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Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Dormir ou écrire, il faut choisir.
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est grand temps de poster!

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Venez donc brassez un peu d'air avec nous...

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 Au coin des hasards [Ezio]

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MessageSujet: Au coin des hasards [Ezio]   Mer 22 Fév - 21:57


samedi 24 décembre
○ passer à la banque pour retirer quelques euros
x faire un saut chez O2 pour faire le point sur mon forfait
x acheter cartes et papiers cadeaux



Je flâne dans les rues de Londres, un peu désœuvrée. Je suis quasiment venue à bout de ma to-do list d'avant le grand départ, mais je m'attarde encore un peu. Pas envie de rentrer. Rentrer, c'est retrouver l'ambiance un peu pesante de la maison, où Justin et moi nous débattons pour réparer les pots cassés. Rentrer, c'est devoir forcer les sourires et la tendresse, qui ne me sont plus si naturels. C'est désapprendre à comparer, à voir tout ce qu'il n'est pas, tout ce qui il n'est pas. C'est m'enfermer dans un quotidien où j'ai de.plus en plus l'impression de jouer un rôle, dont je n'arrive pourtant pas à me défaire. Je persiste et je signe, dans l'espoir qu'un jour, bientôt, je n'aurais plus l'impression d'être en représentation et que je réintègrerais ma propre existence. Rentrer, c'est aussi devoir mettre les bouchées doubles pour être crédibles en famille. Peut-être que la magie de Noël va opérer ? Je suis prête à croire à tout et n'importe quoi, si c'est pour que je puisse enfin poser ma tête et mes idées un instant.
C'est sans doute aussi pour ça que j'aime Londres. Au milieu de la foule, je ne m'entends plus penser. Mes idées noires se noient dans le smog. Et me retrouver seule avec moi-même me fait du bien. J'ose même y affronter les souvenirs du Grand Interdit. Je censure son nom de ma mémoire, je scelle mes lèvres à son nom. Ça ne m'empêche pas de rêver à Ezio Shepherd presque toutes les nuits. Boule lacrymale dans la gorge et moral dans les chaussettes. Sympa le menu du petit déj' !
Mais je m'étais promis de plus y penser... Je lui ai déjà accordé trop de temps ce matin. Bien plus que les quinze minutes que je m'étais octroyée... Il se débrouille toujours pour me déborder de partout.
Et voilà ! Encore ! Arthur's Seat, le vent et sa main sur ma peau. Aaaaargh !!
De dépit ou par sauvegarde mentale, je me jette sur le premier stand de muffins venu. Et j'en achète trois. Pas moins. Que je suis résolue à engloutir. Quitte à finir grosse vache. Pour ce que ça me sert d'être mince et jolie. Même mon voisin August commence à être lourd avec sa sollicitude. Peut-être que Justin avait raison depuis le début et qu'il me drague à sa façon. August. En voilà un autre que je n'ai pas envie de recroiser.
Alors je mords dans mon muffin, comme si il m'avait personnellement agressé et je reprends mes errances dans la capitale. J'ai envie de refaire mon stock de livres. Mon compte en banque est déjà dans le rouge, alors un peu plus un peu moins... Deux muffins plus tard, je lèche mes doigts pour en enlever tout le sucre (très classe, je sais, mais faut pas gaspiller). J'ai trop de respect pour les bouquins pour laisser une marque dessus. Je m'attaque à mon petit doigt tout en poussant la porte de Daunt Books...
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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Jeu 23 Fév - 22:09

Depuis neuf ans, Les fêtes de fin d'année étaient une période difficile. Et depuis deux années, elles requéraient une préparation psychologique - et parfois même physique - intense. Habituellement, elles se tenaient dans la maison familiale sur Skye et sans lui, de préférence. Cette année, dans une innovation saugrenue venue d'on ne sait où et supposée faciliter les trajets de Lùan qui était réquisitionné pour question de sécurité, les festivités auraient lieu chez lui et Ingrid, à Londres. Et ce, au plus grand désespoir de Saoirse qui était, de fait, déchue de son rôle de maîtresse de maison et décoratrice en chef. Rôle qu'elle remplissait avec un zèle et un enthousiasme contagieux, voir angoissant. Il avait lâchement navigué en Angleterre depuis son arrivée, trouvé refuge quelques jours à l'Ibas et était arrivé la veille chez Saoirse pour être sur place pour la soirée. Il avait accepté de passer le repas du soir avec sa famille, mais avait prétexté une obligation le menant à repartir dès le lendemain. Déjà, il regrettait d'avoir accepté de renouveler l'expérience après celle catastrophique de l'année passée. N'aurait-ce été pour Saoirse, il se serait inscrit au rang des absents.

