Météo du Moment

Nous sommes en juillet 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

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 Coup de foudre à Kensington [punition Milo/Ezio]

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Scottish Muffin

Age du personnage : 32 ans (encore)
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Scolarité : Promotion 1996-2003 Serdaigle
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Occupation : Barde et poète

MessageSujet: Coup de foudre à Kensington [punition Milo/Ezio]   Dim 12 Mar - 15:53

Le temps était gris, comme beaucoup de ces jours de mars. Pas vraiment décidé à basculer franchement vers les beaux jours, mais avec cette lumière particulière qu’ont les journées tendant vers un printemps naissant. Les londoniens, avaient pour la plupart abandonné leurs manteaux, pensant aider à ce changement de saison timide, en lui forçant certes, un peu la main. Quelques audacieux s’étaient mis en terrasse, mais semblaient néanmoins crispés, commandant thés sur thés « Et bien chaud s’il vous plaît ». A l’intérieur, la salle était calme du murmure de quelques clients. On y passait une musique douce qui favorisait les conversations feutrées et les confidences au coin du feu.
Un plateau chargé de muffins, Ezio circulait entre les tables, distribuant les commandes agrémenté d’un sourire commerçant. Intérieurement, il bouillait d’impatience. Ses yeux n’avaient de cesse de se poser vers la pendule qui semblait bien en peine d’avancer aujourd’hui. Dans quelques minutes, il pourrait prendre sa pause. Cette dernière était d’une sacralité que rien ni personne ne pouvait venir entacher ou troubler. Réglé comme un métronome, ses journées se ressemblaient toutes depuis des semaines. Cette routine aurait dû agacer son caractère empreint d’imprévus et d’aventures, mais patience et détermination valaient la peine d’être constantes si l’on considérait ce qui pourrait en découler de magique. Il avait, quelques mois auparavant, déposé un de ses manuscrit chez Sanders édition et avait reçu très récemment une réponse positive de ces derniers. Il restait quelques retouches à apporter, selon eux, et quelques corrections avaient été exigées, si bien qu’Ezio passait tout le temps libre que lui laissait son emploi au Muffin man tea shop à parcourir ses propres lignes encore et encore pour apporter les modifications nécessaires. On lui avait demandé d’ajouter encore deux poèmes à son recueil, si bien qu’il savait avoir besoin du maximum de temps que pouvait lui offrir la journée, déjà bien trop courte à son goût.

Dans le but d’économiser ce temps précieux, il prenait ses pauses au magasin, déjeunait sur place et, attablé sur un coin de terrasse ou dans la pièce, sortait ses carnets pour se mettre au travail le plus rapidement possible.
Lui restait donc aujourd’hui exactement 27 minutes et environs 46 secondes de temps de service avant de pouvoir se remettre sérieusement au travail. Ce dernier lui avait été déniché par sa sœur Saoirse, de sept ans son aînée. A vingt-cinq ans, Ezio était loin d’être la fierté de ses parents. Issu d’une famille où les sorciers les plus brillants se succédaient, il avait eu le bon goût de naître Cracmol. Prenant cette particularité pour un don destiné à le singulariser, il avait poursuivi dans une voix un peu abstraite, tenant l’art, la littérature, les rêveries et les voyages au cœur de sa vie. Après avoir été envoyé dans des établissements privés qui n’avaient eu comme unique – mais pas moindre – succès que de lui conférer une passion inconditionnelle pour les livres et la musique, il se trouvait depuis des années, sans emploi fixe, à vivre des petits jobs qu’il trouvait ça et là quand ses frères et sœur, diplômés d’une célèbre école de magie où l’on agitait des baguettes sans que cela ne fasse jouer d’orchestre, avaient des emplois très sérieux, tels que journaliste et agent de sécurité dans une banque.

