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Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

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Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

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 A la rencontre de la civilisation [Mark]

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MessageSujet: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Dim 25 Déc - 20:15



A la rencontre de la civilisation
Avec Mark Resnald


    J’étais excitée comme une puce.
    Je venais de vendre un bon paquet de clichés à une cliente journaliste et j’avais décroché une séance photo avec une demoiselle ayant pour ambition de devenir mannequin. J’espérai que ce shooting se passerait au mieux. Je n’étais pas habituée à photographier les gens. Et elle débutait. Je sentais d’avance que tout cela serait très fébrile.

    Mais après tout, pour apprendre, il faut se lancer ! Et pratiquer surtout. Les connaissances théoriques, c’était très peu pour moi. Et il en avait toujours été ainsi. Voilà pourquoi je savais que je n’allais pas faire de longues études. J’adorais apprendre, là n’était pas le problème.
    J’avais toujours eu du mal à apprendre des listes de choses par cœur, comme des dates. Je n’en voyais pas l’utilité. M’apprendre à me servir d’un objet sans me montrer ledit objet n’avait pas le moindre sens à mes yeux. Je voulais FAIRE les choses.

    Quoiqu’il en soit, je franchis la porte de l'immeuble le sourire aux lèvres. Voilà une bonne chose de faite et quelques Livres Sterling supplémentaire dans mes poches. Il fallait trouver quoi en faire maintenant.
    Acheter un nouvel appareil photo ? A force, je n’aurais même plus de place dans mon petit appartement. La seconde option était de tout dépenser en vêtements de voyage ou en visite de parc ou de musée.

    En parlant de musée, je cru reconnaître le British Museum non loin de moi.
    Je plissai les yeux afin d’en être certaine. J’allais devoir me rapprocher. Le bâtiment était évidemment officiel. Avec une architecture de type Romaine. Je remontai donc la rue en direction du magnifique édifice.
    Mon premier réflexe fut bien évidemment de le prendre en photo. J’avais beau être extrêmement sensible à la Nature et tout ce qui y touche, cela ne me rendait pas insensible à une architecture comme celle-ci. Une architecture ancienne qui plus est.
    Je n’étais pas trop fan des buildings modernes.

    En détournant le regard, je pu apercevoir un Starbucks. Je m’y rendis donc pour me prendre un café. Cela me rappelait un peu New-York. Je n’en avais jamais vu depuis que j’étais arrivée au Royaume-Uni et mon Macchiato me manquait.
    J’avais donc trouvé une première dépense à faire avec cet argent nouvellement acquit. En ce qui concernait la seconde dépense, elle me semblait plus qu’évidente.

    Une visite au British Museum de Londres.
    J’entrepris de boire mon café lors de la file d’attente, plutôt longue à vrai dire. J’avais probablement dû débarquer à une heure de pointe.
    Je n’étais pas très à l’aise entourée d’autant de gens. Un peu oppressée même. Je gardai la tête baissée vers mon café, que je sirotai toutes les dix secondes en essayant de penser à autre chose.

    Pense aux petits animaux, à l’odeur de l’herbe, au bruit du vent qui caresse les feuilles des arbres…

    Enfin, je pu entrer dans le musée.
    J’en restai bouche-bée. Evidemment. Autant l’extérieur m’avait impressionnée par son architecture ancienne et pourtant bien conservée. Autant l’intérieur était très moderne. J’aimais moins certes. Mais ça n’en restait pas moins incroyablement agréable à regarder.
    Ce toit étrange me faisait un peu penser à la gare de King’s Cross.

    J’avais caché mes appareils photo sous ma grande veste. J’étais presque certaine que les photos étaient interdites ici. Du moins avec flash.
    J’allais me gêner !
    Je me rendis compte que la visite était gratuite. Bon et bien, j’économiserais donc mon cachet du jour ! Cependant, c’était bien mignon de regarder les œuvres, mais les comprendre, c’était tout de même mieux.

    Je me saisis d’un fascicule à la recherche d’éventuelles visites guidées. Evidemment, il fallait réserver à l’avance, sinon c’était complet à ces heures-ci. Là encore, tout était gratuit, mise à part une prestation bien précise : Around the world in 90 minutes, pour £12.
    Pourquoi pas, après tout ! Je n’avais pas d’idée précise de ce que je souhaitais voir, alors autant opter pour « tout ».

    Convaincre le guide ne fut pas difficile.
    La première heure passa à une vitesse folle mais j’avais commencé à me faire distancer par mon groupe en plein milieu de la Japan Room. Groupe que je fini par perdre, évidemment.
    Je ne savais pas si j’avais le droit d’être là sans guide. Tant pis. Je sorti mon appareil photo Non-Maj de sous ma veste pour prendre une photo de petits éléphants colorés.
    Kakiemon elephants.

    J’avais terriblement envie de leur donner vie et de les prendre avec mon second appareil photo. Je scrutai les alentours. Un dernier groupe pris le virage au fond à droite. Je me retrouvai donc enfin seule. Avec mes deux petits éléphants.
    Je me saisis de ma baguette, toujours discrètement, au cas où.

    « Vivo Corpus »

    Les deux petites créatures prirent vie sous mes yeux. L’un d’eux se cabra sur ses pattes arrière alors que l’autre levait la trompe.
    Je pris plusieurs clichés, satisfaite, sans remarquer que plusieurs minutes étaient passées, et qu’une personne était entrée dans la Japan Room.


Dernière édition par Kalista Hopkins le Mer 15 Fév - 17:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Jeu 12 Jan - 14:11

- Mark ? Pourrais-tu venir m'aider, s'il-te-plaît ?

Cette voix, je ne la connaissais que trop bien. Et pourtant, ce n'était pas ma chère et tendre patronne. C'était Dwight Arrelson, l'un de mes estimés collègues. Âgé d'une trentaine d'années, marié avec une femme splendide, dont la beauté n'avait d'égale que la longueur interminable de ses jambes. Et deux charmants enfants. Enfin, c'est qu'il prétendait. Lors de l'une de ses invitations à dîner, j'avais pu voir les enfants en question et autant avouer, que la définition en ce qui me concernait était totalement différente.

Ils étaient si mal élevés que j'avais eu du mal à tenir. Me réfugiant dans la nourriture et l'alcool maison, ce soir-là. Hormis le fait que sa tendre progéniture était difficile à supporter, il m'avait accepté sans trop de poser de questions. J'avais feint le Moldu à la perfection et cela avait été. Bien que l'envie, -encore une fois-, de sortir ma baguette pour asséner quelques sortilèges bien sentis à ces morpions, était un véritable supplice. Mais j'avais résisté, car dans quelques temps, je ferai parti de cette élite paternelle qui me faisait assez peur.
Ma fiancée, je m'étais jeté à l'eau un jour de Novembre, attendait un heureux évènement et autant dire que cela me pétrifiait. Bien que j'en étais doublement heureux, j'en étais doublement effrayé. Peu rassuré, dans ce futur rôle qu'il m'était difficile de concevoir.


- Mark ? Tu m'écoutes ?

Son ton était impatient, et il eut le fait notoire de me tirer de mes rêveries paternelles. Je devais terminer ce que j'avais commencé, à savoir un test auto-critique, sur mes performances de Guide de Musée. Autant dire, que perdre une vingtaine minutes, devant un écran d'ordinateur, -à force de l'utiliser-, me tentait moyennement. Mais Annie Winter, attendait mes résultats. Bons ou mauvais. Car je sentais son regard pensant sur ma personne et je n'avais pas mais vraiment pas envie, d'une future voire éventuelle convocation dans son énorme bureau.
Tandis que je cliquais sur la dernière question, tout en regardant Dwight et envoyais la conclusion de mes examens. Dwight perdait patience, et là aussi, ce n'était pas beau à voir. Il avait retiré ses lunettes, et les essuyais sur son polo gris, tout en soupirant. Aïe.


- Oui ? Lâchais-je innocemment. Ce qui eut encore plus le don d'énerver mon interlocuteur qui parvenait à me ressembler sur bon nombres de points. Et ça me déplaisait, un peu. Voire largement.

- J'ai tout un groupe de jeunes touristes qui ne va pas tarder à arriver, et j'aimerai que tu t'occupes des étudiantes de Lady Margaret School. Elles seront accompagnées de leur professeure en Histoire et je te serais gré, de ne pas faire l'andouille ou de te mettre en tête d'offrir un verre à l'enseignante, après la visite.
- J'ai fait ça moi ?
- Oui.
- Ah.

Autant dire que je ne m'en souvenais nullement et que je n'avais plus l'intention de le faire désormais. Il y avait Demelza. Il y avait Elle. Elle était si importante, que je ne regardais plus aucune fille. Sauf que j'allais oublier cette promesse, pas plus tard qu'aujourd'hui.

- En parlant de jeune femme, on attend que tu nous présentes l'heureuse élue. Me lâcha-t-il avec un large sourire. Auquel je répondis par un, que je voulais sincère.

Il s'était éloigné, et avait rajusté son badge sur son torse, comme ce que je venais de faire. J'appréhendais toujours lorsqu'il s'agissait de faire une nouvelle visite. Il y avait deux cas de figure : soit, on était suspendu à mes lèvres, soit c'était l'anarchie. Et la deuxième option était difficile par moments à contrôler. A me contrôler. J'avais fait ce pour quoi, j'étais payé à la fin du mois et autant dire que cela me plaisait. Mais depuis quelques temps, une idée légèrement farfelue avait fait irruption dans mon encéphale grise. Je n'avais pas été parmi les rangs de l'UAD, préférant partir à l'aventure et ne pas m'abrutir, les fesses sur les bancs de cette même Université pendant cinq longues années.

