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Moment

Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Dormir ou écrire, il faut choisir.
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est grand temps de poster!

Plan canicule sur le forum...

Venez donc brassez un peu d'air avec nous...

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 Rencontre sur la rive rouge

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Scolarité : Durmstrang (07-14)
Université : 2 ans Etudes Supérieures sur les Loups-garous
Occupation : Ex-duelliste

MessageSujet: Rencontre sur la rive rouge   Mer 3 Mai - 22:36

« -La première fois que j'ai tué un homme, c'était un jeune Auror. Il m'avait pris par surprise et donc de vitesse, sa baguette pointée moi et il croyait avoir gagné. Je n'ai même pas eu à prononcer les mots, mon sort l'a fait décoller de quinze pas et il était mort avant d'avoir touché le sol. Ses compagnons ont bougé vers moi. Ils n'ont pas eu le temps de comprendre qu'un feudaymon était sur eux. Si cet imbécile avait osé, il aurait probablement plus de cicatrices que moi, elles le réveilleraient chaque nuit et il ne regretterait rien.
Le lendemain j'ai donné mon bras à celui qui sera mon Maître à jamais.

Larsen D. A. Menroth »

Une odieuse odeur de rance et de renfermé régnait dans l'habitacle lorsque Aleksey, impeccablement vêtu en moldu – costume gris, chemise de flanelle brune et chaussures rayonnantes, sortit du taxi. Il se fit tendre son bagage, une belle malle pourpre aux fermoirs étincelants d'argent et le confia à l'homme qui l'accompagnait, un Asiatique de haute taille, fin, le regard fuyant.
Partout autour d'eux, s'affairait une foule de Vietnamiens et de touristes, des moldus, dans un vacarme de klaxon et de pas précipités.
Le second homme, un Japonais, le conduisit à pas rapide au travers de ruelles et de grandes avenues encombrées de tapageuses réclames pour des marques que le jeune sorcier ne connaissait pas. A vrai dire, Aleksey n'avait aucune idée de pourquoi son père, l'autrefois redouté Lars Menroth, surnommé alors le mangemort à la cape (en raison d'un artefact familial ancestral, une cape plus sombre que l’obscurité sans étoiles, longue et magistrale qui avait longtemps caché son identité et dans laquelle s'étaient drapés des générations de Menroth ) n'avait accepté de ne le rencontrer qu'au bout du monde, en lui faisant organiser une venue des plus discrète, par voie moldue ( comment par l'Innomé, faisaient-ils pour supporter ces interminables virée à bord d'objets volants par la force du feu?!). Aleksey quitterait Sofia et la Bulgarie dans dix jours, direction Londres, Ewiland et sa vie magique agitée, qu'aller faire, donc, dans cette galère ? Il n'était même pas venu l'accueillir à l'aéroport, non, il avait préféré lui envoyer ce sorcier terne et longiligne qui marchait à grandes enjambées d'un air suffisant en évitant les regards. Enfin, M. Akaïshi– ou était-ce Kaibashi ? -s'arrêta devant une porte, gardée par deux hommes en costumes sombres qui s'écartèrent en le voyant ; quelques mots sur un ton sec, rapide échange et celui-ci fit pivoter la porte battante d'un restaurant dans lequel on pénétrait par un hall d'accueil.

L'oeil sagace d'Alieksandr remarqua aussitôt qu'aucun de ceux qui passaient devant l'établissement ne semblait le remarquer. Peu de surprise donc quand, entrant dans le hall, il remarqua que la plume écrivait seule sur le registre, que flottait un panel étrange de choses dans les bocaux au dessus leurs têtes, qu'un certain nombre des clients qu'il apercevait ; au travers d'une porte vitrée donnant sur un magnifique jardin traversé par une allée flanquée de maisons traditionnelles de bois et, au bout de celle-ci, d'une pagode majestueuse dominant une eau rougeoyante à la semblance de reflets d'aube ; ces clients portaient, qui des capes écarlates, qui des robes de soie vermeilles dont les motifs couleur encre noire : dragons, scorpions, chimères, serpents, se mouvaient. Il y avaient aussi de belles jeunes femmes, parées d'atours traditionnels qui effectuaient, pour le plaisir des sorciers et sorcières rassemblés devant la pagode, de merveilleux tours de baguettes, faisant jaillir des fleurs d'opale et d’émeraude.
On fit monter « monsieur » dans un anglais excellent et dans une antichambre où il revêtit des habits plus digne d'un sorcier et ce fut revêtu d'une robe grenat et noire, la cape ancestrale sur ses épaules, que le fils retrouva son père, attablé dehors, en compagnie de trois sorciers au clair accent londonien, sur une rive d'un bras du Fleuve Rouge.