Déambulant au sein des rues londoniennes , il tentait d'emmagasiner la dose de patience et de sérénité qu'il lui faudrait pour supporter un de ces interminables repas où les questions les plus indiscrètes et personnelles naviguent entre plats et desserts. Unique bouée de sauvetage à l'horizon, le prochain mariage de Lùan et Ingrid, qui unissait ces dames en essayages de robes et discussions étranges, où le choix de couleur des chandelles magiques revêtaient une importance si capitale que leurs vies semblaient en dépendre. Il rapprochait également les hommes de la famille en soupirs, yeux levés au ciel et regards compatissants à l'égard du futur marié, non dispensé de fournir son avis éclairé. Il devrait donc tenir quelques heures tout au plus à ne pas avoir à faire semblant de s'ennuyer, puisque ce serait le cas pour trois d'entre eux, au moins et que c'était bien là le comportement qu'on attendait de lui. Saoirse serait enchantée qu'il fasse néanmoins l'effort d'être là, et il s'éclipserait tôt le lendemain. Restait à savoir où.

Les gens, bras chargés de paquets en tout genre étaient partagés entre la joie de flâner et l'empressement des derniers préparatifs. Le froid ambiant colorait nez et joues et conjurait à la ville une atmosphère hivernale en dépit du manque de neige.
Quelque chose soudain, un battement de cœur un peu différent, une respiration plus profonde, marqua l'instant d'un suspend. Il s'immobilisa au milieu du trottoir et tourna la tête à la recherche de la matérialisation de ce pressentiment. C'était presque un jeu, désormais, entre son intuition et lui. Parfois il l'alertait, sur un détail et lui de le chercher. Le jeu était devenu de plus en plus fréquent avec Les mois passant, de plus en plus fiable aussi. Aussi, y portait il une attention toute particulière. Vague sourire aux lèvres dans l'attente de découvrir ce qu'il s'amusait à qualifier de surprise, Il ne tarda pas à l'apercevoir. Jamais surprise n'avait mieux porté son nom. Vêtue de clair, les cheveux en bataille, elle se tenait devant la vitrine de Daunt, finissant d'engloutir une pâtisserie qui nécessitait visiblement un méticuleux nettoyage de doigts. Une bouffée de bien-être l'envahit alors. Les pressentiments se devaient réellement d'être écoutés attentivement. À moins qu'elle ne le suive, vraiment.
Cela faisait des mois.
Il sourit plus amplement et fourra les mains dans les poches tout en l'observant encore un peu à la dérobée. De dos, elle observait la vitrine de la librairie et poursuivait son acharnement à faire disparaître toute trace de sa gourmandise. Alors qu'elle s'apprêtait à franchir le seuil de Daunt, il se mit en mouvement.
En quelques enjambés il fut sur elle, parvenant à sa hauteur juste à temps pour appliquer à son tour une main sur la porte qu'elle poussait.

- Méfiez-vous, je ne suis pas certain qu'ils aiment les traces de sucre sur leur portes vitrées. Taquina-t-il en lui ouvrant complètement la porte.

Il se pencha juste au-dessus d'elle pour voler un peu de son parfum.

- Vous m'avez manqué.


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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Sam 25 Fév - 17:37

Cette voix. Ce regard.
C'est plus fort que moi, je ferme les yeux un instant.
C'est bon de le revoir.Ça fait du bien. C'est presque physique. Ça m'apaise.
Et ça rend d'autant plus difficile la suite. La colère. La rancœur. Tellement à propos mais tellement hors de propos.

Ça serait tellement plus facile si je pouvais lui mettre ma main dans la figure, tourner les talons, et l'oublier sans l'ombre d'un regret. Mais qui a dit que la vie était facile.

