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Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Les absents ont toujours tort.
Méfiance, nous sommes d'humeur taquine...

Une animation d'Halloween vous attend...

Venez donc nous présenter vos plus beaux sourires.

Hé, t'as vu ton rang?

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 Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}

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MessageSujet: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Jeu 23 Fév - 18:40

23 février aux alentours de 14h.


Revenant de sa pause de midi (oui, elle prenait des pauses à midi, depuis que Theodore de la section sport avait décidé de manger sur place et lui faisait l’honneur d’une compagnie qu’elle ne souhaite qualifier d’aucun mot par politesse), Saoirse profitait des rayons de soleil presque printanier qui avaient envahi Londres ces deux derniers jours. Après avoir déjeuné dans l’un des cafés de l’allée qui avait bien voulu sortit ses parasols malgré la saison peu avancée, elle s’apprêtait à regagner les locaux de la Gazette pour la réunion hebdomadaire visant à préparer l’édition spécial du dimanche.

D’humeur particulièrement joyeuse, ce qui faisait du bien à tout le monde après cette période où elle avait eu envie de jeter des sortilèges à tout va sur le commun des mortels (Ezio Shepherd, c'est ta faute, tu n'avais qu'à pas te lancer dans les comédies romantiques), elle bondissait sur le pavé de la ruelle tel un petit lutin saluant le retour des beaux jours. Distribuant sourires aux commerçants qui la saluaient, accordant un regard outré assorti d’un « malotru » à l’attention d’un blaireau qui la percuta de plein fouet sans prendre la peine de s’excuser ou se retourner, elle descendait facétieusement les numéros du chemin en songeant qu’elle serait volontiers allée dire bonjour à Lùan après le travail.
Ce dernier semblait en voie de décomposition à l’approche de la date fatidique à laquelle il était supposé prendre pour épouse cette grande greluche blonde d’Ingrid et il aurait certainement eu besoin de ses grands talents de remonteuse de moral. Oui, elle appréciait énormément sa belle-sœur. De toute évidence, cette dernière n’était pas assez bien pour son grand frère. Il n’y avait qu’à voir comme cette nigaude avait dévoré des yeux Ezio au dernier repas qu’ils avaient pris ensemble. Non mais quel culot!!! Un ne lui suffisait pas ! Il les lui fallait tous ! Et tous les siens. Enfin. Tous ses frères ! Sang de Botruc, n’y avait-il donc pas assez d’hommes sur terre pour que ces grandes courges dévorent autre chose que les Shepherd mâles ?

Ne va pas te gâcher ta journée avec elle.

Le gros avantage de passer le voir au travail était de s’éviter la douloureuse équation d’être suffisamment sympathique avec Ingrid pour ne pas mettre Lùan mal à l'aise, sans tomber dans l’hypocrisie ambiante qu’elle détestait plus que tout. Il était assez facile de deviner à travers ses actes et paroles qu’elle n’aimait guère la jeune femme. Il fallait juste essayer de rendre plus difficile à percevoir qu’elle la supportait à peine.

En passant devant la devanture de Scribbulus Everchanging Inks, elle découvrit dans un petit écrin d’or, surmonté d’une annonce publicitaire (sur laquelle un superbe oiseau multicolore déployait ses ailes), la toute nouvelle plume à pensote de la collection Inkablethought. Ayant en tête, depuis quelques mois déjà, de renouveler la sienne, elle fut tentée de pousser la porte de la boutique pour se l’offrir. Restait juste à éradiquer de son cœur de Marshmallow, toute l’affection qu’elle portait à l’ancienne. Il est préjudiciable de sous-estimer le lien qui unit un écrivain à sa plume à pensote. Les connections créées entre la plume et l’esprit sont tout à fait assimilables à celles que les moldus développent avec leur smartchose. Le bidule greffé au bout de leur doigt pour lequel ils sont prêts à sauter d’un pont en cas de perte. Apparemment, d’après ce qu’elle avait entendu, la petite chose contiendrait toute leur vie.

Elle était donc là, à se presser le citron sur le choix à effectuer, lorsque surgit le premier cri.
De ravissement.

- Oh qu’il est chouuuuuuuuuu !

Pas bien loin d’elle.
Saoirse tourna la tête pour tenter d’apercevoir ce qui pouvait être aussi ravissant pour que d’autres voix s’en mêlent à grand renforts de « Par Merlin, je n’ai jamais rien vu d’aussi mignon ! Regardez ! Il y en a d’autres là ».

Se tordant le cou, elle nota un attroupement du côté du pâté de maisons qui faisaient l’angle vers l’allée des embrumes. Emportée par la curiosité, comme bien d’autres apparemment, elle abandonna ses plumes pour aller se ravir les yeux avec les autres.

Et là, ce fut le drame.

Au bout de quelques pas, les « Oh » et les « Ah ! » se transformèrent en cris hystéricopaniqués. L’attroupement éclata en tous sens alors que se répandait sur le pavé une forme sombre et mouvante renversant tout sur son passage (parasols, gens, étalages ambulants...). Certains éléments semblaient se détacher de la masse pour sauter sur les passants, leur grimpant au visage et provoquant cris et grands gestes saccadés.

Les yeux écarquillés, Saoirse regardait arriver droit sur elle ce qu’elle avait pris premièrement pour une marée noire et qui s’avérait être un troupeau de Niffleurs ( des dizaines d’individus) lancés au grand galop sur le chemin de Traverse, visiblement en quête de tout ce qui pouvait briller, que ce soit dans les boutique ou accroché aux oreilles des dames.


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Sam 25 Fév - 17:15


    J’étais bluffée du temps incroyablement ensoleillé que nous avions ici à Cardiff en ce mois de Février.
    Ceux qui pensaient que le Royaume-Uni passait son année sous la pluie se trompaient fortement ! Bon, après m’être renseignée, je constatai que le mois de Février était aussi le moins pluvieux de l’année. Néanmoins, cela faisait toujours plaisir de pouvoir sortir faire la touriste sous les rayons du soleil et sous ce joli ciel bleu.

    J’avais ainsi visité une bonne partie de la ville, toujours accompagnée par mes félins domestiques. Ces derniers n’appréciaient d’ailleurs que très peu les promenades ailleurs qu’en forêt ou dans les parcs.
    En effet, en ville, je suis forcée de les laisser dans le camion, ou bien de les promener en laisse. Et ça, ils détestent et me le font bien comprendre ! Même si je suis consciente qu’un chat n’a pas sa place au bout d’une laisse, ces spécimens-là sont tout de même assez imposants, au point de pouvoir porter un petit harnais normalement destiné aux chiens.

    Tout aussi soulagés que moi de retrouver la « maison », ils se hâtèrent sur leur nourriture ainsi que sur mon lit afin de s’y blottir ensemble.
    Sans réellement avoir de destination précise, comme souvent, je pris la route tranquillement en direction de la campagne, dans laquelle nous serions un peu plus au calme. Je pourrais aussi prendre mes clichés.
    J’allais d’ailleurs devoir me rendre sur le Chemin de Traverse afin de vendre une série de photos m’ayant été réclamées par un éditeur désireux d’ajouter des images afin d’illustrer un livre sur la faune et la flore magique. J’aurais bien voulu attendre mon passage officiel à Londres, mais les félins et moi-même avions besoin de manger.

    - Soyez sages les enfants ! Maman revient très vite !

    Je câlinai une dernière fois mes boules de poils adorées avant de me préparer à Transplaner. L’intérieur du petit camion, agrandi par un sortilège, leur laissait bien assez de place pour se mettre à l’aise, et j’espérai que leur principale activité durant mon absence serait la sieste ! Je protégeai de plus l'ensemble du véhicule avec le sortilège Protego totalum, afin d'éviter à la fois une éventuelle attaque magique qu'un vulgaire cambriolage. Je pu ainsi partir l'esprit serein.

