Météo du Moment

Nous sommes en juillet 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

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 Lukos, y es tu ?

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MessageSujet: Lukos, y es tu ?   Ven 10 Mar - 15:56

Confortablement installé dans sa chambre du Chaudron Baveur, au numéro huit, sirotant une tasse de thé en lisant la Gazette du matin, Alieksandre Menroth, éprouvait quelques difficultés à se remémorer avec exactitude la soirée passée. C'était Artémis, son hibou qui l'avait réveillé, alors qu'il se trouvait en galante compagnie après une nuit entière de libations, en tapant à la fenêtre pour lui apporter son courrier. Sa mie, une Française de passage à Londres qu'il fréquentait depuis quelques jours était partie et il déchiffrait les mots sur le papier froissé avec lenteur, ils avaient visité plusieurs bars, dont un fort crasseux dans l'allée des embrumes. Il se sentit soudain affamé et prit une chocogrenouille dans un tiroir de commode où il disposait de sucreries. Celle-ci fit un grand bond et il faillit bien ne pas la rattraper au vol. Il lui croqua la tête et regarda la tête. La carte l'accompagnant représentait un homme aux cheveux roux, souriant, les joues pleines et l'air d'un solide gaillard dégingandé. La description expliquait comment ce dernier fils d'une famille nombreuse et modeste, meilleur ami et beau-frère de Harry Potter ayant épousé la brillante sorcière née-moldue Hermione J. Granger, l'une des sorcières les plus accomplies du temps était devenu l'un des sorciers les plus important et influent de la fin XXe, début XXIe siècle, en participant à la destruction des Horcruxes de Lord Voldemort et à la bataille de Poudlard. Il y avait quelques lignes sur des récompenses qu'il avait gagnées au jeu d’échecs sorciers, sa carrière d'Auror et sa reconversion en commerçant de farces et attrapes dans l'affaire de son frère.

Un grand bâillement ouvrit la mâchoire d'Aleksey qui alluma la RITM pour prendre paresseusement quelques nouvelles avant de se changer, faire quelques ablutions et sortir. Il avait prévu de se rendre à la librairie Fleury et Bott pour acheter ou commander deux volumes qu'il voulait, lui qui passait souvent du temps à chercher à perfectionner sa magie. En bon élève de Dursmtrang il envisageait souvent la magie sous l'angle de la performance et il s'y adonnait avec une passion persévérante, tâchant d'inventer des sortilèges, ne ratant jamais une occasion de lancer un sort et le plus souvent de manière informulée. Il agissait ainsi depuis son plus jeune âge et cela conjugué au fait qu'on lui avait payé plus des précepteurs parmi les plus chers faisait de lui un sorcier très accompli malgré son jeune âge, et s'il avait quelques lacunes s'était dans des domaines dits secondaires parce que très savants : il n'était pas malhabile cependant en potions, mais épouvantable en divination, modeste en études des runiques, plus mauvais que la moyenne en botanique magique et, sauf avec les loups-garou, il avait eu beaucoup de mal à réussir la partie de ses examen qui consistait à apporter des soins aux créatures magiques. Pour ce qui était de s'en protéger, il était bien meilleur.

La RITM cracha puis passa une émission dans laquelle une vieille sorcière acariâtre expliquait à un journaliste visiblement gêné que « -Non, mon bon monsieur, quand la potion est tirée il faut la boire !! Il faut exterminer jusqu'au dernier tous ces hybrides et autres demi-sang ! Ils sont dangereux rendez-vous compte. Mon petits-fils traverse parfois la rue seul devant chez moi le soir et je suis très inquiète quand je vois roder dans le sous-bois.
-Mais madame, justement imaginez que votre petit-fils, à votre insu et contre son gré soit mordu et qu'il devienne à son tour ( « de grands oh se faisaient entendre de la part de la sorcière) un lycanthrope, que penseriez-vo...
-OOH JUSTEMENT !!!  Pour que ça n'arrive pas, il faut les exterminer je vous dis, c'est de la vermine !!

