Météo du Moment

Nous sommes en mai 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

Partagez | 
 

 Francis Newville

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar






Age du personnage : 66
Messages : 9
Localisation : Londres, Ministère d la Magie
Scolarité : Poudlard (1962 - 1969)
Occupation : Président-sorcier du Magenmagot

MessageSujet: Francis Newville   Dim 7 Mai - 20:49


Francis Newville  


•• Nationalité : Anglaise

•• Date de naissance  : 21.01.1951
•• Lieu de naissance : Hexham (nord de l’Angleterre)
•• Nature du sang : Sang-Pur

•• Taille : 1,92 m
•• Poids : 83 kg.


Origines & évolutions :
•• Famille proche :

Épouse: Irina Azarov-Newville, décédée le 24 janvier 2015 à l’âge de 60 ans des suites d’un cancer foudroyant. Irina est issue d’une famille aristocratique de sorciers russes ayant émigré en Angleterre peu après les révolutions du printemps 1917 qui n’ébranlèrent pas uniquement le monde Moldu.

Fille : Sofia Azarov, 34 ans, unique enfant d’Irina et Francis, chercheuse et assistante chargée de cours de la filière Monoceros de l’U.A.D., spécialiste en Soins aux Créatures Magiques, brouillée avec son père depuis l’âge de 20 ans, n’entretient que peu de rapports avec celui-ci, n’a gardé que le nom de famille de sa mère.

•• Scolarité :  Poudlard, maison Serpentard

•• Université : /

•• Curriculum Vitae :

- 2015 à aujourd’hui: Président-sorcier du Magenmagot
- 1997 – 1998 : Membre de la commission d’enregistrement des nés-Moldus
- 1996 à aujourd’hui : Membre permanent du Magenmagot
- 1993 – 1995 : Membre non-permanent du Magenmagot
- 1992 : Année sabbatique consacrée à la rédaction de divers ouvrages
- 1986 – 1991 : Délégué britannique au Comité européen de la coopération juridique magique
- 1980 – 1985 : Porte-parole des services administratifs du Magenmagot
- 1973 – 1979 : Juriste au Département de la justice magique, participe à la rédaction de divers articles scientifiques dans le domaine de la jurisprudence anglaise
- 1971 – 1973 : Greffier au Département de la justice magique
- 1964 – 1971 : Scolarité à Poudlard

Quelques publications

- Du fonctionnement des tribunaux magiques : le Magenmagot et le Conseil de justice magique (Essai), PM (Presses du Ministère), Londres, 1977, 125 p.
- La coopération juridique magique. Entre intérêts étatiques et supranationalité, PM, Londres, 1988, 336 p.
- Aux origines de la jurisprudence anglaise dans le monde des sorciers, PM, Londres 1992, 400 p.
- Chasse aux sorcières. Les procès pour sorcellerie dans le Bas Moyen-Âge, Talbott & Sons Press, Oxford, 1993, 667 p.
- Tyrannie et tyrannicide. De la nécessité morale d’abattre le Roi (Essai), PM, Londres, 2001, 108 p.
- Le Grand Procès. Dix ans de procédures juridiques, PM, Londres 2012, 584 p.

•• Lieu de vie : Londres, résidence privée dans le quartier de Camden; manoir familial d’Hexham dans le comté de Northumbrie

•• Occupations : Président-sorcier du Magenmagot



Un portrait esquissé :
•• Qualités et défauts : Des qualités, Francis Newville en a certainement autant que de défauts. Question de point de vue. D’aucuns le décriront comme froid, peu avenant, voire carrément antipathique tant il est vrai que jovialité et bonhommie ne font tout simplement pas partie de son tempérament, bien au contraire. Les seuls sourires qu’il a pu un jour réserver à un être humain sont depuis longtemps effacés de son visage marqué désormais par le deuil récent de sa femme. En résumé, l’hostilité générale qui se dégage de sa personne ne fait que renforcer la méfiance qu’éprouvent tant de gens à son approche.

Francis Newville est avant tout quelqu’un de très peu patient qui déteste qu’on le fasse attendre. Très rapidement, il exprime son agacement par une respiration exaspérée et, s’il est en présence d’autrui, fait instinctivement comprendre à son entourage qu’il souffre du moindre retard. Il ne se laissera en revanche que rarement aller à des emportements colériques ; en vérité, sous ses airs irrités, il n’est pas quelqu’un de violent.

