait été nécessaire de grimper sur la table.
Elle maîtrisait à peu près l’argent moldu, se trompait quelques fois mais laissait cela sur le compte de l’étourderie et était tout à fait capable de donner le change sur des conversations excluant les mots « magie », « baguette » et « sortilèges » avec une facilité qui la déconcertait elle-même.
Elle se sentit donc presque à son aise dans ce drôle d’établissement où un écran diffusait des types qui couraient après une balle dans un sens puis dans l’autre tout en prodiguant de jolies gigues irlandaises qui lui donnaient envie de danser.
Toujours dans le sillage de son ami, elle réalisa qu’il avait également une odeur agréable et que cette dernière lui rappelait vaguement celle d’un autre.
Accueillie par l’autochtone dont la délicatesse ne laissait aucun doute concernant son statut marital, Saoirse se fendit de son plus beau sourire de cruche avant de répliquer d’un sanglant :

- Je vous retournerais bien le compliment, mais même la politesse qu’on m’a inculquée ne couvre pas tels propos.


Grossier personnage. Elle détestait la vulgarité. Autant chez les hommes que chez les femmes. Celui-ci paraissait être un spécimen hors normes.

Elle l’effaça d’un regard avant de commander un mojito sans alcool. Le barman leva un œil interrogatif à la mention du sans alcool à quoi elle répondit d’un regard évasif. Après lui avoir annoncé que son camarade de la soirée venait régulièrement accompagné par quelque greluche, il était clair qu’elle ne se risquerait pas à boire une seule goutte d’un breuvage qui aurait pu altérer sa compréhension des choses.

Elle suivit Nigel aussi docilement qu’un dragon, prit place sur la banquette en jetant à ses côté son sac besace, vérifia d’une main habile que le fourreau de sa baguette était toujours collé à sa hanche et observa son compagnon droit dans les yeux pendant qu’il la questionnait. Elle nota qu’il n’avait pas cherché à commander quoi que ce soit et lui avait laissé l’entièreté du choix. Soit il aimait tout, soit il ne boirait pas.

ADN.

Ses lèvres s’étirèrent d’un sourire éclairé lorsqu’elle comprit. Les pièces du puzzle s’emboitèrent avec magie alors qu’elle regardait, fascinée, l’homme qui lui faisait face, qui ne sortirait pas de jour, attirait l’ensemble des regards (masculins ou féminins) et dégageait cette aura de danger qu’elle flairait à des lieues à la ronde. Elle mit également le doigt sur l’odeur respirée plus tôt et qui était destinée à être assimilée à ce qu’elle aimait sentir. A savoir une touche d’agrume et d’aventure qui ne saurait que trop faire penser à un barde.
Elle patienta quelques instants avant de répondre à son interlocuteur, enchantée d’avoir mis le doigt sur le secret de son correspondant, un brin vexée de ne pas l’avoir décelé ni dans ses courriers, ni d’un premier regard. Après avoir levé son verre à l’attention de l’autre dont elle était certaine qu’il ne saisirait pas le sien, elle but une longue gorgée du breuvage et reposa le cocktail, toujours silencieuse.


- Et quels charmes.
Se permit-elle de taquiner.  Il me semble que vous devriez annoncer la couleur avant de laisser les jeunes femmes se demander pourquoi elles rêvent tout à coup d’être adultère.

Un badge ou un truc du genre. « Attention, je mords. »

Jetant un œil à la ronde, elle croisa nombreux regards coulés en direction de Coyle. Certains la toisèrent même, se demandant probablement ce qu’une petite chose maigrichonne faisait en compagnie de tant de charme et d’élégance. Elle leur répondit d’un sourire éblouissant, amusée par la situation et comprenant peut-être un peu mieux la remarque du barman. Nigel Coyle, vampire de son état, devait avoir la conquête aisée. Pauvres femmes.

Maintenant qu’elle était au courant, elle se serait presque attendue à ce que le charme n’opère plus. Il n’en fut rien et cela l’agaça. Elle n’avait pas de temps à perdre en batifolages et certainement pas besoin d’être détournée de ce qu’elle souhaitait savoir. Aussi perça-t-elle l’abcès à grand coup de talons aiguilles.