Mais il n'était jamais trop tard non ? Je devais en toucher un mot à ma concubine sur ce sujet, qui j'étais certain, nous affecterait tout les deux. Tandis que je raccompagnais le groupe vers la sortie, je vérifiais toujours si personne ne s'était retrouvé seul dans l'une des différentes pièces présentes dans le British Museum. Apparemment, cela était arrivé une fois, alors que Earl était en service.
Petit à petit, j'évoluais dans les différentes salles, quand je vis un individu dans la Japan Room. C'était une jeune femme à la chevelure de feu, ce qui était ma prédilection. J'avais toujours été attiré par les rousses. Mais au-delà de ma contemplation, mon regard doré accusa autre chose.

De la Magie.

Des petites statuettes éléphantines étaient animées, batifolant entre elles tandis que j'entendais le flash caractéristique des photographies interdites. Subjugué par ce qui était en train de se passer, je n'arrivais pas à détacher mon regard si singulier de la saynète à laquelle, j'assistais.
J'avais déjà pensé, lors de mon premier jour ici, à animer tout ce petit monde présent dans le Musée mais je savais que cela était interdit. Ce qu'elle faisait, était interdit. Du moins, dans les lois magiques non ? J'animerais tout ce qui était présent dans le Musée, quand je me ferais virer.
Ce sera ma petite vengeance personnelle.


- Mademoiselle ?

Je n'avais pas envie de la brusquer, parce que c'était une jeune femme et parce qu'elle était rousse.
Moi, prônant le favoritisme ?
Si peu.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Ven 13 Jan - 16:00


    Les deux petites statuettes semblèrent se prendre au jeu.
    En effet, apparemment conscientes que j’étais en train de les prendre en photo, elles se mirent à prendre poses sur poses afin que mes clichés soient parfaits.
    Je vivais peut-être comme une Non-Maj la plupart du temps, mais j’adorais la magie au fond. Je ne pense pas que je serais de nouveau capable de vivre sans elle. J’en ai aujourd’hui besoin autant qu’elle me passionne et me divertit.

    En y repensant, vivre dans mon camion n’aurait pas du tout été la même expérience sans l’intervention de la magie.
    J’avais certes, toujours voulu vivre telle une nomade. Mais l’espace de vie reste sévèrement réduit dans un véhicule. Surtout que le mien n’était pas énorme. Je n’avais pas souhaité repasser un permis Non-Maj me permettant d’en conduire de plus gros.
    Je n’en avais pas vu l’intérêt à partir du moment où la magie me permettait d’agrandir un espace comme celui-là.

    Mon van est de bonne taille et designé à mon image.
    J’avais toutefois voulu rester dans une taille intérieure raisonnable. Quel aurait été l’intérêt de vouloir vivre telle une nomade s’arrêtant dans diverses forêts pour une meilleure communion avec la Nature, si j’avais un immense appartement ultra aménagé par magie dans mon véhicule ?
    L’intérieur était plus grand qu’il ne l’aurait dû, et ce grâce à un sortilège d’agrandissement, mais restait dans des proportions très raisonnables.
    Ainsi, j’avais tout ce dont j’avais besoin à l’intérieur sans pour autant me trimbaler avec un palace roulant.

    Bref, la magie fait partie de mon quotidien désormais.
    Depuis ma majorité, je n’hésitais plus vraiment à l’utiliser dans toutes situations. Comme celle-ci par exemple, afin d’améliorer mes clichés.
    Clichés que je pourrais d’ailleurs vendre aux magasines Non-Maj et même sorcier les plus offrants. Il fallait tout de même bien vivre de quelque chose !

    Un large sourire étirant mes lèvres, je mitraillai littéralement les petits éléphants de mon flash.
    Un flash plutôt voyant finalement, avec ce grésillement caractéristique des appareils photo sorciers. D’ailleurs, ces derniers ressemblaient étonnement aux anciens appareils que possédaient les Non-Maj.
    Un peu comme si les sorciers étaient restés dans l’ancien temps, tout en possédant la magie. C’était une sorte d’anachronisme sur certains points. Mais c’est pour cela qu’on aime tellement cette vie et ce monde. Cela représente son côté charmant.

    En parlant de charme, une voix suave et visiblement gênée parvint à mes oreilles.
    Rouge de honte à l’idée de me faire pincer, je me stoppai dans mon action, sans bouger pendant une seconde ou deux, l’œil toujours collé à l’appareil. Oups.
    Je n’avais pas du tout réalisé le temps qu’il s’était passé et j’avais presque oublié que je n’étais pas seule et que j’étais probablement en train d’enfreindre nombres de lois et de règles relatives à la pratique de la magie et à ce Musée.

    Enfin, je tournai doucement la tête vers mon interlocuteur, tout en me redressant, confuse.
    Et s’il ne s'agissait pas d'un sorcier ? C’était plus que probable, après tout. Discrètement, je tentai un « Finite Incantatem » en informulé, afin de stopper le mouvement des éléphants.
    Par chance, au bout de deux fois à répéter le sortilège dans ma tête en me concentrant, ils reprirent leurs positions initiales.

    J’étais alors face à ce jeune homme, plutôt mignon, mon appareil magique dans les mains et probablement les joues rouges au possible.
    Avec un teint pareil, j’étais assez sensible à ce genre de choses. Comme le froid, les rougissements de honte ou de colère. C’était parfois handicapant, voir complexant.
    Mais j’avais peu à peu appris à vivre avec, et je commençais à me rendre compte de l’effet que je faisais aux autres. Que ce soit la gente masculine ou féminine. J’avais souvent la même réaction dans les deux cas. Des hommes charmés et des femmes jalouses.
    Allais-je donc tenter le coup de charme avec celui-ci pour qu’il me laisse repartir sans problème ?
    Ne pas avoir l’air trop coupable.

    - Oui ?

    Faire comme si on ne savait pas…

    - Il y a un souci ?

    Je terminai ma question par un sourire des plus charmeurs.
    Puis je vins me pincer la lèvre inférieure, comme consciente de ma bêtise, et totalement confuse. Les rougeurs sur mes joues diminuèrent peu à peu cependant que je reprenais confiance et que le coup de stress redescendait.

    - Je crois que j’ai perdu mon groupe.

    J’avais ajouté cette réplique en prenant un air un peu perdue tout en faisant semblant de scruter les coins de la pièce dans l'espoir de trouver le-dit groupe, que je savais pertinemment déjà partit depuis longtemps.
    Au pire, il me reconduirait à la sortie. Du moins, c’était ce que j’espérais !

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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Ven 24 Fév - 15:18

Merlin.
Qu'elle était jolie.
Jolie et rousse.
Le duo parfait.

J'avais toujours eu un sacré faible pour les rouquines. Ma première petite amie, avait été rousse. C'était Purdey LaRoche Elda, qui m'était littéralement tombée dessus, lors d'un après-midi de détente dans le parc de Poudlard.
Je l'avais toujours scrutée en secret, examinant le moindre de ses faits et gestes. Connaissant ses goûts par cœur et me pliant à ses exigences, toujours étranges et farfelues, mais souvent dites avec un ton qu'il ne fallait pas défier.
J'aimais Purdey sans concession aucune, conscient que je finirais ma vie à ses côtés. Mais cela, était différent aujourd'hui. Lors de ma scolarité à Poudlard, j'avais connu Demelza Worpel et je la savais amoureuse de moi. Je savais son projet de rapprochement à mon égard, notamment en intégrant l'équipe de Quidditch de Serpentard où je fus Capitaine et Attrapeur.
Elle me plaisait, mais il m'était difficile de me l'avouer.

Et surtout, il y avait un obstacle de taille : Purdey.

Cette dernière n'appréciait Demelza que pour lui démontrer qu'elle lui était supérieure. Et surtout qu'elle possédait l'objet de sa convoitise. Mark Resnald. Et qu'elle n'était nullement prête à le lui céder. Ou avec une énorme contre-partie. Je suis donc resté avec Purdey, sans pour autant me désintéresser de Demelza. Mais j'avais été odieux avec Elle ... Et bien entendu, jamais elle ne me pardonnerait.
Sauf, cette fois où nous nous rencontrâmes par un bien étrange hasard. J'étais au plus mal et elle avait été là.

Elle avait toujours été là.

J'avais compris mes sentiments à son égard bien trop tard. Mais je lui en avais fait part, non sans une certaine appréhension. J'étais heureux à ses côtés, bien que conscient que cela n'allait pas tarder à changer. Ma fiancée, était enceinte et autant dire que j'étais dans un état étrange. Presque catatonique. Il m'a fallu un certain temps pour accuser la nouvelle et je crois que cela m'est toujours difficile et ce même aujourd'hui.
Alors, voir cette jeune femme rousse présente en face de moi, me ramène inexorablement à l'un de mes vices. Mon regard doré scrute cette apparition, que Dieu dans son sadisme a eu bon goût de m'envoyer. Je reste stoïque, observant cette charmante jeune femme, pendant un temps qui me semble outrageant pour la bienséance morale.

