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Moment

Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Dormir ou écrire, il faut choisir.
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est grand temps de poster!

Plan canicule sur le forum...

Venez donc brassez un peu d'air avec nous...

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 [Greenock #3] MagicWeed

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MessageSujet: [Greenock #3] MagicWeed   Dim 30 Avr - 22:26

Samedi 29 avril - Scène ouverte
•• Contexte : Soirée veillée autour des légendes de l'humanité
•• Pour vous guider : L'ambiance est feutrée au pied de la scène ouverte. Un grand feu a été allumé autour duquel sont réunis conteurs et spectateurs. Ces derniers défilent pour transporter la foule en des lieux et époques divers. Les gens chuchotent, écoutent, somnolent. Il se murmure parmi les sorciers, que certains feraient circuler de la MagicWeed, fameuse drogue sorcière qui a pour conséquences de provoquer d'étranges hallucinations de créatures à celui qui la consomme. Il semblerait, malheureusement, qu'elle soit passée de main en main et pas seulement magiques...
•• PNJ moldu : Scott Edington, 23 ans. Jeune homme timide et un peu fleur bleue. Le type même de personnalité réveillée par l'usage de stupéfiants. Un space cake parfumé à la MagicWeed est tombé entre ses mains. Dans son état d'euphorie, il tient à tout prix à partager ses visions fantasmagoriques, de chevaux ailés, de phoenix et d'autres créatures dont il ignore le nom mais qu'il pourrait désormais dessiner les yeux fermés.

•• Nombre de participants : 3
•• Contrainte : l'un des participants (voire les trois) seront également sous l'emprise de la Magic Weed, à un moment ou l'autre de la soirée.
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Mar 2 Mai - 1:46

Assez franchement de mauvaise humeur, sa démarche féline et maîtrisée particulièrement vive, Alieksandr était toujours dans le regret de sa baguette qu'il n'avait pas. Pire que tout il s'ennuyait. Les activités moldues qu'il avait croisé, il les méprisait avec froideur la plupart du temps. Sans magie, tout lui semblait d'une banalité ordinaire et vulgaire. Il aimait se balader dans le festival, mais se débarrassait sans ménagement des moldus éméchés ou égayés stupidement qu'il croisait par chariots entiers. Il sentit plusieurs fois des odeurs parfumées qui lui rappelèrent la tour du Durmstrang dans laquelle se cachaient les élèves des dernières années pour s'adonner à un passe temps d'adolescents stressés.

Après avoir assisté, de loin, en compagnie de Tobias MacKenzie ( célèbre joueur de Quidditch retraité) son cousin qui signait des autographes aux sorciers et sorcières qui le reconnaissaient à des concert sur la scène ouverte, il la quitta pour se rendre à sa tente. Elle était entourée des tentes de nombreux membres sorciers pour l'immense majorité de son clan qui avaient prit garde à réserver un grand espace d'emplacements mitoyens pour disposer d'un espace commun. Les tartans avaient fleuri sur les tentes. Comme ils n'étaient pas seuls à avoir fait cela, ça n'attirait pas trop l'attention. Plusieurs clans écossais, et notamment les MacKenzie moldus étaient leurs voisins, de sorte que s'il y avait une rupture entre les différents clans et familles magiques qui entouraient la tente d'Aleksey, il n'y en avait pas de visible entre les MacKenzie sorciers qui avaient huit tentes aux tartans vert sombre et presque bleu surmonté de la devise «LUCEO NON URO », « Je brille sans brûler » et les MacKenzie moldus bien plus nombreux, identiquement habillés.

Le soir, Aleksey et ceux qui l'entouraient, dressèrent de longues tables autour desquels ils dînèrent ensemble. Le jeune homme ouvrit le repas par quelques mots, les remerciant de leur accueil, les enjoignant à faire honneur à leur famille, à ne pas abandonner les vieilles pratiques et à, contrairement à maintenant n'avoir jamais honte d'être ce que nous sommes.

Applaudi poliment, avec réserve ou hardiment, il se rassit. A sa droite, son cousin Harlan et à sa droite Tobias McKenzie. Tous deux lui donnèrent de nombreuses informations sur l’Écosse magique depuis le referendum, tandis que lui, poliment, posait un grand nombre de questions. Aleksey parla positivement de ce que désormais en Écosse les destins des moldus et des sorciers fussent disjoints. Bientôt le repas se termina. Les présents étaient les plus jeunes du clan et ils s'éloignèrent peu à peu pour aller aux concerts.

Menroth quitta le campement, qui se trouvait à l’extrême sud de la zone de camping, en début de soirée, alors que la nuit s'annonçait peut-être un peu fraîche. Il s'éloigna des concerts car s'il aimait la musique, il était vite exaspéré par les trop nombreux moldus présents. Tobias son cousin, l'ancienne star du Quidditch était avec lui, ainsi que son autre cousin Harlan, sorcier replet et jovial qui avait dans ses bras une force fabuleuse. Il marchaient avec un demi pas de retard sur lui, comme deux gardes du corps. Harlan, presque trente ans, était un peu éméché, petits yeux fatigués et ne parlait plus clairement. Tobias, quarante deux ans avait les idées plus claires et jetait des regards aux alentours. Tous les quart d'heure, sous les yeux de moldus interrogateur, on se précipitait pour lui demander de signer un autographe.

Aleksey les mena vers la scène ouverte. La nuit était tombée sur un grand feu. Anonymes et célèbrités montaient sur l'estrade pour raconter des histoires. Un grand sorcier à l'accent africain, paré de dreadlocks, raconta comment deux frères sauvèrent leur village d'un Nundu, une créature magique véritable, que les moldus prenaient pour une mythe. Aleksey aima bien ce récit. Le Nundu, ou Mngwa, une créature terrible s'y retrouva pris au piège. Fuma wa Ba-Vriy, le héros et le plus vieux des deux frères, y faisait preuve d'un grand courage «  Je m'enfonce dans la forêt pour petre mangé par la bête » disait-il. Et il allait se faire connaître du monstre.

-On dit qu'il faut cent sorciers pour neutraliser un Nundu
, murmura Tobias à la fin du récit.

-Je pense que c'est exagéré
, répliqua Alieksandr.

-Sans doute, mais quand même...

Ils occupaient une butte, près de la scène d'où ils disposaient d'une claire vue sur celle-ci. La grand feu n'était pas trop loin d'eux. Une jeune et belle sorcière aux cheveux roux et verts teints monta et commença à raconter une histoire de loups-garous.

Aleksey vit dans le soir et la nuit noire, s'élever une fumée d’aspect moire dans le public, bercé par la fraîcheur de la température. Ça et là s'élevaient des rires retentissants ou étouffés et la rumeur des chuchotements parlait d'un gigantesque Palomino qui buvait dans le loch Thom tandis qu'une équipe de troll des montagnes se préparait pour faire un base-ball sur Shielhill Farm.
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Lun 8 Mai - 16:26

« Tel qu’en Lui-même enfin l’éternité le change,
Le Poète suscite avec un glaive nu
Son siècle épouvanté de n’avoir pas connu
Que la Mort triomphait dans cette voix étrange ! » *




Etendu non loin du feu, à admirer le ciel étoilé parsemé de quelques nuages, il s’était redressé un peu plus tôt lors de la narration de la légende Africaine. Et, songeant qu’il lui restait encore bien des coins du monde à explorer, il nota mentalement que ce continent lui réservait encore bien des lieux qu’il n’avait foulé. Un tiraillement dans son épaule le rappela à la prudence, évidemment, il éviterait les Nundus. Non loin de lui, un homme murmura qu’il fallait cent sorciers pour le neutraliser, son acolyte semblait prétendre le contraire. Ezio sourit dans l’obscurité, se remémorant le destin tragique d’Eldon Fricklefrac et son étrange animal de compagnie. Sur scène, prenait place une jeune femme aux grands yeux et aux airs hautement mystiques.

Sous une cascade de cheveux roux striés de vert, elle agrémentait son récit de grands gestes assurés. On la sentait habitués aux regards qui l’embrassaient et son aisance scénique n’était pas mettre en doute. Comme les autres, il la fixait, admirant tant la beauté de cette femme que l’entrain dont elle ponctuait son récit. Tout semblait parfaitement calculé, scénarisé et millimétré, au point qu’il en convint qu’elle n’en était pas à son coup d’essai en dépit de sa jeunesse.  

Un léger sourire étira ses lèvres lorsqu’elle entama la description du fameux lycan. Il ne put alors s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais été réellement face à lui et ne faisait que rapporter une histoire qu’on lui avait conté. Inclinant la tête pour jauger du degré de véracité qu’il sentait de plus en plus vacillant, il se laissa entraîner par ses propres souvenirs au détour de cette forêt d’Albanie.
Sa rencontre à lui, n’avait pas la poésie de la belle. Il n’avait pas – comme elle – eu le temps « d’admirer le pelage mordoré de la créature époustouflante et majestueuse ». A vrai dire, il se souvenait surtout de la course effrénée de son cœur, du sang sur Alexander, de l’odeur de peur – la sienne - et de mort qui régnaient sur la clairière. De la bête, il n’avait que l’image furtive à peine entraperçue alors qu’il se tenait en haut de l’arbre, et si la terreur lui parcourait toujours l’échine à son évocation, il aurait été bien en peine d’en fournir une description plus précise que ses grognements et cris déchirants provoqués par le combat avec l’ours. Il ne se souvenait plus du vainqueur de l’affrontement et ignorait même s’il l’avait su à un moment donné. Il revoyait, en revanche, parfaitement, ses mains couvertes du sang d’un autre, et se remémorait pleinement le sentiment de lassitude qui s’était insinué en lui alors qu’il expliquait au jeune moldu ce que serait sa vie désormais. **

Sur scène, la jeune sorcière achevait son conte et le laissa naviguer vers un autre souvenir plus récent, dans les bras d’une autre créature tout aussi dangereuse. Il s’amusa du fait que peut-être, quelque part sur cette lande, ce soir même, une autre sorcière incendiaire narrait le jour où elle avait sorti un barde des griffes d’un Paerahn. De son point de vue, le weekend ne passerait pas avant qu’un moldu n’ait des doutes quant à une présence magique. Les sorciers étaient de moins en moins prudents, jusque dans leurs récits qui se voulaient si réels qu’ils en utilisaient parfois un vocabulaire inadapté. Et si, à cette heure-ci et dans ces conditions-là, on pouvait prétendre à de vieux mythes, il était des temporalités et des appréciations qui auraient pu mettre la puce à l’oreille des esprits les plus fins. Il avait déjà capté autour de ce même feu, des exclamations des moins discrètes de la part d’un groupe de jeunes. A en juger par leurs rires étouffés, ils devaient avoir consommé autre chose que du jus de citrouille. A plusieurs reprises, ses narines avaient saisi une odeur reconnaissable entre toutes pour ceux qui s’y été déjà adonné. En espérant que les choses ne dégénèrent pas plus que quelques réflexions potaches que l’on pourrait attribuer à n’importe quel jeune adulte éméché. Bien que la description de l’équipe de trolls des montagnes fût pour le coup, plus véridique que celle du lycan susnommé.