Bien connue pour sa gourmandise, sa sœur, reporter à la Gazette et londonienne à ses heures perdues, était une adepte de cette délicieuse boutique tenue par Leah O’Connors, une fantasque jeune femme d’une trentaine d’année dont le talent n’avait d’égal que ses rêves. Fille d’un pâtissier bien connu de la ville, elle avait monté son entreprise à l’âge de 22 ans et confectionnait les meilleurs muffins de tout Londres. Ses parfums originaux et subtils à la fois avaient conquis tant d’habitants, que chaque jour, on faisait la queue pour emporter un peu de sa douceur au bureau ou l’on venait s’attabler au Muffin Man Tea shop pour les déguster autour d’un thé tout aussi exquis. D’une ingéniosité sans failles, elle créait chaque semaine de nouvelles pâtisseries qui faisaient le régal de toute la capitale. Après des années de fréquentation et tout autant de cartes de fidélités collectionnées par Saoirse, cette dernière avait fini par sympathiser avec Leah et lui parler du cas désespéré de son cadet, toujours sans emploi après des études de lettres – celles qui n’ont paraît-il, aucun débouché. Cette dernière, devant le succès croissant de son salon de thé, avait alors proposé à Saoirse de l’embaucher pour quelques heures complémentaires en tant que serveur, ce qui lui permettraient de s’atteler davantage à ses créations.

Ayant commencé par refuser – qu’allait-il faire dans une pâtisserie lui qui ne pouvait compter parmi ses nombreux pêché, la gourmandise – il revint sur sa décision après avoir rencontré Leah, dont la bonne humeur et les élans d’imagination lui avaient plu. Il fit rapidement le calcul, après une année dans cette boutique, il pourrait enfin se payer le voyage en Patagonie dont il rêvait depuis des années. Et si patron il devait avoir, autant que ce soit la jeune femme fantaisiste, plutôt qu’un de ces ennuyeux cadres en costume aux horaires strictes. Leah ne manquait pas de lui laisser l’espace et la réserve dont il avait besoin, l’encourageait dans sa créativité et lui laissait même le soin de gérer la musique passée dans la boutique qui faisait aussi salon de thé. La troisième employée, une jeune étudiante en psychologie qui devait avoir son âge, travaillait à mi-temps depuis trois ans pour financer ses études de psychologie et était si timide qu’elle rougissait chaque fois qu’Ezio lui adressait la parole, que ce soit dans le cadre privé ou pour lui passer les commandes. Il avait donc, une paix royale sur son lieu de travail et s’en réjouissait chaque matin.

Après quelques semaines dans la boutique, où pour la première fois de sa vie, il avait réussi à conserver un emploi, patronne comme employé était ravis de la collaboration. Elle trouvait qu’une présence masculine dans la boutique n’était pas superflu et son caractère calme en faisait un élément solide lors des périodes de rush. De son côté, il comblait les attentes familiales, amassait la somme nécessaire pour envoyer bientôt paître tout le monde et avait suffisamment de temps libre à côté pour vaquer à de vraies occupations.
Vendre des muffins n’était pas si compliqué, il suffisait de sourire poliment et de réserver un coin de son esprit pour écouter la commande, même si tout le reste était occupé à inventer des histoires à propos des clients qui passaient. Certes, il lui arrivait parfois de se tromper de parfum, ou de mélanger quelques commandes, mais sa voix grave aux accents écossais et son air doux avaient tôt fait de lui attirer le pardon des gourmets.
Quant aux clients mécontents et agressifs dont se plaignaient parfois les filles, il les remarquait à peine, tant ses pensées étaient à des lieux de son corps.

Ce jour-là, tout accaparé par la couleur inspirante du ciel grisonnant, il avait déjà fait deux erreurs qu’il s’était empressé de rectifier avant que quiconque ne s’en aperçoive. Il soupçonnait fortement Emily d’avoir noté le faux pas, mais cette dernière, enveloppée dans sa timidité rougissante, n’avait osé émettre la moindre remarque.
Après s’être assuré que chacun des clients étaient servis, il remit un peu d’ordre dans les muffins qui restaient et accoudé au comptoir, s’octroya quelques instants de répit pour laisser vagabonder son esprit vers des contrées où il ne serait pas enfermé entre quatre murs. Le décompte était lancé, dans quelques mois, il parcourrait les contrées sauvages de la Terre de feu et serait enfin, seul au monde.  



 * Dédicace à Saoirse. Rolling Eyes


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Coup de foudre à Kensington [punition Milo/Ezio]
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