Ce qu’il abhorre par-dessus tout, c’est la médiocrité, celle de ceux qui ne se sentent pas à la hauteur, celle de ceux qui ont essayé, celle de ceux qui n’y arrivent juste pas. Indéniablement, le juge Newville se sent supérieur à tout un tas d’individus, cela sans aucun doute lié à son appartenance à la caste des Sang-Pur. D’un autre côté, il ne ressent nullement le besoin de l’exprimer et serait bien la dernière personne à se pavaner fièrement au milieu de ses semblables de haut rang. Sa supériorité, il la considère comme un état de fait.

Dans l’entourage professionnel du juge Newville, on lui reconnaît son efficacité, son organisation méticuleuse et son empressement à ne jamais laisser quelque chose d’inachevé. Cela lui a également valu la réputation d’appliquer parfois une justice quelque peu expéditive. Parmi ceux ayant l’occasion de le connaître plus intimement, on a dit qu’il se dégageait de lui une sorte d’aura rassurante du simple fait qu’il semble toujours exactement sûr de lui. S’il lui arrive parfois de douter, il ne l’exprime en tout cas pas. Ce qui est certain, c’est qu’il croit en ses valeurs, tente d’appliquer ses principes au mieux et ne se laisserait que très difficilement influencer par l’opinion de quiconque. A son âge, après avoir tant lu et tant vécu, il s’est forgé une solide connaissance du monde qui l’entoure et ne rechigne pas à dispenser son savoir à celui qu’il juge digne d’intérêt.

•• Allure & silhouette : De prime abord, le premier qualificatif qui vient à l’esprit du quidam se retrouvant face à Francis Newville est : imposant ! Du haut de son mètre quatre-vingt-douze, le juge a l’habitude de toiser les gens en les surplombant significativement. Sa silhouette svelte et ses traits allongés renforcent cette impression de grandeur. Dans sa jeunesse, il pouvait se targuer d’un physique robuste. Aujourd’hui, il en a gardé un pas assuré et des réflexes encore alertes même s’il lui faut parfois reprendre son souffle après l’effort. Quoi qu’il en soit, il continue, à plus de soixante-six ans, d’impressionner son entourage par son imposante stature.

Un nez arqué, un front trop grand et des lèvres pincées : Francis Newville n’a jamais eu des traits raffinés. Ses yeux en revanche, autrefois d’un vert pâle, aujourd’hui teintés de gris, ont toujours porté en eux cette lueur d’extrême perspicacité, mêlée d’un éclat de malice et d’arrogance qu’il a perdu avec le temps. A vrai dire, les années ont rendu à ce grand homme une certaine élégance et une sorte de charme tout particulier dont il use parfois pour séduire son auditoire.

•• Tics et manies : Si les traits de son visage sont souvent impassibles, ne dévoilant rien des pensées du juge, ses mains en revanche en disent beaucoup plus. Elles se croisent et sont jointes lorsqu’il est songeur, ses doigts martèlent le bureau lorsqu’il s’impatience et il a la manie de frapper tout revêtement solide du poing de deux coups secs sur les phalanges lorsqu’il a pris une décision qu’il sait être la bonne.
Il lui arrive souvent de rouvrir à nouveau un dossier qu’il vient de fermer sans le consulter ou de tirer un tiroir deux fois d’affilée pour s’en assurer du contenu tant il veut être certain de n’avoir jamais rien oublié.

•• Trois anecdotes :
- Francis Newville ne se sert que rarement de sa baguette magique qui, malgré tout, ne le quitte jamais. Il a pris l’habitude avec le temps d’effectuer la quasi-totalité de ses tâches quotidiennes sans l’aide de la magie. Lorsqu’il en a l’occasion, il lui arrive de s’entraîner à l’emploi de certains sorts histoire de ne pas perdre la main, mais ces séances tendent à toujours plus s’espacer.