    Sans attendre plus longtemps, je me saisis d’une pochette contenant les clichés avant de Transplaner dans un coin du Chemin de Traverse.
    Je n’avais pas l’habitude d’utiliser ce type de déplacement et fut prise d’un petit haut le cœur en arrivant. Mais fort heureusement, tous mes membres étaient apparemment encore là.
    Le pas vif, je me rendis dans la maison d’édition de livres magiques afin de leur vendre mes photos. Je ressorti de l’édifice avec une petite bourse de galions, ainsi qu’un livre qui m’avait tapé dans l’œil.

    Le Chemin de Traverse semblait s’être bien animé entre mon arrivée et cet instant. Des gens courraient tous dans le même sens et je me demandais quelle horrible chose les poursuivait.
    Intriguée, je commençai à marcher dans le sens inverse de la foule, non sans me faire bousculer deux ou trois fois, sans en tenir rigueur.
    Quand je pu enfin constater l’ampleur de la « bête » qui faisait fuir tous ces gens, j’en fus choquée. Choquée par tant de mignonnerie !
    Nous voilà attaqués par une armée de Nifflers trop mignons. Des étoiles plein les yeux, je voulu me saisir de mon appareil photo, mais je ne l’avais pas emmené. C’était bien ma veine, moi qui sortais rarement sans !

    Avant que je ne comprenne ce qui se passe, au moins deux Nifflers profitèrent de mon inattention pour me sauter dessus. Surprise, je tombai à la renverse, et fut contente d’avoir oublié mon appareil, qui ce serait probablement brisé sur le coup. Mon livre nouvellement acquit, quant à lui, fit un petit vol plané pour atterrir un peu plus loin.
    Étourdie, je vis l’un des deux Nifflers renifler sous mon écharpe avant d'arracher mon collier. Il  continua sa course pour sauter sur sa prochaine victime, dix mètres plus loin. Le second se contenta de renifler partout dans mes vêtements, grattant avec avidité sur la poche qui contenait mes galions, avant de repartir bredouille.
    J’avais rarement quoi que ce soit qui brillait. Mis à part ce collier hérité de ma grand-mère, qui était probablement disparu pour toujours, et ces quelques galions tout juste gagnés.


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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Mer 1 Mar - 18:04

Le 23 Février 2017.

Cela sonnait comme le glas d'une mort annoncée. C'était en effet, le jour d'arrivée de ma patronne en ce monde. Et, comme chaque année, elle détestait cela. Avoir une année de plus à son compteur, mais cela était le principe même d'un anniversaire. Elle était de mauvaise humeur, encore pire qu'à l'accoutumée.
Elle était arrivée à huit heures tapantes, le regard haineux et la cigarette vissée au coin des lèvres. Comme chaque jour que Dieu faisait en ce bas monde, en l’occurrence. Mais ce jour ci, elle était stressée. Consciente, qu'elle prenait encore de l'âge et qu'il lui était impossible d'arrêter la course folle du temps. Alors, nous, les employés du British Museum, ne devions jamais prononcer un "Joyeux Anniversaire" en sa présence, ni lui apporter de présents.

La connaissant, elle leur aurait mis sciemment le feu, avec un visage sombre et grave. Agrémenté d'un horrible rictus, comme elle savait si bien les faire. Et qui faisait peur à tout les employés. Elle était une femme forte, comme elle tendait à le répéter et elle n'avait besoin d'aucun homme dans sa vie. Annie Winter, était une femme indépendante et sans attaches, mariée à sa carrière professionnelle. Carrière, qui selon elle, était parfaite.
Elle avait tiré les stores occultants de son bureau et n'avait convoqué aucun de ses employés pour une réunion matinale. Ma patronne était restée, dans ses appartements, jusqu'à ce que Kelly -une stagiaire-, vienne l'en déloger en lui souhaitant un bienheureux "Joyeux Anniversaire".

Et Merde.

Elle ne savait donc pas ce qui allait lui arriver ? Elle allait connaître l'Enfer sur Terre rien qu'en prononçant ces paroles et elle n'aurait aucun salut, en ce bas monde. Je m'attendais donc à des éclats de voix, et à une Kelly en pleurs, mais étrangement, il n'en fut rien. J'avais même vu ma tendre patronne esquisser un sourire -flippant-, derrière des stores qu'elle avait, cette fois ouverts. Je restais totalement médusé, face à cette situation qui m'était totalement méconnue. Mon regard doré restait figé sur ce bureau où je pouvais entendre quelques rires.
Kelly et Annie Winter, un duo improbable qui pourtant fonctionnait admirablement bien. Ma patronne sortit, Kelly à sa suite. Toutes les deux, un large sourire aux lèvres et un regard des plus complices.

J'étais mort ? J'avais été téléporté dans un monde parallèle ou merde ? Où j'étais simplement devenu fou. Aucune idée, mais la saynète à laquelle, j'étais en train d'assister me flinguait carrément les neurones.


- Chers employés ! Venez par ici. J'ai décidé de fermer le British Museum et de vous "offrir" un congé d'après-midi. Avec Kelly, nous allons faire quelques emplettes ... Dit-elle avec un large sourire. Ce qui me faisait littéralement peur, autant que Demelza quand elle était vraiment fâchée. Ces deux femmes étaient réellement flippantes, et elles étaient importantes dans ma vie ... Et merde. Je regardais mes collègues, qui eux, étaient au comble de l'euphorie. Pour ma part, je restais silencieux mais néanmoins heureux, car journée terminée assez tôt, signifiait une large visite à ma future femme.

Les quelques autres fois, je n'avais pas pu rester longtemps. Seulement à la pause de midi et j'avais du filer, Annie Winter, étant exécrable même avec cinq petites minutes de retard. Je me détendis donc enfin, conscient que j'allais retrouver Demelza Worpel. Future Madame Resnald. Je souris presque instantanément, sous le regard courroucé de ma patronne, pressée de dépenser toute sa fortune, dans des choses triviales féminines.
Je quittais donc le British Museum, emboîtant le pas à mes collègues, heureux de quitter le travail plus tôt et de ne pas avoir à faire de nocturnes pour une fois.


- Tu viens boire un verre avec nous, Mark ?
- Pas cette fois, je pense aller voir Dem', cette fois-ci.
- Il faudra vraiment que tu nous la présentes ! Qu'on sache qui partagera ta vie !
- Pas de soucis ! Dis-je en saluant mes compagnons, tout en allant prendre le Métro Moldu. J'étais habitué désormais à faire les trajets, car je préférais -évidemment-, transplaner le plus loin possible sans que les Moldus ne puissent détecter une quelconque once de magie.

J'attendis donc d'être le plus loin possible et transplanais enfin, sur le Chemin de Traverse. Un petit peu avant quatorze heures. Je vis la devanture de la future boutique de Demelza, encore fermée. Mais cette dernière était présente, comme à son habitude. Je pénétrais donc dans l'enseigne, sourire aux lèvres. Elle était dos à moi, cheveux attachés, visiblement occupée à ranger le désordre encore présent, avant l'ouverture.
Je m'approchais doucement d'elle, effleurant son cou de l'un de mes gants de cuir noir, tout en l'embrassant sur ce dernier. Même sans voir son sourire, je savais qu'elle souriait. Et je touchais tendrement son ventre déjà bien rebondi.


- Tu vas bien ? Tu n'es pas trop fatiguée ? Je peux t'aider, sans soucis. J'ai eu un étrange congé. Dis-je en riant. Lors de mon arrivée sur le Chemin de Traverse, j'avais du me frayer un chemin parmi l'immense foule présente. Et cela n'avait pas été chose aisée. Je n'aimais pas la foule. Habitué à être solitaire depuis mon plus jeune âge, la foule avait tendance à m'étouffer.

J'étais bien heureux d'être finalement dans la boutique de Demelza à ses côtés. Je m'étais prestement emparé de ses lèvres, avant de mettre fin à ce délicieux baiser, perturbé par quelques bruits présents au-dehors. La foule grandissante partait dans tout les sens, totalement incohérente et disparate. J’arquais un sourcil interrogateur, conscient qu'un mouvement de foule pareil n'était pas normal.