- Est-ce que vous pourriez cessez cela ?
Dit-elle englobant la totalité de sa personne dans un geste. Je veux dire, arrêtez de briller et tout ça. J’imagine que c’est utile pour la chasse mais honnêtement, vous risquerez le diabète avec moi©️ et ça me déconcentre.

Après avoir bu une seconde gorgée de ce délicieux Mojito (il faudrait qu’elle félicite le malotru de l’accueil pour le mélange, qui contrairement au dosage de son humour, était parfait) elle entama les choses sérieuses.


- Je ne suis là ni pour la ville, que je prendrai volontiers le temps de visiter cependant, ni pour vos charmes que je n’oserai qualifier de mortels, mais plutôt pour votre faculté à reconnaître les visages quand ils passent sous vos yeux et à savoir exactement qui va où.



Elle parcourut à nouveau l’assistance d’un regard et trouva son indic’ un peu trop remarquable pour être discret. Cependant, l’un des types qui cavalaient derrière la balle eut la joyeuse idée de propulser cette dernière dans un immense filet à poissons, ce qui sembla recentrer l’attention sur l’écran (Les moldus la surprendraient toujours). Le pub explosa en liesse alors que Saoirse en profitait pour extirper une photo de sa besace. Sur cette dernière, on y distinguait un homme d’un âge certain, élégant et visiblement préoccupé, poussant la porte d’une cabine téléphonique londonienne.


-Regardez attentivement cet homme.


Elle glissa la photo vers Nigel, tout en vérifiant que personne ne s’intéressait à leur cas.


- Je ne peux, ni vous la laisser et ni vous l’envoyer, cependant, j’ai besoin que vous m’aidiez à localiser ce type. Je sais qu’il a débarqué sur le sol irlandais il y a quelques mois et je sais également que vous ne perdez rien des déplacements de chaque sorcier sur cette île. Je suis prête à négocier l’information contre d’autres renseignements s’il le faut. Mais je suis certaine que vous savez faire des prix aux nombreuses habituées que vous amenez ici.
taquina-t-elle.


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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Mer 13 Sep - 11:08

Il n’y eut guère d’osmose entre miss Shepherd et le propriétaire du pub, ce dont Nigel ne put blâmer son invitée. Au fond, mister O’Donough n’était pas méchant, il n’était pas non plus très intelligent et le tact était une qualité qui lui faisait défaut. Sa remarque au sujet de la femme qu’il voyait ici habituellement était non seulement déplacée mais pouvait également être mal interprétée par miss Shepherd. La jeune femme pouvait se faire de fausses idées et prêter à Nigel une absence certaine de délicatesse. Fort heureusement pour lui, il ne s’agissait nullement d’un rendez-vous galant –chose que le vampire n’avait plus connu depuis son entrée dans le monde magique, par ailleurs.

Malgré cette erreur de parcours, miss Shepherd consentit à poursuivre le rendez-vous. Leurs consommations en main, ils purent entamer le vif du sujet, avec un simple petit détour quant à sa nature. Nigel sourit à la remarque de la jeune femme. Ainsi, elle avait finalement compris. Nigel en était heureux car non seulement il avait vu juste quant à l’intelligence de la jeune femme (il est toujours gratifiant d’avoir raison) mais de plus, ainsi, elle ne se laisserait plus autant distraire. Du moins l’espérait-il, autant pour elle que pour leurs affaires.

« Adultère est un terme un peu fort. » répondit-il avec un brin de malice. « Avec un peu d’aide, sans doute puis-je arriver à un tel résultat, mais il ne me semble pas produire un tel effet. Et je ne m’imagine guère arborer une quelconque pancarte annonçant le danger. Me voyez-vous porter autour du cou l’une de ces pancartes ‘attention chien méchant’ ? »

Un sourire carnassier étira les lèvres de Nigel qui, comme s’y était attendu miss Shepherd, ne fit pas même mine de boire. Ce n’était pas dans les habitudes de Nigel de jouer avec les cœurs –aussi bien masculins que féminins. Quoi que ce pouvoir se soit montré utile plus d’une fois, le vampire n’en faisait pas usage au-delà de relations courtoises et n’essayait pas de prétendre pouvoir offrir plus qu’un joli minois. Alors, quel plaisir y aurait-il à jouer de son charme si chacune de ses proies en était informée ?