Bien qu'il n'eut pas encore fêté ses soixante-trois ans (il le ferait le 14 février), Larsen Menroth était un homme  âgé. On le devinait à la cassure de ses mouvements. Pourtant il semblait être un titan de l'ancien temps : robuste comme s'il était le dernier d'une race d'homme fantasmée du temps jadis, de haute taille, beau encore malgré l'endommagement de son corps. A l'en voir, malgré sa vieillesse, il n'avait peut-être pas vécu la moitié de sa vie. Très massif, d'épaules larges, barbe grise et blanche de dix jours, il avait l’œil droit, barré d'une entaille profonde, ptosique et rougeâtre, qu'il cachait parfois sous un bandeau noir, injecté de sang. Un souvenir de Fol Oeil. Un vieil ennemi qui était mort. Il possédait aussi un nombre conséquent de cicatrices sur le visage et ses bras nus mais tatoués. La Marque des Ténèbres, sur son avant bras gauche était terne, trait fin comme une balafre. Il faut dire que cet homme avait été bagarreur, fonceur et quel fantastique guerrier ç'avait été durant la première guerre ! En témoignait son air toujours farouche, moustache dressée encore et ses puissantes mains caleuses d'une ferme poigne, malgré un index partiel et un auriculaire manquant. Il embrassa chaleureusement son fils d'une franche accolade. Aleksey remarqua qu'il s'était levé en s'appuyant sur la table, sa jambe boiteuse le faisait sans doute souffrir puisqu'une canne à pommeau d'or était appuyée contre le fauteuil de bois couvert de velours qui était le sien.

-Alieksandr, bienvenue à Hanoï, je suis heureux que tu ais pu venir !

Menroth Sr avait la voix basse et grave d'un stentor, et n'avait jamais besoin de l'élever pour se faire entendre. Aleksey avait souvenir que jadis son père se faisait fort, sans crier de héler quiconque, même à cent pas. Après quelques menus autres mots d'accueil, il fit les présentations.

-Voici de vieux amis à moi, tu as déjà fait la connaissance de Mr. Kaïbaroshi, qui a eu l'amabilité de te conduire à moi.
(l'autre fit une révérence) et voici Mr. Miles et Mr.May, qui sont des amis ( les deux s'étaient levé d'un bond et serrèrent la main d'Aleksey en s'inclinant), ils vont déjeuner avec nous, je dois avouer que, passée la première impression, on ne manque pas de bonne nourriture ici.

Remué par l'avion, Aleksey n'avait pas faim, mais il but une soupe et mangea mondainement, en évoquant quelques banalités. Miles, respectable affairiste d'une quarantaine d'année dirigeait une fabrique de chaudrons et May, plus jeune, long nez en trompette et épaisses lunettes brunes, était un duelliste en carrière. Kaïbaroshi servait lui un maître puissant, un sorcier influent du Japon qui œuvrait pour que le sorciers sortent de l'ombre et affirment la supériorité du monde magique. Des plats furent servis et copieusement dégustés, quelques coupes furent vidées, puis Menroth Sr alluma un long cigare cubain à l'odeur paresseuse d'un coup de sa baguette magique, une pièce unique, doublement mixte, un long bâton de noyer et d'if qui contenait une double combinaison, poil de griffon et cœur de dragon. C'était une baguette qui avait coûté une fortune et au caractère exécrable : tantôt instrument sans faille, tantôt baguette irrésolue, elle avait puni sévèrement chaque incartade de son maître. Cette fois ci, elle avait fait une flamme très pure, presque dorée. Les yeux d'Alieksandr s'attardèrent un instant sur l'objet que son cœur de duelliste ne pouvait s'empêcher de convoiter. Son père avait été plusieurs fois champion du monde avec cette baguette.