Puis je le vis. Un Niffleur, le nez collé contre la vitre, en train de reluquer la bague de fiançailles de ma bien aimée. Je fronçais les sourcils, prêt à dégainer ma baguette.


- Même pas en rêve, mon petit gars !

Le Niffleur n'était pas un Niffleur isolé. Il y en avait un nombre incalculable sur le Chemin de Traverse, se régalant des larcins prélevés sur des pauvres victimes innocentes. Et dont Demelza, ne ferait nullement partie.

Dussé-je tout les Niffleurs me passer sur le corps !

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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Mer 1 Mar - 19:01

Aleksey fut réveillé assez tôt le matin et en profita pour faire une grasse matinée en robe de chambre dans le fauteuil près de la fenêtre. Le retour de son hibou, Artemis qui revenait avec l'exemplaire de la gazette et après avoir porté deux messages la veille le réveilla une seconde fois. Il se leva pour ouvrir la fenêtre en étouffant un bâillement. Toujours très digne, le hibou se laissa caresser sans quémander le regard altier.


-Tu as faim je parie. Fit Alieksandre en tirant sa baguette, coincée dans sa robe de chambre. Il l'agita  pour informuler un sortilège d'attraction qu'il dut répéter jusqu' à ce qu'un CLAC sonore lui signale  que cela avait fonctionné.

Il comprit que le placard d'où il faisait voler quelques cacahuètes pour son hibou était en fermé à clef. Était. Prenant une étagère pour perchoir,  Artémis alla s'endormir non sans avoir très dignement mangé un peu et emporté un dû mérité. Marrant ce drôle d'oiseau là ! Un bon achat que j'ai fait hier.

La fin de matinée fut tuée à bouquiner et le jeune homme quitta sa chambre. Tête nue, en habits bleu et ocre, il arborait une cape claire. Il descendit pour déjeuner dans la grande salle du Chaudron puis sortit se promener sur le Chemin de Traverse. Après avoir un peu temporisé ce délicat rendez-vous, il s'était décidé à se rendre à Gringott's où malgré les saisies et les comptes bloqués, il devait y avoir son héritage qui l’attendait. L'après-midi serait sans doute nécessaire pour expliquer pourquoi il venait réclamer l'ouverture d'une chambre qui, pour la dernière fois avait été ouverte du temps de Lord Voldemort, par un mangemort et qui depuis, n'avait probablement jamais été ouverte. Il n'avait pas entendu dire que le ministère put forcer l'ouverture des comptes même lorsqu'ils en saisissait ou gelait les montants et cela l'aurait beaucoup surpris que les gobelins l'eussent autorisé. Machinalement il toucha les briques menant au Chemin de traverse. Il y faisait beau temps comme sur tout Londres quasiment depuis qu'Alieksandre était descendu du train. L'affluence n'était pas particulièrement élevée mais il y avait des badauds, pour la plupart touristes, travailleurs en pauses ou en fin de pause déjeuner et au pas pressé. Il était presque arrivé à la banque, majestueuse et sépulcrale, et se demandait s'il n'allait pas d'abord aller faire un tour sur la gauche, vers l'allée des Embrumes où il était sûr que son nom, dans l'oreille des bonnes personnes pouvait faire office de mot de passe. Sur sa droite, devant un magasin de plume, quelque chose attira son attention, un attroupement déjà formé de sorciers et sorcières.

Curieux, Aleksey n'eut pas à attendre très longtemps. Il restait à l'écart, main dans les poches, cherchait à comprendre ce que signifiait cet agitation émerveillée, mais il y avait du bruit et l'accent londonien n'était pas toujours des plus limpides avec ses circonvolutions. Il avait hésité à s'approcher davantage, mais soudainement, il sut qu'il avait bien fait de s'écarter puisque l'on se mit à courir qui poussant qui criant. Machinal, il sortit sa baguette d'un geste rapide et vif, mais sans aucune crispation, posément, d'une vieille habitude d'ancien duelliste. Les yeux furetant, il ne parvenait pas à distinguer la cause du tumulte. Il savait que récemment, il y avait eu des attentats. L'on pouvait transplaner sur le Chemin de Traverse. Il pensa à King's Cross et au manoir Menroth, saisi par le ministère comme bien d'une famille investie dans le règne de terreur du Seigneur des Ténèbres, deux seuls lieux où il pouvait aller. Mais ces précautions étaient inutiles et il le comprit bientôt.

Comme il était sur le qui-vive, il sentit quelque chose lui remonter sur le bras, puis attraper sa montre. Il se libéra d'un coup sec, mais le Niffleur avait eu son bien. Il ne l'emporterait pas au paradis. Informulant un sort de fouet de flamme, il saisit la bestiole qui s'enfuyait à la patte et réussit à récupérer sa montre avant que celle-ci ne l'enfouisse dans sa poche. Aleksey en vit plusieurs s'en prendre aux magasins et à d'autres personnes. Il visa à nouveau son voleur qui s'était éloigné. Il lui fallait être précis pour l'avoir... Des cordes jaillirent de nulle part pour attacher le mignon petit animal qui se débattit, ligoté au sol. Mignon mais très encombrant ces bêtes là. Que faire, il y en avait partout ?

Primo, Alieksandre rangea sa montre dans une poche interne de son habit et se rapprocha de la masse des sorciers. Il y avait près de lui une femme rousse, aux lunettes rondes, de laquelle deux de laquelle deux Niffleurs venaient de descendre et une autre fille, un peu à l'écart qui semblait n'avoir pas encore subi la furie des petits monstres. Reflexes vifs, pas lents, le jeune observait autour de lui pour trouver une solution tout en repoussant sèchement les Niffleurs qui se risquaient à l'approcher. L'un de ceux qui avaient sauté de la fille parvint à lui voler deux noises et quelques mornilles qui traînaient dans sa poche l'autre le griffa sous le genou droit avant de se faire éjecter d'une bang sonore. Énervé, Aleksey pointa sa baguette sur son tortionnaire et le transforma en un gros chien noir, bavant abondamment, qui se mit à aboyer et effrayer les autres petits voleurs. Son sang froid de duelliste aidant, le jeune homme saucissonna le premier à l'avoir attaqué qui tomba au sol en faisant tomber ses trésors : des pièces des boucles d'oreilles et de ceinture, une dent en or et un collier d'or. Le chien ensorcelé défendit en grognant, menaçant les possessions récupérées. Mais il y avait beaucoup d'autres cibles et un certain nombre d'agitateurs se précipitaient en reniflant vers les magasins dont certains fermaient précipitamment leurs portes.

-Est-ce que quelqu'un peut me dire ce qu'il se passe ?
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Sam 4 Mar - 13:30


La matinée n’avait pas été des plus simples. L’avancement de mon projet commençait à stagner car nous étions entrés dans la phase : aménagement. C’est ce qui était le plus compliqué à mes yeux. J’avais un plan précis de ce que je voulais pour ma boutique, mais les avis des autres venaient souvent me mettre le doute. J’avais déjà demandé à Coleen et pris ses conseils en compte avant de procéder à quelques modifications. Mais j’avais beau être une pro des potions, je ne l’étais pas en aménagement optimale de boutique. Je me devais donc de faire confiance aux autres, sans un certain mécontentement.

- Non, mais là, c’est ridicule ! avais-je lancé à l’un de mes « collaborateurs ». Donnez-moi ça.

Je n’aimais pas du tout sa façon d’organiser MA boutique et j’avais passé la plupart de ma matinée à changer de place ce qu’il avait rangé, ou à réaménager les étagères. Pourtant parfois au fond de moi, je savais qu’il avait raison, niveau accessibilité ou même visibilité. Mais c’était plus fort que moi, je voulais avoir le dernier mot. Je lui saisis des mains le petit chaudron qu’il avait voulu déposer sur la vitrine visible depuis la rue. J’avais souhaité mettre certains points en valeur et ce chaudron, bien qu’il fasse partie des objets que je vende, ne devait pas se trouver en vitrine avec les étalage de potions, qui représenteraient 90% de mes ventes. Avec difficulté, je le déposai sur une étagère.