Je grimace. Je me fustige intérieurement d'être aussi faible. Parce que pendant un instant, je me suis dit que tout ça n'avait pas d'importance. Tout ça étant cette fille pendue à son cou, le soir même où il m'avait donné rendez-vous. Mon orgueil que je me prends en plein dans la face. Et toute cette flopée d'émotions avec laquelle j'avançai vers lui, le cœur au vent, qui m'étouffa alors. Que m'étouffe toujours. Dis quelque chose, dis quelque chose. Qui ne dit mot, consent. Or, je consens pas du tout. Je saisis très bien l'ironie de la chose, mais je serais pas l'autre femme. La deuxième. L'officieuse. Je suis mal placée pour parler de fidélité. Mais il l'a toujours su, lui, qu'il y avait un mari dans mon horizon proche et je... Je ravale le « vous m'avez manqué aussi ». Mon cœur, ce crétin, c'est tout ce qu'il avait trouvé à rétorquer. C'est vrai. Mais il ne le saura jamais.


. Vous m'en voyez ravie. Ça va éclairer ma journée.

Je sais même pas comment j'ai réussi à lui répondre ces deux phrases un peu sèches. Alors que son « vous m'avez manqué » me tourbillonne dans le crâne, s'accroche à ma mémoire, se pelotonne dans ma poitrine. « Vous m'avez manqué, vous m'avez manqué ».  Et ça tourne, ça se fait écho à l'infini.
Là, je devrais lui servir le petit discours bien senti, que je répète dans ma tête depuis des semaines. Lui asséner le tout de ce ton mordant qui est ma marque de fabrique. J'ai un certain don pour les mots, je sais comment faire mal. Le genre de phrases assassines qui blessent bien plus que des coups. J'en ai toute une cargaison. Autant que d'heures sans sommeil à penser à lui. Je devrais, je le sais. Mais j'y arrive pas, ça sort pas. Pas quand je lui vois ces yeux presque rieurs, sombres, toujours, mais parsemés d'étincelles de malice. Ça le rend encore plus attirant. Ça me rend encore plus faible.

D'un geste sans volonté, je le repousse vaguement. Fais un pas en arrière.


. Je vais y aller.

Et, pour le coup, ma volonté pourrait recevoir un oscar: je me détourne pour de vrai, en résistant à l'envie de lui arracher encore un regard.
Tant pis pour les livres. Je retourne me gaver de muffins.
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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Ven 24 Mar - 10:47

On appelle ça la douche écossaise. Cette alternance d’eau chaude puis froide, pratiquée au XIXème siècle et censée activer la circulation sanguine et soulager quelques syndromes douloureux. Au sens figuré, cette douche-là ne soulageait pas le moins du monde une quelconque douleur.

Il resta là, le bras tendu, à regarder s’éloigner la jeune femme, accroché à la porte d’une librairie à laquelle elle venait de renoncer, à cause de lui. Un peu perdu une fois encore, il songea qu’à chacune de leur rencontre, il lui fallait bien quelques minutes pour reprendre la situation où ils l’avaient laissé. Mais où s’étaient-ils donc vraiment arrêtés ?

A un rendez-vous raté, auquel elle n’était pas venue. Si tant est qu’elle ait reçu sa lettre.

Peut-être était-elle fâchée de n’avoir reçu aucune nouvelle ? Pour une fois qu’il en donnait, ce serait bien le comble.

Plissant un front soucieux sur un regard assombri, il songea qu’il supporterait difficilement une nouvelle confrontation avec Anastasia au cours de laquelle l’un d’eux deux ne saurait pas où ils en étaient. Cette fois-ci, c’était lui qui ne comprenait pas. Il haussa les épaules et s’apprêta à encaisser le coup. Cette femme était bien trop compliquée. Ou peut-être folle après tout. Bien qu’il ne brillât pas par sa compréhension des femmes et son tact à leur égard, il pensait – pour une fois – ne rien avoir à se reprocher, à part être lui.

Alors qu’elle faisait marche arrière, il tentait de se persuader qu’il serait plus sage de la laisser partir et de tourner enfin cette page. Il la regarda faire deux pas encore- notant à quel point ceux-ci étaient peu rapides, comme s’ils l’attendaient - puis soupira.

Lâchant brusquement la porte qu’il tenait, alors qu’un client en franchissait le seuil, il se confondit en rapides excuses avant de rattraper la jeune femme qu’il hésita à prendre par le bras pour la forcer à se retourner. Il y avait toujours trop de violence entre eux, à chacune de leurs rencontres. Qu'elle soit physique ou verbale, tout était toujours trop intense. A commencer par ce qu’il ressentait.
Et pourtant, il ne parvenait pas à renoncer, aussi facilement.