Elle feint cette innocence qui abat mes dernières barrières. En d'autres lieux et d'autres temps, je serais sorti de mes gonds et j'aurais usé de mon venin qui m'avait valu ma place à Serpentard. Surtout, si cette charmante vision était un homme. Je me frottais l'arrête du nez, conscient que j'étais en proie à un sérieux dilemme.
Soit, il me fallait faire mon boulot et ce pourquoi j'étais payé ou soit en connaître un peu plus sur cette jeune femme qui animait des statuettes d'éléphant dans le British Museum.

J'optais pour la seconde option. Évidemment.


- Vous ne devriez pas être ici. Mon ton n'était pas froid. Il était "courtois", ce qui me changeait totalement. Mais elle était rousse ... Et c'était ma lourde faiblesse.

- Il me semble que j'ai vu votre groupe partir du Musée, il y a un petit moment. Je lui souris, idiot d'être aussi faible. Mais il va sans dire que j'aime Demelza Worpel.

Évidemment.


- Les appareils photos sont interdits, c'est malheureusement dans le règlement. Et ce pourquoi, les petits éléphants -bien que très mignons- ont eu la chance de prendre vie, est interdit. Aussi.

Je souris encore. Et je tendis l'une de mes mains gantées de cuir noir vers elle. Amical.

- Je m'appelle Mark. Et je ne vous mettrais pas dehors.

Favoritisme ?
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Sam 25 Fév - 15:36


    La tentative de charme avait semblé fonctionner avec le jeune homme.
    C’était d’autant plus plaisant qu’il était particulièrement mignon, même s’il s’agissait probablement d’un Non-Maj pour travailler ici. Enfin, j’en avais conclu qu’il travaillait ici. Il n’avait pas la tête d’un touriste, avait l’accent anglais plutôt marqué, et il se baladait seul dans les galeries du musée à l’heure des visites guidées.
    Logiquement, je devrais me faire sèchement réprimander, mais il avait l’air d’être parfaitement amical, compréhensif et gentil. Et sensible à mon charme apparemment.
    Il était tout à fait adorable.

    Je savais que je n’avais pas le droit d’être ici, mais ses paroles n’étaient absolument pas sèches comme je les avais attendues. J’avais plutôt la sensation qu’il voulait dire quelque chose du style : vous ne devriez pas être ici, mais je suis content que vous le soyez.
    Je lui adressai un sourire gêné et enfantin. Apparemment, cela semblait marcher jusqu’ici, j’étais presque persuadée maintenant qu’il n’allait pas m’engueuler ou me jeter dehors comme une malpropre.
    J’espérai toutefois qu’il n’avait rien vu de mon petit tour de magie, sans quoi j’allais quand même avoir des explications à donner, et je n’en avais pas spécialement l’envie. Si cela partait trop loin à mon gout, je pourrais toujours user du sortilège d’Oubliette.
    Pour le coup, je priai presque pour un miracle et qu’il s’agisse d’un sorcier.

    - Ah ? Désolée, je me suis perdue et…

    Je comptais continuer de jouer la cruche quelques secondes mais je compris dans son regard que je lui ferais pas à lui. Il ajouta qu’il avait vu mon groupe sortir, et depuis un moment en plus.
    Ah, j’étais fichue. Pourtant, je vis curieusement ce petit sourire qu’il m’avait adressé. Il était décidément trop adorable. Et, c’était un sorcier. Je soupirai avec un tel soulagement que cela dû paraitre réellement stupide. On aurait dit que j’étais super soulagée d’apprendre que les appareils photo et la magie étaient interdits ici.
    J’étais surtout soulagée de ne pas avoir à me justifier, et de ne pas avoir à utiliser un sortilège que je n’avais jamais utilisé auparavant, et qui risquait donc de rater !
    Je me mis alors à glousser comme une enfant.

    - Oups ! Je vais le ranger dans ce cas !

    Hâtivement, je replaçai mon appareil dans mon sac, et non autour de mon cou. Mieux valait le faire disparaitre pour le moment. Rapidement, j’arrangeai mes vêtements et mes cheveux avant de me redresser et de faire de nouveau face au jeune homme.
    Baissant le ton tel qu’il l’avait fait, mais en exagérant de façon comique, je répondis à sa réplique concernant l’utilisation de la magie.

    - Et j’éviterai ça aussi à l’avenir…

    Je conclu par un sourire jusqu’aux oreilles, voyant que l’inconnu continuait aussi de garder ses zygomatiques tendus. Il en vint finalement à se présenter. Étonnant comme comportement non ? Ce n’était pas tous les employés de musée qui venaient se présenter ainsi au lieu de vous jeter dehors quand vous aviez commis une infraction au règlement.
    Mon hésitation ne dura qu’une seconde, durant laquelle je m’étais demandé ce qu’il avait derrière la tête. Mais après tout, pourquoi ne pas voir le bon côté des choses : je n’allais pas avoir d’ennui, et ça, c’était positif.
    Je vins saisir sa main, étrangement recouverte d’un gant noir dont la sensation à son contact me donna un étrange frisson.

    - Et moi Kalista. J'ai cru que vous étiez un Non-Maj. Merci de ne pas me jeter dehors !

    J’avais terriblement envie de lui demander ce qui me valait un tel favoritisme mais parvins à me retenir bien que la question me brûlait les lèvres.
    Je préférai dévier de ce sujet pour continuer sur celui des présentations.

    - Vous travaillez ici donc ? Vous êtes gardien, guide, quelque chose du genre ?

    Vint ensuite l’interrogation suivante : par Merlin, mais que faisait un sorcier exerçant un job des plus Non-Maj ? J’étais persuadée que des musées magiques existaient quelque part.
    C’était peut-être un Cracmol ! C’était possible non ?
    Quelque peu nerveuse, je me mis à jouer avec mes doigts, les tordant ou triturant mes ongles pourtant pas particulièrement longs ni entretenus.
    Puis, repensant au Starbucks qui se situait juste en face, je laissai échapper :

    - Ça vous dirait un café ?

    Il était en train de travailler mais je venais de lui proposer un café, quelle idiote !
    Cela partait d’une bonne intention, principalement pour le remercier de ne pas m’avoir incendiée plus que ça, et pour ne pas m’avoir attrapée par la peau du cou et jetée dehors comme je l’aurais probablement mérité.
    De plus, j’avais pris un café juste avant de venir. Une fois encore, mes nerfs allaient se retrouver  à vifs de par ma consommation excessive de cette boisson.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Lun 27 Fév - 10:15

Elle s'appelait Kalista.

C'était un prénom peu commun. Du moins, elle était la seule que je connaisse à porter un tel patronyme. Indubitablement, elle me fit penser à Anastasia Grant, une demoiselle qui là aussi, avait un prénom peu singulier et qui m'avait littéralement tapé dans l’œil. Au sens propre du terme.
Cette jeune femme -mariée-, détestait son prénom et le raccourcissait en Stacy, ce qui de mon point de vue était bien trop commun. Anastasia était si rare -je n'en croisais pas à tous les coins de rue-, mais elle traduisait cette sensation commune par une personnalité affirmée. J'avais comme étrange théorie que ceux ou celles qui étaient affublés de prénoms inhabituels avaient une personnalité qui allait de pair.
Et peut-être que cette jolie rousse en faisait partie ? Elle avait déjà un léger accent que je supposais étranger. Ce qui me mit la puce à l'oreille fut l'emploi de l'expression "Non-Maj", non usitée chez nous, les Britanniques. Elle était peut-être Américaine, car ces derniers étaient friands de ces étranges expressions.

Je lui demanderais, de toute façon.

Lorsque je l'avais saluée d'une poignée de main, agrémentée de mes éternels gants de cuir noir, j'avais pu sentir émaner d'elle, un léger frisson. J'avais cette habitude qui ne me quittait plus et qui restait vissée comme un Diable au corps. Mes stigmates colorées étaient toujours là, bien que Demelza avait trouvé un remède pour en soulager la douleur, mais ce n'était nullement éternel. La Douleur était toujours là, fulgurante et abrasive, comme un fer chauffé à blanc qui imprimait son dessein sur ma peau mate et meurtrie.
Or, cela faisait un moment, que je n'avais plus ressenti cette fièvre destructrice. Mais elle se rappellerait sûrement à mon bon souvenir, quand je ne l'attendrais pas, la vicieuse. Mon regard doré scrutait mon intruse qui avait perdu son groupe tout en l'écoutant, m'asséner de questions. Je souris, conscient qu'un sorcier présent dans un Musée plus que moldu était en soi quelque peu déroutant. Mais je n'eus pas vraiment le temps d'émettre une quelconque réponse, un individu bien connu venait de faire son apparition dans la Japan Room.

Earl. Et Merde.

Ce dernier était arrivé sans un bruit -chose presque impossible-, et se tenait entre nous deux, comme rempart à n'importe quelle forme de cohésion sociale. Et autant dire, que je l'avais un peu mauvaise. Je me mis à froncer les sourcils, mon sourire bienveillant ayant disparu au profit de mâchoires serrées. Ce type bien que gentil au possible avait le don de m'énerver au plus haut point, quand son zèle était à son paroxysme, comme c'était le cas ici.


- Tu peux nous laisser Earl, je m'en occupe.
- Avec toi, je sais ce que cela veut dire, Resnald.
- Hum.

Comment dire ?

L'idée de sortir ma baguette et d'user et en abuser sur lui, était fort plaisante. Mais je devais me plier à ne pas montrer ma singularité magique au sein du British Museum, bien que par moments, Earl aurait bien besoin d'un coup de baguette pour le remettre en place.
Nous restâmes donc à nous contempler un moment, et je réussis à battre cet homme corpulent à un duel de regards. Soufflant, j'avais néanmoins entendu la question de Kalista avant l'apparition de Earl -apparition qui me rappelait vaguement quelque chose là aussi- et répondis par l'affirmative.