L'empoigne dura encore un bon moment que Menroth, habitué à ce que les loups soient rejetés, passa à noter avec une plume rouge sur un petit carnet de parchemin qu'il devait aller d'abord « Aux herbes de Brenna » sur Charing Cross Road pour, dans une boutique mixte, acheter une mandragore mature en pot, puis, il irait faire d'autres achat chez l'apothicaire, sur le Chemin de Traverse. Il prit aussi un coffret aux fermoirs d'or, qu'il fit entrer dans une bourse en peau de Moke, deux choses qu'il avait acquis sur le Chemin de traverse pour une somme élevée. Lorsque le ton revint à la normale,  ( la sorcière ayant été extirpée du plateau après avoir, dans le plus grand des calmes, tenté de réduire en bouillie le « sale vendu de journaliste »), Aleksey entendit quelques mots sur une association qui s'appellait Lukos et qui cherchait à venir en aide aux lycanthropes. Aussitôt le jeune homme tendit l'oreille pour en savoir plus, mais il fit rien d'autre que répéter que l'on pouvait trouver Lukos dans ses bureau irlandais, en Eire près de Ballynahinch – à la vérité Aleksey n'avait absolument pas comprit le nom de la ville- ou en Angleterre à Nottingham, puis il y eut  « une courte page de publicité » et ce fut la réclame pour le balai de toilette Proprévite magique, une balai de toilette poli et bien odorant qui « transforme vos pires moments aux lieux d'aisance en trop courts et regrettables instants comme devant un spectacle superbe» .

Ce ne fut que quelques jours plus tard, que, après un déjeuner frugal et rapide pris sur le bar du Chemin, dans la grande salle, il demanda au barman si celui-ci pouvait lui trouver l'adresse exacte du siège de Lukos. Il eut l'adresse le soir-même et, dès le lendemain de fort bonne heure, il avait mis une tenue chaude et imperméabilisée magiquement -bottes épaisse de fourrure, echarpe noir et blanche du temps du Durmstrang et robe chaude noire et rouge, chapka grise sur la tête et lunettes de quidditch, prit son balai, se désillusionna , et, à l'aide d'une carte qui lui indiquait son chemin prit son envol pour l'Irlande, en prenant garde, sitôt qu'il eut dépassé Londres, de ne pas survoler les villes et de reproduire son sort de temps à autres. Une route assez longue, mais qu'il fit en quelques heures, avec deux pauses. Il était près de onze heure lorsqu'il posa enfin le pied sur la terre irlandaise, ce qui soulagea son postérieur ( bien que son balai, un Éclair de Feu Suprême de 2014, offrit un confort exceptionnel).

Trouver l'Irlande n'avait posé de difficulté, mais la carte qu'il avait acheté était particulièrement têtue et s'obstinait à ne pas comprendre son accent. A force d'insistance, elle finit par comprendre de quel endroit il parlait et l'y mena en quelques minutes. Fourbu d'avoir volé presque quatre heure, Aleksey, qui avait atterri en rase campagne, dans un champs de patates, fit disparaître son balai d'un négligeant sort d'Inanimatus Desaparitus. Il vérifia -Hominum revelio- qu'il n'y avait personne pour le voir, leva son sort de désillusion puis marcha vers un bourg moldu peut fréquenté ( on jeta quand même force regards intrigués devant cet homme à l'allure étrange, portant la chapka qui marchait vite)  le bâtiment qu'on lui avait décrit : un vieil immeuble de trois étage délabré, avachi sur ses bases. Debout devant l'immeuble, il grelotta sous la pluie fine de fin d'hiver et entra dans le siège de la fondation Lukos.