Il glissa une main timide sous son bras et la tira doucement en arrière.

- Anastasia… J’ai juste besoin de comprendre. Ensuite, je vous laisserai.


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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Dim 26 Mar - 18:11

Mon Oscar vole en éclat, et mon envie de muffin avec lui. C'est pas juste. Pas juste qu'il lui suffise de me toucher pour balayer du revers de la main mes bonnes résolutions. Il ne lui en faudrait pas beaucoup pour qu'à défaut de lui pardonner vraiment, je lui concède que ça m'est égal qu'il a trois femmes et une demi-douzaine d'enfants illégitimes. Ce ne serait pas vrai. Je ne suis pas du genre à me contenter de demi-mesures, de moments volés. Plus maintenant. Mais pour qu'il me regarde juste encore un tout petit peu de ses grands yeux noirs, pour qu'il me souffle encore quelques mots de sa voix grave aux délicieux accents écossais... Non. Je serais pas capable de mentir à ce point, même pour ça. Ça n'empêche pas de fantasmer un monde idéal. ''They say there is no harm in daydreaming, but there is.'' J'ai lu ça quelque part et je prends de plein fouet l'application de cette théorie à la réalité.
Je peux pas le laisser me toucher. Ça m'affaiblit. Et je ne dois pas me permettre d'être faible.
Je me dégage de son emprise. Sans brusquerie, mais sans douceur non plus.


. C'est moi qui ai besoin de comprendre...

Je prie pour qu'il ne m'ait pas vue tressaillir à son Anastasia. Certaines mauvaises habitudes sont difficiles à perdre.
. Ça vous servait à quoi de m'imposer ça ? A flatter votre ego ?

J'étais partie avant de croiser son regard. Ce que j'aurais pu y croiser me hante encore.
Je suis sur le point de déblatérer des atrocités mais je me retiens miraculeusement. Je voudrais au moins m'épargner le ridicule de cette scène. Je me drappe maladroitement dans ma dignité et essaie de me débarrasser de toute expression. J'y arrive pas mais vous allez faire semblant de croire que oui.

. Jr suis mariée. Vous aussi. Ou presque.

Évidemment, il faut que bafouille à ce moment-là...
Dire qu'à la fac, on m'appelle la reine de l'éloquence. J'ai même réussi à rabattre le caquet au vieux Stoners, le prof de littérature comparée.


. On devrait arrêter là. Avant de vraiment faire n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Mar 18 Avr - 1:08

- Flatter mon ég...?? Mais de quoi ...

«... Marié ?»

Il hésita entre s'étrangler de rire... ou s'étrangler tout court.
Jetant un coup d'œil autour d'eux, il ne put s'empêcher de se demander si elle répétait un rôle, s'ils étaient observés ou - comble de l'ironie - si on n'avait pas à nouveau trafiqué sa mémoire. Une vague de découragement l'enveloppa de son obscure manteau. Faudrait-il repartir de zéro à chaque fois qu'ils se croisaient ? Il lui semblait vivre un de ces mauvais rêve où la scène se répétait perpétuellement sans que l'on puisse la modifier suffisamment - en dépit de nombreux efforts - pour en changer l'issue.
Il inspira bruyamment et leva les yeux au ciel. Cette femme le rendait fou, au sens propre du terme.

Quelques passants foulaient leur trottoir de leurs pieds pressés, l'un d'eux eut même l'audace de traverser entre leurs deux corps, en s'excusant mollement. Le barde passa une main sur son front et s'offrit le luxe d'un soupir.

Après la fin de l'été , il avait envisagé que les choses - à défaut d'être plus simples - seraient plus claires. Puis il y avait eu son accident et il avait ,certes, mis du temps à donner des nouvelles. Mais il avait écrit. Et l'avait attendue. Une fois encore.
N'ayant ni l'un ni l'autre formulé la moindre promesse à l'attention de l'autre, il s'attendait à n'avoir aucun compte à lui rendre et n'attendait rien de sa part. Et certainement pas de reproches. Encore moins ce genre là, oscillant entre l'infondé et le franchement incongru. Aucun homme ne pouvait être plus éloigné que lui du mariage.

- Je ne comprends rien à ce que vous racontez.