Autant dire, que j'y avais réfléchi à peine deux secondes.


- Bien sûr que ça me va ! Bien qu'en bon Anglais pur souche, je préfère le thé. Dis-je en souriant, tout en m'emparant du bras de ma jeune intruse afin que nous puissions sortir d'ici. J'ôtais mon badge et le mettais dans la petite corbeille en osier, prévue à cette effet, présente à l'accueil. Ma pause n'était initialement prévue que dans une dizaine de minutes, j'avais juste pris un peu d'avance. En face du British Museum, il y avait ce fameux Starbucks, où ma chère et tendre patronne avait pour coutume de prendre un scone au sirop d'érable et noix de pécan, agrémenté d'un grand café à la cannelle.

J'espérais juste une chose, ne pas la croiser. Ici. Je poussais donc la porte de l'enseigne et laissais Kalista y entrer la première. Le Starbucks était complet à cette heure-ci, comme à toutes les autres heures d'ailleurs. Mon regard doré embrassa l'immense salle, scrutant si au passage Annie Winter était là, et par la même occasion si une table était libre. J'en avisais une, près de la fenêtre.


- Venez avec moi.

Nous nous installâmes donc à cette table et machinalement je pensais à Demelza, si cette dernière me voyait, elle m'étriperait et elle me crèverait les yeux. Et seulement après, elle me tuerait. Charmant programme ... De la poche de mon blouson de cuir noir, j'en sortis un téléphone moldu -idéal pour se fondre dans la masse-, et entrepris d'envoyer un sms à ma fiancée. Fiancée à qui j'avais offert le même téléphone, et dont j'avais du expliquer les rudiments. Elle avait galéré mais moi aussi, étant sorciers de pure souche tout les deux, la technologie moldue, ce n'était pas vraiment chose aisée. Mais j'avais réussi à m'acclimater.
Je revins doucement à mon interlocutrice, toujours souriant. Elle était décidément vraiment jolie. Jolie et rousse, c'était vraiment le combo parfait. Je jetais un œil désinvolte au menu, préférant me concentrer sur elle, et répondre à l'une de ses questions, posée quelques minutes auparavant.


- Je suis Guide au British Museum. En revanche, le vieux rustre que vous avez aperçu, lui, c'est le Gardien. Earl. Je suis bien un Sorcier, si vous vous posez la question. Il est certain que cela est un peu étrange, de voir un Sorcier travaillant dans un domaine moldu, mais autant dire que j'ai une famille figée dans des traditions séculaires, et ça, je suis contre. Alors c'est une forme de rébellion, j'ai arrêté Poudlard à ma septième année et je n'ai pas poursuivi des études à l'Université Albus Dumbledore, là aussi préférant mettre à mal l'autorité de cette Dynastie dont je suis l'Héritier ...

Il me semblait si facile de lui parler, que cela en était étrange. Vraiment. J'étais mitigé entre le fait d'apprécier cela et d'en être dérouté. Comme si par un simple sourire, elle était parvenue à briser des barrières entières de mutisme.

- J'arrête de parler de moi, mais si vous avez d'autres questions, j'y répondrais. Mais et vous ? D'où venez-vous ? J'ai pu déceler chez vous un léger accent étranger. Alors ?

Je souris encore, tout en consultant cette fois-ci le menu avec la plus fervente attention.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Lun 27 Fév - 14:56


    Avant même que Mark ait pu répondre à mes questions soudaines, un homme pour le moins étrange s’était ramené dans la Japan Room sans qu’aucun de nous deux ne le remarque.
    Je me demandai donc comment il avait fait pour être si discret. Il devait probablement travailler ici lui-aussi, pour être autorisé à se balader tout seul, et sans aucun bruit. J’imaginai déjà comment la scène aurait dérapé si c’était lui et non Mark qui était arrivé en premier sur les lieux de mon « crime ».
    Pour le coup, je le voyais très bien me jeter dehors, sans pression aucune.

    Il n’avait pas dit un mot et s’était contenté de se poster entre nous deux. Comportement plutôt étrange selon moi. Il voulait nous empêcher de communiquer ?
    Comme pour lui répondre par la provocation, je fis un pas sur le côté, afin qu’il ne soit plus pile poil entre nous. C’était une scène pour le moins étrange. Je ne savais pas exactement comment réagir mis à part ça, je laissai donc Mark lui parler, car il semblait bien le connaitre.
    L’étrange individu se nommait donc Earl, et semblait être un collège travaillant au British Museum.
    Son allusion quant aux agissements de Mark me fit froncer légèrement les sourcils. Je me demandais bien ce qu’il voulait dire par là. Etais-je tombée sur un coureur de jupon ? A la base, il voulait simplement me rappeler à l’ordre, c’était moi qui l’avais invité. Ce qui faisait de moi la personne entreprenante et non l’inverse.

    J’eus à peine le temps de penser ça qu’il fonça sur moi pour m’agripper le bras et m’éloigner de cet individu nommé Earl. Il accepta d’ailleurs mon offre par la même occasion, précisant toutefois qu’il préférait le thé.
    Ah, ces anglais… Eh bien, j’imaginais qu’il pourrait peut-être prendre un thé au Starbucks ? A moins qu’il m’emmène totalement ailleurs ?
    Me laissant totalement guider, je compris qu’il prenait en effet la direction du Starbucks dans lequel j’étais allée chercher mon café avant de venir au musée pour ma visite guidée. D’ailleurs, je n’en avais même pas vu la fin !

    Il parvint par miracle à nous trouver une table malgré le monde présent à cette heure de l’après-midi. En général, je ne me posais jamais dans ce genre d’endroit. Trop urbain, trop de monde, trop de bruit. Je ne venais que pour le bon café et je déguerpissais le plus rapidement possible.
    Mais j’avais proposé et j’allais donc devoir faire un effort. Il me fallait trouver quelque chose pour me concentrer sur lui et non sur ce monde incroyable et bruyant tout autour de nous. Je remarquai alors une étrange lueur dans son regard. Avait-il les yeux dorés ? Comme les chats ! Je souri à la pensée de mes bébés qui devaient probablement faire la sieste à cette heure-ci.

    Sans attendre, Mark se lança dans une présentation un peu plus poussée. J’étais un peu bousculée tant les évènements s’étaient enchainés rapidement. Il n’y avait même pas quinze minutes, j’étais en train de prendre des photos dans le British Museum et me voilà déjà à table avec un inconnu qui me raconte sa vie. J’étais contente d’inspirer confiance à ce point mais je sentais bien qu’il avait aussi saisi l’occasion de quitter son job avec un peu d’avance. Il semblait même à cran.
    Attentive, j’écoutai son récit, la tête posée dans ma paume et le bras accoudé à la table. Pas besoin de regarder le menu, je savais déjà quel café j’allais prendre. A moins que je ne prenne plutôt quelque chose à manger ?

    - Il est étrange aussi de voir un sorcier avec un téléphone portable.

    C’était là, la première remarque que je trouvais à faire après l’écoute de son histoire. Après un sourire sincère, j’extirpai mon propre portable de mon sac. Etant photographe, j’en avais besoin car je ne travaillais pas toujours avec des sorciers.
    Je pensai sur le coup que je pourrais peut-être prendre son numéro, mais je préférai attendre un peu. Tout cela allait bien trop vite pour moi, j’étais prise dans le feu de l’action et je me sentais quelque peu impuissante.
    En ce qui concernait la suite, j’avoue ne pas avoir tout suivi. Cela devait lui sembler simple à lui, mais pas à moi. Pas sans plus de détails. Je décidai donc de me présenter juste après qu’il m’en ait fait la demande.

    - Je suis américaine, je viens de New-York. J’ai donc fait mes études à Ilvermorny, maison Oiseau-Tonnerre, mais je n’ai pas fait plus d’études. A vrai dire, je viens à peine de finir l’école et j’ai directement commencé à voyager.

    Je fis une petite pause, cherchant ce que j’avais oublié. Il avait donné tant de détails sur lui que je ne savais même plus où j’en étais moi-même.
    Ah oui, peut-être devrais-je parler de mon métier. Je me débarrassai tout d’abord de ma veste et de mon écharpe, il faisait si chaud dans ce café. C’était assez rare de me voir ainsi, moi qui trainais toujours dehors, j’étais sans cesse bien couverte.
    D’un geste de la main, je replaçai ma tignasse en arrière puis repris la parole.

    - Je suis photographe. Voilà pourquoi je prenais des photos tout à l’heure. Je vis de mes ventes et je passe le plus clair de mon temps à voyager, depuis maintenant trois mois. J’ai principalement visité l’Ecosse. J’étais de passage à Londres pour vendre des photos justement. Je suis une sorte de nomade, je ne considère pas que je n’ai pas de chez moi, mais que chez moi, c’est partout.

    Présentation express terminée !
    Toujours aussi curieuse, j’avais envie d’en savoir plus sur cette fameuse Dynastie dont il prétendait être l’Héritier. Sur quel énergumène étais-je encore tombée ?
    Je me demandais si je l’avais croisé à Poudlard. J’avais en effet étudié quelques mois là-bas lors d’une sorte de programme d’échange et j’avais ainsi rencontré pas mal d’élèves anglais. Principalement des Serpentard. Du moins, un Serpentard. Pour le reste, j’avais plutôt eu tendance à squatter la bibliothèque avec les Serdaigle.
    Je n’arrivais pas à mettre un âge sur son visage mais il était clair qu’il était plus âgé que moi, pas sûr qu’on se soit croisés.