Le plus souvent, j’utilisais la magie pour déplacer les objets et arranger l’espace, mais j’étais devenue assez mauvaise en sortilèges. Le bon vieux sort de Lévitation passait encore, mais j’évitais d’utiliser les autres. Bien que ces temps-ci, avec mon ventre plus que proéminent, j’aurais bien eu besoin de rester assise dans un coin à regarder ma boutique se construire et s’aménager d’elle-même. D’ailleurs, exténuée par le peu d’efforts que j’avais fait, je vins m’installer sur mon canapé dans mon bureau situé à l’arrière-boutique. J’avais tranquillement aménagé cet endroit alors que les travaux étaient encore en cours pour tout le reste. Je voulais avoir mon coin pour me poser, sachant que j’allais passer la plupart du temps de la concrétisation de ce projet en étant enceinte jusqu’aux dents.

- Prenez donc une pause ! leur avais-je lancé depuis mon bureau.

Il était presque 14h et j’avais bien besoin d’une pause moi-aussi. Lorsqu’enfin j’entendis la porte arrière se claquer, signe qu’ils étaient enfin partis, je revins dans la boutique afin de contempler le travail, une tasse de thé fraichement préparé dans les mains. Agissant comme une cliente, je me mis dos à l’entrée et face au comptoir afin de me rendre compte de l’effet. C’était plutôt pas mal. Avec un sourire satisfait, je portai ma tasse à mes lèvres pour boire une gorgée de mon breuvage. Je me saisis ensuite d’un papier réunissant la liste des choses qui me restaient encore à faire.

Le cliquetis de la porte vint me sortir de mes pensées et avant même que je puisse balancer un très sympathique « on est fermés ! » ou encore un « je vous ai dit de prendre une pause, bouse ! », je pu reconnaitre la démarche de mon homme. Je ne savais pas ce qu’il faisait là, mais cela me détendit instantanément. Et j’avais bien besoin de me détendre ! Le sourire aux lèvres, je me retournai pour lui faire face et l’embrasser alors qu’il avait posé ses mains sur mon ventre. Normalement, j’aurais détesté qu’on me tripote cet endroit, mais avec lui, ce n’était pas si désagréable. Cela n’en restait pourtant pas moins étrange. On s’était retrouvés il y a de ça environ dix mois, j’étais enceinte depuis six mois et nous étions déjà fiancés. C’était à ne plus rien y comprendre. Mais j’étais parfaitement épanouie, comme si je rattrapais le temps perdu.

- Crevée physiquement par le têtard, et mentalement par ces incompétents. Je comptais faire une pause. Tu veux un thé ?

Depuis le premier jour, je n’avais pas pu m’empêcher de l’appeler ainsi. Le têtard.  Avant que Mark n’ait pu répondre à ma question, un mouvement de foule avait semblé faire son apparition dans la rue, ce qui était particulièrement étrange. J’espérai qu’il ne s’agisse pas d’un énième attentat, je n’étais clairement pas en position de me battre avec qui que ce soit, aussi bien physiquement qu’avec la magie. Contrairement à beaucoup d’autres, je n’eus pas le réflexe de me saisir de ma baguette, qui était d’ailleurs probablement dans mon bureau.

Derrière la vitrine se trouvait un Niffleur. J’avais beau adorer les animaux magiques – j’avais d’ailleurs songé à en faire mon métier avant de me mettre aux Potions – je n’avais jamais trouvé les Niffleurs mignons. D’accord, ils n’étaient pas repoussants, mais de là à créer une telle euphorie de « ooooooooooooooh trop mignooooooooooon ! » non. Je ne comprenais pas ce délire. De plus, c’était des voleurs particulièrement doués, heureusement je n’avais rien qui les intéressait ici. Car après avoir regardé par la vitre, je remarquai qu’il s’agissait en fait d’une petite armée de Niffleurs.

Dans le doute, je vins fermer la porte de la boutique, mais le Niffleur parvint à s’infiltrer dedans avant que je ne l’atteigne et il s’empressa de me sauter dessus. Je ne portais aucun bijou depuis des mois, il ne trouverait rien. J’évitai donc de trop paniquer, manquerait plus que fasse une fausse couche. Puis je senti une pression sur mon doigt. Le bougre tirait violemment sur ma bague. Ma bague de fiançailles. Bouse, je l’avais oubliée celle-là ! Mais heureusement, j’avais pris un peu de poids, ce qui l’empêcha de m’arracher la bague directement, elle tenait bon.

- Mais qu’est-ce qui se passe ? demandai-je alors que je me débattais toujours avec le petit voleur. Et toi, tu vas me lâcher oui !

La porte de la boutique s’ouvrit soudainement à la volée. C’était l’invasion.


Dernière édition par Demelza Worpel le Sam 4 Mar - 16:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Sam 4 Mar - 14:53

Cela faisait déjà presque une semaine que la petite Serena était en vacances. Et bientôt, le vingt-sept du mois, elle retournerait à l'école. Mais elle n'en démordait pas : elle voulait se balader au Chemin de Traverse avec sa mère, comme son frère le faisait chaque année, même Eudes y était allé cet été, alors qu'il allait à Beauxbâtons. Elle, elle devrait attendre encore un an et demi pour ça, parce que comme elle était née en Octobre, elle ne rentrerait à Poudlard qu'en 2019... Et cela ne lui plaisait pas. C'était un an trop tard, elle voulait étudier.

Lassée par les jérémiades du chat qui se laissait encore maltraiter par la fillette - cette fois-ci, elle l'avait attaqué à coup de brosse, de bigoudi et de noeuds multicolores - la sorcière finit par décider d'accepter la sortie imprévue. Ainsi, une fois le dernier client de la matinée parti, elle apposa un écriteau sur chacune des portes d'entrée de la boutique :

Citation :
Fermeture exceptionnelle ce jeudi 23 Février après-midi.
La boutique sera ouverte vendredi et samedi comme d'habitude.
Merci de votre compréhension.

Mrs. B. M. Quinn

Une fois cette formalité effectuée, elle confia quelques tâches ménagères à Tasky, histoire qu'elle ne soit pas à rien faire tout l'après-midi - faute de quoi il n'y aurait plus un seul biscuit dans la maison à leur retour - aida sa fille à mettre son manteau, ses mitaines, sa belle écharpe arc-en-ciel - ouais, vous pouvez pas test - et son cache-oreilles panda - vous pouvez pas test j'ai dit - et s'enquit de mettre sa propre cape en laine d'alpaga des Andes, ses propres mitaine et son écharpe aux teintes automnales.

Une fois sa sacoche "pour faire les courses" installée en bandoulière sur son épaule, elle entraîna la petite par leur entrée privée, et toutes deux passèrent par la ruelle cachée aux yeux des moldus. Evidemment, si des moldus passaient par là au même moment, leur cerveau aurait fait le travail pour eux et ils auraient alors cru que mère et fille venaient de sortir par une porte habituellement fermée. Il ne fallu ensuite que peu de temps pour rejoindre le Chaudron Baveur, puisque la boutique de Brenna était tout près. Et ensuite, comme chacun sait, tapotage de mur, et hop, c'était réglé.

Il était presque quatorze heure lors la sorcière et sa fille s'arrêtèrent entre la devanture de Madame Guipûre et la papeterie Scribbulus Everchanging Inks où Brenna projetait de racheter une plume plus solide pour Eugène, qui s'était plaint de la sienne dans sa dernière lettre.

14h. Brenna aperçoit sa chère amie Saoirse et change donc de programme : elle ira d'abord dire bonjour et faire un brin de causette. Alors qu'elle arrive à sa hauteur, elle entend comme tout le monde la foule s'agiter et commencer à hurler. Elle tente, comme tout le monde, de voir ce qu'il se passe, mais plutôt que de voir quoi que ce soit, c'est la "chose" inquiétante qui se retrouve projetée sur elle.

