Météo du
Moment

Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Dormir ou écrire, il faut choisir.
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est grand temps de poster!

Plan canicule sur le forum...

Venez donc brassez un peu d'air avec nous...

Partagez | 
 

 Et le ciel s'est embrasé... [Ezio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar




Scottish Muffin

Age du personnage : 32 ans (encore)
Messages : 401
Localisation : Aucune idée
Scolarité : Promotion 1996-2003 Serdaigle
Université : IBAS
Occupation : Barde et poète

MessageSujet: Re: Et le ciel s'est embrasé... [Ezio]   Lun 5 Juin - 17:24

« Here you won't find treason hard, Help
Quiet, he sleeps with anything but love, Help
We need him to stay between us
And do you really understand? »

Esperesso Origine ou autre. Quelle importance. Il prit mécaniquement ce qu’elle lui tendait et s‘entendit répondre d’une voix atone que c’était parfait.  
Le mot était probablement mal choisi. Si le café avait été parfait, il aurait été partagé en d’autres lieux et d’autres temps, avec un brin de mémoire en plus pour sa part, des sourires sur leurs lèvres et quelques plaisanteries à propos des pub anglais.
Au creux de sa main, le gobelet de carton irradiait d’une chaleur qui piquait sa peau déjà meurtrie par les coupures. Le faisant passer d’une main à l’autre, il contempla un court instant le prénom inscrit dessus avant de porter son regard sur celui que tenait la jeune femme. Retenant un rire nerveux en notant l’orthographe usité, il observa Anastasia tout au partage de la pâtisserie avec son chien. Ce dernier engloutit la chose avec un appétit obscène en ces circonstances. Ezio soupira avant de détourner les yeux, regrettant de n’avoir pas saisi l’occasion de la commande pour déguerpir.
Il aurait voulu être loin.


Loin de tout ça, de l’agitation d’une rue où l’on buvait des cafés en commentant ce qui venait d’arriver. Une rue où fusaient les « tu te rends compte ? J’ai failli y aller !! ». Une rue où les arômes de l’hiver poursuivaient sournoisement leur fragrance, mêlant odeur de moteur, de friture et parfums trop capiteux. Alors que les passants faisaient ce qu’ils savaient faire de mieux – à savoir avancer tête baissée ou courbés sur un téléphone dernière génération -  il lui semblait que son monde à lui s’était mis à tourner à l’envers. L’univers entier devenu fou à s’arracher le cœur à l’aide de bombes ou de sortilège tuant l’essence même de l’homme : son expérience, ses souvenirs, ses sentiments.


Las d’une journée sans fin, incapable de réfléchir davantage, il aspirait au calme. Que personne ne bouge, qu’ils arrêtent même de respirer afin de lui laisser l’espace et le temps nécessaire pour remettre de l’ordre dans ses pensées.
Une femme qui ne regardait que ses pieds le bouscula en passant, et si elle s’excusa d’un sourire magnifique, il n’eut pas le loisir de s’en émouvoir, exempt de la moindre réaction. Son esprit se raccrochait à ce qu’il pouvait, à savoir quelques textes, poèmes, glanés ça et là dans la partie de son cerveau qui se refusait à être ici et maintenant.  


« Perfectly aligned to future's hour
Evidence he couldn't stay between us, Help »


Avait-elle parlé ? Proposé quelque chose ? Elle le regardait maintenant de ses yeux clairs, les fuyant, il jeta son regard vers la première rue qui s’ouvrait à lui et inspira une goulée d’air empesée d’agitation.

La main qui tenait le gobelet désigna une direction choisie au hasard. Ses yeux étaient comme le reste de son corps, dissociés de son esprit qui se refusait à faire le lien entre quoi que ce soit. A nouveau des flashs d’images défilaient tour à tour et mélangeaient tout. Sautant du visage d’Anastasia au Lemon tree, à celui de Saoirse quelques heures plus tôt, du feu d’une cheminée à la lumière de l’explosion, des silhouettes couchées au sol à celle venues l’écouter chez Frank et Sarah comme un mauvais film qui repassait en boucle. Avec elles surgissaient les sons, inappropriés et en décalage, mêlant cris à la douceur d’une conversation murmurée. Il secoua la tête.
Il avait saisi le bras d’Anastasia pour lui impulser la direction, avait marmonné un vague « allons-y » de cette voix qui n’était pas la sienne et sur laquelle il n’avait pas le moindre contrôle.

A deux reprises, il manqua traverser la rue alors qu’une voiture déboulait. Après une courte minute d’avancée aussi pénible que laborieuse, il finit par s’arrêter brusquement et se tourner vers elle.

- Je suis désolé… je ne peux pas rester. Laissa-t-il tomber douloureusement. Vos proches doivent s’inquiéter, les miens aussi… je vais vous laisser.