    - J’ai passé 6 mois à Poudlard en 5ème année. J’aurais tellement voulu rester…

    Un brin de nostalgie m’envahit. J’avais toujours adoré mon école évidemment, mais on trouve toujours l’herbe plus verte ailleurs n’est-ce pas ? Si bien que j’avais toujours fantasmé sur cette magnifique école qu’est Poudlard. J’avais ainsi été dans les premiers à me porter volontaire pour ce programme d’échange et je ne le regretterais jamais.
    Sans m’en rendre compte, j’avais baissé la tête pour regarder mes mains posées sur mes genoux. J’avais l’air de totalement déprimer. Ah, nostalgie quand tu nous tiens.
    Mais d'un sursaut, je parvins à me ressaisir !

    - Vous voulez boire quoi du coup ? Moi, je pense que je vais juste prendre un muffin finalement.

    C’est bon les muffins.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Jeu 2 Mar - 10:34

Poudlard.

J'avais quelquefois des sentiments nostalgiques à l'encontre de ce château qui avait abrité mon adolescence. Il avait été sécurisant et j'y avais forgé les plus belles amitiés, les plus belles amours et les plus belles déceptions. Je l'avais donc quitté à la fin de ma septième année, conscient qu'il était temps de me séparer de ce cocon sécuritaire, et d'entrer dans cet âge adulte qui me faisait inexorablement peur, bien que je me taisais lourdement à ce sujet.

Je n'avais pas foulé les bancs de l'Université Albus Dumbledore, y préférant la liberté. Liberté, que je ne connaissais pas depuis ma plus tendre enfance. J'étais cloisonné dans cette Dynastie, au seul rang d'Héritier BloodDust. Je n'étais entré dans ce monde que pour cela finalement. Pour éventuellement donner, moi aussi, un héritier à cette Dynastie. C'était ma finitude. J'avais contrecarré les plans de cette Dynastie poussiéreuse, en n'effectuant nullement de longues études, préférant cette Liberté, comme je l'avais déjà précisé.
Ils avaient tenté de me faire plier, de me faire comprendre que cette image était malvenue et que je devais me faire à ce moule. Enfant, j'avais été fier de toute cette reconnaissance à mon encontre. J'avais été le Descendant, le Prince, l'Intouchable. Celui à qui on devait servitude et allégeance. A mon entrée dans le château, j'étais con.

Cela n'a pas vraiment changé en fin de compte. Mais j'ai mûri.

A contre-pied, j'étais allé dans ce job moldu. Ou c'était plutôt lui qui m'avait trouvé. Un soir dans un Pub. Annie Winter était arrivée, et n'avait nullement regardé mes qualifications. Je lui avais plu par mon air revêche et insolent. J'avais signé le contrat, le lendemain, conscient que j'allais m'enterrer dans ce job moldu, qui, me plaisait étrangement. Mais j'avais envie de changer. Aider Demelza dans son affaire était bien plus gratifiant, qu'être un Guide insipide dans un musée moldu. Bien que j'y avais fait des rencontres que je n'étais pas prêt d'oublier.

Comme celle survenue quelques minutes plus tôt. Elle m'avait étrangement sorti de mon quotidien, dans lequel, j'étais resté confiné et je l'en remercierais. Nous étions assis dans ce café, dont le brouhaha incessant couvrait notre discussion interdite aux communs des Moldus. Nous étions tout deux Sorciers, de pays différents. Et sa jeunesse me faisait penser, que j'avais perdu la mienne. Du moins, j'étais devenu cet adulte parachuté dans ce rôle de père. Rôle, qui me faisait réellement peur. Comment allais-je réagir quand cet enfant sera sur Terre ? Aurais-je autant d'amour à lui donner ? Ou délaisserais-je cette famille qu'il m'avait fallu tant de temps à construire ? Je n'en avais nulle envie. Mais j'avais peur de cette réaction. J'aimais Demelza comme jamais, mais l'arrivée d'un enfant bouleversait tout, c'est du moins ce que Earl m'avait dit.
Alors, me retrouver attablé avec Kalista, me faisait oublier un peu toutes ces interrogations. Je m'étais donc empressé d'envoyer un message à Demelza, dont j'avais hâte de retrouver la présence et la chaleur.


- Oui, j'ai appris à l'utiliser. Travaillant en dans un endroit moldu, je me devais d'apprendre. Dis-je en souriant. J'avais lâché quelques phrases, dont visiblement elle n'avait pas saisi le sens. A vrai dire, je n'en avais nullement l'habitude, silencieux sur ce que je suis. Mais cette jeune femme m'apportait une réelle confiance et j'avais tort de ne pas lui en parler. Mais j'écoutais ses dires, encore souriant à son encontre.

Elle était Américaine. Je ne m'étais pas trompé car j'avais su déceler ce léger accent. Des études passées à Ilvermorny, dans la maison Oiseau-Tonnerre. Chauvin et attaché à Poudlard, je ne connaissais pas vraiment les autres institutions magiques, mises à part Beaux-bâtons et Durmstrang. Je ne savais nullement quel aspect avait cette école et j'étais décidément curieux de le savoir.


- Comment est Ilvermorny ? C'est aussi grand que Poudlard ? Et quelles sont les qualités pour la Maison où vous ... tu as été répartie ? En ce qui me concerne, je fus présent dans les rangs de l'éminent Salazar Serpentard. Dis-je avec une fierté non dissimulée. Cela faisait bien dix années que j'avais quitté cette Maison, mais j'étais toujours fier d'y avoir intégré ses rangs. Il y avait toujours cette arrogance, surtout inhérente à ma propre Maison.

Elle était donc Photographe, ceci expliquait donc les clichés pris dans la Japan Room, toute à l'heure. Elle vendait donc ses clichés et voyageait. Une véritable Nomade ... Et j'aimais bien cela. Sans attaches aucune, livrée à elle-même et vivant de ses clichés. Elle était donc venue grossir les rangs de Poudlard, lors de sa cinquième année. Mais elle n'était pas restée longtemps -seulement six petis mois-, contrainte de retourner à New-York.


- Ah Poudlard. Il me manque parfois. C'était lors d'un échange entre écoles ? Je ne crois pas que je t'ai croisée dans les couloirs, je suis un petit peu plus vieux que toi. Dis-je en souriant. Et tu peux me tutoyer. Me vouvoyer me fait prendre cruellement dix années dans la tête. As-tu fait des connaissances ?

Merde, j'étais devenu un vrai moulin à paroles. Il fallait décidément que j'arrête. Merlin entendit mes prières, lorsque Kalista me questionna sur mes désirs en question de boissons et d'aliments. Honnêtement, je ne savais pas quoi prendre. J'avais envie de bousculer mes habitudes en me laissant tenter par un café et non un thé, pour une fois.

- Je me laisserais bien tenter par un café aux saveurs hivernales et un Muffin à la myrtille.

Je me levais donc, m'entêtant à prendre commande dans une file d'attente qui ne désemplissait pas. Et ce qui avait le don de m'agacer. Je détestais attendre, c'était une perte de temps.

- Quelle saveur, le Muffin, au fait ? Et tu es sûre de ne pas vouloir boire quelque chose ?

Autant m'en assurer.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Jeu 2 Mar - 20:17


    J’étais un peu dans la même situation que lui en fin de compte.
    Bon d’accord, à la base, j’étais issue d’une famille constituée exclusivement de Non-Maj, mis à part moi. J’avais donc commencé à me familiariser avec la plupart des objets et technologies Non-Maj avant d’apprendre que j’étais en fait une sorcière supposée aller étudier dans une incroyable école de magie planquée au milieu des montagnes. Comme j’aime à le dire, cela avait été les deux plus beaux jours de ma vie.
    Celui où j’avais reçu ma lettre, et celui où j’avais mis les pieds à Ilvermorny pour la toute première fois.

    Déjà toute petite, j’avais eu un souci avec la civilisation, le confinement et le système. Je n’étais pas née dans la plus petite des villes, mais au contraire, dans l’une des plus grandes.  J’avais toujours cru que c’était ça, la vie, avant de commencer à voyager un peu avec mes grands-parents. Tout comme je le suis aujourd’hui, ma grand-mère avait toujours rêvé d’être une globetrotteuse et m’avait emmenée visiter pas mal d’endroits.
    Mes grands-parents vivant eux-mêmes à la campagne, cela me faisait de sacrées vacances quand j’allais y passer quelques semaines durant l’été. Je compris alors que le monde ce n’était pas comme ça, ce n’était pas QUE la ville. Et c’est ainsi que je prévu de m’échapper d’ici à la première occasion, qui s’était avérée être la fin de mes études à Ilvermorny. J’avais décollé moins de trois mois plus tard en direction de l’Ecosse.

    - Moi aussi c’est pour le travail. Je vends autant aux Non-Maj qu’aux Sorciers donc c’est toujours pratique !