Un temps de latence s’installa autour du feu, la scène restait vide et les regards parcouraient les visages, à la recherche de celui ou celle qui prendrait la suite. Aucun mouvement autre que les frissonnements des silhouettes n’étaient perceptible. Difficile de succéder à la jeune sorcière et ses lycans. Soudainement, il s’interrogea sur la représentation sorcière. Combien étaient moldus autour de cette scène ? Et combien étaient venus pour vanter les mérites des créatures magiques sous couvert de la légende ? Avec un sourire ironique, il repensa aux réflexions de Saoirse, un peu plus tôt, qui semblait perdue pour bien des gestes quotidiens sans sa baguette. Aux hésitations et regards désorientés, on devinait les sorciers, un peu désemparés, parmi la foule. Un geste instinctif, tenant du réflexe, qui menait une main à la poche, à la recherche de l’ustensile dont l’absence semblait provoquer une angoisse infinie. Les premiers temps, cela faisait ça. Puis on apprenait à tout faire, différemment…

Autour du feu, il en identifia certains comme étant sorciers, de par leurs tenues vestimentaires, ou leurs commentaires. Quant au groupe de jeunes, un peu plus loin, après avoir abandonné les trolls des montagnes, ils s’attaquaient à l’esprit frappeur du Newark Castle qu’ils affirmaient avoir vu monter un sombral. Ezio leur accorda un regard rapide avant de poursuivre son examen du cercle.
Les autres étaient certainement moldus, ou jouaient leurs rôles avec une perfection remarquable. L’un d’entre eux, au visage juvénile, n’avait toujours pas réussi à détacher son regard de la rousse incandescente qui avait rejoint les rangs des spectateurs, désormais. Bouche légèrement entrouverte, yeux exorbités, il abordait l’expression même de l’amoureux transi foudroyé sur place. Ezio lui accorda un œil compatissant. Le pauvre garçon devait être à des lieux d’imaginer ce à quoi s’attendre. Ce dernier fut sorti de sa torpeur énamourée par le coup de coude d’un des jeunes sorciers aux propos délirants qui s’excusa, hilare, tout en passant un bras amical et protecteur autour du jeune moldu qui assurait, de son côté, que ce n’était pas grave.

Devant l’absence d’enchaînement qui s’attardait et les manifestations de plus en plus bruyantes en provenance des jeunes sorciers adeptes de psychotropes, Ezio prit une profonde inspiration, et de sa voix grave et couvrante, entama, tout en restant sagement à sa place dans le cercle des spectateurs, Le conte de Lludd et de Lleuelys.

- Bha siud ann uaireigin … Il était une fois, il y a bien longtemps…

Il l’affectionnait particulièrement parce qu’elle était la première légende qu’il avait entendue à l’Ibas, contée par celui qui deviendrait plus tard son mentor. Réputée parmi les bardes, elle mettait en scène deux frères, futurs héritiers des couronnes de France et d’Albion.  Sur les terres de cette dernière, Llud avait dû faire face à trois fléaux magiques, qu’il surmonta grâce à l’aide de son frère. Le second fléau était son préféré, puisqu’il mettait en scène des dragons.
Cette scène n’était sans lui rappeler la chance qu’il avait eu, en Norvège, d’assister à la parade nuptiale - et la bataille qui en avait suivie - de plusieurs dragons mâles. Il gardait encore en mémoire le bruit sourd de leurs corps lourds qui s’entrechoquaient, les cris déchirants le silence pesant d’une nuit enneigée, les émotions du groupe venu assister à l’événement. Cette sensation de plénitude et la réalisation de n’être qu’une petite chose infime face aux forces de la nature. Un spectacle grisant, déroutant, enivrant … un subtil cocktail d’émotions fortes comme il les appréciait. Et quelle majestuosité dans ces créatures, quelle puissance, quelle imprévisibilité, sauvagerie et surtout, quelle liberté !
Ses yeux sombres balayaient les spectateurs alors que ses mains se mettaient en mouvement pour accompagner ses mots, il s’arrêta quelques fois sur le feu, parfois sur un visage, marquant des pauses en laissant un auditoire en suspend sur ses lèvres, narrant les victoires avec fougue et décrivant les lieux pour y transporter chacun d’entre eux, il laissa opérer la magie de ce qu’il savait faire de mieux, conter. Les images se succédaient dans les esprits, les batailles faisaient rage alors que chacun accompagnait le jeune Llud dans la reconquête d’Alba.

Quelques murmures discrets parcoururent l’assemblée alors qu’il achevait son récit et il dû se retenir de ne pas enchaîner sur une suite. Il aurait été bien malvenu de monopoliser la parole toute la soirée. Pour mettre fin à tout tentation, il extirpa une feuille à rouler de ses poches et entreprit d’y déposer son mélange de tabac et plantes. Après quelques minutes de répit, les commentaires reprirent de plus belle et déjà, quelqu’un se levait pour gagner la scène. Tout en parachevant sa tâche, le barde glissa un regard vers le groupe de sorciers, au centre duquel se trouvait maintenant le jeune moldu, parfaitement intégré, un sourire béat sur les lèvres.

Extirpant un briquet de sa poche, Ezio alluma l’objet du crime que ne manquerait pas de débusquer Saoirse, quand il la croiserait, la lueur de la flamme éclaira brièvement ses traits avant de s’éteindre.

- ... Calme bloc ici-bas chu d’un désastre obscur,
Que ce granit du moins montre à jamais sa borne
Aux noirs vols du Blasphème épars dans le futur.




HJ: Entre cuisiner ou se droguer, il faut choisir, paraît-il ...  Rolling Eyes

*  E.A. Poe.
**  cf Lupus Memoriam sur Poudredecheminette.



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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Sam 13 Mai - 17:08



Avec Heather Hopkins (PNJ)

Au loin, la musique parvenait jusqu’à mes oreilles et elle était bien plus douce que tout ce que j’avais pu entendre ce week-end. Ce dernier avait été des plus agités, en raison de mes nombreux déplacements en France ainsi qu’au Royaume-Uni.
J’avais, de plus, récupéré ma sœur à l’aéroport de Paris afin de passer ce long week-end sa compagnie. J’avais insisté pour faire un festival, elle avait insisté pour en faire un autre, les deux se trouvant à des milliers de kilomètres l’un de l’autre. Heather avait semblé désemparée au début, pensant qu’il allait absolument falloir faire un choix entre les deux. Mais ce fut en voyant mon sourire satisfait qu’elle se souvint ce dont elle devait faire semblant d’ignorer : ma condition de sorcière.
Nous avions donc sans soucis passé deux jours au festival auquel je voulais absolument assister, avant de finalement se rendre à Greenock à bord de mon camion pour y passer le reste du week-end.

Ma petite sœur était une sorte de hippie plutôt mignonne et rigolote.
Elle m’avait longtemps jalousée d’avoir été une sorcière avant de comprendre, avec un peu de recul, que ce n’était en rien ma faute, ni même la sienne. Elle prit la décision d’en profiter presque comme si elle en était une elle-même. Je préférai cela plutôt que de la perdre car nous avions toujours été très proches, au point où l’on nous prenait parfois pour des jumelles. Chose qu’elle aimait bien car cela semblait la vieillir un peu, tandis que cela me rajeunissait. Nos deux ans d’écart semblaient parfois si insignifiants et d’autres fois, je la voyais comme une gamine et elle me voyait comme une vielle rabat joie.
Mais ce week-end, nous étions simplement deux gamines.

Nous étions arrivées sur place à la tombée de la nuit. Par chance, le temps était un peu meilleur ici qu’en France. Ce qui était étonnant, vu que nous pourrions difficilement nous trouver plus au nord du pays.
Mais entre le froid combiné au soleil, ou les nuages avec tombée de pluie, le choix était vite fait. Je préférai largement me prélasser au soleil et le dimanche allait apparemment avoir une météo des plus agréables.
Après avoir passé une petite heure dans le camion afin de ranger nos affaires et de nous installer sur la zone de camping, nous fûmes enfin prêtes à nous lancer dans la découverte des lieux. Enfin, presque. Heather s’amusait encore à se peindre le visage façon peintures de guerre de différentes couleurs qui, selon elle, brillaient dans le noir lorsqu’elles étaient éclairées par des lumières artificielles.

- Ça ne va pas trop te manquer ta baguette ?
- Shhh, moins fort. Et non, t’inquiètes. Je l’utilise rarement.
- En vrai, l’intérieur du camion est carrément petit.
- Ben, ça fait genre huit mètres carré sans mon sortilège d’agrandissement.
- C’est pratique quand-même, la magie…

Je la serrai alors dans mes bras, car je la savais triste de ne pouvoir réaliser de telles choses. Mais le simple fait qu’elle soit au courant était déjà beaucoup et parfois je me demandais s’il ne serait pas plus sage de lui refaire subir le sortilège d’amnésie.
Elle m’avait assurée qu’elle préférait être au courant pour « continuer de profiter de toi et de tes supers pouvoirs » mais je ne savais pas réellement faire la part des choses.

- Allez, on y va ?
- Je peux te peindre le visage aussi ?
- Hum. Bon d’accord, mais rien de trop voyant. Déjà que tu me forces à m’habiller comme toi.
- Tu ne vas pas me dire que ce n‘est pas confortable !
- C’est… spécial.
- T’as pas de montagne à escalader, de rivière à traverser ou de plaines enneigées à arpenter ici. Juste du plat, de la musique, de la bouffe. Profite un peu !

Je décidai de ne plus argumenter avec elle, alors qu’elle fourrait ses doigts dans sa peinture avant de me les poser sur le visage.

Nous avons finalement quitté le camion pour nous balader sur les lieux. Heather était particulièrement emballée par de la musique un peu glitch et zen, tandis qu’une petite scène au pied de laquelle des gens racontaient apparemment des histoires m’attira.
Après un dernier coup d’œil lancé à l’autre rousse pour m’assurer qu’elle ne faisait pas de bêtise – elle dansait et je remarquai qu’en effet, ses peintures scintillaient dans la lumière – je m’approchai du pied de la scène et du public pour m’installer et pour écouter. Ce genre d’histoire me rappela soudain… Ezio ?
Sous mes yeux étonnés, ce fut exactement lui que je vis s’approcher de la place du conteur. Mon étonnement fit bientôt place à ce que je définirais comme l’évidence même. S’il était présent à ce festival, où pourrait-il être mieux à sa place qu’ici ?

- Oh la la, pas mal le poète ! me lança l’autre furie en débarquant comme une fleur dans mon dos.
- Shhh. Arrêtes, je le connais en plus.
- Quoiiii, tu me le présentes après ?
- T’as fini, oui ?
- C’est un sorcier ?
- Shhhhhhh !

En fait, c’était moi, mais en pire.
En moins sortable, en moins tenable, en moins timide, en moins discrète, en moins… tout ce que vous voulez. Je sentais qu’elle allait surtout me fatiguer mais bon, c’était toujours des bons souvenirs en sa présence.
Discrètement, je me saisis de mon appareil photo Non-Maj et tentai de capturer ce portrait tant désiré du Barde mais la luminosité et les autres personnes m’empêchaient de faire une mise au point parfaite. Décidément, il avait de la chance !
Heather me fit un clin d’œil pour m’encourager à continuer. Mais je préférai ranger mon appareil afin de me concentrer sur l’histoire qu’il racontait.
Je chuchotai rapidement à ma sœur que s’il racontait aussi bien les choses, c’était parce qu’il était Barde. Elle ne demanda même de quoi il s’agissait mais affirma que je semblais beaucoup l’admirer. Ce coup-ci, ce fut une autre personne qui lui lança un « Shhhh ! ». Je la vis alors tenter de prendre Ezio en photo avec son téléphone portable, qui semblait pas mal déconner vu la présence des nombreux sorciers dans le coin, si bien qu’elle abandonna elle-aussi, pour jeter son dévolu sur une part de gâteau qu’on lui tendait.
Je n’eus pas le temps de la dissuader de l’engloutir. Ah ces jeunes… Si elle avait la même expérience que moi, elle saurait qu’on n’accepte rien à boire ni à manger d’inconnus, aussi gentils leurs airs semblent être.