-Voila, dit-il, j'ai bien reçu les dernières nouvelles et puisque tu souhaites partir à Londres, j'ai pensé qu'il était préférable que je te vois avant que tu y sois enregistré.

Il marqua une pause, exhala une bouffée de brouillard et, caressant du bout des doigts le col de sa robe de mage verte béryl aux broches d'or, il ajouta :

-J'ai besoin d'un homme de confiance sur place. Depuis que j'ai tout perdu, que la racaille est au pouvoir les choses ont été de mal en pis. Mais je suis toujours debout. Les vagues qui ne m'ont pas renversées quand j'étais poussière de sable fin ne m'auront plus, je suis un roc... Et toi aussi, mon fils.
Aleksey soutint le regard perçant de son père.

-Père,
répliqua t-il,vous savez que je vous suis dévoué. A vous, ajouta t-il après un instant, mais je ne peux pas vous promettre quoi que ce soit, si vous ne me révélez pas vos intentions.

Larsen ne le coupa pas, mais la force de son regard était telle qu'il ne put rien ajouter. Alieksandr y chercha l'espoir que son père fut fier de lui.

-Je t'ai fait venir pour te les révéler...mes intentions. Je te parle de notre famille, vénérable et majestueuse, autrefois. Les choses ont changé, tout ce qui était fort est devenu faible. Le purisme n'est plus en odeur de sainteté, les moldus réduiront bientôt les sorciers à vivre comme des chiens. Cachés...
(Il couvait en lui le feu du pyromant terrible qu'il avait été et pouvait redevenir à tout instant. A la vérité, il exhalait une vieille magie terrible et puissante). Je veux que tu sois le digne héritier de notre famille. Embrasse les idées qui sont celles de notre rang, de notre sang. Mais ressuscite les de leurs cendres. Ne fais confiance à personne, les vieilles familles de sorcier ont toutes trahi ou se sont éteintes, je ne puis tolérer que la mienne fasse de même, même... le Seigneur des Ténèbres a failli.
Pour la plus grande gloire de la magie, Aleksandr. Réveille ceux qui sont endormis et rappelle aux traîtres à leur sang qui ont souillé notre nom et les salles de mes... de nos ancêtres ceci : Le feu qui couve, brûle plus que la flamme qui vacille.
Le purisme est mort. J'y ai cru, j'ai versé notre sang pour lui. Dorénavant c'est aux vrais sorciers, les meilleurs d'entre nous de reprendre le flambeau. Va en Angleterre, récupère notre rang, notre maison et prends ma place. Rassemble les sorciers et sorcières qui voudront t'écouter ; je te le dis, oublie le sang, seule la magie est puissance. Si tu acceptes de m'aider, mes amis, j'en ai beaucoup,  t'aideront..
.( les trois firent signe d'assentiment)

Alieksandre ferma son esprit mais ouvrit ses oreilles. Il ne savait que penser et ne voulait pas que son père le sache, car outre avoir été un occlumens inébranlable celui-ci avait été un bon legilimens autrefois. Nul doute que ses années clandestines ne l'avaient pas fait faiblir dans ce domaine là non plus.

-Que me demandez-vous précisément de faire ?

Les regards s'entrechoquèrent à nouveau frontalement.

Menroth Sr sut qu'il avait gagné.

-Tu ne dois avoir qu'une seule ambition : la gloire des sorciers. Dans le monde actuel il te faudra d'abord relever l'idéologie : il faut que les sorciers... s'aiment.

Ce dernier mot dans la bouche d'un homme qui avait tué plus de gens qu'on ne pouvait se rappeler de noms, eut-on une bonne mémoire, sonnait comme les lentes vibrations d'un glas.
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