    Je m’étais un peu moquée de lui mais finalement, j’avais moi aussi choisi un métier non lié à la magie. J’avais certes, l’un de mes appareils qui était magique, mais le métier en soit n’avait rien à voir avec la magie.
    Je n’étais pas duelliste, professeur de divination, médicomage ou bien Auror. Mais ce n’était pas pour les mêmes raisons que Mark en revanche. Ce dernier semblait toujours en rébellion contre sa famille. Cette dernière me paraissait toujours aussi compliquée et je ne voulais pas prendre le risque de gâcher cette rencontre en lui demandant plus de détails à ce sujet.
    C’était lui qui m’intéressait, pas sa famille ou sa lignée.
    Attends, qu’est-ce que je viens de dire là ? Qu’il t’intéresse. Ah, en effet, il m’intéressait. En tous cas, il m’intriguait particulièrement et je le trouvais réellement sympathique. Il ne s’agissait peut-être que d’une carapace ou d’une surface mais je passais réellement un moment agréable en sa compagnie. D’accord, cela ne faisait qu’une demi-heure qu’on se connaissait, mais il me semblait gentil, intéressé et à l’écoute.
    Il était curieux d’en savoir plus sur Ilvermorny, l’école de sorcellerie américaine. Pour une fois qu’on me posait la question, j’allais me faire une joie d’en discuter !

    - Ilvermorny est beaucoup plus grande que Poudlard. Elle est partit d’une simple maison, pour devenir cet immense château à flanc de montagne. Ses créateurs – James Steward et Isolt Sayre – se sont énormément inspirés de Poudlard pour la construire.

    C’était la première fois que je me lançai dans l’histoire de mon école. Je n’avais jamais vraiment eu l’occasion d’en discuter auparavant parce que personne ne m’avait encore posé de questions aussi précises.
    C’était une joie de pouvoir enfin échanger avec un sorcier étranger à ce sujet. Et de plus, un sorcier ayant étudié à Poudlard, l’école qui avait définitivement inspiré Ilvermorny. D’ailleurs, l’inspiration avait été jusqu’à l’invention de quatre Maisons afin de répartir les élèves. Mis à part que les créateurs n’avaient pas souhaité leur donner leurs noms mais plutôt les noms d’animaux magiques qu’ils appréciaient ou qui les représentaient. Les deux premières maisons étaient pour James et Isolt, et les deux dernières, pour Chadwick et Webster, leurs enfants.

    Mark avait indiqué avoir été chez Serpentard. Ce qui m’avait provoqué un léger écarquillement des yeux. Je ne l’imaginais vraiment pas dans cette Maison. J’étais peut-être pleine de préjugés à ce niveau, mais il me semblait trop… gentil.
    Mais il avait pu évoluer depuis le temps, je ne savais pas depuis quand il avait terminé ces études là-bas. Néanmoins, lorsqu’il m’avait annoncé cette nouvelle, je perçu non pas une pointe mais une totale fierté qui émanait de lui. Fier d’avoir été un Serpentard alors ? Eh bien soit, je ne pouvais pas dire que cela me pose le moindre souci.
    Après tout, j’avais connu des Serpentard très sympas et quelques Serdaigle tout à fait désagréables. Milo était à Serpentard d’ailleurs. Il y était même toujours, en  6ème année. Je repensai un instant à lui avec un brin de nostalgie avant d’enchainer.

    - Oiseau-Tonnerre est une Maison d’aventuriers, représentée par l’oiseau qui lui donne son nom et qui incarne la force de l’âme. C’est moi qui aie décidé d’aller dans cette Maison. Celle du Serpent-Cornu m’avait elle-aussi choisie. Lors d’hésitation, c’est à nous de décider. Cette autre Maison représente la force de l’esprit, c’est le repaire des érudits.

    Apparemment, Poudlard lui manquait aussi beaucoup. Je n’y avais pas passé beaucoup de temps mais cela avait toutefois réalisé l’un de mes rêves : celui de découvrir l’école qui avait inspiré la mienne.
    Cela avait été six mois tout à fait magiques, dans tous les sens du terme. Et j’y avais rencontré mon tout premier copain – et dernier officiellement – mais ça, c’est une toute autre histoire.

    - Un échange scolaire avec une élève de Poudlard oui. J’ai fait quelques rencontres mais dans l’ensemble, j’étais assez seule. Enfin, je suis plus ou moins sortie avec un garçon. Un Serpentard en plus.

    Je lui adressai un sourire moqueur et un regard qui pouvait signifier « si on avait eu le même âge et qu’on s’était croisés à Poudlard, cela aurait pu ! » mais ce n’était pas le cas. Il était en effet apparemment un peu plus âgé que moi et souhaitait d’ailleurs que j’arrête de le vouvoyer, chose qui le vieillissait.
    Je ne suis apparemment pas la seule à avoir un problème avec l’idée de vieillir, alors que je vais toujours partie des jeunes. Tout comme Mark en fait partit.
    Ce dernier s’était d’ailleurs levé pour récupérer notre commande.

    - Myrtilles aussi, ça sera très bien. Et je crois avoir déjà trop bu de café, donc ça ira. Merci !

    Cela pouvait donc sembler tout à fait idiot que je lui propose d’aller boire un café alors que moi-même, je ne comptais pas en boire. En réalité, je n’avais rien trouvé d’autre pour faire diversion sur le fait que j’étais illégalement en train de me promener dans le musée et de prendre des photos interdites. Et comme il avait été sympa, j’avais eu ce petit feeling.

    J’attendis qu’il revienne avec nos consommations, ce qui pris pas mal de temps vu l’immense file d’attente. C’était encore pire que tout à l’heure. Heureusement qu’il était allé faire la queue pour moi, j’aurais probablement fait un malaise à sa place. Je n’ai rien de spécial contre les gens, mais je me sens oppressée assez vite.
    D’ailleurs, le monde remplissant l’endroit vint me donner une bouffée de chaleur maintenant que je n’avais plus rien sur quoi me concentrer. Je voulu me débarrasser de tissu supplémentaire mais j’allais me retrouver en débardeur… Tant pis, je serais en débardeur !

    Mark revint enfin et pouvait constater que j’avais laissé la monnaie correspondant à toute la commande sur la table. Après tout, je l’avais invité à la base, non ?  Il ne serait pas correct de lui faire taper toute la file d’attente et en plus, de lui faire payer la totalité de la commande.
    S’il refusait, je le forcerais à au moins prendre ma part.
    Sans attendre, je me saisis de mon muffin et avant qu’il ne puisse faire la moindre remarque sur ma tenue en dévoilant d’un coup un peu plus sur mon anatomie, je lui lançai avec la bouche pleine :

    - Je ne me sens pas très bien. Il fait trop chaud ici !

    Difficilement, je parvins à avaler l’énorme morceau que j’avais croqué sur ma pâtisserie. En effet, cela semblait sec sans boisson à côté.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Sam 4 Mar - 17:46

Le Destin.

Comme bon nombre d'individus sur Terre, j'y croyais. Le Hasard, n'existait pas dans mon vocabulaire. J'étais certain que toutes les rencontres que j'avais faites avaient une raison d'être. Autant les bonnes que les mauvaises. Certaines m'avaient été bénéfiques, tandis que d'autres avaient été toxiques.
A Poudlard, je m'étais forgé des amitiés comme des inimitiés. Là, aussi certaines étaient restées en l'état. Et je ne les troquerais pour rien au monde, conscient d'une certaine chance. J'avais donc rencontré Purdey LaRoche Elda, mon premier véritable amour. Et comme je l'avais pensé, sûrement le dernier mais il n'en avait été rien.
J'y avais rencontré Demelza Worpel, une camarade de Serpentard qui était devenu bien plus avec le temps. Et honnêtement, je ne me serais jamais vu aussi loin avec elle, comme ce que je suis actuellement. Fiancé avec elle, et futur père. Rien que cette pensée était une souffrance. L'arrivée de cet enfant dans ce monde, était un désir non approuvé au début. Mais Demelza et moi-même avions pris conscience qu'il fallait garder cet enfant, gage de notre amour.
Autant dire que j'étais heureux en demi-teinte. Un futur "job" dans lequel, je me sentais moyennement à l'aise et fou amoureux de ma future femme.

Là, était mon Destin.

Mais ici, j'étais en charmante compagnie. Une jolie rousse qui plus est. Artiste à ses heures. Sorcière, tout comme moi. Encore quelques points communs. Bien, que l'artistique, je le cultivais dans mon métier. Je ne connaissais pas toutes les œuvres présentes sur Terre, mais j'en connaissais une bonne partie. J'aimais me documenter sur des sujets intéressants et en apprendre toujours plus était un bénéfice.
Kalista, aussi était en proie à la technologie moldue, s'en servant elle aussi pour son travail. Souriant, à sa réponse, j'attendais néanmoins le bip caractéristique d'une réponse de Demelza. Je souris d'autant plus lorsque je la recevais. Revenant à mon interlocutrice fortement intéressante, j'écoutais ses dires en ce qui concernait sa Maison. C'était vraiment totalement différent de ce que j'imaginais. Bien que Poudlard fut une inspiration notoire pour construire Ilvermorny.


- Une simple maison pour devenir un château ? Drôlement intéressant. Dis-je réellement captivé par son récit. Chose qui n'était pas vraiment coutumière chez moi. J'attendais plus d'elle, savoir où elle avait été répartie. Et comprendre les différentes maisons présentes au sein de ce château semblable à Poudlard. Ainsi, donc elle avait été choisie par deux maisons, et elle avait voulu se retrouver dans la maison de l'Oiseau-Tonnerre. Doublement intéressant vu la description qu'elle venait de me faire.