Honteux de son mensonge, de ce qu’il ne parvenait pas à formuler, il ne laissa pas le temps à la jeune femme de le convaincre de rester par ses mots ou ses yeux et tourna les talons. Accélérant lâchement le pas, il fendit la foule des passants à grandes enjambées, évitant du mieux qu’il pouvait les contacts avec les gens qui pressés, marchaient droit devant eux sans se soucier de ce qui venait. Il ferma ses oreilles aux bruits de la rue, isola son esprit d’un monde malade et déboula à l’entrée de Brunswick square, ou la simple vision d’un peu de verdure lui offrit l’impression qu’une nouvelle quantité d’air parvenait à ses poumons. L’intérieur du parc contrastait avec l’impression de la masse grouillante des rues, aussi, il s’y engouffra.


« Black paint on a white canvas arm
Imprints of the words you chose to say Help
Can you help?
Darling, can you help?
Can you? »




HJ: Cette fois ci, je crois que c'est à toi. Smile
J'ai pris une autre direction que celle que je t'avais proposée il fut un temps. Il me semble que ça colle tout de même avec la suite mais mon cerveau embrouillé n'a peut-être pas tout envisagé. Si tu vois un quelconque problème, je change.
Bon courage. Rolling Eyes


Ceci est un message subliminal...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar






Age du personnage : 24 ans
Messages : 333
Localisation : Brighton
Université : Varndean College
Occupation : Étudiante

MessageSujet: Re: Et le ciel s'est embrasé... [Ezio]   Ven 21 Juil - 10:32

Les bafouillements, les traversées de rue sans regarder, l'air hagard, la drôle de voix... Même sans être vraiment étudiante en infirmerie (oui, je sais, c'est pas la juste appellation, mais moi, ça me fait rire et, aujourd'hui, j'ai bien besoin de rire un peu !), je commence à me poser des questions. Et si il avait pris un vrai coup sur la tête...

En te protégeant, Anastasia Grant !

... et qu'il avait finalement un truc bien plus sérieux que quelques égratignures et autres plaies ensanglantées ? Genre une commotion, ou quelque chose du genre ? Peut-être que Ste Bernadette avait raison et qu'il y avait vraiment de quoi s'inquiéter. Qu'est-ce que je suis censée faire ? Le traîner de force aux urgences ? Vu le spécimen, c’est pas mon kinju-tsu qui va bien m'aider... Ou Saucissse. Ou alors, appeler le 112 et demander un avis médical ? Mais certains hommes sont un peu susceptibles quand on les pense faits de sucre.
D'un autre côté, est-ce que je peux vraiment le laisser déambuler comme ça, dans les rues, avec moi, l'air de rire, alors qu'il y a peut-être quelque chose qui ne va pas du tout ?  Ou alors, je pourrais...

Ah...

D'accord...

Euh, ben, au revoir alors.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

Trop dans mes pensées. Rien vu venir.
Et maintenant, je ne vois plus que son dos qui s'éloigne à grandes enjambées, tandis que je reste plantée là, avec mon gobelet de café à la main et pour fidèle compagnon, un petit teckel aux babines dégoulinantes de sucre. Saucisse lâche un petit gémissement déçu (Aouwoufwouf Sad ). Je suis à deux doigts de l'imiter. Bon, en vrai, j'ai plus de dignité, mais à l'intérieur, je comprends pas mieux. Je me sens un peu triste. Encore plus bizarre, abandonnée sur le bord de la route.

C'est ton orgueil qui parle, Grant...

Oui, c'est ça, ça doit être mon orgueil, qui, prend assez mal de se faire planter. C'est pas souvent qu'un gars me pose un lapin en pleine figure. Enfin, me posait. Justin est un peu jaloux, j'évite les tête-à-tête avec d'autres gars.

Sidérée par la déception qui me tombe dessus, je reste immobile. Luttant furieusement contre l'envie imbécile de lui courir après. Je finis par esquisser deux pas en avant, mais sa silhouette a depuis longtemps disparu dans la foule. Je me fige. Secoue mes idées. Essaie de ne pas trouver à Saucisse un air déçu et rancunier. Accusateur.
Drôle de sensation de vide dans la poitrine.
Pour y parer, je dégaine mon blackberry.


. Oui ? Justin ?


The end...
Pour l'instant Smile .
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t83-stacy-grant
 
Et le ciel s'est embrasé... [Ezio]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Entre Ciel et Terre [pv Nuage d'Or et Nuage Enneigé]
» Septième ciel
» [Ruelles] Balade matinale sans Sebastian [PV: Ciel Phantomhive & Atsuka Lyako]
» Les 4 sacrés du ciel
» Dessine moi un arc-en-ciel... [LIBRE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins de Traverse :: Ewiland :: Angleterre :: King's Cross-