Il fallait le reconnaître, miss Shepherd avait du caractère. Manifestement, elle était gênée par l’effet produit sur sa personne et s’en agaçait, ou plutôt elle choisissait cette voie pour se défendre, car être agacée lui permettait de ne pas céder –à l’adultère ?- en gardant ses capacités de réflexion. Par esprit de contradiction, l’idée vint à Nigel de pousser un peu son pouvoir afin de tester la réaction de miss Shepherd dont l’agacement était absolument charmant et l’amusait beaucoup. Malheureusement, il n’était pas en son pouvoir de modifier cette attraction, ni dans un sens ni dans l’autre, ce qui était bien dommage au demeurant.

« Veuillez me pardonner, miss Shepherd mais vous allez devoir faire malgré cela. Vous me voyez dans l’incapacité de remédier à cet état. Concentrez-vous sur la raison de votre présence ici, cela vous fera oublier le sujet qui vous agace. » expliqua-t-il avec un semblant de sérieux, avant d’ajouter : « Si cela peut vous rassurer, dites-vous que vous n’êtes pas mon genre… de proie. »

Sur quoi il lui adressa le sourire le plus charmant et innocent de sa panoplie, avant de cesser pour laisser l’enfant canaille de côté et venir au cœur du sujet. Il est un moment où il faut savoir cesser les imbécilités. Nigel ne devait pas son réseau à toutes ces futilités, il était donc temps de se mettre au travail.

Miss Shepherd posa sur la table une photo qu’elle fit glisser vers lui. Nigel se pencha sur l’image et la pris dans sa main pour l’observer de plus près. On pouvait y voir un homme d’âge mûr, au front dégarni et dont les dernier cheveux gris étaient coupés courts et coiffés avec soin vers l’arrière. Il n’avait pas l’air d’accuser son âge autrement que par son apparence et affichait une prestance d’homme d’affaire ou de politicien, la tête haute et le visage fermé il avançait avec assurance vers son objectif. L’homme pénétra dans une cabine téléphonique anglaise pour y composer un numéro de téléphone avant de disparaître finalement de l’image.

Nigel fouilla dans les informations qui encombraient ses souvenirs. Non, cet homme ne lui disait rien. Ce n’était ni une personne connue qu’il aurait vu dans les journaux ni un visage qu’il aurait croisé dernièrement. Il observa une nouvelle fois le visage de cet homme. Non vraiment, il ne lui disait rien, pourtant Nigel en était certain, s’il avait dû le croiser il s’en serait souvenu. Il rendit alors la photo à miss Shepherd. Au temps pour l’image qu’elle s’était forgée de l’informateur qui ne ‘perdait rien des déplacements de chaque sorcier sur cette île’.

« Cet homme m’est inconnu, il me faudra me renseigner. Il n’est peut-être pas à Belfast. Dommage que vous ne puissiez me fournir un exemplaire de cette photographie, cela m’aurait été utile. Qui est-ce ? »

L’absence de représentation de l’homme allait peut-être freiner ses recherches, mais Nigel avait bien des cordes à son arc et un début de piste pourrait l’aider à s’en sortir même sans pouvoir offrir une image à ses contacts. Un tel homme devait être remarqué où qu’il aille.

« Savez-vous où, quand, comment ou pourquoi il est passé de ce côté de la mer ? »

Une seule réponse à l’une de ces questions pouvait être suffisante. Toute information était d’ailleurs bonne à prendre au sujet de la cible. Nigel était capable de faire merveille avec un mince indice mais plus il y en avait plus la localisation était simple, et moins le prix était élevé.
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Mer 27 Sep - 14:33

C’était presque vexant.
Et encore plus vexant d’être vexée.
Pas son type de proie ?
Voilà qui était charmant.

Elle répondit au sourire carnassier par une moue amusée.

Qu’est-ce qu’il avait son sang, pour ne pas lui plaire ?

Pourquoi entendait-elle soudainement une voix lui susurrer « trop sucré ? ».

Elle leva brusquement les yeux au ciel et balaya le tout d’un petit coup de mojito avant de reprendre les choses sérieuses.

- Je ne peux vraiment pas vous laissez cette photo et je vous demanderais même d’oublier jusqu’à son existence quand nous aurons quitté ce pub.