Les mots jaillirent, plus sèchement qu'il ne l'aurait voulu et une pointe d'agacement y perçait. Il les regrettait déjà, mais poursuivit néanmoins, d'un ton bougon.

-Je vais vous laisser, je crois que c'est mieux.

N'était-ce un dernier regard porté sur son visage, il aurait tourné les talons et emporté ses doutes et sa frustration un peu plus loin. Les fins d'année n'étaient, décidément, pas faites pour lui.
C'est alors qu'il releva les cernes sous ses yeux, les cheveux moins soignés qu'à son habitude, cet air triste caché derrière la colère de l'instant. Il se radoucit.

«Qu'est ce qui ne va pas?»

- Vous avez vraiment l'impression de faire n'importe quoi? Demanda-t-il d'une voix basse.


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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Mer 19 Avr - 23:16

Est-ce que tu lui en veux ? Oui.
Est-ce que tu es vraiment prête à le laisser sortir de ta vie ? Non.
Alors, fais quelque chose.
Face à ses mots secs, j'aurais dit un mot ou deux.
Face à son visage qui se détourne, j'aurais esquissé un geste.
Je l'espère. J'espère sincèrement que ma fierté ne m'en aurait pas empêché. Il m'a épargné de devoir me confronter aux aspects les moins plaisants de moi-même. Je sais pas si je dois le regretter ou l'en remercier. J'ai du mal à me contrôler de l'intérieur quand je suis face à lui. Mes résolutions de novembre m'imposent d'être sage. Au lieu de quoi, presque comme dans un film, je me vois attraper sa veste et le forcer à se pencher vers moi pour un court baiser intense aux accents désespérés. Je me détache de sa bouche à contre cœur.


. Là, oui., j'avoue à voix basse.
Mes mains l'agrippent toujours. J'arrive pas à le regarder dans les yeux. Encore moins quand j'ajoute, tout en le relâchant pour de bon.


. Je supporte pas l'idée que vous soyez à...avec quelqu'un d'autre.

J'en suis pas fière, d'autant que j'ai aucun droit sur lui. Mais c'est comme ça. L'imaginer collé contre cette fille, la regardant comme il m'a regardé... Je peux pas. Ça fait trop mal. Alors oui, moi, je fais probablement n'importe quoi.
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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Lun 5 Juin - 17:00

Indéniablement, cela faisait partie des choses qui l’attiraient chez Anastasia. Il se sentait vivant à ses côtés. Explorant en quelques minutes toute une gamme d’émotions que l’on mettait parfois des années à parcourir avec d’autres. Surpris, il reçut le baiser sans oser y répondre. Intense et bref.

Lorsqu’elle le relâcha de ses mains, il s’en empara vivement et les retint dans les siennes, à demi-persuadé qu’elle fuirait aussitôt sa bombe lâchée.

- Je ne suis à personne. Énonça-t-il gravement.

Il tenait particulièrement à ce point et espérait qu’elle l’avait compris. Il n’appartiendrait jamais à quiconque et n’envisageait pas une seule seconde de se passer une corde au cou. L’appartenance en matière de sentiments le rebutait plus que tout. S’il devait être aimé, il voulait qu’on l’aime libre.

- Je ne suis pas certain de tout comprendre. Murmura-t-il en resserrant l’emprise qu’il avait sur ses mains.
Qu’est-ce qui ne va pas ?

Relâchant finalement l’une des captives, il attrapa le menton de la jeune femme au creux de sa main gauche et la força doucement à lever la tête vers lui pour qu’elle le regarde.


- Je n’ai pas l’impression de faire n’importe quoi, je ne suis pas marié et c’est avec vous que je suis.


HJ: Je l'avais oublié celui-là... Vraiment désolé. Y en a tellement partout aussi. Wink
Avec une montagne de retard et un texte minuscule - une version très courte, donc - je suis sincèrement désolé.


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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Lun 12 Juin - 20:39

Ou comment quelqu'un parvint à couper le sifflet d'Anastasia Grant.
Juré. Je me retrouve là, sans rien trouver à dire. Cerveau atrophié. Les informations peinent à lui parvenir. Et quand il reçoit les trois dernières phrases, les tournent, les retournent et traduit, c'est mon cœur qui ne sait plus vraiment laquelle des trois il préfère. Alors, pour faire diversion, mes lèvres sourient, même si mes yeux ne savent pas trop quoi dire.