- C'est toi qui a choisi ? Nous, on a un vieux Choixpeau rabougri qui détermine notre future Maison. Mais il s'avère que chez certains sorciers, c'est plus délicat. On les appelle les "Chapeauflou", mais ils restent très rares. En ce qui me concerne, Serpentard fut une évidence. Gryffondor aurait été une hérésie. Serdaigle un poison. Poufsouffle un cauchemar. Bien que ma cousine, Loevi Leroy, fut répartie dans les rangs des Blaireaux. Ce qui fut une grande déception chez les BloodDust, ma lignée.

J'étais redevenu le Serpent distillant son venin, l'espace de quelques minutes. Je n'allais pas changer finalement. Là, aussi, c'était une fatalité. J'étais ainsi. Bien que je montrais une autre facette à Kalista. En même temps, elle ne connaissait par le Mark de Poudlard, bien que son petit sourire mutin signifiait le contraire. Il était certain, que je n'aurais pas été du tout indifférent à son charme. Ce qui me fit sourire, fut le fait qu'elle était sortie avec un Serpentard. Cela renforçait encore ma fierté, mal placée quelquefois. Mais Serpentard, était bien la meilleure des Maisons. Non ?
Il m'aurait été inconcevable, d'avoir été réparti ailleurs. Si j'avais été un Poufsouffle, aurais-je été différent ? Aurais-je perdu de ma hargne verbale ? Bien que certains Poufsouffles s'avéraient être l'équivalent de Serpentards. Et inversement. Mais j'avais été le cliché type, d'où la non-hésitation du Choixpeau à mon encontre.


- Comment s'appelait-il ? Demandais-je bien plus curieux que je ne l'aurais voulu. Me rendant compte de mon intrusivité, j'émis un sourire coupable, m'excusant presque immédiatement. Tu n'es pas obligée de répondre. Je suis vraiment un peu trop curieux là.

Je n'attendis pas sa réponse et me levais donc afin d'aller prendre notre commande. Or, la file semblait interminable et le Starbucks ne désemplissait pas. Mon regard doré put à loisir, observer le monde, me questionnant s'il y avait d'autres Sorciers comme nous, qui se rappelaient leurs années passées dans leurs Maisons respectives. Au bout de minutes qui semblèrent me durer des heures -je détestais attendre-, notre commande fut enfin prête. Commande agrémentée d'un sourire purement commercial auquel je répondis par un sourire de façade. Je revins enfin à notre table et pus constater que Kalista s'était légèrement dévêtue, semblant étouffer dans cette populace. Étrangement, je ressentais la même sensation. Je n'étais pas un grand fanatique du monde en général et lorsque ce dernier était bien trop intrusif, il fallait que je sorte récupérer mon espace vital.
Sinon, je devenais fou. Et apparemment Kalista était du même avis. Je bus une gorgée de mon café au lait agrémenté de quatre épices propres à la période hivernale et croquais dans mon muffin aux myrtilles. Tout comme Kalista. J'hochais la tête et souriais suite à son désir d'escapade.


- Je te suis. Je ne suis pas un grand fanatique du monde. Tu ne veux pas une gorgée de café ? Ça semble bien sec à avaler, tout ça. Proposais-je à Kalista, qui avait du mal à avaler la petite pâtisserie sans boisson. Je la priais donc de sortir, étant sur ses talons. A l'extérieur, je pouvais enfin respirer l'air frais ambiant. Je fermais mes orbes dorées un court instant, appréciant l'instant. Depuis quelques mois maintenant, mes céphalées étaient endormies et mes stigmates colorées s'avéraient silencieuses. Tout ceci grâce au professionnalisme de Demelza et d'Aloysius. Ce dernier était toujours dans l'ombre et était toujours mon Médicomage attitré.

- Où veux-tu aller ?

J'avais envie de passer dire bonjour à Demelza, mais si cette dernière me voyait en charmante compagnie, j'étais foutu.
J'abandonnais donc l'idée, tout en mordillant mon muffin et en buvant mon café. Café que je proposais à Kalista.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Dim 5 Mar - 20:20


    Ce n’était pas exactement comme de l’agoraphobie ni même une haine envers les autres êtres humains.
    Je n’étais tout simplement pas dans mon élément lorsque j’étais entourée par trop de personnes, et qui plus est dans un espace réduit. Même les grands espaces m’étouffaient à partir du moment où ils étaient fermés. J’étais un peu claustrophobe sur les bords, certes.
    J’avais toujours aimé faire de nouvelles rencontres. Même si en général, elles ne duraient pas plus longtemps que le temps qu’il faut pour raconter sa vie, boire un verre, faire un bout de trajet ensemble.
    J’étais presque persuadée que c’était la première et la dernière fois que je voyais Mark, pas que j’imaginais notre moment passé ensemble se terminer d’une façon désagréable. Simplement parce que je n’allais pas traîner ici et qu’il est difficile de se faire des attaches quand on est incapable de poser ses valises plus que quelques mois.

    Je n’étais donc pas tout à fait à mon aise dans le Starbucks, qui ne désemplissait toujours pas. Entre ceux qui faisaient la queue, ceux qui étaient à table, ceux qui parlaient bien trop forts car ils se pensaient seuls, et ceux qui râlaient qu’ils n’avaient pas de place, je commençais à sévèrement étouffer.
    En général, je ne prends même pas la peine de m’installer, préférant marcher avec mon café ou simplement, me poser ailleurs, très loin d’ici. J’avais suivi Mark et j’avais cru qu’en me concentrant sur nous deux en essayant d’obstruer la présence de tous les autres, j’aurais pu supporter la situation.
    Mais non, il fallait que je sorte prendre l’air avant que ces bouffées de chaleur n’aient raison de moi.

    - A la base c’était leur maison en fait. Ils ont décidé de copier Poudlard et ont commencé à donner des cours. Ils ont agrandi la maison au fur et à mesure pour qu’elle devienne le château de granit actuel.

    Mark semblait captivé par l’histoire d’Ilvermorny, voilà pourquoi je lui avais conté ce que je savais et que je répondais à ses questions avec un certain enthousiasme.
    Je n’avais malheureusement pas de questions à lui poser concernant Poudlard, étant persuadée de déjà tout savoir sur mon école favorite. De plus, j’y avais étudié pendant quelques mois, je pouvais donc déjà me faire une idée plus précise que Mark concernant l’école nord-américaine.

    - Et oui, j’ai choisi Oiseau-Tonnerre parce que je m’étais directement imaginée là-bas après m’être renseignée dessus. A peine quelques mois avant. En fait, j’ai appris que j’étais une sorcière peu de temps avant la rentrée.

    Nous n’avions pas eu l’occasion de discuter de ce sujet mais j’espérai qu’il n’ait pas les mêmes idées et préjugés que la plupart de ses anciens camarades de Serpentard. Cela n’avait pas toujours été facile de traîner à Poudlard.
    A Ilvermorny, la discrimination de ce genre n’existe pas réellement. On se fiche de savoir si vous êtes de Sang Pur, né Non-Maj ou bien né Sorcier. D’ailleurs, James Steward, l’un des deux fondateurs de l’école était un Non-Maj, il a simplement suivi sa femme, qui était une sorcière. Néanmoins les règles concernant le Code du Secret sont extrêmement strictes.
    Quoi qu’il en soit, ces quelques mois à Poudlard furent difficiles à partir du moment où j’ai commencé à fréquenter Milo. Les élèves qui traînaient non loin étaient souvent « racistes ». Mais j’ai appris à m’y faire et j’espérais que Mark ne soit pas comme eux.

    Pourtant, lorsqu’il parlait encore de sa Dynastie, du sang, de sa fierté d’avoir été répartit dans la maison de Salazar, je commençai à me sentir un peu gênée, en plus d’être totalement dérangée par la situation de base – Starbuck blindé et bruyant.
    Si bien que lorsqu’il m’avait demandé le nom de mon copain à Poudlard, j’avais préféré ne pas lui répondre et lui adresser un sourire reconnaissant, comme il m’avait dit que je n’étais pas forcée de répondre. Je ne me sentais pas prête à me livrer si facilement, contrairement à lui. La chose étrange était que plus il parlait de lui, plus j’étais perdue et j’avais l’impression d’avoir de plus en plus de questions qui me venaient.
    Mais je n’allais pas l’assaillir de questions maintenant, bien que cela était tout à fait mon genre.

    M’assurant qu’il n’était pas à l’aise non plus dans cet endroit, il accepta de sortir. En quelques secondes, j’étais rhabillée et dehors pour respirer l’air frais pollué des rues de Londres.
    Je refusai poliment d’un geste de la main la proposition de Mark quant à lui prendre une goutte de café. Assez de café pour moi aujourd’hui, j’étais déjà un peu trop sur les nerfs et les effets de ma précédente boisson caféinée n’allaient pas tarder à se manifester.
    Où aller, c’était bien ça la question ! Me revint un léger détail en tête : Mark était seulement en pause actuellement, non ?

    - Tu ne dois pas retourner bosser ?

    J’avais presque oublié qu’il avait déserté son boulot en avance et je ne connaissais pas ses horaires mais il lui restait peut-être un peu de temps pour se promener et pourquoi pas, continuer de bavarder.
    Je me mis donc à réfléchir à un endroit où se poser. Un espace vert de préférence. Et le choix était vaste, cette ville en regorgeait. C’était un des points positifs de Londres et ce pourquoi j’adorais être ici, bien que le milieu urbain me rebute de base.
    On avait beau me dire qu’à New-York, il y avait bien plus d’espace vert qu’à Londres, cela me faisait doucement rire. Alors oui, niveau superficie, Central Park est immense, mais cela ne sert à rien de tout planter au même endroit pour laisser tout le reste de la ville totalement bétonné et goudronné.
    Je trouvai finalement où nous pouvions nous rendre et m’engageai sur le trottoir en espérant que Mark m’emboite le pas.