Dire qu'elle avait toujours rêvé de sortir des phrases comme ça. Ça faisait très classe, un peu comme si la vie de tout le monde en dépendait. Bon, en l’occurrence, il était possible que leur vie en dépende un peu. Et il fallait avouer que maintenant qu’elle y était confrontée, la phrase perdait un peu de son éclat. Les lettres découpées dans la Gazette dansèrent un instant devant ses yeux. Elle hésitait toujours sur la conduite à tenir. Intimidation ou plus encore ?

Une deuxième gorgée du breuvage acheva de chasser ses noires pensées et elle put reporter toute son attention sur Coyle.

color=indianred]- Il arrive tout droit d’outre atlantique par bateau moldu. Après un court séjour en Angleterre il semblerait qu’il ait mis le cap il y a quelques semaines sur votre belle contrée et je veux savoir pourquoi et avec qui. Vous pensez pouvoir me le localiser si je vous donne un nom ?[/color] Demanda-t-elle en jetant un nouvel œil à la ronde.

Il y avait de la tension dans l’air. Visiblement, l’un des types qui courait après le ballon avait fait une boulette parce que ça sifflait à tout va et qu’on avait été obligé d’envoyer un type en noir sur le terrain qui gesticulait dans tous les sens. Sa baguette à lui, revêtait l’aspect d’un petit rectangle de couleur rouge qu’il brandissait au-dessus de sa tête. Probablement une beuglante pour un des joueurs. Elle ignorait qu’il existait aussi des beuglantes chez les moldus, il faudrait qu’elle se renseigne auprès d’Ezio.
Après un soupir à décoiffer un vampire, elle glissa une main dans son sac et en extirpa un petit bout de parchemin. Farfouillant un peu plus loin dans la petite poche qui recelait à peu près la moitié de son appartement, elle dégaina un crayon. Après un dernier regard pour les excités du sport, elle traça sur le parchemin un nom de son écriture ronde. Sans un mot, elle fit glisser le parchemin vers Nigel en le fixant de manière appuyée.

- Si vous avez quoi que ce soit, vous savez comment me contacter.

Se redressant de toute l’immensité de sa petite taille, elle envisagea de héler le barman avant d’aviser la boisson intacte de Coyle. Greffant un sourire mutin à sa jolie bouche, elle lança, taquine :

- Pour votre couverture.

Elançant une main fluette à travers la table, elle s’empara du verre de son interlocuteur et l’attira à elle.

Sacrifice ou corporatisme. A voir.

- Vous allez finir par attirer l’attention si vous ne finissez jamais vos verres.

Après avoir tester le renouvellement de la prouesse du barman (deux mélanges parfaits, ce type était con, mais il était doué. Comme quoi, tout était possible) elle reposa le verre et ajouta plus sérieusement.

- Comment faites-vous ?

Fixant le vampire d’un regard sérieux, tout en se posant mille questions à son sujet, elle poursuivit.

- Pour être au courant de tout ça ? C’est quoi votre truc ? Un réseau ? Un don d’ubiquité ? On n’a eu de cesse de me répéter que vous étiez le meilleur et… je dois avouer que jusqu’à présent je n’ai pas été déçue.

Ne me décevez pas, maintenant Coyle.
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Dim 15 Oct - 21:45

Miss Shepherd ne sembla pas faire mauvais accueil à la plaisanterie de Nigel au sujet de ses préférences culinaires. Cette remarque avait été faite pour permettre à miss Shepherd de passer outre la « brillance » du vampire pour parvenir à se concentrer, ce qui, soit dit en passant, ne retirait rien à sa véracité. La soif du vampire n’était aucunement mise à l’épreuve par le parfum du sang de la jeune femme. Cependant, ni lui ni elle ne se trouvait là ce soir pour disserter au sujet de la nature de l’un des deux, ni de ses préférences alimentaires. On en revint donc aux moutons qui les intéressaient tout deux.

Voilà une affaire qui semblait fort délicate. Nigel l’abordait avec tout le sérieux qu’elle méritait. La demande de miss Shepherd illustrait bien cette nécessité. L’indic’ engrangea toutes les informations contenues dans la réponse de la journaliste quant aux voyages de sa cible. Elle ne semblait pas tranquille. A présent qu’elle s’était quelque peu défaite de l’effet produit par le vampire sur sa personne, miss Shepherd jetait quelques œillades méfiantes alentour. Cela n’échappa nullement à Nigel qui ne put retenir un froncement de sourcils, inquiet et surtout fort intrigué.