C'est avec moi qu'il est.

Je pourrais me vautrer dans cette phrase, jusqu'à ce qu'elle se glisse par le moindre pore de ma peau, et pourtant ne pas m'en lasser.
Mais c'est plus fort que moi, toujours, toujours, il faut que j'aille titiller le petit truc qui me gêne. A condition qu'on puisse définir une femme brune d'un mètre soixante de truc.


. Mais... Mais la fille...

Oui, j'ai un peu des idées fixes. Le palpitant qui s'emballe d'avoir eu les mains d'Ezio Shepherd dand les miennes, ses mots à mes oreilles et, présentement, ses yeux enlignés dans les miens... Ça pourrait suffire, mais il faut que l'image de cette fille collée à lui vienne me hanter. Encore.

. A... À la St Andrew... Je vous ai vu avec...

Je finis pas. Je peux pas. Peur du ridicule. Peur du démenti. Peur d'être vulnérable. Encore.



HJ : comme si je pouvais t'en vouloir Rolling Eyes .
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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Ven 23 Juin - 20:35

Ce qu'il lut sur son visage étira ses lèvres en un léger sourire. Si la jeune femme ne lui était pas suffisamment familière pour qu'il en décode toutes les expressions, il  pu néanmoins se rassurer de la voir s'apaiser, avant de la deviner légèrement embarrassée. Alors qu'elle égrainait sa pensée dans une gêne plus qu'évidente, il ne retint qu'un détail de sa phrase.

- Vous étiez là en Novembre? Son sourire s'étira un peu plus. Pourquoi n'êtes vous pas venue me voir?

Il avait ce jour-là, parcouru la ville à la recherche d'une musique qu'elle aurait pu aimer. L'avait cherchée dans les endroits où il envisageait qu'elle puisse aller, puis avait fini par s'en remettre au destin, en se rappelant qu'elle saurait aussi où le trouver, si tant est qu'elle soit là. Sa lettre ne mentionnait que le jour et n'avait pour lieu que le nom de la ville, il n'avait pourtant pas douté une seconde qu'ils s'y retrouveraient, si elle voulait bien venir. Il avait donc achevé sa soirée dans un pub, à faire ce qu'il faisait de mieux, à savoir conter des histoires écossaises pour l'occasion, à qui voulait bien les entendre. L'auditoire avait été nombreux ce soir là, les gens aimant particulièrement les narrateurs de Saint Andrew. De plus, Il avait eu l'immense joie de compter parmi les auditeurs, une Saoirse pleine d'entrain qui avait accepté de partager un moment de sa vie de barde. Son visage parmi la foule avait été un de ces instants de bonheur qu'elle seule pouvait lui offrir. Elle avait eu l'air si sincère à la fin, lorsque se jetant presque dans ses bras, elle avait retrouvé les intonations de l'enfant qu'elle était face à ses histoires.

Il fronça soudainement les sourcils et relâcha la main et le visage d'Anastasia.

« fille?

Saoirse???»


Il réprima un éclat de rire qui lui aurait probablement valu - a juste titre- une main dans la figure. Bien que peu conscient de l'attitude à adopter avec les femmes, il était certain que celle-ci était à proscrire. Il se contenta donc de détourner la tête en souriant. Puis se mordant la lèvre pour contenir son hilarité alors que la lumière se faisait, il enchaîna.

- C'est la fille de Saint Andrew qui vous tracasse? Questionna-t-il doucement. Ma petite sœur ?

Alors qu'il se justifiait, il réalisa qu'Anastasia attendait de lui une certaine exclusivité à laquelle il n'avait pas pensé, parce qu'il n'avait éprouvé, jusque-là, ni le besoin ni l'envie d'aller voir ailleurs.


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Dernière édition par Ezio Shepherd le Sam 1 Juil - 11:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Ven 30 Juin - 20:04

. Votre...

Le soulagement infini. La gêne intersidérale.
Sa petite sœur. Sa. Petite. Sœur. Pas de femme cachée. Pas de maîtresse dans chaque port. Très égoïstement, j'ai envie de sourire. A la place, je sens que je rougis. Confuse. Ravie. Un peu honteuse aussi, de l'avoir laissé voir ma jalousie. C'est une tare que je me découvre, avec lui. Justin pouvait bien aller passer une soirée avec une horde de filles à demi nues, je m'en faisais pas une airelle. Et lui...il a suffi que je le vois une fille pendue à son cou pour que j'en perde le sommeil et l'appétit.. Pathétique.
Et je n'aime pas le fait que je lui ai laissé apercevoir cet aspect de ma personnalité.