- Entraîné par sa mère dès l’âge de sept ans à la défense de son esprit, Francis Newville est un occlumens aguerri. Les dites séances d’entraînement consacrées à cet art ont lieu jusqu’à ses dix ans. Pour Francis, il s’agissait avant tout de séances de torture au cours desquelles sa mère s’amusait pernicieusement à pénétrer son esprit pour y découvrir tout ce que son fils lui cachait, un moyen supplémentaire d’exercer un contrôle moral dont elle usait sans aucun état d’âme. Peu importe le but escompté, Francis devint capable à un si jeune âge de contrôler son esprit et d’en verrouiller l’accès à quiconque.

- Ironie du sort, Francis Newville est un grand amateur de musique classique moldue. C’est sa femme, Irina, qui l’a initié tout d’abord à la découverte des grands compositeurs russes, en particulier Tchaïkovski dont il admire le génie lyrique. Il leur arrivait à tous deux de pouvoir passer des heures à n’écouter que symphonies et oratorios sans se parler, si ce n’est par le jeu des regards communicatifs. Depuis la mort tragique d’Irina, Francis n’a pour le moins du monde cessé d’écouter ce qu’il considère sans se l’avouer comme une sorte de magie de l’indicible. Il se fait même un honneur de rendre hommage par ce biais à celle qu’il a aimée. Cette passion pour une musique dont il n’a pas trouvé d’égale dans le monde sorcier, Francis Newville se garde bien de la partager à autrui. C’est l’un de ses secrets les mieux gardés.

Les informations facultatives:
•• Ma baguette : 30 centimètres, bois d’orme et ventricule de dragon
•• Mon patronus : Un lion à la crinière épaisse
•• Mon épouvantard : Un astre rouge flamboyant dévorant tout sur son passage
•• Ma vision dans le Miroir du Riséd : Un portrait de famille, lui, le regard fier et attendrissant porté sur sa femme et sa fille, toutes deux souriantes

Pour la petite histoire...
Les origines de la famille Newville remontent loin dans l’histoire de l’Angleterre médiévale. Protecteurs des Marches écossaises, les comtes de Westmorland se sont notamment illustrés lors de la guerre des Deux-Roses à la fin du XVe siècle avant de tomber en disgrâce et de perdre leurs titres et possessions près d’un siècle plus tard. Alors que s’éteignait la première lignée familiale, une branche cadette continua de croître de l’autre côté de la barrière magique, dans le monde des sorciers. Selon la légende que l’on continua de se transmettre de générations en générations, Arthur Neville, né vers 1370, frère de Ralph Neville, premier comte de Westmorland, aurait été le premier Neville à révéler son aptitude à la magie. Élevé à l’écart du reste de sa famille pour cette raison, il aurait vécu, toujours selon la légende familiale, près de cent ans. Pour éviter que l’on fasse trop facilement le rapprochement avec la lignée familiale tombée en disgrâce, la branche des sorciers changea le nom de famille en Newville. D’après les registres de Poudlard, c’est Arianna Newville qui, en 1485, fut la première de la lignée à franchir l’enceinte de la célèbre école de sorcellerie.

Francis Newville, fils de Philip et de Catherine Newville, naquit un matin de janvier. Il passa son enfance au manoir familial situé à Hexham dans le nord de l’Angleterre. Hormis la présence de ses parents et d’un Elfe de maison, il n’avait personne pour lui tenir compagnie et passait le plus clair de son temps seul. Aussi loin que remonte sa mémoire, ce dont se souvient Francis avec force précision, c’est le visage froid de sa mère qui jamais ne lui avait adressé le moindre sourire. Cette mère qu’avec le temps il avait appris à détester du plus profond de son être ne lui avait en retour témoigné que méprise et indifférence. Qu’une mère puisse tant exécrer la progéniture qu’elle avait mise au monde, c’était là une chose difficilement compréhensible pour un enfant si petit. Quelle sorte de magie pouvait bien provoquer pareil comportement ?

Catherine Newville était une femme grande et mince, aux traits peu harmonieux. De santé fragile, elle passait le plus clair de son temps alitée et exigeait de Francis qu’il s’occupât constamment d’elle en lui apportant sa médecine et ses repas, tâches ordinairement destinées à un Elfe de maison, cela allait sans dire. Elle prenait alors un soin particulier à le rabrouer et le réprimander pour un rien. Parfois au bord de l’apoplexie, elle n’aurait succombé à la tentation de se laisser mourir pour rien au monde, ç’eut été faire trop plaisir à son aîné, Francis en était persuadé. Lorsqu’il s’agissait de le rabaisser, elle faisait alors preuve d’une vivacité remarquable et c’était peine croyable qu’elle se trouvait la veille encore à deux doigt d’y rester.