Il avait travaillé en Bulgarie avec des loup-garous de tous genres, mais surtout des personnes mises au ban, extrêmement violentes et ayant beaucoup de mal à contrôler leurs pulsions. On lui avait laissé entendre que les lycanthropes britanniques étaient quelque peu différents. Il se présenta à l'entrée et retira sa chapka, qu'il tint en main, découvrant des cheveux un peu ébouriffés par le voyage qu'il recoiffa souriant, d'une main engourdie. Son accent résonnait dans sa voix, comme il disait en regardant franchement la personne chargée de l'accueil dans les yeux.

-Bonjourr, je m'appelle Alieksandre Menroth
, dit-il en prenant l'initiative de révéler d'emblée son identité qui comportait le nom de famille d'un Mangemort sanguinaire qui courrait toujours dans la nature et dont la notoriété était assez forte en Irlande pour une nombre éloquent de massacre de familles de Gobelins. Je prends la liberté de me déplacer pour vous rencontrer afin d'en savoir plus sur vos activités et de rencontrer des professionnels. Il ajouta un peu précipitamment. En Bulgarie j'ai travaillé dans un centre de recherche sur la lycanthropie.

C'était clairement une approche droit au but, et il ne savait pas exactement à quel point la personne en face de lui était potentiellement surprise de l'objet de sa visite et certainement ne savait pas trop vers qui le diriger, mais cela ne le mettait pas particulièrement mal à l'aise.
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MessageSujet: Re: Lukos, y es tu ?   Ven 14 Avr - 21:28

Anne Chriolles, l'assistante personnelle d'Aidan Morgenstern, perdit quelque peu de sa superbe à l'énonciation de l'identité du visiteur. Elle en oublia les salutations d'usage, ainsi que la petite dose de séduction dont elle agrémentait d'ordinaire chacun de ses échanges. Tout sourire était absent de ses traits quand elle se reprit et proposa :


« Monsieur Menroth... »

A peine bafouilla-t-elle sur le patronyme de l'individu, avant d'enchaîner :

« Je vais me renseigner, voir si monsieur Morgenstern peut vous recevoir. Autrement, il vous faudra prendre rendez-vous. »

Même son accent britannique, d'ordinaire léché et parfait jusqu'à la moindre inflexion, lui faisait défaut, laissant percer des intonations françaises. Il en fallait pourtant beaucoup pour venir troubler l'application qu'Anne Chirolles mettait à être parfaite en tout point.
Tête haute, néanmoins, elle se rendit d'un pas calme, plutôt qu'elle ne s'enfuit, vers une porte, à l'exact opposé de l'entrée, le long d'un maigre couloir aux murs de bois. Elle y toqua trois coups brefs qui auraient presque pu passer pour un appel à l'aide en morse si elle avait enchaîné sur le « O » et le deuxième « S ». Une réponse dut lui parvenir car elle pénétra presque aussitôt dans ce qui s'avérait être le bureau du fondateur. Là, Aidan Morgenstern, bras de chemise relevés et mine perplexe, examinait des documents qui semblaient accroître un mal de tête lancinant qui l'avait cueilli au réveil. A peine leva-t-il la tête vers Ms Chirolles, de peur, peut-être de perdre le fil de sa réflexion. La jeune femme, elle, s'empressa de refermer la porte sur elle, comme si le fragile panneau de bois - si aisément brisé par un sortilège - pouvait servir de rempart contre Menroth et les atrocités commises par ses ancêtres.
Un deuxième coup d'œil arracha Morgenstern à sa concentration. Presque curieux de la découvrir fébrile et incertaine. Un haussement de sourcils transmit ses interrogations.