    - Il y a Russel Square juste à côté. C’est sympa pour se poser avec un pique-nique ou un livre. Avec de la chance, il n’y aura pas trop de monde…

    Et j’espérai réellement qu’il n’y aurait personne !
    Après quelques minutes de marche particulièrement difficile, nous voilà enfin au square. Par chance, le temps changeant avait probablement fait fuir la plupart des gens, et l’endroit n’était que très peu peuplé.
    Contente, je laissai tomber mon sac près d’un arbre avant de m’installer dans l’herbe. Ah, j’étais bien mieux là que dans un Starbucks bondé ou dans les rues polluées et pleine de gens – extrêmement polis, certes.
    Je me remis à dévorer mon muffin, avec beaucoup moins de difficultés cette fois-ci. J’avais évité d’en croquer un trop gros morceau et surtout, j’étais moins stressée par l’environnement.

    - Mes chats adoreraient se promener ici !

    Je scrutai les alentours un instant avant de finalement m’étaler par terre, la tête dans l’herbe. Bon, intérieurement, j’espérai quand même ne pas m’être allongée dans une crotte de chien, mais j’avais rapidement inspecté le lieu avant de me poser, et la voie m’avait semblée libre.

    - J’aime bien Londres. Tu habites ici j’imagine ?

    Tout comme j’aimais prendre des photos sans aimer me faire prendre en photo, j’aimais poser plein de questions sans pour autant apprécier répondre à celles des autres. Du moins, quand cela concerne directement ma vie personnelle.
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MessageSujet: Re: A la rencontre de la civilisation [Mark]   Mer 8 Mar - 15:00

J'avais toujours détesté la foule.

D'aussi loin que je m'en souvienne du moins. J'y avais toujours préféré la Solitude, moins regardante à mon encontre. Bien que j'avais du partager durant sept longues années mon dortoir avec des camarades de maisonnée, je ne leur avais peu parlé. Ils n'avaient rien su de moi, à part mon ascendance. Et ma propension à être réparti si facilement chez les Serpentards.
Comme je l'avais pensé récemment, aurais-je été différent dans une autre Maison ? Gryffondor ? Poufsouffle ? Serdaigle ? Étrangement, je ne me voyais dans aucune des autres Maisons peuplant Poudlard. Et Ilvermorny ? Grâce aux dires de Kalista, j'en connaissais un peu plus sur cette école qui m'était totalement méconnue, il y a de cela quelques instants. Cette école de magie, s'était largement inspirée de Poudlard quant à son aspect et à l'utilisation de quatre Maisons différentes pour y répartir les différents sorciers.

Or, il n'y avait aucune trace d'un Choixpeau Magique pour établir un choix qui allait se répercuter sur sept années d'études. Mon Destin, lui, était tout tracé depuis ma naissance et dès lors, je n'étais soumis à aucun choix. Je devais suivre la voie pour laquelle, j'étais fait en ce bas monde, même si elle ne me plaisait pas. Une jeune femme m'avait été promise. Jeune femme que je n'avais jamais vue et que je ne voudrais jamais voir par ailleurs. Puis, il y avait eu Demelza Worpel et là, j'avais eu l'impression d'enfin pouvoir faire un choix.
J'écoutais Kalista en souriant, oblitérant totalement une patronne furieuse, qui me ferait payer ma prise de liberté, par des remarques bien senties.

Au pire, j'aurais un avertissement. Au mieux, je me ferais virer de ce job moldu pour lequel je ne suis peut-être pas fait, finalement.


- Un château de granit ? Cela me ferait plaisir de voir des photos d'Ilvermorny. Cela est difficile de s'en faire une représentation. Dis-je en souriant. Encore. En ce qui concernait la suite de sa tirade, je fus littéralement surpris. Mon regard doré fixait cette jeune femme étrange, qui ne savait pas son statut de Sorcière. Du moins, elle le sut lors de son entrée à Ilvermorny. Là, j'étais vraiment curieux.

- Comment ça ? Tu ne savais pas ta "particularité" ? Seulement avant ton entrée ? J'étais un peu stupéfait d'un tel comportement. Peut-être, était-elle issue d'une famille de Moldus ? Ce qui expliquerait sa méconnaissance du monde magique. Je penchais pour cette option. En ce qui me concernait, ma lignée était une lignée de Sang-Purs, cela m'aurait été inconcevable de ne pas être un Sorcier. Mais cela aurait pu arriver et j'aurais été déchu de ce que je suis actuellement. Si j'avais été un Cracmol ? Si j'avais été un Moldu ? Comment aurais-je réagi ? Cracmol aurait été pour moi un supplice, être au courant du Monde Magique et être dépourvu de pouvoirs qui auraient fait ma singularité. Moldu, je serais resté dans une ignorance totale, ne sachant nullement qu'un autre monde était là, sous mes yeux. Ou peut-être aurais-je rencontré quelqu'un qui m'aurait retiré ce voile d'ignorance.

En aucun cas, j'aurais aimé être un Autre. J'étais heureux dans ce corps, bien que par moments, il s'avérait n'être que Douleur. Demelza et Aloysius avaient fait un travail remarquable, je n'avais presque plus mal. Mais je savais en mon fort intérieur, que la Souffrance était toujours là. Silencieuse. Avide. Maîtresse. Avec Kalista, nous étions enfin sortis de cet endroit qui nous étouffait tant. Décidément, j'abhorrais ce monde. Il me fallut un petit temps, pour m’accommoder au silence ambiant, le Starbucks étant bondé, je devais réapprendre à m'acclimater à ce repos enfin mérité. Repos pour ma tête et mes oreilles. La jeune fille rousse, venait de soulever un léger problème. Problème qui avait seulement traversé mon esprit quelques minutes auparavant. J'étais censé être en pause et devais reprendre le travail incessamment sous peu. Étant en charmante compagnie, les devoirs moldus étaient passés au second plan, voire au tout dernier. Comme je l'avais précisé : au mieux, je serais viré.


- Ne te tracasse pas. Ma patronne est assez souple niveau horaires. Mythomane en plus. Et grand comédien par ailleurs. Je profite de ma "pause". Best. Actor. Ever. J'emboitais donc le pas à Kalista, occultant sciemment ma très chère patronne Annie Winter, qui dans une dizaine de minutes, lâcheraient ses molosses, si elle ne me voyait pas passer la lourde porte du British Museum. Nous atterrîmes donc à Russel Square, un parc verdoyant que je ne connaissais pas. Il était pourtant à quelques pas de mon lieu de travail. Enfin, si je n'étais pas viré pour long absentéisme à la fin de cette journée. Je vis mon interlocutrice continuer à dévorer ce pauvre muffin, et j'en fis de même, alternant les gorgées de caféine afin de faire passer plus facilement, la petite pâtisserie sucrée. Je me laissais tomber dans l'herbe à côté d'elle, en ayant au préalable jeté dans une poubelle l'emballage papier du petit muffin et le gobelet en carton ayant contenu le café.

Ainsi donc, elle avait des chats.

Lors de ma scolarité à Poudlard, j'en avais eu un. Une vraie teigne, qui ne se privait nullement pour me griffer lorsque l'envie lui en prenait. Et autant dire, que c'était assez récurrent. C'était un gros chat noir prénommé Testarotho que j'avais trouvé en même temps que Muguet -chat de Loevi-, dans l'immense propriété qu'était le Manoir BloodDust. Et il m'avait suivi à Poudlard durant les sept années, tout comme Muguet avait suivi Loevi, et il avait disparu sans laisser de traces lors de ma dernière année. Je ne l'avais plus jamais revu.


- Tu as des chats ? Combien ? J'en ai eu un à Poudlard, et du jour au lendemain, il a disparu.

D'après ce que j'avais pu retenir de mon interlocutrice, elle était plus encline à poser des questions plutôt que d'y répondre. Comme par exemple celle sur l'identité du Serpentard qui fut son petit ami lorsqu'elle fut quelques temps à Poudlard. Mais c'était ma faute, j'avais été bien trop intrusif. Bien que j'avais une cruelle envie de connaître le petit chanceux.

- Oui. J'habite dans un des quartiers de Londres. Mais je suis partagé avec mon Manoir, présent en Écosse.

Or, ce dernier allait tomber en ruines, si je ne m'en occupais pas rapidement. Étant le dernier Héritier -vivant et valide-, je me devais de remettre en état cet héritage familial. Mais j'avais une tendance extrême à remettre tout au lendemain, comme le simple fait de repartir travailler.
Cruel exemple de procrastination.


- Et toi ? Tu vis aussi sur Londres, ou comme je l'ai compris, tu vas où le vent te mène ?

Je m'étais allongé dans l'herbe, mon regard doré scrutant le temps en train de faire des siennes. Les personnes présentes commençaient à ranger leurs affaires, tandis que d'autres aimaient les défis, comme moi. Je soupirais, appréciant cet écrin de verdure, que je ne connaissais nullement et dont Kalista avait été l’instigatrice de sa découverte.
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A la rencontre de la civilisation [Mark]
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