Catherine Newville était une méchante femme. Tout le contraire de son mari, Philip, un homme simple, courtois, collectionneur d’objets magiques en tous genres qu’il entreposait dans une grande pièce du manoir sans jamais plus y toucher. Sa bonhommie naturelle et ses expressions grandiloquentes lorsqu’il débattait de sujets aussi banals que la météo et les résultats sportifs lui attiraient la sympathie de ses congénères. En vérité, c’était quelqu’un de fort ennuyeux qui n’avait jamais d’opinion tranchée, ne défendait aucune idée et avait le don d’ignorer ce qui le dérangeait. Il ne travaillait pas, chose qu’il qualifiait d’ingrate, et se contentait de vivre sur les rentes que lui ramenait la fortune familiale. Bien évidemment, cela le désolait de constater l’attitude de sa femme à l’égard de leur fils et il lui arrivait de façon détournée d’atténuer les sanctions à répétition mais jamais il ne se confrontait directement à l’autorité de son épouse.

Les années passées à Poudlard, Francis s’en rappelle comme du moyen salvateur de pouvoir enfin échapper aux brimades et autres humiliations de sa mère. Pourtant, il ne s’y est pas senti plus heureux qu’ailleurs. Dumbledore était alors directeur de l’institut depuis quelques années. Francis effectua sa scolarité au sein de la maison Serpentard sans s’y illustrer particulièrement. Il était en revanche un élève doué et très appliqué avec des notes remarquables en Métamorphose et Défense Contre les Forces du Mal, ses branches de prédilection. Il n’excellait pas moins dans les autres domaines d’enseignement et se révélait être quelqu’un de curieux, toujours avide d’acquérir de nouvelles connaissances. A cette époque, il n’existait aucune voie académique destinée aux sorciers et il fallait dès lors se mettre à la recherche d’une profession une fois sorti de Poudlard. Francis décrocha un poste de greffier assistant au Département de la justice magique du Ministère par l’entremise de son père et de ses relations privilégiées sans savoir si c’était là une voie qui le conduirait quelque part. Le hasard faisant bien les choses, il se découvrit rapidement une passion pour l’étude des textes juridiques et du fonctionnement de la justice.

Les années 1970 apparurent parmi les plus sombres de l’histoire récente. La Première Guerre des sorciers faisait rage. Cette longue décennie fut une période emplie de violence où l’on ne comptait plus le nombre de unes de journaux consacrées au meurtre d’une personnalité du monde de la magie, à l’arrestation de dangereux Mangemorts et aux actes de terreur en tout genre. Francis suivait bien évidemment les évènements au jour le jour et ne manquait pas un seul des procès auxquels il lui était permis d’assister. Jeune juriste de vingt et quelques années, il passait le plus clair de son temps à la rédaction d’articles scientifiques paraissant dans des revues spécialisées traitant exclusivement du droit sorcier. Dans ce domaine, il commençait peu à peu à se faire un nom et fut repéré par un certain Barty Croupton Sr. dont la réputation n’est plus à faire. Devenu collaborateur de ce dernier, il se trouva aux premières loges lors des procès d’un grand nombre de Mangemorts tels qu’Igor Karkaroff, Belatrix Lestrange, Severus Rogue, acquitté, ou encore Barty Croupton Jr. L’affaire retentissante avait fait couler beaucoup d’encre dans la presse mais Croupton Sr. n’en avait pas moins condamné son fils avec autant de fermeté.

C’est également durant ces années que Francis rencontra celle qui allait devenir sa femme, Irina Azarov, jeune sorcière anglaise issue d’une noble famille de sorciers russes au sang pur. Francis était âgé de vingt-six ans, elle en avait vingt-deux. Quatre ans plus tard vint au monde leur unique fille, Sofia, la même année que naquit l’Élu. Des évènements qui suivirent et dont tout sorcier connaît le dénouement, Francis s’en tint le mieux possible à distance tout en déplorant la déliquescence progressive du Ministère de la magie et de ses structures. Avec la mise en place de la commission d’enregistrement des nés-Moldus, Francis fut chargé de traiter un certain nombre de dossiers et envoya systématiquement les accusés à Azkaban, tâche dont il ne s’acquitta pas avec délectation. L’aversion qu’il avait toujours entretenue envers les Moldus était un fait. Mais la commission n’en était pas moins une mascarade devant laquelle des nés-Moldus subissaient un interrogatoire pour savoir à quels « vrais » sorciers ils avaient volé leurs pouvoirs. Un simulacre de justice qui désolait celui qui venait tout juste d’être nommé membre permanent du Magenmagot.