Brenna n'en cru pas ses yeux : un Niffleur était en train de tenter de lui subtiliser sa broche, ultime cadeau de son défunt mari. Il n'en fallait pas plus... Celui-là ne s'attaquerait plus à des rouquines après ça...

Rapide comme jamais, poussée par l'adrénaline sans doute, Brenna colla Serena près de Saorise en la poussant du bras gauche, tout en sortant sa baguette de la main droite. Le Niffleur n'eut pas le temps d'emporter son larcin qu'il venait enfin de dégrafer quand la pointe en bois lui toucha le dos, accompagné d'un magistral Petrificus Totalus.

Le Niffleur ainsi raidit tomba immédiatement au sol, la broche dans la main. Brenna s'empressa de la récupérer tandis qu'un autre Niffleur s'approchait d'elle. L'animal magique s'arrêta net lorsqu'il croisa le regard de la sorcière, dnas lequel se mêlaient malice et une pointe de colère. Ouep, valait mieux filer. Sans demander son reste, la bestiola fit demi-tour et jeta son dévolu sur une autre sorcière aux bijoux plus tape à l’œil que la broche que Brenna remettait sur sa tunique.

Non mais !

Tandis qu'elle menaçait du regard comme de sa baguette les pauvres Niffleur qui tentaient de s'approcher, elle vit du coin de l’œil la petite Serena qui s'était approchée du Niffleur pétrifié et le caressait, tandis qu'il roulait des yeux, ne comprenant pas ce qu'il lui arrivait. Sans sourciller, la fillette prit l'animal dans ses bras.

M'man, j'peux le ga...

Certainement pas, jeune fille. Il y a assez de Tasky qui vole les cookies !
Au fait, bonjour Saoirse, une idée de ce qu'il se passe là ?
conclut-elle en adressant un regard en coin mutin à son amie.


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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Dim 5 Mar - 10:05

- Ce qui se passe ??? Ce qui se passe !!!! Répéta la petite journaliste les yeux écarquillés d’horreur qui se rapprochait de Brenna et Serena en marchant en crabe pour ne pas tourner le dos à la scène. Il se passe qu’il y a un monstre juste là !!! Lança-t-elle en désignant l’immense chien noir qui avait remplacé le petit niffleur.

Des dizaines de niffleurs passaient encore (surtout quand on n’avait rien de valeur sur soi, si ce n’était contre son cœur et bien caché, le pendentif offert par Ezio) mais un chien, ça non !
Depuis toute petite, elle avait une peur terrible de ces animaux. Qu’ils aient la taille d’un molosse ou d’un chihuahua, toute chose capable d’aboyer lui faisait une peur bleue. A l’écouter, elle aurait préféré affronter un détracteur, mais comme disait Ezio, on ne l’avait jamais vue face à l’un d’eux.

Elle avait beau essayé de se dire que ce chien était, à la base, un niffleur et qu’il sortait tout droit de la baguette de ce type qui saucissonnait à tour de bras, il n’en était pas moins impressionnant. D’autant plus qu’il bavait abondamment et semblait avoir un lien de parenté avec les dragons d’écosse. A moins que ce ne fut dans sa seule imagination, ce qui serait excusable et mis sur le compte de l’irrationalité de la peur.

Après un court instant de paralysie dû à la présence de cette énorme bestiole noire et se retenant tant bien que mal d'utiliser Serena en bouclier humain (Brenna n'aurait pas apprécié...) elle dégaina à son tour sa baguette et stupefixa de son côté … le chien qui aboyait et grognait face à son « créateur ».
Ravie de ne pas avoir cédé à la panique, elle se tourna triomphante, au milieu d'un chaos époustoufflant, vers son amie et sa fille (qui cherchait à convaincre sa mère qu’adopter un niffleur, c’était juste trop cooooool) et leur adressa un sourire mutin.

- Allons Brenna, un petit niffleur qui ronronnerait au coin du feu dans ton salon de t…
Dans les boutiques des alentours, c’était l’apocalypse, des niffleurs avaient forcé les portes, mettaient à sac les magasins (certains pillaient les caisses !!!!), un niffleur était même en train de traîner une femme par les cheveux pour lui ôter son serre-tête parsemé de pierres brillantes. Fort heureusement, deux hommes vinrent à son secours. Bruits de verres brisés, de cris, sortilèges fusant à tout va. Un éclair bleu surgit entre les deux femmes et fit voler en éclats la vitrine de la boutique qui se trouvait derrière elles.

- Sacré nom d’une cognard !!!!  Mais d’où sortent toutes ces bestioles ??? J’ai l’impression de les avoir vu débouler de l’allée des embrumes...
Déjà se dessinait dans sa tête les titres de la une du lendemain : « Panique sur le Chemin de Traverse : Ni-ffleurs ni couronnes pour enterrer l’hiver. »
Alors qu’une jeune femme rousse se relevait non loin d’elles, Saoirse lui lança un regard interrogatif.

- Tout va bien ?

Elle avait vu la jeune femme se faire dérober son collier et songea que si un niffleur s’était attaqué à la petite chaînette qui retenait le bois sculpté par Ezio deux années plus tôt, elle ne s’en serait jamais remise et aurait étranglé de ses mains la petite bestiole, bien qu’elle ait actuellement envie de crucifier Ezio et que les niffleurs, c’était quand même super mignons.


- Tu imagines la force de ses bestioles, Brenna ?? Ils ont juste … Déboulant fort à propos pour faire étal de leur puissance, trois d’entre elles s’étaient détachées du troupeau pour se jeter dans le dos de la petite écossaise et la jeter au sol après l’avoir sauvagement piétinée. Sa baguette roula au pied de l’homme qui combattait les niffleurs avec aisance et sans pitié. Les trois auteurs du crime déboulèrent comme des sombrals dans un jeu de bavboules par la fenêtre précédemment brisées et entreprirent de saccager l'intérieur de la boutique.

- Bande de sauvages !!! Chameaux !!! Créatures du dimanche !! Vociféra-t-elle à l’attention des niffleurs en relevant le nez des pavés et se désentortillant de son écharpe. Réenroulant cette dernière autour de son cou alors qu’elle se relevait, elle passa une main autour de celui-ci.

- Non, non, NON !!!!! Hoqueta-t-elle en arrachant l’étoffe qui était censée la garder au chaud et la jetant au sol.
La chaînette brillait par son absence et le cadeau d’Ezio s'était envolé également. La rage lui monta aux joues alors qu’elle cherchait des yeux sa baguette qu’elle avait entendu rouler mais qu’elle ne voyait pas.

- Serena !!!! File-moi ta baguette tout de suite !!!!!!!!! J’ai un Niffleur a buter ! Tempêta-t-elle à l’attention de la fillette.
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Dim 5 Mar - 16:12


    Impuissante face à cette invasion de Niffleurs, j’observai le chaos créé par ces petites créatures voleuses. Ils étaient terriblement mignons, mais sacrément embêtants tout de même. Ils étaient incontrôlables et certaines personnes autour de moi avaient même dû recourir à la magie afin de les stopper.
    Pour ma part, je n’avais pas réellement souhaité courir après le petit voleur, qui m’avait débarrassé de mon collier bien aimé. Bien que je lui accordais une importance sentimentale assez prononcée, je n’allais pas me battre pour lui et mettre en danger la vie de ces petits êtres.
    Si je le récupérais, tant mieux. Sinon, je survivrais.

    Tant bien que mal, je me remis sur mes jambes après le passage des deux Niffleurs qui m’avait semblé être une vague en pleine face.
    J’étais à moitié sonnée mais surtout, j’avais mal au fessier. Je palpai d’ailleurs sans gêne aucune mon popotin endolori par ma chute alors qu’une jeune femme vint s’assurer que j’allais bien.

    - Rien de cassé !