« Mr Menroth souhaiterait vous rencontrer. »

Appuyant sensiblement sur le nom et oubliant scrupuleusement les détails de l'introduction faite par leur visiteur, Anne Chirolles mit toute sa conviction dans ces quelques mots. De toute évidence, le directeur de Lukos ne pouvait accepter une telle rencontre, pas alors que son assistante personnelle désapprouvait si formellement. C'était pourtant mal connaître l'homme. Son parcours, hérissé d'embûches et somme toute atypique, lui avait appris au moins une chose : se délester des préjugés et des "on-dit". Il n'avait que trop vu de jeunes gens mis au ban de la société pour la seule infortune d'avoir été imprudents un soir de pleine lune. La lycanthropie ne faisait pas d'un homme, ou d'une femme, un monstre. Elle n'altérait en rien leurs qualités premières, pas plus qu'elle n'exacerbait leurs défauts. Une créature du type de Fenrir Greyback était une injure à la nature humaine et à ses valeurs, bien avant de se trouver soumis à la tyrannie de la pleine lune. Si la lycanthopie ne faisait pas le monstre, un seul patronyme ne définissait ni ne limitait un individu.
Devant l'amusement de défier une fois de plus les valeurs de son assistante, les traits d'Aidan Morgenstern semblèrent se détendre un instant, tandis qu'un sourire presque frondeur étirait ses traits.

« Je vais le recevoir. »

De quelques sortilèges, il fit place nette sur son bureau, envoyant parchemins et paperasse se classer d'eux-mêmes sur quelques étagères.
Conscient de la tension d'Anne, il décida de ne pas pousser le bouchon de la provocation plus loin, en lui demandant d'assister à l'entrevue. Au contraire, avec mansuétude, il lui proposa :

« Il faudrait s'assurer que le jeune stagiaire s'en sort, avec la duplication des brochures. Voudriez-vous bien aller lui prêter main forte ? »

Se voir contrainte à s'abaisser à ce genre de tâches aurait hérisser Anne Chirolles, d'ordinaire. Mais le stagiaire en question officiait dans les bureaux de Nottingham, à des miles et des miles de Ballynahinch. Sans un mot, elle tournoya sur elle-même et disparut dans le crac caractéristique du transplanage.
Aussitôt, Morgenstern se leva et d'une démarche ample et assurée, s'en alla rejoindre leur visiteur, qu'il salua avec chaleur. Tout homme possédant l'audace de s'aventurer jusqu'aux locaux de Lukos s'attirait son immédiate sympathie. Tendant une main amicale, il se présenta :

« Aidan Morgenstern, fondateur et directeur de Lukos. Ravi de vous rencontrer, Mr Menroth. »

D'un geste, il l'invita à le suivre jusqu'à son bureau, où, d'un nouveau sortilège, il convoqua deux tasses.

« Café ? Thé ? Maté ? »

Ce faisant, il se servit lui-même un mug plein de café. La nuit précédente avait été courte. Comme celle de la veille.

« En quoi puis-je vous être utile, monsieur Menroth ? »

Oubliées la paperasse et les préoccupations récentes, son attention était désormais dédiée à son visiteur. Si Aidan Morgenstern faisait fi des préjugés, il restait néanmoins curieux de savoir pourquoi un homme du nom de Menroth s'aventurait jusqu'ici, au fin fond de l'Irlande.


© Gasmask






Aidan
Morgenstern
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MessageSujet: Re: Lukos, y es tu ?   Mar 18 Avr - 21:37

Le regard de l’assistante, qui s’était levé vers lui avant qu’il ne se présente avec une certaine lenteur caractéristique des gens de bureau, vacilla brusquement. Il faudrait bien s’y habituer. Quand tes ancêtres depuis des générations sont dans la magie noire et que le vent a tourné depuis vingt ans, les gens n’ont plus la déférence d’antan. Aristocrate de l’arrière-garde, fils d’un seigneur de l’avant-garde violente de la fierté du sang magique, Alieksandr se plut même à répliquer par un regard méthodiquement froid et appuyé. Il ne cilla pas, présentant ses yeux sombres, durs, mais impassibles. Miss Chriolles en avait jusqu’à la voix chamboulée, bafouillant son anglais.  Le jeune homme releva la tête, qu’il avait baissé pour la regarder dans les yeux et fixa l’espace droit devant lui avec l’attitude pressée mais muette de l’homme qui souhaite aller au plus pressé. Ôtant finalement son écharpe et ses lunettes de voyages dont les verres se teintaient de fumée, il suivit des yeux son interlocutrice qui fila prestement mais avec dignité vers une porte opposée à l’entrée. Comme si le fait de garder une contenance pouvait empêcher Menroth de déclencher ses maléfices. Comme s’il y avait une chance pour qu’il eut traversé la Grande-Bretagne aux seules fins de jeter des malédictions sur ce bout de secrétaire aux allures soignées.