« On peut faire beaucoup avec un nom » répondit-il sans se départir de son sérieux.

A vrai dire, avec un nom il était possible qu’il parvienne à le localiser bien plus vite, cela dépendait des précautions dont s’entourait cette cible, des fréquentations qu’elle avait et de biens d’autres paramètres encore. Mais Nigel était prêt à mettre sa main au feu qu’il parviendrait sans mal à le trouver s’il pouvait connaître le nom de cet homme si mystérieux.

Des bruits de protestations véhémentes s’élevèrent dans le pub, ne laissant guère de temps aux réflexions de Nigel qui en fut extirpé sans ménagement. La distraction ne dura guère longtemps, l’indic’ ayant le sens des affaires il se remit bien vite de sa surprise pour porter de nouveau son intérêt sur la journaliste en oubliant le football. Celle-ci soupirait à fendre l’âme tandis que sa main disparaissait dans son sac. Après un temps de fouille laissant suggérer un sac bien rempli (à l’image de tous les sacs à mains) miss Shepherd extirpa finalement de quoi écrire et s’attela à rédiger quelques mots avant de tendre le résultat à Nigel de la même manière que pour la photographie. L’indic’ se saisit du parchemin sur lequel il reconnut sans mal l’écriture de sa correspondante. Pour ce qui était du nom, en revanche, il ne le reconnut pas. Quoi que… peut-être avait-il un début d’idée de piste, finalement. Il faudrait vérifier. L’information enregistrée, Nigel accorda de nouveau son attention à la journaliste.

« Naturellement » répondit-il en pliant soigneusement le parchemin qui disparut dans sa manche. Il y avait là une poche conçue afin de dissimuler certaines possessions « sensibles ».

Cependant, miss Shepherd, qui semblait avoir livré l’intégralité des indices dont Nigel pourrait disposer lors de ses recherches, s’emparait de la boisson posée devant lui, à laquelle il n’avait fait aucun mal.

« Vous êtes bien aimable, votre sacrifice vous honore. » la remercia-t-il en souriant à son tour

Cette jeune femme l’amusait. Elle avait de l’esprit et savait se montrer incisive. Sans compter qu’elle était tout à fait fiable professionnellement parlant, s’assurant l’appréciation de Nigel.

A son tour il tendit le bras pour prendre le verre vide devant miss Shepherd et le tirer vers lui.

« Vous permettez ? Pour ma couverture. »

C’est alors que, après avoir gouté le cocktail dont elle venait pourtant de finir un verre, la journaliste tenta d’en savoir plus sur les méthodes de son indic’. Naturellement, l’informateur n’allait pas livrer ses secrets aussi simplement. Sinon comment pourrait-il encore travailler ? C’est pourquoi il répondit en lui faisant bien comprendre par son expression que ce n’était pas la vérité, et qu’elle ne la connaitrait pas.

« Je brille » dit-il en croisant les bras sur la table pour s’y appuyer.

Son regard moqueur fixait miss Shepherd sans rien dissimuler de son ironie. Nonchalamment accoudé à la table, il observait la journaliste qui espérait sans doute obtenir des informations qui ne lui étaient en rien nécessaires. Ah ces journalistes ! Nigel n’allait pas se plaindre de leur envie d’informations qui le faisait vivre, aussi prenait-il le parti de s’en amuser. Pour autant, miss Shepherd ne pouvait tout de même pas s’attendre à ce qu’il lui livre ses secrets aussi facilement.

« Et vous donc, comment faites-vous ? » demanda-t-il en retour pour lui faire comprendre que, comme elle, il ne donnerait jamais la réponse entière et franche à qui que ce soit. Ils devaient d’ailleurs avoir des techniques plus ou moins similaires, du moins Nigel le supposait. « Vous me diriez pourquoi vous cherchez à en savoir plus sur cet homme ? »
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MessageSujet: Re: Premier rendez-vous - avec Saoirse   Sam 4 Nov - 11:20

- Vous brillez ? S’amusa-t-elle en plantant son regard dans le sien.