    Je lui adressai un petit signe de la main, signifiant que je vais bien, et que je la remercie de me poser la question. Beaucoup d’autres personnes semblaient en difficulté et la plupart des sortilèges utilisés pour maitriser les petits monstres étaient le plus souvent des sorts de pétrification.
    Pour ma part, je gardai ma baguette bien rangée. Rapidement, je me saisis de mon sac encore au sol, et y jetai un bref coup d’œil pour voir si quelque chose manquait. Je vérifierai plus en profondeur plus tard.

    Comme la jeune femme qui m’avait adressé la parole semblait quelque peu à l’écart et potentiellement en sureté, je me dirigeai vers elle. Elle se trouvait avec une autre femme ainsi qu’une petite fille qui semblait avoir eu le coup de foudre pour un Niffleur pétrifié. Les deux étaient tout aussi rousses que moi.

    - Ça va ? Vous savez ce qui se passe ?

    La première jeune femme n’eut pas vraiment le temps de répondre, elle fut presque aussi pétrifié que le Niffleur à la vue d’un gros chien qui ne cessait d’aboyer, et de baver accessoirement.
    Personnellement, je le trouvais mignon, j’avais toujours adoré les chiens. En revanche, la jeune femme était beaucoup moins rassurée. Devant mon regard impuissant, elle se fit elle aussi dérober un collier. Elle semblait cependant y tenir bien plus que moi, car elle gratifia la pauvre bête d’une sacrée liste de noms d’oiseaux, ce qui m’arracha un rire malgré moi.
    A mon tour, je me saisis de ma baguette afin de stopper le chenapan. Peu à l’aise en sortilège, je vis mon sort de paralysie toucher une personne aléatoire qui s’enfuyait. Oups ! Mon second essai eut l’effet escompté, et sur la bonne cible.
    Je vis le petit Niffleur être touché en plein vol plané alors qu’il tentait de s’engouffrer dans une boutique de potions visiblement. Il vint lourdement se cogner contre la vitrine avant de glisser ridiculement jusque dans un pot de fleurs.
    J’accourrai alors afin de me saisir de son butin et surtout d’empêcher la jeune femme en furie de réduire définitivement la pauvre bête au silence pour avoir eu l’affront de lui arracher son collier. Je récupérai d’ailleurs une bonne dizaine d’autres colliers et revins avec le tout vers la sorcière.

    - J’imagine qu’il y a le vôtre là-dedans. Vous semblez vraiment y tenir !

    Contrastant totalement avec ma réaction vis-à-vis de mon propre collier.
    J’étais triste certes, et je le retrouverais peut-être, mais je ne savais pas quel Niffleur l’avait pris. Ce n’était pas très grave après tout.
    Je préférais perdre le collier de ma grand-mère, plutôt que ma grand-mère !

    De nouveau impuissante face à ce chaos, j’eus encore le réflexe idiot de vouloir sortir mon appareil photo, que je n’avais pas pris. Ah, quelle idiote ! J’aurais pu vendre ces photos à la Gazette !
    Mais me vint finalement l’illumination. J’avais toujours mon téléphone Non-Maj sur moi, celui que j’utilisais pour le travail. Il possédait bien une caméra dessus et je pourrais donc faire des photos avec.
    Sans attendre, je sorti l’objet de mon sac – par chance, il était encore ! – et commençai à mitrailler les différentes scènes auxquelles j’assistais.
    L'engin se mit toutefois à grésiller de façon étrange. Bouse, il allait rendre l'âme, beaucoup trop de magie était présente en ces lieux pour qu'une technologie Non-Maj ne tienne le choc. J'entrepris de l'éteindre le plus rapidement possible avant qu'il ne m'éclate dans les mains, après quoi je le fourrai de nouveau dans mon sac, priant pour que la carte SD contienne toujours les photos que j'avais prises.



Note des Oracles : comme relevé plus tôt, les appareils moldus ne peuvent fonctionner sur le Chemin de Traverse. Merci d'éditer la fin de ton message.


Dernière édition par Kalista Hopkins le Mar 7 Mar - 17:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Dim 5 Mar - 16:42

Mais, j'ai que neuf ans moi, j'ai pas d'baguette... commença à chouiner la petite, serrant davantage le pauvre Niffleur impuissant dans ses petits bras.

Au même instant, Brenna pressa l'épaule de Saoirse d'une main ferme, sans faire mal toutefois. Elle lui offrirait un thé plus tard, mais pour l'heure, elle devait se calmer d'une manière ou d'une autre. L'espace d'un instant, la sorcière fut tentée d'ensorceler sa jeune amie pour lui faire piquer un petit somme, mais elle n'était pas comme Seamus, elle ne manquerait pas de lui en reparler ensuite, elle.

Brenna fit donc finalement, et en un temps record, ça carburait sec là-dedans, de se contenter de passer devant Saoirse et leva sa baguette devant elle.

Accio baguette de Saoirse ! hurla-t-elle distinctement, avec une grande conviction, et pensant mentalement que la baguette avait intérêt à faire vite si elle ne voulait pas avoir d'ennui. Après tout, paraîtrait que les baguettes ont leur propre personnalité...

L'objet de convoitise arriva presque aussi vite que l'incantation fut lancée, elle n'était pas loin. Au passage elle entraîna un autre Niffleur qui, allez savoir pourquoi, eut visiblement la mauvaise idée de s'y accrocher. Et Brenna l'avait dans sa ligne de mire. A peine attrapa-t-elle à la volée la baguette de son amie et lui tendit-elle dans le même mouvement de la main gauche, que déjà la sorcière incantait un nouveau sort pour frapper le Niffleur qui venait de retomber sur le sol et cherchait une nouvelle cible.

Immobilis !

Le Niffleur eut beau tenter de zigzaguer, il fut touché de plein fouet et devint une boule de poil qui traversa la rue en roulant, ne s'arrêtant qu'une fois contre la vitrine d'en face, avec un "bonk" sonore. Celui-là écoperait d'une migraine une fois les choses rentrées dans l'ordre... Satisfaite, la sorcière à la flamboyante crinière pouvait revenir à un autre sujet d'intérêt. A savoir la dénommée Saoirse Shepherd. Qui avait crié sur sa fille. Oui oui oui...

La jeune femme fut cependant bien vite excusée, Brenna comprenant que le chapardeur avait du s'attaquer à un objet qui devait avoir plus de valeur sentimentale que de brillance. Elle lui adresse donc simplement un petit regard désapprobateur, un "hum" chargé de sens comme elle en faisait souvent, et retrouva dans la seconde le sourire. Elle en profita pour tendre un mouchoir à Serena, dont le chagrin n'avait duré qu'une seconde et demi, mais dont les larmes avaient suffit à lui faire couler le nez.

Allons mon p'tit, si on arrive à neutraliser tous ces petits voleurs, il sera facile de rendre à leur propriétaire chaque part de leur butin. Reste à tous les attraper...

Et à trouver qui avait bien pu déverser autant de ces petites créatures ici...
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Lun 6 Mar - 3:28

Sorciers et sorcières défendez votre bien ! Ou résignez vous... Aleksey ne se résignait pas, il se montrait impitoyable avec ses adversaires quels qu'ils fussent. Méthodique, patient, fier de flamboyer. Son gros chien de garde montrait les crocs et le jeune homme assommait d'un coup sec de baguette,  de haut en bas, jouant la taille comme dans un duel, à ceci près qu'il ne cherchait pas à brûler la peau des petites choses. C'était une attaque classée en magie noire mineure, peu connue sans doute en Grande-Bretagne, mais que les sorciers de l'est utilisaient assez fréquemment. Antonin Dolohov, le sorcier qui avait assassiné Remus Lupin, Fabian et Gedeon Prewett en avait fait un temps sa spécialité et Alieksandre qui l'avait appris à Durmstrang, tenait de son père Mangemort que bien utilisée, c'était une technique redoutable. Utilisée avec une grande agressivité, à la différence de maintenant, il pouvait y voir avoir de très graves dommages, surtout lorsqu'on y adjoignait une formule magique. Son père d'ailleurs était un grand ami -camarade de prison- de Dolohov (avant qu'il ne fut soumis au sérum h) et ils avaient pratiqué ensemble. Pour ces raisons, le jeune homme, comme il utilisait une seconde fois cette attaque, en vint à se dire qu'il signait en lettres que pas mal de gens pouvaient lire qu'un homme de l'est utilisant de vieilles méthodes était ici.  En jetant un coup d'œil furtif en direction de l'allée des embrumes il vit qu'on avait stupéfixé le molosse baveux qu'il avait incanté. Il y eut un "pop" et le niffleur revint à sa forme originelle. Alesey avait ramené sa baguette sur sa gauche en voyant l'éclair de lumière rouge et identifia le responsable. Il ne lui jeta pas un regard noir, comme on aurait pu s'y attendre vu la vivacité, avec laquelle il avait fait volte-face, mais plutôt un sourire amusé qui voulait dire «Êtes vous sûre de votre cible? ».