A peine Ezio eut terminé son récit, je vis Heather se lever subitement. Sachant qu’elle n’allait pas nous faire partager une de ses histoires, je la retins, lui demandant ce qui lui prenait. Tout comme ce jeune homme qui semblait totalement sous psychotrope, elle se mit à rire de sa voix fluette avant de me faire un câlin pour me chuchoter à l’oreille qu’elle revenait.
Impuissante, je la vis zigzaguer difficilement entre les gens, s’excuser du dérangement par câlins exagérés avant de continuer son chemin jusqu’au… Barde.
Je me levai rapidement, comprenant ce qu’elle allait faire. Mais un peu tard. Lorsque j’arrivai à son niveau, elle s’était déjà jetée sur lui, accrochée à son cou.
Terriblement gênée, je vins saisir le bras d’Heather mais elle semblait bien accrochée.

- Oooh, en plus il sent bon !
- Par Merlin Heather, qu’est-ce qui te prend ? Puis, me tournant vers Ezio d’un air terriblement gêné. Je suis vraiment désolée, je crois qu’elle a beaucoup aimé votre histoire. Et… qu’elle n’est pas dans son état normal, comme pas mal d'autres, visiblement.

Je remarquai alors que lui-même était en train de fumer quelque chose qui ne sentait pas le tabac.
J’avais comme l’impression de me retrouver à squatter les bancs de l’Université des Arts et des Lettres en compagnie des hippies consommateurs d’herbe. Et étonnement, je me sentais plus ou moins dans mon élément.



Dernière édition par Kalista Hopkins le Sam 8 Juil - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Jeu 25 Mai - 15:26

La fumée était allée s’élever en volutes indiscernables très haut sous les cieux lorsque l’attention d’Aleksey revint sur la scène. Il avait désormais l’esprit embrumé et les quelques minutes qui venaient de s’écouler s’il les avait vécu ce ne pouvait être que par l’intermédiaire de son ouïe, l’attention vague et l’esprit d’un exogame parralèle entrepreunaria… Mais de quoi parles-tu stupide voix dans ma tête ? Il secoua la tête et, machinalement voulu prendre sa baguette. Son geste habituellement précis et souple fut quelque peu lent, amorphe, suffisamment pour qu’il lui rappelât durant son exécution que son extension magique lui avait été subtilisée par un anaphorique escamoteur de bartavelle oligarchiq… Voilà qu’il recommençait.

A quelque cinq yards Tobias, qui ne ratait jamais une occasion de jouir de son statut de héros national du Quidditch était entré en grande discussion avec un banc de jeunes adultes qui paraissaient trouver un regain d’intérêt formidable au dit sport. Il y avait également des moldus près d’eux qui paraissaient un peu perdu, mais que la pratique de produits euphorisants rendaient ouverts à l’idée qu’il y eut un sport extraordinairement populaire qu’il ne connusse pas. Le cousin Harlan, allongé sur son séant en position assise (oui) offrait un fabuleux spectacle avec son torse bombé et ses petits yeux emplis de bonheur. Il avait sorti une une courte pipe d’écume dont la figure de proue, une sirène qui ne cessait de se dandiner avec une discrétion très modeste, attirait les regard des moldus. Pour en rajouter à cet effet, elle modifiait avec une sorte de coquillage qui figurait sa baguette, l’aspect des fumées qui s’élevaient en couleurs et formes différentes.

Aleksey eut un regard périphérique, jetant un coup d’oeil à la ronde, un peu exaspéré par le comportement de sa suite. Tobias revenait une moldue à son bras à la quelle il expliquait, sans comprendre qu’elle ne pouvait, justement, pas le comprendre, qu’il était attrapeur et qu’en fin il était formidable de rencontrer quelqu’un qui ne connut pas le...

-Tobias viens un peu parr là, j’ai besoin d’aide.

Tobias mit un moment à réagir. Aleksey l’avait appelé et il faillit un instant se renfrogner. Mais non, il se fit excuser et vint vers le jeune homme qui lui glissa quelques mots dans l’oreille. Les yeux embrumés de Tobias parurent reprendre un peu le dessus et il alla expliquer à sa compagne qu’il était marié et qu’il avait honte blablabla…

Menroth reprit son observations des lieux. Il y avait, fumant une substance douteuse, le conteur qui avait raconté le conte de Llud. Aleksey se souvenait de cette histoire. On la lui avait raconté jadis. Mais qui déjà ? Ah oui bien sûr son arrière-grand-mère, l’horrible vieille Elza, ses verrues, son teint verdâtre. C’était le plus souvent dans l’atelier de potions aux murs emplis de partie de corps ( plus ou moins légales et douteuses point de vue provenance). Il se rappelait même le début du conte que l’homme avait raconté avec un talent saisissant.

Grand-mère Elza insistait plus sur la première plaie et le peuple Corannyeit dont le pouvoir était de pouvoir à tout moment entendre tout ce qui se conversait sur l’île ( « De la vermine pire que du moldu »). Comme Grand-mère racontait ses histoires en préparant d’infâmes décoctions de jeunesse éternelle ( à 106 ans elle était plus laide qu’une malle emplie d’insectes tropicaux gigantesques, mais définitivement très bien portante ) elle adorait la résolution de cette épreuve car il fallait (elle ne manquait jamais de le reproduire ) écraser des vers de terre, les incorporer dans une solution aqueuse et en asperger initialement les Corrannyeit, mais elle, elle, aspergeait de jus de vers la plupart de la maison, les vêtements, sa propre peau ( laquelle une persistante rumeur enfantine familiale voulait être en tous points à la semblance de peau écaillée et sèche d’une alligator ) et jusqu’à, d’après une flopée de témoignage concordant, les abominables salades qu’elle se plaisait à servir en guise d’entremets et qui contenaient systématiquement un élément encore en vie au moment d’arriver sur la table ( une énorme ver blanchâtre, une liane vigoureuse ou un gnome entier assaisonné de pied en cap).

Ces souvenirs estompés, Alieksandr vit une rouquine se jeter d’une force que seuls l’amour, la haine ou un mauvais conseil littéraire pouvait provoquer et rendre légitime. Tobias, qui était demeuré près de lui se leva d’un bond, sans doute très heureux d’avoir trouvé un rival. Il marcha droit et l’on put l’entendre marmonner. Le seul mot audible fut, je crois, « poète ». A regret, Alieksandr donna un coup de pied à Harlan, mais celui-ci ne fit que plonger profondément dans une torpeur ensommeillée. Pas le choix, il allait devoir y aller.

Aleksey se leva avec sa souplesse habituel. Il se tint droit, port altier malgré la fatigue et marcha lentement vers le groupe. Tobias se dirigea vers Ezio et lui tendit la main pour la serrer. Il se présentait ce qui était inutile puisqu’il était plus connu dans le pays que le Ministre de la Magie :

-Enchanté Monsieur. Tobias MacKenzie. Je voulais vous féliciter pour votre histoire, il y a bien longtemps que je n’avais pas entendu raconter si bien le conte de Llud et Lleuelys.

Avec son talent de séducteur exceptionnel, d’un air de surprise façonné d’une main de maître par un artiste en la mtière, il se tourna vers Heather puis vers Kalista et ses yeux brillèrent d’une lueur de passion pendant un instant. Il fit mine de se reprendre à grand-peine et distribuant son sourire le plus ravageur lui tendit la main d’un gentleman.

-Et vous êtes, charmantes demoiselles…

Lentement, calmement, Aleksey arriva dans le cercle. Il chercha, sans intrusion à croiser le regard de chacun sans dire un mot et Tobias,qui en se retournant avait vu le jeune homme arriver, allait ouvrir la bouche pour le présenter lorsque débarqua sans crier gare, les yeux brillant comme deux Vifs d’or, un jeune homme dont les oreilles fumaient quasiment dans un bruit de locomotive. Il crut de bon ton de venir expliquer, la voix tremblante et les mains en l’air pour se donner de l’importance :

-LE PHENIX !!! LE PHENIX !! IL VOLE, BRULE ET RENAIT DE SES CENDRES !! JE L’AI VU, DE MES YEUX VU.

Autour des lèvres et sur son tee-shirt blanc, les traces de pépites de chocolat laissaient peu de doute sur la raison d’un comportement si soudain chez celui qui visiblement était un moldu.

Le premier mouvement d’Aleksey aurait été de sortir sa baguette et le transformer en théière. Mais son cerveau reprit le dessus tandis que Scott qui hurlait parfois son prénom, son nom, son page et son adresse se baissait pour éviter la charge d’un Palomino et il lança des paris. Moldus ou sorcier ? Le conteur… Mmmh, sorcier. Les deux rousses ? Mmh, des sœurs ? Sorcières peut-être mais pas sûr. D'un grande froideur, comme l'énergumène lui parlait dans les narines Aleksey le repoussa avec douceur et lui adressa douceureusement cet avertissement aux tonalité de menace mortelle :

-Ne fais plus jamais ça.


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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Dim 28 Mai - 17:52

« Ta toque en forme de tente rappelle le bivouac nocturne d'un soldat, seul sur une mer de sang... Va donc, rejoins tes camarades ! »*


Diabhla.

Voilà qu’il naissait des tableaux de Turner sous ses yeux dont la vision fut soudainement obstruée par une crinière plus rousse que celle de Lilith. Boucles rousses parfumées d’une pointe de vanille peut-être. Le mèches caressaient son visage alors que deux bras se nouèrent autour de son cou.

Pourquoi Turner ? Maintenant ? L’esprit ramené à la réalité par la brutalité du contact avec la jeune femme, il réalisa qu’elle lui rappelait ses petits crustacés cramponnés à leur rocher avec une force n’offrant d’autres possibilité que de les détacher au couteau. Voilà donc pour Bonaparte.

Dans ses tentatives pour décrocher l’arapède juvénile pendue à son cou, il effleura un bras nu et retira sa main sur le champ. La jeune femme – à n’en pas douter – était habitée d’un élan de paix et d’amour qu’elle ne devait ni à une inspiration divine, ni à une quelconque libation, aussi prit-il soin de contrôler chacun de ses gestes pour la décrocher de lui. Ecartant toute brûlure potentielle en déposant sa cigarette sur une pierre à côté d’eux, il se dégagea de l’étreinte de la fille d’un air calme bien que surpris, peu enclin à être touché sans accord de sa part. Il la repoussa gentiment et souriant en lui murmurant qu’il y avait erreur sur la personne, puis il la tint à bout de bras tout en écoutant la seconde rousse qui avait déboulé à la suite de la première.

Il accorda à cette dernière un sourire moins gêné qu’à la première, songeant avec amusement que le hasard était bien joueur ce soir, puisque quelques minutes auparavant, la petite sauveuse des montagnes avait surgi dans son esprit. Ne manquait que l’orage et l’escorte de chats - plus ou moins sauvages.