Au cours du Grand Procès contre les partisans de Voldemort qui s’étala sur plus de dix ans, le juge Newville se retrouva aux premières loges. Ses inclinaisons politiques et ses convictions personnelles l'avaient toujours amené à considérer les Sang-pur comme étant au-dessus du reste des sorciers et il n'avait que mépris pour les Moldus. Pour autant, il n'avait jamais été partisan de près ou de loin du Mage Noir et ses acolytes. Durant la période de chaos juridique où à peu près n'importe qui pouvait tomber sous le coup d'une accusation, il en profita aussi pour mener certains procès de façon expéditive sans faire tellement dans la dentelle. C'est depuis lors qu’il traîna derrière lui cette réputation de juge implacable que seul guidait son instinct et qui ne laissait que peu de place aux états d’âme. Un personnage respecté ou détesté de la communauté des sorciers. C’est tout naturellement qu’il se prononça pour l’emploi du sérum H.

A l’automne 2004, il fut appelé au chevet de sa mère mourante. La scène resterait à jamais gravée dans sa mémoire. Assis sur une chaise, les bras croisés, il contempla cette femme au teint pâle qui tentait par tous les efforts du monde de s’accrocher à la vie tout en sachant pertinemment que son heure était venue. Elle lui rendit son regard et tous deux s’observèrent silencieusement pendant de longues minutes sans dire un mot. Il ne l’avait pas revue depuis des décennies. Ce faisant, il se remémora tous ces instants de vie refoulés, ces moment d’humiliation que lui avait infligés cette vielle dame au seuil de la mort. Et il comprit. La réponse n’était nulle part ailleurs que dans son regard encore habité par un dernier sursaut de vie. Elle l’avait détesté parce qu’au fond, il lui renvoyait sans cesse une image d’elle-même qu’elle ne supportait pas. Parce qu’il était la chair de sa chair et lui ressemblait exactement sous chacun de ses traits. Elle n’avait pu se résoudre à aimer un être qui lui rappelait sans cesse ce qu’elle était, une femme triste et désespérément seule. Au fond, l’un et l’autre étaient pareils. Leur échange silencieux se termina par un dernier regard dans lequel Francis déclara en pensées: « Vous qui avez tant souffert pour me faire souffrir, ma mère, quels sont seulement les défauts et les qualités que je ne tiens pas de vous… ? ». Il se leva et quitta la pièce en tournant résolument le dos à son passé.

Durant les années 2005/2006, la communauté magique découvrit l’existence du groupuscule Pégase et ses revendications visant à faire interdire l’emploi du sérum H. Le juge Newville ne considéra d’abord pas cette organisation autrement qu’une bande de marginaux peu influents mais il se méfiait néanmoins de la contagion de leurs idées. Évidemment, la donne changea au moment du vol du sérum dans les laboratoires Bailey au début de l’année 2007. Désormais, le groupe accaparait toute l’attention médiatique et les premiers actes de terrorisme ne se firent pas attendre. Le Ministère eut rapidement à essuyer les critiques et les victimes du sérum déposèrent une plainte collective à son encontre pour négligence de surveillance d’une arme biologique. Alors qu’il suivait le dossier Pégase depuis ses débuts au sein du département de la justice magique et qu’il avait mené une grande partie des interrogatoires menant à la capture des principaux leaders du groupuscule extrémiste, ce ne fut pourtant pas le juge Newville que l’on chargea du dossier de la plainte déposée contre le Ministère, mais le tout jeune Adam Campbell qui allait bientôt porter le destin de tout un pays entre ses mains. La profonde inimitié et le mépris que lui porte à ce jour Francis Newville proviennent certainement de cet épisode.