Elle pénétra dans la pièce après avoir annoncé son arrivée et Alieksandr aperçut sans fixer l’intérieur qu’un homme s’y trouvait. Le panneau se ferma, empêchant le jeune homme d’en voir davantage. Il ferma les yeux un instant pour les humecter car le vent et les lunettes les avaient rendus secs. Il les rouvrit au bout de quelques secondes et n’eut pas à patienter pour que la porte s’ouvre sur un homme de taille moyenne. L’air assuré d’un homme qui réussit dans ses projets, la trentaine, soigné et semblait-il vêtu à la moldue de façon correcte, l’homme était visiblement le maître des lieux. Lunettes rectangulaires aux larges montures noires, arrondies sur les bords. Carrure athlétique et démarche de soldat. Homme souriant. Ainsi c’était ce berger qui veillait sur les meutes ? Intéressant…

Alieksandr rendit une poignée de main solide. Son visage ne s’ouvrit guère malgré l’enthousiasme sous-jacent de l’accueil.

-Alieksandr Menroth. Et son accent. Ravi, également. Je vous remercie de m’accueillir.

Démarche fluide, vive, très calme, il suivit Morgenstern de son pas de félidé. Sa voix était un peu rauque et le ton un peu enroué par le long voyage lorsqu’il répondit :

-Je serai enchanté par un café.

Et de s’asseoir en enlevant sa cape. Il se débarrassa du tout sur un porte-manteau. Le geste était aussi tranquille et assuré que si sa visite était prévue de longue date. Une fois installé, la chaleur fumeuse du café s’élevant en volute devant lui -il s’était assis droit, de façon élégante et d’un mouvement souple, il regarda Morgenstern droit dans les yeux et dit d’une voix posée, voilée par son accent et un petit peu gercée comme si articuler l’anglais ne lui était pas familier. Il parlait pourtant un anglais parfait, à peine désuet, plein d’élégance.

- Bien. Il m’est venu l’idée de vous faire cette visite afin de vous rencontrer. Je viens d’arriver ici, en Grande-Bretagne et je travaillais auprès des lycanthropes en Bulgarie, d’où je viens.

Aidan ne pouvait ignorer qu’en Bulgarie, et dans tout l’est de l’Europe, il y avait encore quelques années – c’était en fait un phénomène courant, mais accentué là-bas – existaient, vivant en sociétés qu’ils appelaient meutes, des loup-garous, coupés du monde, la plupart sorciers. Longtemps ils aveint été très dangereux, bandits et malfrats, détrousseurs agressifs. Ils s’en prenaient aux individus isolés ou aux petits groupes et leur tombaient dessus lors de chasses. Les chasses de pleine lune étaient les plus redoutées. Contraints de vivre hors le monde, en marginaux, par leur nature, ils s’étaient paradoxalement rapprochés du monde lorsqu’ils s’étaient mis (chose fréquente dans l’histoire notamment récente) au service de mages noirs. Ils effectuaient pour eux un sale boulot qui consistait à terroriser les populations en battant la campagne. Maltraités et mal vus par les partisans du sang-pur, ils s’entendaient néanmoins avec eux car ceux-ci leur donnaient de la chair fraiche à mordre ou à dévorer : enfants, moldus, voyageurs, ils n’étaient pas difficiles. Dans ce registre là le britannique Greyback, dont la meute était devenue gigantesque pour une meute occidentale, avait fait des merveilles. Ils refusaient de prendre la potion tue-loup et étaient une arme de guerre redoutable.