- Nos rencontres se déroulent toujours dans des circonstances… surprenantes.. . Songea-t-il à voix haute en lui tendant une main amicale.

Il convint qu’être attaqué par une jeune fille - un peu délurée, certes - était toutefois bien moins désagréable qu’un Paerahn furieux. Nettement moins.

Alors que sa patelle se collait à nouveau à lui pour le humer bruyamment, il se dégagea à nouveau avec douceur mais fermeté.

- Et bien attendez donc que je lui conte la légende de Dagda . Les effets secondaires sont redoutables... Lança-t-il à Kalista avec un clin d’œil. Bonsoir, Heather, enchanté de partager votre goût pour la littérature orale, j’ai juste peur de ne pas survivre à votre enthousiasme si vous continuez. Plaisanta-t-il en se redressant pour faire face à Kalista. Comment allez-vous ?Lança-t-il à cette dernière.

Après un regard à la ronde, il s’offrit le luxe d’un sourire amusé en direction des deux …sœurs ? – elles se ressemblaient indubitablement – et empoigna le bras de la plus jeune avec fermeté pour lui éviter de s’écrouler sur lui.

- J’ai toujours eu des réticences à employer des expressions du type « état normal », mais je dois avouer que votre amie a atteint un degré de béatitude presque enviable. Taquina-t-il. Elle a mangé quelque chose ? Au vu de ce qui avait circulé ce soir, il n’avait que peu de doute quant à la réponse.

Réponse qu’elle ne put donner puisqu’interrompue par l’arrivée d’un homme à l’allure confiante et empreint de théâtralité qui entreprit de se présenter en serrant vigoureusement la main du poète. Très vigoureusement. Les herbes peut-être, décuplaient les sensations physiques. Les contacts lui paraissaient tous plus intenses.
Répondant aux aspiration admiratives de l’homme par un amène « merci » qui se perdit dans les exclamations de l’homme, Ezio le toisa un instant, certain de l’avoir déjà vu dans la gazette. Star de ciné ? Connu si l’on en jugeait par les regards – nombreux - qu’il s’attirait. Ou sportif si l’on considérait sa carrure. Alors qu’il entreprenait une vive séduction des deux jeunes femmes, le barde le détailla dans un sourire amusé. Le nom de Mackenzie lui parlait. Probablement parce que Saoirse l’avait mentionné à plusieurs reprises…En battant des mains si l’on se replongeait dans la scène, une petite étincelle au coin de l’œil. Il haussa les épaules, trop éloigné du monde magique ces dernières années pour prendre part à l’engouement général autour du nom, il pencha néanmoins pour une possible vedette de quidditch. Saoirse ferait probablement des bonds de joie s’il mentionnait qu’il était présent ce soir.

« - QUOI ???!!! Et t’as pas pensé à demander un autographe pour moi ???????!!!!!»

Le poète sourit doucement dans l’obscurité, à l’idée de la scène qu’elle ne manquerait pas de lui faire. Une fois encore.

Avisant le sourire ravageur que l’homme accorda aux deux filles, Ezio profita de l’accalmie pour récupérer et éteindre la cigarette qu’il avait déposée plus tôt sur la roche.
Inutile de mettre le feu aux poudres, l’air semblait suffisamment embrasé pour la soirée. Il posa à nouveau les yeux sur Kalista, mais n’eut pas le temps de parcourir suffisamment sa mémoire pour y faire émerger les jours qu’ils avaient partagés en septembre puisqu’un second homme pénétra le cercle des présentations avec lenteur et discrétion.
Ezio s’apprêtait à le saluer d’un signe de tête lorsqu’un élément de plus s’ajouta bruyamment à la petite foule qui commençait à naître. Bousculant le poète au passage, l’énergumène criait au complot, au scandale, à l’attaque de bêtes mirifiques et fantasques qui, naissant de sa bouche, ne laissaient planer aucun doute quant à ses origines moldues.
Terrifié par des visions que le poète aurait presque pu toucher tant il les décrivait avec précision, le jeune homme s’agitait au milieu de leur cercle, s’accrochant à ce qu’il pouvait, tournant sur lui-même en fuyant les assauts de palomino, goules et autres créatures démesurées. Bercé lui-même par les affres des douceurs phytothérapiques qu’il usait depuis quelques temps déjà, Ezio fut tenté à plusieurs reprises de se retourner dans l’espoir de distinguer une aile ou une patte, mais trouva néanmoins la force et l’esprit de se raisonner pour endiguer le geste.

« Ne l’encourage pas… »

Il s’agissait là du pauvre garçon que le groupe de jeunes sorciers avait pris sous son aile plus tôt dans la soirée. Inutile de flirter avec la divination pour imaginer le déroulement des événements qui avaient alors menés le malheureux à un état oscillant entre sombre folie et angoisse démesurée. Le dosage était visiblement loin d’être parfait.

Alors qu’il s’était cramponné au dernier arrivé, le pauvre moldu se fit cueillir au vol par un souffle plus froid encore que le Barber.
Le visage jusque-là avenant d’Ezio se ferma sous le coup de l’intonation de l’homme. La menace n’était pas seulement latente, elle prenait vie dans la moindre inflexion donnée à chacun des mots prononcés. Si les gestes avaient été doux, ils étaient aussi extrêmement calculés et précis, accentuant la crainte qu’inspirait l’individu. En observateur sensible, Ezio réprima un froncement de sourcil et dévisagea l’homme brièvement avant de reporter son attention sur le pauvre Scott qui se démenait comme un fou en fixant l’autre d’un air effrayé.

- Mon Dieu !!! Les morts sont debout !!! AYEZ PITIE !! LA FRONTIERE N’EST PLUS !! LES MORTS SONT PARMI NOUS !!

Les yeux exorbités, l’écume aux lèvres, il se dirigeait à nouveau, bras tendus vers l’inconnu au ton glacial. Probable et pitoyable tentative de suicide. Ezio eu la vision fugace d’un duel à mains nues dans lequel le pauvre moldu n’avait pas le beau rôle.
Sentant de nombreux regards peser sur eux, Ezio attrapa l’homme par un bras et s’interposa entre les deux, proférant quelques paroles d’apaisement.
- Calmez-vous Scott.Mumura-t-il,rassurant. Tout va bien.  Vous ne craignez rien.

Soutenant l’homme d’une main ferme pour lui éviter de s’agiter à nouveau en tous sens et d’attirer l’attention des autres moldus, il chercha des yeux une personne dédié à la sécurité susceptible d’endiguer ce genre de débordement. En vain.
Il avait bien, pour sa part, quelques analgésiques qui aurait pu enrayer les angoisses du pauvre garçon, mais il avait peur que le mélange avec les substances précédentes n’empire les choses.
Alors que le barde hésitait encore sur la conduite à tenir, partagé entre l’envie de ne pas se mêler des dégâts occasionnés par la magie mais désireux de venir en aide à ce pauvre malheureux, Scott de son côté, se figea dans une expression horrifique. Les yeux rivés sur Heather et Kalista, il parut se décomposer un court instant, avant de porter les mains à son visage et d’y planter les ongles avec force et conviction en murmurant :

- L’hydre… elle n’a plus que deux têtes. Il faut couper les autres…

Dans un élan sauvage, le frêle jeune homme bondit avec conviction en direction des deux femmes tandis que le barde le plaquait au sol, s’attirant les regards outrés des personnes autour. L’homme avait agrippé la jambe de Kalista et tirait dessus comme un fou, persuadé d’enserrer le cou d’une créature mythologique qu’il tentait de décapiter. Ezio le maintenait au sol, tentant de limiter les dégâts en l’immobilisant fermement et proférant quelques paroles à peine audibles par les autres mais qui finirent par faire lâcher au « héros » la jambe de la malheureuse. Un genou dans le dos de l’homme, ses bras maintenant ceux de Scott, Ezio se tourna vers les autres, partagé entre l’envie d’obtenir de l’aide et la crainte que le moins avenant des deux n’en profite pour le réduire en haggis. Cet instant d’hésitation lui couta le peu d’emprise qu’il avait sur l’homme puisque ce dernier en profita pour se remettre à gesticuler en tous sens et repris ses hurlements d’une voix caverneuse :

- AU SECOURS !! A MOI !! ILS VEULENT ME FAIRE TAIRE !!!!!!!!

L’homme se tortillait sous lui avec démence, tel un corps incandescent en proie aux flammes.

« … Mets donc en lumière toute ta nuit intérieure, peintre taciturne… il brûle… »

Turner encore.


HJ: ... J'ai craqué. Désolé.

Avec l'accord de Saoirse pour sa suppliante demande d'autographe.

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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Jeu 15 Juin - 12:40

 

Très courtois, Ezio tentait de se débarrasser de l’éteinte de ma sœur aussi bien qu’il le pouvait. De mon côté, je tenais l’autre bras d’Heather pour la tirer vers moi mais elle semblait tenir à profiter du parfum d’Ezio.
Je me mis soudainement à penser qu’en même pas trois secondes, elle s’était retrouvée plus proche du Barde que moi en plusieurs heures, voire même jours, passés ensemble après que je l’ai retrouvé en piteux état au milieu de nulle part.
Et il ne la repoussait pas méchamment. Comme quoi parfois, il faut savoir y aller à l’audace, mais ce n’était pas mon genre. Et sa gentillesse était peut-être aussi due au fait qu’Heather était à l’évidence, sous psychotropes.
Mieux valait ne pas trop la brusquer, je ne voulais pas qu’elle se retrouve comme le jeune Scott, dont l’état semblait empirer. Etrange, l’herbe ne m’avait jamais prodigué ce genre d’effet.

- Surprenantes, en effet ! lançai-je au Barde, l’air crispé et toujours terriblement confus, tout en tirant Heather dans ma direction. Allez ça suffit maintenant, tu vois bien que tu le gêne !
- Nooooooon ! Oh dis donc, il est musclé aussi.

Oui, je sais, merci.
Il ne m’en fallut pas plus, voir ma sœur dans les bras d’Ezio m’avait déjà étrangement retourné l’estomac, mais la savoir en train de lui palper le corps était encore plus dérangeant. Et ce qui était encore plus dérangeant, c’était que de réaliser que cela m’embêtait soudainement. Et me mettait mal à l’aise moi aussi. Si seulement j’avais eu ma foutue baguette.
- Stop ! Je tirai d’un coup un peu plus ferme et la voilà enfin à cinquante centimètres de lui. C’était déjà ça. Lui-même la tenait à distance en maintenant toujours son autre bras fermement. Super ! Ça va super bien ! lâchai-je enfin pour « répondre » à sa question. Et vous ? Vous vous êtes bien remit j’imagine ?

Il semblait s’être remit mais il ne fallait pas toujours croire les apparences. J’attendrais sa réponse pour en être certaine.
Je senti Heather gesticuler et posai alors un regard énervé sur elle. Elle fixait intensément Ezio de ses grands yeux noisette, tout en se mordant la lèvre inférieure. Je grimaçai. Elle n’avait donc plus aucune tenue ? J’osai espérer qu’elle se mordait afin de se taire, mais j’en doutais fortement.