Le pauvre niffleur, par ailleurs devait être bien touché car un stupéfix est un sort « dosé » pour un sorcier. Il peut être violent pour une petite créature aussi bien qu'insignifiant pour une créature au solide comme un géant.

-Dîtes moi, vous...

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que la jeune femme, qui de toute façon ne l'écoutait pas puisqu'elle venait de parler à une dénommé « Brenna ». Non sans rire, Aleksey, qui fit mine ne pas voir sa baguette rouler au sol, se déplaça en faisant jaillir un filin d'argent accroché la patte d'un niffleur qui passait en face et par lequel il le pendit. Il incanta une seconde fois et l’énergumène   pendu par la patte, eut les pattes avant qu'il avait dextres, recouvertes de gants à sa taille, mais sans doigts, et fermés par une attache métallique. Pas une trop mauvaise idée estima Aleksey en se pressant pour aller tendre un bras secourable à la brune qui s'était relevée d'humeur massacrante et vociférait. Pas de quoi fouetter un hippogriffe, les niffleurs sont malins et attaquent par derrière s'il le faut. Ils reconnaissent sans doute le vrai or du faux, car le toc ne semblait pas les intéresser, donc inutile de tenter une métamorphose, l'argent était une exception à la loi de Gamp.

-Ca va, vous allez bien ?

Il fit encore un pas de côté pour ne pas gêner la jeune femme qui attrapait sa baguette envoyée par la fameuse Brenna qui se tenait près d'une fillette – Serana, ou quelque chose comme ça. C'était une question machinale tandis qu'il cherchait une solution. Une dizaine de créatures* était au sol, attachée ou incapable de nuire. Vu que les sorciers et sorcières, suivant l'exemple donné le farouche jeune sorcier à l'accent bulgare, avaient défendu leurs biens, quitte à louper un sort ( Aleksey lui même avait dû annuler un trait qui se dirigeait dangereusement vers une vieille dame au chapeau à plumes). Beaucoup de voleurs s'étaient rabattus vers les magasins, et la rue devenait peu à peu débarrassée de peluches en état de nuire. Il s'agissait d'être méthodique. D'ailleurs, les commerçants qui le pouvaient devaient être en train de repousser l'envahisseur. Si seulement on avait de quoi les enfermer... Alieksandre eut une idée, il leva sa baguette fit jaillir d'autres cordes et filins, pendants des échoppes, auxquels il fit pendre les créatures neutralisées, en prenant soin de maintenir serrés des liens aux quatre pattes et de les chausser de force par voie magique "des gants".. Pour qu'il ne ronge pas les fils, ceux qu'il avait fait surgir contenaient un filin métallique en leur cœur.

Sur les marches de Gringott's des employés baguettes en main et des gobelins aux airs revêches, défendaient toute intrusion dans la Banque et commençaient à réagir.

Aleksey se concentra et leva une nouvelle fois sa baguette. Il formula posément :

-Lashlabask.

Un niffleur entré dans un magasin avait passé sa tête par la fenêtre avait passé sa tête par la vitrine brisée d'une magasin ouvert de force qui semblait se concentrer sur les potions et chaudrons se tenait au rebord. Il fut propulsé vers le fond de la boutique, hors de la vue d'Alieksandre et s'assomma probablement contre un mur.

*Dans le premier post Saoirse évoque  « des dizaines », tandis que « Kalista » parle d'« une dizaine », je me base donc sur le premier post;).
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Mar 7 Mar - 14:17

Du grand n'importe quoi.

C'était du grand n'importe quoi, à une échelle totalement improbable. Comment une horde de petits êtres inoffensifs -du moins en partie-, pouvait-elle mettre à mal autant de Sorciers présents sur le Chemin de Traverse ? Je n'en avais aucune idée. J'avais été heureux de revoir Demelza mais par malchance, je n'avais pu répondre à sa question.

Le thé, serait pour plus tard. Si on s'en sortait indemnes. Bien que les petits Niffleurs étaient bien loin d'être des Magyars à pointes, mais ils étaient plus fourbes et concupiscents. Attirés par l'argent et la joaillerie, il leur était difficile de lâcher l'affaire. La boutique de Demelza avait été en proie à toute une horde de ces petites créatures, avides d'or et de bijoux. L'une d'entre elles, la plus farouche, s'était attaquée à la bague de fiançailles de ma future femme et autant dire que j'étais pas de bonne humeur.

Ma future femme pouvait remercier sa prise de poids, la bague n'était pas prête de quitter son annulaire gauche. Bien qu'il y avait une certaine insistance chez ces petits monstres. D'un geste fluide, je sortis ma baguette et la pointais dans le dos poilu du petit être, qui avait compris de quoi il en retournait.

Immobilis.

La petite bestiole fut pétrifiée et tomba au sol, sans un bruit, roulant du regard dans ses orbites. J'en avais pétrifié un, il m'en restait des dizaines. Demelza n'était pas apte à faire des sortilèges, vu son ventre rebondi par sa grossesse avancée. Je souris, tandis que j'avais dans l'idée de la mettre à l'abri. Afin qu'elle ne puisse pas être blessée et ne pas se blesser, tout court. Dans ma tentative d'être un super-héros sorcier, je ne sentis pas un Niffleur remonter sur mes jambes pour terminer sa course sur mon séant. Poche extérieure gauche de mon pantalon. Poche où reposait mon téléphone portable moldu.

Kleptomane dans l'âme, la créature s'empara de son trophée entre ses petites griffes et consciente d'avoir trouvé un trésor, fut bien vite déçue. En effet, le portable moldu se mit à vibrer entre ses pattes, et le Niffleur n'eut comme seul réflexe de le lâcher. Je n'eus pas le temps de le rattraper, affairé à immobiliser la moitié des bestioles trop intrusives. Le téléphone moldu, rendit son dernier souffle dans un fatras de pièces où je ne pus rien récupérer. Il avait vomi ses entrailles numériques qu'il m'était impossible de reconstituer même par magie.

Rest In Peace. Tu n'étais pas fait pour ce monde cruel, portable moldu.

Demelza enfin à l'abri, j'avais neutralisé bon nombre d'assaillants. Je me mis en quête de savoir ce qu'il se passait enfin au-dehors. Si dans la boutique, j'avais cru à une émeute, à l'extérieur, c'était bien pire. Je ne savais pas où donner de la tête tant il y avait de bestioles. Mon regard doré n'était pas en mesure de suivre tout les mouvements occasionnés, car bon nombre de Sorciers défendaient leurs effets. Beaucoup de Niffleurs étaient repartis avec de gros larcins, fiers d'eux.

Au milieu de cette cohue, je reconnus une crinière rousse, crinière que j'avais rencontré quelques temps auparavant. Elle aussi, victime des petits voleurs poilus. J'allais donc vers Kalista, déjà bien entourée. Je pus mettre des noms facilement sur les visages présents. Sauf un. Il y avait un type, au milieu de la cohue avoisinante dont je ne savais dire l'utilité. Ce dernier avait littéralement envoyé un Niffleur dans la boutique de Demelza. S'il continue comme ça, la boutique nouvellement acquise, ne ressemblera plus qu'à des ruines. L'idée de lui jeter un sortilège, était en train de germer dans mon esprit. Surtout lorsque je vis, ce qu'il faisait de ces pauvres créatures. Créatures devenues des trophées de guerre. Je n'étais pas un grand fanatique de ces petites bestioles voleuses, mais de là, à les afficher ainsi. Il en était hors de question.