. Je... En fait... Je...

J'en perds mon latin. Et mon anglais.
Je me sens ridicule. Et exposée. Sous son regard, je rougis de plus belle, alors, je détourne le mien. Je m'accroche à une banalité. Histoire de détourner son attention. Je suis pas très fière de moi.


. Et, hum... Vous en avez beaucoup, des sœurs ?

Histoire que je me fasse pas des films à chaque fois qu'une de ses frangines lui saute dessus. Ça préserva mon équilibre et ma santé mentale.

Ma gêne s'arrange pas. Je ne sais plus quoi faire des mes bras, qui semblent bêtement pendre le long de mon corps. Alors qu'ils crèvent d'envie de le toucher encore. De mes yeux, qui ne savent plus trop où regarder. Qui ne demandent qu'à le regarder.
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Scolarité : Promotion 1996-2003 Serdaigle
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Occupation : Barde et poète

MessageSujet: Re: Au coin des hasards [Ezio]   Sam 1 Juil - 11:08

Relâchant bien vite le menton d’Anastasia pour lui laisser le plaisir de rougir en paix, il ne put empêcher l’ombre d’un sourire d’amusement de passer sur son visage. Si la jalousie pouvait parfois le mettre mal à l’aise, il devait bien avouer qu’elle seyait bien à la jeune femme. Ses joues se colorèrent et elle baissa les paupières sur des yeux brillants de soulagement, tachetés de gêne.  Après l’avoir embrassé une dernière fois du regard pour s’imprégner de la douce image qu’elle offrait, il détourna les yeux avec pudeur pour la laisser reprendre contenance, masquant par l’occasion, le sourire qui ne voulait plus s’effacer de ses lèvres.
Laissant errer son regard sur la devanture de la librairie un peu plus loin, il eut une pensée à l’attention de Saoirse, cause de ces tourments, malgré elle.

- Je n’en ai qu’une. Mais croyez-moi, elle compte pour dix. Soupira-t-il.

Et ce, sur tous les plans. En énergie, en fatigue, en dose d’amour et d’ennuis.

Un léger inconfort se nicha au creux de son esprit alors qu’il réalisait que les deux femmes s’étaient trouvées – le temps d’une soirée – dans la même pièce. Leur possible rencontre le mit mal à l’aise, sans qu’il ne sût définir de quoi il s’agissait exactement. Préférant reporter son attention toute entière sur la jeune femme qui lui faisait face, il abandonna toute pudeur et la détailla avec intensité. Si ses traits semblaient s’être détendus – il préférait ne pas envisager d’avoir été responsable de son mal être – elle paraissait néanmoins fatiguée et nerveuse.

Résistant à l’envie grandissante de l’attirer à lui et de l’embrasser, il se contenta de lisser de ses doigts une mèche de ses cheveux qui s’échappait à la masse brune qu’elle arborait. Son propre sourire s’évaporait alors que ses pensées s’égaraient sur les mots qu’elle avait prononcés plus tôt. « Je suis mariée. » « On devrait arrêter là. » et enfin « Je ne supporte pas l’idée que vous soyez à quelqu’un d’autre ». Il n’avait, à dire vrai, jamais eu aucune idée de ce qu’ils faisaient tous les deux. Peut-être s’était-il souvent posé la question, mais l’intuition de ce qu’il devait faire prenait toujours le pas sur la définition réelle de la relation qu’ils entretenaient. Il ne trouvait ni mots ni terme. Juste ce petit bout de femme constamment sur son chemin, et l’envie de l’envelopper de ses bras à chaque rencontre. Il perdit son regard dans celui qu’elle daigna bien lever vers lui, et céda une fois encore à cette même intuition avant d’arriver au bout de ses pensées.
Penché sur elle, il laissa courir la main qui tenait la mèche quelques seconde plus tôt, le long de la joue d’Anastasia et approcha son visage d’elle avec douceur, jusqu’à ce que leurs lèvres se touchent. Elle avait les lèvres tièdes et sucrées, si bien qu’il s’y abandonna pleinement.


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