- Ma sœur, corrigeai-je, songeant que la ressemblance était évidente. Du moins, physiquement…
- OUI, un super gâteauuuuuuaaaaah c'est qui celui-là ?
- C’est Tobias MacKenzie, alors tais-toi, non d’un hippogriffe déplumé, grognai-je à ma rousse de sœur avant d’offrir mon plus beau sourire au nouvel arrivant.
- Qui ?

Je pinçai mes lèvres à mon tour, tentant tant bien que mal de calmer mon énervement. J’étais très rarement énervée et cela me stressait d’autant plus que je ne comprenais pas vraiment d’où provenait cette animosité soudaine. Je pris une bouffée d’air et me calmai alors que les hommes finissaient les présentations.

- Moi c’est Heather Hopkins, enchantée m’sieur. Elle se tourna ensuite vers moi. Waow, ils sont tous sexy comme ça les sorciers ?

J’offris alors à l’assemblée mon plus beau sourire gêné, évitant bien évidemment de lui répondre. De toute façon, je n’en aurais pas eu le temps. Le fameux Scott revint à la charge avec ses hallucinations et Heather semblait fascinée par son discours. En fait, elle semblait fascinée par chaque être –masculin de préférence- qui passait près d’elle.
D’ailleurs, un nouveau nous avait rejoint et après qu’elle l’ai maté –c’est le mot- de façon éhontée, elle revint sur le détraqué qui continuait de hurler. J’espérai tellement qu’ils n’avaient pas pris la même substance et pourtant, j’avais vu Heather engloutir une part de gâteau. Il s’agirait d’un space cake magique que cela ne m’étonnerait pas.

Ezio sembla prendre la situation en main, en tentant de maîtriser l’énergumène avec ses mots. Et les mots, il savait les manier, ça je ne le savais que trop bien. Mais lorsqu’il se précipita sur nous, je compris qu’il faudrait peut-être plutôt en venir aux mains.
Heather fit un bon sur le côté, heurtant le jeune homme qui nous avait rejoint. Réalisant qu’elle avait une opportunité, elle joua la vierge effarouchée, et se colla à lui comme pour se rassurer. Pfff.
Quant à moi, je n’eus pas le même réflexe et voilà qu’on tentait de me voler ma jambe. Je perdis l’équilibre et, évitant de m’accrocher aux autres, telle ma sangsue de sœur, je me laissai tomber au sol. Dans un moment d’héroïsme, je vis Ezio sauter au cou de Scott pour me libérer.

Ah, j’aurais tellement voulu ma baguette.
Une fois ma jambe récupérée, je m’approchai du jeune homme pour tenter de le maîtriser et d’aider Ezio dans cette tâche. Ainsi, je me saisis fermement de ses bras gesticulants. Une fois immobilisé, il nous fit croire qu’il était redevenu calme, probablement pour que nous le relâchions. Mais après tout, nous n’avions pas de raison de le retenir s’il était de nouveau calme. J’étais sur le point de soumettre l’idée à Ezio lorsque la folie le reprit.

- NON, IL EST DEJA LA !  IL EST LA ET J’AI FAILLI DANS MA MISSION ! IL VA TOUT BRÛLER ! VOUS DEVEZ ME LAISSER PARTIR ! Vous ne comprenez pas…

Je soupirai.
Je n’avais jamais vraiment su m’y prendre avec ce genre de personne. C’était plutôt le truc d’Heather, mais étrangement, je doutai qu’elle soit en état de s’occuper de quelqu’un comme Scott.
Pourtant, délaissant le nouveau venu, elle s’accroupit devant le jeune homme pour lui murmurer quelque chose.

- Moi je te comprends, je l’ai vu aussi. Mais ne t’en fais pas, il ne va rien brûler.
- Vraiment ?
- Cela me parait évident ! Elle se retourna pour nous balancer le clin d’œil le plus raté et cramé de l’univers. En fait, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle faisait ni où elle comptait mener cette conversation. Si on peut qualifier cet échange de conversation.
- Est-ce que je suis en train de parler à une tête d’hydre ? se questionna-t-il lui-même.

Cela ne servait à rien.
Je pris ma sœur par le bras pour l’éloigner de Scott. Qu’allions nous faire de lui ? Il n’était d’ailleurs probablement pas le seul à avoir ingurgité je ne sais quelle drogue magique –ou pas magique d’ailleurs. On devrait peut-être l’attacher quelque part le temps qu’il se calme ?

- Je ne me sens pas très bien, là.
- Allonge toi si tu as la tête qui tourne, ça va vite passer, ne t’en fais pas. Bois de l’eau. Puis, en direction des autres. On devrait peut-être faire cesser la circulation de ce… truc, non ?

Ou alors on finit de bouffer ce gâteau entre nous ? Bah quoi ? Moi aussi j’avais envie de délirer un peu. De me décoincer, surtout.
« Dans des circonstances surprenantes » qu’il avait dit. Par Merlin, ce qu’il avait raison.

HJ : Sorry, je crois que j'ai du mal à faire avancer les sujets en ce moment. ><


Dernière édition par Kalista Hopkins le Sam 8 Juil - 18:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Ven 23 Juin - 22:38

Averti, le moldu lâcha prise.

Aleksey fit mine de ne plus lui accorder d’attention et croisa le regard de Tobias qui eut un mouvement vif, mais tardif, comme pour l’empêcher de transformer l’énergumène en charpie, mouvement qu’il cessa lorsque le dénommé Scott Edington (quel nom de minable) s’éloigna un instant de lui. Malgré ses réflexes hors du commun, Tobias était trop loin cependant pour parer à la réaction de son chef clanique lorsque Scott, après s’être arrêté d’un air de troll qui se cogne contre l’encadrement d’un tunnel trop mince, (mais réitère aussitôt plusieurs fois sa tentative de passer, ignorant la maxime fameuse : « aux mêmes causes, les mêmes effets »), allait à nouveau faire un pas vers lui. Un peu surpris par cette effronterie, Aleksey commençait à écarquiller ses yeux sombres ( bon s’il avait eu sa baguette, il aurait déjà pû se débarrasser de ce tas de fiente, mais…) quand Mister Llud, qui avait visiblement l’esprit assez alerte pour anticiper qu’Alieksandr n’était pas du genre à ne pas exécuter ses menaces se chargea d’éloigner l’inconvenant.

Inexpressifs, les yeux sombres du jeune homme se posèrent un instant sur le conteur au même rythme que le cycle d’un balancier, tandis que celui-ci s’interposait entre eux. A sa suite, très proche, Tobias avait eu le même pressentiment. De l’autre côté des deux hommes affairés, Alieksandr entendait surgir la voix, moins meuglante du moldu Scott qui parlait de morts et de têtes d’hydre. Et voilà qu’il leur échappait, se ruant sur l’un des deux jolies rousses, la moins ébréchée par l’érosion du soir. Tobias laissa échapper un « Shepherd*, ne lui faîtes pas de mal. Ça va lui passer » avant de s’enquérir de la santé de son cousin qui lui fit un signe négligent et agacé de la main. Comment ce moldu aurait-il pu lui faire quoi que ce soit ?

De mauvaise grâce il avait déjà réfléchi à comment tirer de là ceux qui s’y étaient trop empêtrés. La préparation de potion n’était pas sa spécialité mais il s’y entendait d’autant mieux qu’il savait exactement quoi administrer en cas de surdose. Un calmant, de la nourriture et un petit remontant vierge de substance psychoactive. S’il avait connaissance de la substance exacte, il avait même une chance de préparer exactement la bonne potion car les drogues magiques n’étaient pas, pour la plupart compliquées. Il fouillait dans sa mémoire, un peu déconcentré car la rousse qui « en avait trop pris » lui jetait des œillades bravaches, plutôt du genre parfumées fut-ce pour le nez d’un esprit chaste au châtié langage. Sans ambages, d'ailleurs, il lui avait glissé des mains comme un serpent dès qu'elle avait voulu se pendre à lui. Avec une muette sévérité il l'avait avertie. Cela lui rappela une sorcière à peine moins âgée qu’il avait connu dans un village de montagne… Costaude et pas très sentimentale, mais un beau brin de fil… Enfin il tâchait surtout de se remémorer ceci : vieux savoirs des herbiers et antidotes : thériaques vénitiennes et du Monte pestellario, panacées des chènevis et des papavéracées, dictame, fraxinelle ou valériane pour le mal de Saint-Antoine, que les savants appellent parfois feu de Saint-Martial.

Heureusement cela lui revint vite, mais, s’il avait quelques plantes sur lui, celles qui auraient put tirer les délirants de leurs maux se trouvaient sous sa tente.

Et pendant ce temps, après qu’à six bras les autres eussent pu maintenir le forcené, les deux sœurs s’étaient mises en devoir d’apaiser Scott qui, par crises comme on rend un déjeuner par hauts-de-cœur, retournait à ses délires furieux. Alieksandr glissa quelques mots à Tobias en gaélique pour lui demander d’aller promptement à sa tente chercher  une petite pharmacopée avec lesquels il se faisait fort de fabriquer une thériaque qui devrait pouvoir calmer le moldu.

Comme Tobias partait d’un superbe pas de gymnastique, Alieksandr s’approcha d’eux. Il entendit parler Kalista alors qu’ils finissaient d’allonger le drogué.

-Continuez à l’apaiser, je connais quelques trrucs qui devrrraient le remettrre sur pied. Pas aussi bien que si j’avais ma baguette, mais pour ce soir, ça ira.

Quant à continuer à la fête
(il jeta un regard alentour, où la soirée, chaude et de plus en plus sombre, devenait le théatre d’un sabbat aux herbes magiques hallucinatoires. Personnes cependant ne semblait arriver au niveau de Scott qui conversait à voix tremblante, tantôt hurlant, tantôt murmurant avec des fantômes et des Pitiponks. ) je pense que quand il aura eut son remède on pourra l'abandonner pas trop loin du feu et... qui sait pourquoi ne jouerions-nous pas à un jeu tous les cinq pour finir cette soirée. La nuit est belle et je crois qu'il fera tard avant que les conteurs ne se taisent.

La voix d'Aleksey était marquée par un accent remarquable mais léger, une voix de dandy employant des tournures parfois désuètes. Elle était toujours calme, assez profonde et toujours claire, en cela semblable à la lune blanche qui resplendissait sous la voix lactée brillante de cette nuit de printemps.

*Je présume qu’Ezio s’est présenté à Tobias, n’hésite pas, fais le moi savoir si ce n’est pas le cas.
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Dim 2 Juil - 10:45

Sa langue maternelle, utilisée par les deux hommes pour converser, attira l’oreille du barde qui ne put s’empêcher d’écouter leurs échanges.
S’il convenait qu’il était judicieux d’apaiser l’homme qu’il maintenait toujours au sol, il craignait - sans trop savoir pourquoi -  que l’homme qui ne s’était toujours pas présenté ne cède à l’envie de le calmer définitivement.

Alors que Kalista allongeait sa soeur au bord de l’overdose de cake, Ezio sentit Scott s’agiter à nouveau. Craignant qu’on ne lui fasse une nouvelle recommandation sur sa brutalité à l’égard du jeune moldu – c’était bien son genre, tiens - il desserra quelque peu son étreinte. Il avait accueilli la remarque du sportif d’un regard étonné. N’étant pas adepte des gestes brusques ou de l’usage de la force, il n’était pas habitué à ce qu’on le considère comme capable de blesser quelqu’un. Après un haussement d’épaules il s’était contenté de marmonner un vague « Vous préférez que je le lâche ? » entre ironie et scepticisme, mais prenant garde néanmoins à ne pas être trop incisif dans ses gestes.