Tout au long de la campagne pour l’indépendance de l’Écosse sorcière, le juge Newville se battit pour discréditer Campbell et son camp. Affichant clairement son soutien envers la politique d’Archibald Strogov, Francis prit néanmoins toujours soin à ne pas se faire cataloguer d’homme politique. C’est en sa qualité de juge et sur le terrain des arguments juridiques qu’il tenta de persuader l’opinion des désavantages d’une sortie de l’Écosse. Bien que ses prises de paroles et les articles qu’on lui consacrait aient toujours eu un impact auprès de la communauté, il ne put empêcher la défaite cinglante de ce dix-huit septembre 2014. Un an plus tard, lors de la rentrée ministérielle suivant les vacances estivales, Archibald Strogov nomma Francis Newville au poste de Président-sorcier du Magenmagot. C’était là sans doute le point culminant de sa carrière pour celui qui n’avait cessé de gravir patiemment les marches menant au sommet de sa profession.

L’attentat de la gare de King’s Cross à la fin février 2016 ne manqua pas de remettre au premier plan les problèmes de sécurité intérieure de même que la réapparition de l’organisation Pégase qui marquait son grand retour de façon aussi violente qu’efficace. Les tensions diplomatiques entre l’Écosse et l’Ewiland atteignaient un seuil critique au moment où Archibald Strogov se vit accorder les pleins pouvoirs sur l’ensemble du territoire de l’Ewiland, mesure de sécurité dont le juge Newville s’était assuré qu’elle serait votée à l’unanimité parfaite du Magenmagot. Les temps à venir s’annonçaient sombres et incertains. Andrew Stone, leader du groupe Pégase, était toujours en cavale tandis que Meghan Cameron attendait anxieusement d’être jugée. Francis Newville, de son côté, ne s’était jamais montré autant actif à rassembler les pièces d’un puzzle aussi compliqué que celui qui plongeait actuellement toute l’île de Grande-Bretagne dans une consternation terrifiante. Son intérêt pour Pégase avait été grandissant au cours des dernières années et qui sait ce qu’il avait vraiment derrière la tête…


Comment avez-vous connu le forum ?
Au détour de mes recherches hasardeuses sur le net…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t383-francis-newville
avatar




Admin

Messages : 968
Localisation : Entre deux mondes

MessageSujet: Re: Francis Newville   Ven 12 Mai - 22:01

Tout est en ordre. Nous nous occupons de ta validation dans la soirée.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com
avatar




Admin

Messages : 968
Localisation : Entre deux mondes

MessageSujet: Re: Francis Newville   Ven 12 Mai - 23:46

Bienvenue dans la communauté

Carte n° 510121170512


Nom : Newville
Prénoms : Francis
Nationalité : anglais

Sexe : masculin
Né(e) le : 21 janvier 1951
A : Hexham

Lieu de vie : Londres
Occupation : président du Magenmagot




En hj...

Nous sommes ravis d'accueillir parmi nous un personnage aussi efficace et méticuleux que le président du Magenmagot. Puissent ses secrets être bien gardés par le don qui lui a été accordé, et son imposante personne suivre son chemin parmi nous.
Nous saluons tes recherches et lectures assidues, et ton choix de t'investir à fond dans le contexte proposé.

Maintenant que tu es validé(e), pense à compléter les différentes listes et référencements : listes des prénoms, des patronymes, des avatars, des lieux de naissance et de vie. Le cas échéant, recense également ton personnage dans l'inventaire des métiers et occupations et dans les annuaires de Poudlard et de l'Université.
Veille à mettre à jour ton profil (Scolarité, Université, Occupation, Localisation, Âge du Personnage...) et les différents champs de contact (Fiche et Portrait du Personnage).
Nous avons instauré un système de Gallions, points, récompenses et pénalités. Afin de consulter ton capital, réclamer des privilèges ou quelque autre formalité que ce soit, tu peux te rendre dans ton Capital.
Pense également à aller faire un tour par ici afin de nous laisser tes avis, remarques, et compagnie...
Maintenant que tu es validé(e), il ne te reste plus qu'à te lancer dans le jeu. Guette les sujets sans réponse, les topics collectifs... sans oublier de contacter les joueurs qui t'intéressent pour tisser des liens par mp. Ne sois pas timide !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com
 
Francis Newville
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins de Traverse :: Autour du Jeu :: Membres validés & Pnj-