Et pourtant, aucun autre terme ne convenait mieux. Il brillait de sa présence et ses compétences. Elle lui accorda un sourire malicieux.

- Et bien soit, brillez, Coyle, parce que croyez-moi, si on met la main sur celui-là, ça vaudra tous les éclats.

De peau, de dents, de voix, de verre, de colère. Tous.

Et cela mettra fin à tout ça. Les photos et l’angoisse.

Avisant un groupe particulièrement agité, elle croisa le regard d’un des fanatiques du sport. Il semblait plus calme celui-là, penché sur sa boisson. Il lui jetait un œil torve et insistant. Elle frissonna, ne pouvant s’empêcher de penser aux pas qui la hantaient depuis quelques jours.
La pensée de son patronus, parcourant terres et landes pour porter le message la rassura quelque peu. Même si elle devait envisager que la confrontation entre les deux hommes pourrait être… étrange. Le danger n’était finalement pas là où on l’attendait.

Et s’il était là ? Dissimulé parmi la foule, se faisant passer pour un moldu venu encourager son équipe favorite ? Son corbeau.
Et si elle venait de lui donner l’occasion de mettre ses menaces à exécution en tendant ce simple nom ?
Plongeant avec elle tous ceux auxquels elle tenait. De Joachim à ses frères. Du futur marié angoissé au visage grave d’Ezio.
Peut-être même, avait-elle entraîné Nigel Coyle dans ses ennuis.
En détaillant son compagnon avec ironie, elle se demanda quelles sortes d’ennuis pouvait bien avoir un vampire. Dans son imagination, ils avaient toujours été invincibles et exerçant une fascination sur les hommes. Peut-être que le danger venait de cette même fascination après tout.
Elle chassa ses pensées embrumées avant qu’elles ne s’emparent de toute raison et reposa son attention sur son indic.  

- En ce qui me concerne, je me contente de dénicher les gens brillants. Lui répondit-elle finalement. Condition sine qua non pour les simples mortels qui ne brillent pas particulièrement. Le taquina-t-elle. Je vous savais excellent mais je n’avais pas envisagé… certains aspects de votre vie sous cet angle-là. J’imagine que cela peut-être un atout comme un handicap. Souleva-t-elle en constatant que la plupart des regards féminins s’attardaient sur lui. Pour passer inaperçu, notamment. Vous avez une brillance de camouflage ? Lança-t-elle piquante pour détourner la conversation vers des tons plus légers.

Et puis, sans crier gare, elle leva brusquement une main pour faire signe au barman qui passait dans le secteur.

- Mon ami et moi, on reprendra la même chose. Dit-elle en désignant les deux verres vides.  

Assis quelques tables derrière, l’autre homme ne la lâchait pas des yeux. Elle le fixa en retour et constata qu’elle n’était pas mécontente d’être en compagnie d’un vampire pour l’occasion. Voilà qui dissuaderait toute tentative d’intimidation sur sa personne. Restait à calculer le retour, qu’elle devrait faire, seule. Et parce qu’elle n’était pas femme à accepter de se laisser impressionner, elle accorda un regard des plus froid au supporter qui finit par se détourner d’elle.

- Celui-là, désigna-t-elle. Vous savez qui c’est ? Un habitué ? Espéra-t-elle.

Elle était à demi persuadée de se faire des idées sur tout en ce moment. Méfiante, elle l’avait toujours été. Jusqu’au dernières menaces qui ne concernaient plus seulement elle mais ceux qu’elle aimait. S’il leur arrivait quoi que soit à cause d’elle… Et soudain, l’illumination. Ce qu’il lui fallait, c’était un tueur à gage.
Oui, elle n’hésiterait pas à tuer quiconque s’en prenait à sa famille.

Tu deviens folle.

c’est pas nouveau.


- Vous seriez brillant jusqu’à quel point Coyle ? Vous pouvez vraiment tout savoir ?

Sur ces entrefaites, le serveur déboula avec deux nouveaux verres qu’il déposa devant eux, alors que Saoirse se demandait pour quelle raison elle en avait demandé deux. Puisqu’il lui faudrait les boire, l’un et l’autre.

Irrécupérable, ma fille.
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