L’incurie des mages noirs, souvent partisans du sang-pur, avait décimé leurs rangs et si ceux d’entre eux qui adulaient cette vie de rapine, pirates fantastiques au service de la terreur, évoquaient avec nostalgie le temps béni du Lord, d’aucuns disaient ou murmuraient que c’était une vie moins qu’humaine. Se nourrir de chair, avoir le goût du sang ; tout cela pour être méprisé et même chassé lors de battues par les aurors et les vengeurs. Ils payaient dans les guerres un tribut très lourd et les plus tolérants hésitaient à prendre leur parti. En Bulgarie il y avait encore actuellement de grandes meutes, parcourant le pays. Quelques initiatives leur procurait soins et les socialisaient, mais on les y traitait brutalement car beaucoup étaient devenus des bêtes assoiffés de sang. Ils avaient pour ennemis mortels les vampires, nombreux dans l’est et la campagne nocturne était effrayée de leurs guerres claniques. Un loup, à la pleine lune ne craint pas cinq vampires, mais il fuit devant un seul le reste du temps.

En Bulgarie, autrefois, les plus hardis des mages les tuaient pour accrocher leurs peaux en trophées au frontons de leurs salles et ils avaient là aussi payé un lourd tribut. Alieksandr avait  travaillé auprès de meutes, dans la région de la Mer noire. Ils étaient très sauvages, féroces et craintifs. Mais leur décimation les rendait approchables. Même le régime bulgare, pourtant peu suspect de sympathie pour les hybrides, avait débloqué des financements pour que l’on s’occupe d’eux. En leur prodiguant des soins, en leurs confiant des vivres, en parlant avec leurs chefs et en leur donnant des terres pour chasser les animaux sauvages, on arrivait à une situation meilleure, sans pour autant leur rendre tout à fait leur humanité. Leur contrôle était facilité.

Il y avait une culture plus humaine en Grande Bretagne et en Europe de l’Ouest (où on les méprisait, mais où les meutes étaient moins fournies et moins dangereuses) et on n’organisait plus de battues sous la pleine lune pour les abattre massivement.

-Je viens de Bulgarie, bien que d’origine britannique - mon père est le Mangemort Lars Menroth-. J’ai travaillé dans la région des rives de la mer noire auprès de populations lycanthropes. Les suivre, les protéger d’eux-même et des autres, aider leurs migration étaient mes tâches. J’ai suivi le cursus du Professeur Lyupev.

Dragomir Lyupev, spécialiste reconnu,  prônait la compréhension de ces meutes, bien qu’il refusât de croire à leur intégration dans la société. Il considérait l’état lycanthropique comme une condition particulière qui nécessita, comme pour les centaures, les êtres de l’eau ou les vampires, une vie à l’écart du monde magique. Il avait notamment beaucoup agi pour détourner les meutes de leurs guerres intestines et fratricides, mais aussi de leurs affrontements avec les géants des montagnes de l’ouest et du sud, les vampires, venus de la Transylvanie roumaine au nord/nord-ouest et autres créatures cachées aux moldus qui fleurissaient sur le territoire bulgare (entre autres les dragons). Désormais les loups parcouraient les plaines, se défiant des zones les plus habitées.

-Mes capacités magiques m’ont permis de travailler auprès des populations les plus agressives -je suis un ancien duelliste- et de tâcher, de leur apporter les soins. J’ai aussi eu l’occasion de travailler sur la potion tue-loup et d’étudier leur organisation sociale. C’était une excellente aventure. J’ai bien conscience des différences avec les populations et individus de Grande-Bretagne et d’Irlande. Le but de ma visite est, vous l’aurez compris, de savoir quelles sont vos missions et de savoir si je peux m’engager avec vous sur le terrain.
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