J'avais toujours eu un affect pour les bêtes. Les humains n'étant pour la plupart rien à mes yeux. Sauf les quelques amis, que je pouvais être fier d'avoir à mes côtés.


- Kalista ? Ça va ? Tu n'as rien ? Demandais-je à la jolie rousse, elle aussi, victime d'un rapt. Près d'elle, je reconnus Saoirse -jeune femme qui avait été présente lorsque Demelza m'avait annoncé LA nouvelle- et Brenna. Sorcière que j'avais entraperçue quelques instants à la soirée du lancement du Philtre B612 et qui avait été accessoirement la patronne de Demelza.

- Toi l'abruti. M'adressais-je au lanceur de sortilèges. Tu pourrais arrêter de balancer ces pauvres bêtes dans la boutique de ma fiancée. Ce serait sympathique de ta part. Et comme ça, je n'aurais pas envie de te balancer plein de sortilèges à la figure. Et mon poing dans la gueule. Accessoirement.

J'allais être Père. Je me devais de montrer l'exemple et de ne pas céder à cette tentation trop grande de lui refaire le portrait. Mais j'avais acquis certaines convictions lors de mes années passées à Poudlard et elles n'avaient pas changées. Je n'aimais pas une personne, ne serait-ce qu'au premier regard. Et l'abruti en face de moi, avait tiré le gros lot.
Première fois que je le voyais, et je ne l'aimais pas. Mon regard doré l'avait observé une fraction de seconde, et je ne m'étais pas trompé. Ce pauvre type m'énervait déjà. Alors que j'en étais là de mes pensées négatives à l'encontre de ce "malotru", les petites créatures n'avaient pas dit leurs derniers mots. Rassérénées par je ne sais quelle magie, ces dernières fonçaient droit sur nous, avec l'envie d'en découdre présente dans leurs petits yeux mutins.

Elles étaient mignonnes quand même.





Note des Oracles : nul besoin d'un niffleur pour que le téléphone moldu ne fonctionne pas sur le Chemin de Traverse. Merci d'éditer.
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MessageSujet: Re: Panique sur le Chemin de Traverse {Ouvert à tous!}   Mar 7 Mar - 18:07

Tandis qu'il saucissonnait et accrochait par les pieds – c'était certes un peu violent du point de vue visuel mais on ne pouvait lui reprocher de faire du mal aux petites bestioles  qui seraient pourt le moins faciles à emmener une fois l'incident réglé – un autre niffleur, Aleksey vit sortir un homme de la boutique par la fenêtre de laquelle il venait de voir pointer la tête d' un petit chapardeur, qu'il avait renvoyé à ses pénates. Il ressentit la colère dans la voix du badaud dès que celui-ci ouvrit la bouche. L'exemple parfait du type qui devait s’énerver dès lors qu'un autre homme s'approchait à deux cent mètre de son adorée. Un lourdaud. Ces anglais décidément, étaient beaucoup flegmatiques qu'on se plaisait à les décrire. Aleksey le laissa parler sans prendre la peine de se tourner vers lui. Il sentait parfaitement que la situation allait être du genre de celle où l'autre allait jouer les paons braillards jusqu'à ce qu'il faille lui clouer le bec.

Menroth fit lentement demi tour à gauche vers lui. Décidément, les anglais étaient-ils tous et toutes désagréables lorsqu'on les aidait ou bien n'était-ce que cette femme cynophobe  et ce chevalier de bac à sable ? Ça tombait plutôt bien, il y avait de moins en moins de niffleurs près d'eux ( de fait voir pendus ceux des leurs qui avaient été assommés ou ligotés, inertes ou gigotants semblait être assez dissuasif ou à tout le moins les poussait à s'en prendre à d'autres cibles). Baguette toujours en main, Aleksey posa ses yeux sombres sur le jeune homme.
C'était un sorcier d'une vingtaine d'année, à peu près de la même taille que lui, cheveux roux, étranges yeux jaunes, entièrement vêtu à la mode moldue*. Il portait une paire de gants de cuir noirs. Menroth l'accueillit avec un sourire en coin, mi moqueur, mi-amusé. Avec son accent, la voix grave, il répliqua ;

-Et tu vas fairre ça tout seul, ou tu vas lancer un appel d'offrre ?

Puis estimant qu'il avait assez donné de son temps pour un type inintéressant, il fit à nouveau demi tour en direction du principal arrivage de trouble-fête chapardeur, et agita sa baguette avec dextérité et ascendant, histoire de montrer à ce type qu'il avait des pouvoirs magiques qu'il maîtrisait fort bien et que, le cas échéant si celui-ci voulait aller jusqu'au duel, il trouverait quelqu'un à qui parler. Le jeune homme décrivit d'abord plusieurs grands cercles, de secs mouvements de poignet puis deux ou trois complexes enchaînements. Il utilisait un enchantement assez avancé, sans prendre la peine de prononcer de formule, nonchalamment mais avec une certaine concentration.  Il y eut une détonation et quelques étincelles lorsque, dans un grand bruit de froissement, le sort qu'avait envoyé Alieksandre fit effet.

Un peu plus haut, dans la rue en remontant vers le chaudron baveur, à deux boutiques du carrefour où Gringott's, sur la rue principale, était sise face à l'angle de l'Allée des Embrumes, et où la chaos était le plus grand, les robes placées en devantures de chez Madame Guipure, sautèrent de leurs cintres et en rangs  lents, flottants comme des Détraqueurs, se dispersèrent pour courser les petites boules de poil restantes, un nombre encore élevé mais sans doute réduit de moitié depuis que les sorciers et sorcières présents avaient engagé la bataille. Quand une des robes ensorcelées arrivait à attraper un niffleur, elle se jetait sur lui, les manches s'entortillaient  et s’emmêlaient pour l'empêcher de sortir autre chose que la tête par une manche. Quelque fois , un niffleur échappait à sa robe, mais rarement longtemps et bientôt Madame Guipure, qui était sortie d'abord en protestant de l'utilisation faite de ses produits, cessa de se plaindre, car un semblant d'ordre semblait prêt à revenir dans la rue. Aidé par les robes les sorciers et sorcières prenaient incontestablement le dessus sur les chapardeurs.  Aleksey n'avait pas bougé depuis le début de son enchantement, baguette tendue et décrivant les cercles. Désormais, il se détendait, et son visage, qui avait été tendu par l'application retrouva son air à égales parts jovial, supérieur et dandy.

Un sourire aux lèvres, le bulgare, faisait revenir, mi-marchantes, mi-lévitantes, les robes qui maintenait les niffleurs, lesquels poussaient de mignons petits cris et semblaient déployer des trésors d'ingéniosité pour séduire et attendrir désormais qu'ils commençaient plus ou moins tous à être pris ; yeux mouillés, petites plaintes aiguës, sourire aux petites dents pointues, queues battantes. Certains étaient attachés par les manches de robes de soirée, d'autres par les attaches de cols, d'autres encore via des lacets fantaisie, d'autres prisonniers de capuchon rouges et orangés ou de poches profondes qui les retenaient en collant fermement leurs bord pour interdire que ne passe le corps entier de la créature magique.

En tournant la tête vers les autres, Aleksey leur demanda

-Et maintenant ? Avez vous une idée de ce que l'on peut fairre d'eux ? Ils aurraient pu s'échapper... Parr exemple de la menagerrie magique.  

*Si ce  n'est pas le cas, corrige moi, mais j'ai déduit que ton personnage ne s'est pas changé en sortant de son travail.


Dernière édition par Alieksandre Menroth le Lun 1 Mai - 17:05, édité 1 fois
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