La remarque du deuxième homme, en revanche, lui tira un sourire, si bien qu’après lui avoir jeté un oeil amusé il entreprit de conter à l’oreille de Scott ce qu’il était réellement advenu de l’hydre dans la légende. Sa voix basse et grave s’éleva à nouveau dans la nuit tandis que se dessinaient les contours du rivage de Lerne où avait été élevée l’Hydre qui obsédait tant le jeune moldu. Ce dernier, tout à l’écoute du récit, cessa à nouveau de se démener et bientôt, le barde pu relâcher son emprise et se laisser tomber assis à côté du jeune homme pour poursuivre sa légende avec une pléiade de détails et une combinaison de tous ses talents d’orateur. Les conteurs ne se taisaient, effectivement, jamais.

Alors qu’il développait son histoire, il en profita pour poursuivre son observation discrète de l’homme qui lui faisait face. Son accent était léger mais perceptible, pourtant il s’était exprimé dans un gaélique parfait. Sa posture était celle d’un homme du monde et il dégageait une certaine aisance et assurance. Immédiatement, l’imagination du barde entama son jeu préféré. Il lui inventa mille vies, allant du banquier à l’ambassadeur en passant par le rentier en voyage de complaisance. Sa présence ici-même intriguait Ezio, elle collait peu avec l’image du festival. Néanmoins, les apparences s’étaient souvent montrées illusoires. L’homme était peut-être hippie dans l’âme ou écologiste convaincu. Allez savoir.

Achevant son récit, le barde laissa là son principal auditoire – Scott – tout à l’ingestion du destin tragique de la bête, bouche entrouverte et yeux rêveurs. Le poète avait un talent incontestable pour faire naître les images de ses contes et contribuer à la création d’une atmosphère qui enveloppait ceux qui l’écoutaient. Les paysages se dessinaient tant et si bien qu’on pouvait presque les toucher et les personnages s’animaient, à l’aube d’une vie éphémère.
Profitant des quelques secondes qu’il avait devant lui avant de devoir agir de nouveau sur le jeune Edington, il se tourna vers les deux jeunes femmes, à quelques pas d’eux.
Kalista, comme à leur dernière rencontre, dégageait cette aura un peu étrange, attirante et brillante qu’elle semblait partager avec sa soeur. Cette dernière semblait moins dynamique que quelques minutes auparavant, et Ezio se sentit coupable d’en être légèrement soulagé, peu à son aise face au comportement tactile de la jeune femme. Comme pour s’excuser d’en avoir seulement formulé la pensée, il s’enquit de sa santé.

- Comment va-t-elle ? Vous avez de l’eau ? Si vous voulez mon avis, nous n’aurons pas d’efforts à fournir pour enrayer une quelconque circulation de substances.

Et surtout aucune légitimité. Toute jeunesse – et parfois moins jeunes- s’était prêtée à ce jeu. Et si annoncer qu’on n’en mourrait pas eu été faux, il était vain de livrer un combat rigide et prude contre des pratiques qui auraient lieu malgré tout. Esquissant un geste d’impuissance à l’attention de Kalista, il poursuivit sans réussir à masquer un petit sourire.

- A observer les alentours j’ai bien l’impression que l’assemblée s’est empressée de faire disparaître toutes traces du crime.

Effectivement, l’atmosphère autour du feu était passablement détendue. Barrières et filtres semblaient avoir fondus sous l’action d’une douce torpeur et la nuit caressante offrait le spectacle d’une petite foule dont certains des membres regretteraient probablement de ne pas avoir fait preuve d’un peu plus de retenue.
Ezio balaya rapidement le nombre d’un regard soudain perçant et fut ravi que Saoirse ait décidé de suivre un autre programme ce soir-là. Il ne souhaitait pas avoir à jouer les chevalier en l’extirpant des bras d’un homme qui aurait eu quelques accointances avec la pâtisserie du jour. En frissonnant il repensa au cauchemar qui l’avait ramené vers l’Angleterre quelques jours plus tôt. Aux contours et au goût si réel, il avait eu raison de l’orgueil et du différend qui l’opposait à Saoirse.  L’intime conviction que quelque chose allait lui arriver l’avait alors saisi. Assis là à contempler les effets d’une perte de contrôle massive, il se demanda soudainement ce qu’elle pouvait faire et espéra que Joachim était resté auprès d’elle. Effaçant toute trace des images de la jeune femme brisée il reporta son attention sur l’autre soeur, celle qu’on avait allongée parce qu’elle se sentait mal.
La voix de Kalista lui parvenait clairement au-dessus des autres, perçant la masse de ses accents angoissés et peut-être un peu exaspérés. Elle devait faire partie des rares ici dont l’esprit n’était pas embué par des volutes de fumée hallucinogène. Il constata que son propre esprit demeurait lucide malgré les différentes substances qui se mêlaient dans son organisme. Il n’avait jamais aimé les gâteaux. Voilà qui sauverait peut-être sa soirée.

Gêné de constater qu’il regardait les deux femmes avec une insistance certaine, il détourna rapidement le regard. Il tourna alors la tête de l’autre côté pour poser son regard sur l’homme qui attendait son compatriote. Le hasard était joueur, il semblait se délecter de rassembler des protagonistes aussi différents que possible sur la même scène. Songeant qu’il avait peut-être été hâtif dans son jugement de ce dernier – il aurait après tout, pu abandonner le moldu à son sort – il tourna vers lui un visage intéressé.

- Tard ou bien même tôt. Les conteurs ont du mal à se taire, paraît-il. Excusez-moi, mais, je n’ai pas saisi votre nom tout à l’heure.

Sachant pertinemment que l’autre ne s’était pas présenté et que ce dernier ne serait pas dupe quant à la question, il offrit un regard franc à l’homme tout en se demandant à quel genre de jeu il souhaitait jouer.
Il n’était pas certain d’être parfaitement à son aise au sein de ce groupe pour le moins hétéroclite mais il était curieux à l’égard de la confection du Mithridate dans lequel l’homme et son acolyte allaient se lancer.
Du coin de l’oeil, il guettait le retour du porteur d’ingrédients.



HJ: Et je patauge, je patauge. Mes excuses à vous deux.
J'ai pris quelques libertés dans la description de vos personnages, si quelque chose ne vous convient pas, j'ai déjà le doigt sur le bouton "éditer".

Al' : Je ne t'avais pas répondu, mais c'était très bien pour la présentation.


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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Sam 8 Juil - 18:03

 
A moitié allongée dans l’herbe, Heather ferma finalement les yeux et posa ses mains sur ses tempes en fronçant les sourcils. Eh oui, la Terre tourne vite petite sœur, surtout lorsqu’on prend de la drogue ! Je souri, légèrement attendrie, avant de fouiller dans mon sac pour lui dégoter la bouteille d’eau.
Elle en bu une bonne moitié, rouvrant légèrement les yeux pour reporter son regard sur Scott qui écoutait plus ou moins attentivement l’histoire que lui contait le Barde. Je fus moi-même auditrice de ce récit, et je remarquai que ma cadette aussi. Cela sembla même la calmer.
Mais c’était sans compter sur d’autres paroles qui virent la réveiller.

- Baguette ? Encore un sorcier ! s’exclama Heather, sortant d’un seul coup de son pseudo coma.
- Reste calme, toi, lui lançai-je avant de répondre au Barde. J’ai tout ce qu’il faut oui, ça devrait aller mieux d’ici quelques minutes.

Je croisai alors le regard suppliant de ma petite sœur, visiblement déjà revigorée.
Dommage, j’aurais espéré que les effets « assommants » de cette drogue durent un peu plus longtemps, vu la furie à laquelle j’avais affaire ce soir, sans parler du pauvre Ezio. Elle était déjà intenable en temps normal mais ingurgiter ce gâteau avait décuplé ses capacités. Je devrais songer à la faire fumer directement, cela la calmerait peut-être réellement.
Mais qu’est-ce que tu racontes !? En effet, c’est mal d’inciter les plus jeunes à la consommation de produits illicites.

Produit qui semblait quasiment disparu désormais, comme le fit remarquer Ezio, presque entièrement engloutit par les nombreux adolescents présents ici ce soir dans le coin des conteurs.
Je me sentis étrangement responsable d’eux à cause de ma sobriété et j’eus l’envie de les surveiller mais sans magie pour tous les garder à portée de main, cela me parut impossible. Cette virée au festival m’aura appris une nouvelle chose : je suis bien plus dépendante de ma baguette que ce que je pensais. Et ce n’était pas une révélation qui allait pour me rassurer, moi qui avait toujours été persuadée l’utiliser bien moins que les autres.
Et il y avait des cas comme Ezio, qui ne l’utilisaient vraiment plus.

La proposition du jeune sorcier m’attira cependant beaucoup plus que de passer le reste de ma soirée à m’occuper de cette jeunesse décadente. J’avais déjà ma sœur, et ce n’était pas le moins lourd des fardeaux, croyez-moi !
Je vis qu’elle semblait aller vraiment mieux maintenant. Elle avait probablement subit un léger retour de flamme avec nausée et tête qui tourne en cadeau. Cela me rappela mon propre état à notre festival précédent ce même week-end. J’avais sûrement été inconsciente d’agir ainsi en la présence de ma cadette qui m’avait toujours prise pour exemple.
Mais ce qui est fait ne peut être changé. Tout s’était parfaitement passé et il en serait de même pour ce soir, car je ne laisserais rien de grave arriver à Heather.

J’étais donc d’avis de poursuivre la soirée par un jeu, quelque chose de calme de préférence afin d’éviter de trop réveiller Heather.
J’avais pourtant terriblement envie d’aller danser mais décidai de prendre mes responsabilités très au sérieux, bien que les basses, que je pouvais entendre au loin étaient comme une torture car je n’y étais pas. Je me rassurai en me persuadant que je pourrais toujours m’y rendre plus tard ou même demain, car le festival n’était pas prêt de se terminer.
Pourquoi ne pas donc passer une soirée tranquille et au passage, faire connaissance avec un autre sorcier ? Ce programme ne me déplaisait pas tant.

Me redressant, je surpris le Barde à nous fixer et me sentis légèrement rougir.
Je tripotai la masse qui me servait de chevelure pour cacher la partie du visage qu’il devait distinguer mais il changea lui-même la cible de son regard perçant. Je croisai alors malencontreusement celui d’Heather dont les yeux étaient visiblement écarquillés – et les pupilles sacrément dilatées – comme si elle venait d’avoir une sorte de révélation.
Je lui adressai un signe interrogatif en murmurant un « Quoi ? » en haussant les épaules,  mais elle se contenta de sourire avant de s’installer en position assise. Merde, la voilà déjà de retour.

- A quoi vous voulez jouer, messieurs les sorciers ? demanda-t-elle d’une voix enjouée, un sourire mutin et satisfait posé sur ses lèvres rosées.

Gênée, je lançai un petit regard désolé envers tous les autres.
Ce n’était pas la drogue qui la faisait parler cette fois-ci, elle n’était RÉELLEMENT pas sortable et elle retrouvait au contraire son comportement normal.
Tous aux abris ! En espérant que le moldu n’ait pas pris ses mots au pied de la lettre.
M’intéressant d’ailleurs de nouveau à Scott, je vis qu’il était enfin calme lui-aussi. La drogue avait cessé de faire effet, ou bien la magie des contes l’avait vraiment apaisé. En tous cas, il semblait bien plus docile et nous n’aurions probablement aucun mal à lui faire prendre son remède pour définitivement le laisser repartir sans encombre.
Cela me soulageait déjà d’un bon poids. Restait toujours Heather et ses surprises pas toujours de très bon gout.
HJ : Réponse difficile à écrire et probablement bien en dessous de ce que vous attendiez, mais j'ai été démotivée par la perte de mon premier jet.
J'espère que cela vous conviendra tout de même !
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Jeu 20 Juil - 0:08

Le jeune sorcier aux yeux sombres jeta, après avoir fait sa proposition, un regard vers l’endroit où avait disparu son cousin, là où le dénivelé d’une butte parmi les collines filait vers les tentes et bloquait l’horizon. Celui-là était aussi rapide que diligent et il ne fallait pas douter qu’il arrivât bientôt si seulement une troupe de Vélanes rencontrées en chemin ne lui demandait pas de faire le récit des Vifs d’or qu’il avait attrapés en finales de championnats, pour l’équipe nationale de ceux qu’il avait saisi tête en bas, les bras tendus avec les jambes seules encore accrochées au balai, fermées en croix. Ou de ceux pour lesquels il lui avait fallu se casser quelques chose – en 2009, il avait sauté de son balai en plein vol, à cinq mètres de haut, attrapant l’objet doré, remportant la victoire et qualifiant l’Écosse pour le championnat d’Europe de Quidditch sur le fil au dépend de la France au prix d’une belle convalescence.

Mais Tobias n’était pas encore en vue et le Bulgare qui détestait attendre quand il pouvait l’éviter – et il l’aurait évité s’il avait eu sa baguette !- entendit lui répondre la voix de celui que – ça l’avait frappé tout à l’heure- Tobias avait appelé « Shepherd ». Une intuition peut-être ou était parce Saoirse lui avait dit qu’elle avait un frère, mais Menroth fit le lien au bout de quelques instants. Très naturellement. Non pas qu’il y ait eut une ressemblance frappante, selon son avis, entre Ezio et Saoirse, mais il lui parut probable qu’il soit en train de rencontrer ce dernier dont il ignorait le prénom. D’abord il n’était pas sûr d’avoir bien compris et puis, cela lui parut évident. Un sorcier sur lequel il sut d’emblée qu’il avait un avantage. L’autre lui demanda son nom et Alieksandr se demanda si celui-ci n’avait pas eu le Doxy à l’oreille. Il aurait fallu que Saoirse ait parlé de lui à son frère – ce qui, après tout, était tout à fait possible- pour que celui-ci put à son tour faire le rapprochement. Alieksandr se tourna vers lui en faisant environ un quart de tour sur lui-même et le détailla sans perdre ses yeux de vue. Il remarqua aussitôt qu’Ezio avait la pupille semblable à la sienne. Sombre,

La trentaine. Guère plus grand que lui, le dénommé Shepherd ( peut-être se trompait-il et il n’était pas ce frère dont Saoirse lui avait parlé ) avait une voix basse, très posée, mi-chef de meute, mi-air d’adulte resté adolescent, rêveur sans port d’attache, la propreté sur lui en plus. Charismatique comme un ours dans une cheminée aux flammes vertes, il possédait l’aura et l’emport mais n’en jouait qu’avec modestie, retenue et comme s’il manquait d’audace. Avec une vivacité des traits soudaine, Aleksey ouvrit son visage et l’éclaira d’un sourire aux airs de franchises, temps flanquées de pattes aux yeux et aperçu de ses dents blanches et pointues, une composition très aimable de dandy un peu froid et presque précieux, la mélodie d’un homme capable de solitude mais aussi très sociable décidé et résolu. Voilà ce quoi il voulut ressembler et il était certain d’avoir réussi. Son assurance habituelle ne souffrait aucun doute.

Puis il tendit la main droite, avec la vive lenteur qui caractérise un homme maîtrisant son espace, préparant une poignée aussi ferme que chaude -la main d’Alieksandr avait la chaleur d’une pierre restée au soleil- et répondit sans se faire prier. Un demi sourire apparut sur son visage, mais il ne semblait pas parti pour s’excuser.

-Alieksandr ( Alexander) Menroth.

C’était un nom connu parmi la population magique. Le nom de deux familles cousines qui dirigeait un « clan » ( ici au sens de groupe de familles liées entre elles par des liens du sang, des rapports vassaliques et des concessions de fiefs) éponyme établi en Écosse puis à Londres depuis des siècles. Ancienne, noble et puissante famille dont les deux branches majeures (l’une seulement, celle d’Angleterre, affirmait la pureté parfaite de son sang depuis que pareilles considérations avaient crues chez les sorciers) avaient fournies, sur leurs rameaux les plus hauts et ancestraux un nombre non négligeable de sorciers et sorcières célèbres, pour l’immense majorité investis dans les luttes liées au sang-pur. Le nom était porteur d’une histoire longue comme nombre d’autres, mais que beaucoup ( enfin ceux qui s’intéressaient aux vieilles familles de sorciers) avaient pensé voué à la disparition puisque la génération née au milieu du vingtième siècle s’était si bien employée à la magie noire qu’on les avait mis au ban ; et les Menroth d’Ecosse ne vivaient plus que dans un luxe lié à leurs liens à l’étranger, à des commerces illicites et à la vente ou la mise sous sequestre de grande partie de leur patrimoine (lequel avait pris grande ampleur lors des guerres des sorciers et pendant les mandats de Cornelius Fudge) ; et les Menroth de Londres avaient pour dernier membre influent un redoutable Mangemort, connu pour son habileté au duel, son physique colossal et les puissance de sa voix. Un seigneur de guerre du temps jadis qui avait servi le Mage Noir et qui, depuis presque vingt ans échappait à toutes les tentatives pour se saisir de lui.

Il y avait d’ailleurs de nombreux lieux, tous liés à la magie portant ce nom ou approchant dans les Highlands et surtout à la ronde, autour de Tain. Un homme versé dans les savoirs pouvait difficilement ignorer qu’à Tain, dans une de vallée couronnée de tours nues et grisâtres, Menroth the Old, patriarche des familles écossaises du clan régnait dans ses castels de pierres rêches plantés dans le roc au flanc de la mer du Nord. Ses ancêtres avaient disait-on débarqué là plus de dix siècles auparavant. Depuis leurs descendants s’étaient multipliés en branches hétéronymes vers le sud. Ils s’étaient liés aux MacKenzie, Kenroth et autres Menroth du Kintail (nous oublions ici la majorité des familles liées comme en l’oubliait Alieksandr que la soirée rendait moins expert sur sa propre parenté).
Un conteur se serait peut-être souvenu que les Menroth descendaient de chasseurs de géants et de dragons et qu’ils formaient une ancienne lignée de pyromanciens car il y avait des contes sur Alan Manroth et même sur les origines supposées mythiques de la famille faisait intervenir une sorcère nommée Lilith. Les moldus des entours connaissaient la vallée ombrageuse où résidaient les Menroth comme une endroit assez dangereux, au cœur d’une région encore sauvage où poussaient encore bravement les conifères sauvages et imperturbables qui prennent racine dans les roches, résistent au sel, à l’eau, à la pluie et aux froids.

Après ce salut Alieksandr, vit dans sa prunelle que la dénommée Heather s’était extraite de sa courte torpeur pour prononcer, très suggestive il lui sembla (il n’avait pas encore tout à fait réussi à percer les mystères des sous-entendus dans la langue de Shakespeare) qu’il parlait avec un accent somme toute assez leger, roulant quelque « r », mais moins qu’auparavant, « beaucoup moins, songea-t-il, que lorsqu’il avait mâché un mois durant cette fichu feuille de mandragore ». Il allait répondre lorsque Tobias reparut. Il fit un signe de la main qui découvrit sa paume. L’occasion, sans qu’il ne le voulut de faire montre de son aisance gestuelle. Il bougeait avec ce mélange de grâce et de force qui émanait de lui, les mouvements toujours souples et vifs, fut-ce pour les choses les plus simples. Tobias portait une petit pharmacopée dans une trousse dont Aleksey, qui s’installa un genou en terre, dans un cercle qui contenait tout le groupe deballa quelques ingrédients après quelques phrases dans la langue des Highlands. Remerciements et il s’était enquit de la route. Sans encombre avait répondu le cousin. Cache moi s’il te plaît Tobias.

En quelques minutes, - on ne voyait pas ses gestes, ni les ingrédients car il avait ouvert une belle boite cirée de bois clair, teinte chocolat au lait, incrustée d’une pierre -un bézoar- de la taille d’une boite à chaussure, laquelle il avait sorti de sa pharmacopée, une besace de cuir et de toile de taille inférieure et officiait sous son couvert tandis que Tobias, posté près de lui pour le cacher des regards de curieux surveillait qu’on ne l’épie pas- Aleksey fabriqua deux pâtes jaunes semblables à de la pâte d’amande et les donna à l’attrapeur qui marcha d’une pas décidé vers Scott, ne semblant pas se rendre compte qu’il s’était calmé un peu et le forca à avaler ce qui était un agent chargé d’inhiber les effets psychotropes à base d’ingrédients pas tous ragoutant mais que des gouttes d’essence de menthe rendait pas désagréable en bouche. Il tendit ensuite une barre de la pâte gélétineuse à Kalista pour sa sœur. Le bulgare dit :

-Donne cela à ta sœur, ça l’aidera, crois moi.

Il n’y avait pas trace de malice dans son visage et Scott, que Tobias avait un peu abruptement convaincu, mâchait sa part avec circonspection ce pendant que ses yeux retrouvaient une taille acceptable et n’était plus ni rougeâtres ni écarquillés au fur et à mesure qu’il dégustait.

Aleksey n’écouta pas ce qui se passa pendant les cinq à dix minutes où il officia à sa miction en prenant dans son nécessaire les petits ingrédients et minuscules recipients qu’il pouvait poser à l’intérieur de son coffre ( lequel permettait via des instruments miniature et une pharmacie vaste mais de faible quantité de préparer des antidotes à pas mal de choses car cet objet, cadeau de sa mère lui restait en fait du temps des lycanthropes). Il s’était assis un peu hors de la lumière du feu qui n’éclairait jamais que très fort là où il faisait trop chaud et bien moins là où la chaleur était supportable et dans l’ombre de Tobias.

Sur scène, montait un homme, visiblement un sorcier mais les moldus le prenaient pour un artiste en représentation qui portait une cape étrange, mi-brune mi beige, un chapeau à la Van Pelt le chasseur et dans l’ensemble un look analogue. C’était un petit homme mais au pied sûr qui sautilla vers l’estrade sans froisser une brindille. Avec lui sur scène, silencieux quelques un de ses comparses portaient semblable équipement d’aventurier. Il commença de parler d’un ton grandiloquent probablement autant son ton naturel que celui qu’il utilisait pour faire croire à une performance artistique ce qui faisait merveille car de la façon qu’il parlait tout sorcier comprenait immédiatement qu’il lançait une véritable aventure tandis que les moldus ne doutaient pas un instant que c’était un très amusant acte de théâtre in situ.
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MessageSujet: Re: [Greenock #3] MagicWeed   Lun 14 Aoû - 18:36

La pupille du barde se dilata lorsque - l’ex - inconnu prononça son nom. Le patronyme faisait partie de ceux qui font leur petit effet en société. Noble et puissante famille depuis des générations, pour quiconque avait un peu étudié l’histoire de la magie – ce qui était le cas de notre barde – Menroth n’était pas un nom léger à porter. Il était voué à susciter une réaction de l’auditoire, qu’elle soit d’admiration par l’étendu clanique de la famille et les légendes qui en faisaient des descendants mythiques aux pouvoirs de pyromancie, ou encore d’effroi et de curiosité morbide de par les entachements qu’elle avait subi ces dernières années.
Pour un tout jeune homme - à en juger par l’apparence de son interlocuteur - il devait être lourd d’attentes. Le nom avait probablement été sur toutes les lèvres à une époque certaine, en raison de la pureté de son sang revendiquée et l’étendu de sa puissance sur l’Ecosse et l’Angleterre. Les dernières mentions que l’on pouvait avoir entendu de ce nom portaient, néanmoins, l’ombre du mangemort auquel on l’associait : Larsen Menroth, qui à ce jour, échappait toujours aux autorités.

Un peu impressionné de la facilité avec laquelle le jeune homme venait de lui jeter au visage son patronyme impliquant chasseurs de géants, dragons et mages noirs dans un sourire élégant, Ezio répondit à la main tendue en se relevant avec souplesse. Acceptant la poignée de main en glissant la sienne dans la paume chaude du jeune Menroth il nota qu’elle était ferme et assurée comme il s’y attendait. La chaleur en moins.

- Enchanté.

Ezio attribua la réserve première de l’homme à son identité avant de constater qu’il se mouvait avec une aisance qui trahissait son habitude d’évoluer dans un cercle d’admirateur. Son visage s’était détendu pour offrir un éclairage mondain et parfaitement maîtrisé à la nouvelle prise de contact. Le barde répondit d’un sourire amical et récupéra sa main rapidement.

En observateur silencieux, il jeta un oeil curieux non dépourvu d’intérêt à la préparation effectuée par Menroth dont les gestes étaient non seulement dissimulés par le joueur de quidditch mais aussi par le couvercle du coffret apporté par ce dernier. Le barde reconnut en la pierre incrustée un bézoar, songeant avec amusement que la pharmacopée de l’homme ne devait pas contenir uniquement quelques ingrédients pour réaliser des calmants pour jeunes drogués. Masquant intérêt et curiosité derrière son habituel calme, il détourna enfin les yeux pour les poser sur les deux soeurs .

Il n’avait pas revu Kalista depuis leur aventure commune et avait eu quelques pensées coupables pour l’avoir abandonnée au sommet d’un volcan par-delà l’océan. Aujourd’hui, il était soulagé de constater qu’elle s’en était sortie à merveille – peut-être mieux que lui, à bien y réfléchir – et qu’elle ne semblait pas lui en tenir trop rigueur. Du moins, avait-elle exécuté avec une politesse parfaitement gérée, son rôle de jeune femme enjouée et amicale envers lui. Assez étonnamment, lorsqu’il avait entamé sa redescente ce jour-là, il était intimement convaincu qu’ils se recroiseraient un jour. Les pieds de nez du destin - et sa propension à se jouer des petites créatures qu’ils étaient en leur indiquant que le monde qu’ils estimaient si vaste, n’était à son tour, qu’une toute petite chose – lui étaient désormais familiers…

Si à la place de Scott et de Kalista il n’aurait pas accepté cette pâte douteuse de la part d’un homme étrange, le jeune n’en fit rien et y planta les dents avec une gourmandise suicidaire.

L’imagination du barde déploya ses ailes une fois encore pour recouvrir la scène du côté dramatique qu’il affectionnait quelque peu.
Nulle trace cependant d’une quelconque métamorphose du jeune moldu en une créature affreuse. Pas plus qu’il ne fut foudroyé sur place par la mixture. Rien ne sembla naître du remède, si ce n’était le miraculeux retour du moldu parmi les vivants. Kalista se vit offrir le même mythridate pour sa jeune soeur et Ezio ne put s’empêcher de lui décocher un regard appuyé assorti d’un hochement de la tête pour signifier que cela lui paraissait sûr. Il adressa ensuite quelques mots à Scott qui se relevait déjà, l’air un peu vaseux et plein de questions sur son début de soirée.
Menant avec lui une conversation du bout des lèvres, il laissa rapidement son attention glisser vers l’homme qui avait pris place sur la scène. Ce dernier, puant la magie jusqu’à la pointe de son chapeau, fut rapidement rejoint par le reste de sa troupe d’aventuriers et se lança dans son récit.

« Imaginez un désert à perte de vue… le vent soufflant chapeaux et murmures, infiltrant l’esprit pour y laisser entrer la lumière et la connaissance. Imaginez, les rois. Rois d’avant aux pouvoirs immenses qu’une couronne seule ne saurait contenir. Droit de vie, de mort et de domination sur chaque être vivant. Imaginez un pouvoir plus immense encore, permettant à ces rois d’être élevés au rang des dieux. Quand la pluie épuisée ne peut plus tomber, quand le vent ranime ce qui ne peut plus être, quand les vivants puisent augure dans ses temples et la douleur se fait mélodie sous la caresse d’une plume…
Imaginez un oiseau, plus vieux encore que la naissance du monde. Un oiseau dont le vol ne cessera qu’à la fin des temps et même après, lorsque les confins dudit monde auront à leur tour plongé dans l’oubli. De son esprit éclairé, les hommes ont puisé la connaissance et la sagesse, de ses plumes caressantes : la guérison de leurs maux, et dans son vol et son ombre : la chance qui saura les guider… »


D’un geste théâtral, l’homme sortit de sa veste de chasseur, une plume irisée aux couleurs chatoyantes. Il l’exhiba face aux auditeurs que le froid du crépuscule du soir n’avait pas renvoyé à leurs tentes, la brandit devant lui et poursuivit ses déclarations aventureuses. Prétendant avoir croisé des voyageurs qui auraient trouvé dans le croissant fertile, le temple du Homa et y auraient récolté quelques plumes, il affirma qu’ils les lui avaient échangés contre d’autres artefact rares. Si sa performance arrachait aux moldus présents des sourires ravis de la fable qu’il contait, décrivant l’oiseau dans sa beauté de créature mythique, les sorciers de l’assemblée ne purent s’empêcher de remarquer la clarté surnaturelle émanant de la plume.
L’homme rapporta alors les aventures du groupe qu’il avait croisé, mentionna le temple et les épreuves qu’il fallait traverser pour y pénétrer. Il broda et orna son histoire d’une multitude de feuilles d’or, allant jusqu’à prétendre que ceux qu’il avait rencontré ne vieilliraient plus jamais et possèderaient désormais la connaissance absolue de par la purification qu’ils avaient vécu au temple du Homa. Jouant de sa longue cape comme s’il s’était agi des ailes de la créature, il annonça devant tous son voeu  d’y retourner au plus tôt pour rapporter au monde la connaissance et la sagesse de l’oiseau… ainsi que quelques plumes.

Ezio s’autorisa un sourire amusé, bien qu’interpelé. Si le récit de l’homme comportait suffisamment d’incertitudes, de maladresses et de flous pour avoir été emprunté à d’autres, la plume, en revanche, paraissait authentique et le barde aurait donné cher pour la voir de plus près et y laisser courir un doigt. Il connaissait bien la légende mais n’avait jusque-là, jamais croisé quiconque possédant une plume du Homa.

Tandis que l’homme descendait de scène sous les applaudissements des courageux qui n’avaient pas déserté la place de débauche impie, et que déjà un autre prenait le relai, Scott de son côté, semblait sur le point de s’endormir à l’endroit même où il se trouvait. Appuyé contre la souche d’un arbre n’ayant pas survécu aux intempéries de l’année, il avait renversé la tête en arrière et offrait un visage aux yeux mi-clos qui en disait long sur son état de fatigue, qu’elle soit naturelle, ou pas.
Quelque part, peut-être, quelqu’un devait s’inquiéter pour lui.

Sur leur gauche, le sorcier aventureux s’esquivait avec son groupe de « collaborateurs », Ezio le suivit des yeux un court instant.

- … Je donnerai cher pour voir cette plume.

S’il avait suivi ses envies, il aurait immédiatement emboîté le pas à l’homme et l’aurait abordé pour avoir quelques raisons d’approcher la plume et d’en vérifier l’authenticité. Bien que fortement tenté, le barde n’en fit rien pour le moment et sortit un petit carnet de sa poche dans lequel il griffonna quelques mots au bas de l’une des pages. Il se tourna ensuite vers Kalista et sa soeur .

- Votre tente est loin ? J’ai comme l’intuition qu’il faudra la porter. Lança-t-il d’une voix basse non dépourvue d’amusement en désignant la jeune Heather. Je ne doute pas un instant que vous maîtrisez le transport de personne comme peu d’entre nous peuvent s’en vanter, mais si d'avance il vous fallait une paire de bras supplémentaire ... Poursuivit-il avec espièglerie en songeant qu'elle n'aurait pas recours à la magie, cette fois-ci.

Il avait, maintes fois, repensé au Mont Baker, avait revécu la scène dans de nombreux songes et, chaque fois, la vision de son propre corps suspendu dans les airs sous l’effet de la baguette de la petite sorcière rousse lui arrachait quelques frissons. Si voler était l’un de ses rêves les plus extrême, il ne l’avait pas envisagé sous cette forme-là.

Il assortit sa déclaration d’un sourire en coin et roula une seconde cigarette avant de lever les yeux vers un ciel particulièrement dégagé qui augurait une nuit fraîche. Ne pouvant décemment pas tourner le dos une seconde fois à Kalista, il entendait l’aider à transporter sa soeur si le besoin s’en faisait sentir, avant de repartir à la recherche de l’homme à la plume.
L’histoire du sorcier lui trottait toujours dans la tête … il remit en ordre les choses qu’il avait apprises à propos de l’oiseau Homa, laissant son esprit vagabonder au gré de ses pensées et décrochant de la scène présente et du groupe qui l’accompagnait.

Le barde ne pouvait s’empêcher de s’interroger à propos de cette histoire, se demandant s’il pouvait réellement exister en ce monde, des hommes capables de brader un bien aussi précieux qu’une plume de Homa. Sa sensibilité à propos du ressenti de ceux qu’il écoutait lui soufflait que le chasseur avait emprunté l’histoire à d’autres, mais son intuition lui indiquait que la plume provenait d’une créature magique qu’il n’avait encore jamais croisée. Son esprit poétique déjà, avait envie d’y croire.

Nonchalamment appuyé contre le tronc d’un frêne, le poète se prêtait à rêver au vol de l’oiseau coloré et au spectacle qu’il pouvait engendrer. On disait qu’il pouvait porter un homme sur son dos pour lui faire parcourir la terre entière et lui porter ainsi augure et merveilles. Dans un sourire où s’affrontait rêveries et connaissances, il se surprit à parler à haute voix.

- Menroth, vous qui vouliez jouer, vous parieriez combien sur la véracité d’une telle fable ?

« Ce qui est maintenant prouvé ne fut jadis qu’imaginé. »


Hj: Comme d'habitude, si ça ne va pas, vous savez où me trouver.


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[Greenock #3] MagicWeed
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