Météo du Moment

Nous sommes en juillet 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

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 Le Jaune et le Noir • Kalista

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MessageSujet: Le Jaune et le Noir • Kalista   Dim 18 Déc - 20:08

Le triton crêté, ou triturus cristatus, de la famille des salamandridae, pouvait se trouver partout en Europe et n'avait franchement rien de spécial. Enfin, ça, c'était ce que croyaient les Moldus. Dans un manuscrit datant de bien avant sa naissance (genre deux ou trois siècles auparavant), Joachim avait découvert que ce parent de la salamandre avait développé, dans de très rares cas, des aptitudes magiques. Théorie évolutionniste ou élevage expérimental, quelques tritons s'étaient vus dotés de quelques propriétés sympathiques : si leur sang n'avait rien de curatif, cette variété alternative disposait apparemment de la capacité d'ajuster la température ambiante, pour peu qu'elle se trouve dans un espace restreint. Idéal pour la cuisson des gâteaux ou pour ne pas se ruiner en bois de chauffage. Et dire que le communauté sorcière avait envoyé cette découverte aux oubliettes, sous prétexte qu'un peu de magie et quelques sortilèges faisaient aussi bien l'affaire.

Déterminé à prouver que ces salamandridae thermoticus (oui, c'était le petit nom qu'il leur avait trouvé, « salatherm » pour les intimes) avaient été injustement traitées et qu'elles avaient tout autant le droit que les autres salamandres de se trouver sur le devant de la scène, Joachim s'était lancé dans une expédition pour en dénicher un ou deux exemplaires.

Sac à dos avec tout l'attirail nécessaire, bonne paire de chaussures et grand sourire de gamin, il s'était lancé à l'aventure avec un enthousiasme enfantin. Et deux jours plus tard, éraflé de partout et à moitié recouvert de boue, quelque part au milieu de Pàirc Nàiseanta a' Mhonaidh Ruaidh, Cairngorms National Park pour les anglophones, son enthousiasme n'était pas retombé. Bien sûr, ça aurait été bien plus sympa si Saoirse, par exemple, s'était jointe à l'aventure. Mais là, au beau milieu d'une vallée encaissée, où coulait une source d'eau chaude, bienvenue en cette fin décembre, Joachim était heureux. C'était peut-être dû au grand air. Aux vastes étendues sauvages dépourvues de présence humaine (il était à deux doigts de se chopper une ezioïte aïgue). Ou aux minuscules empreintes qu'il venait tout juste de découvrir. Il devait avoir à peine cinq heures de sommeil dans le sang, mais toute son attention se concentra d'un coup d'un seul.

A quatre pattes dans la neige, Joachim suivait sa petite salatherm (il était sûr que c'en était une, il en était certain. Quelque chose de plus fort qu'une simple envie. Une conviction profonde) à la trace, notant de temps à autre deux trois annotations dans son carnet, du bout de ses doigts gelés. Oui, il avait oublié ses gants, mais il n'allait pas se laisser arrêter par ce tout petit détail de rien du tout.

Une demi-heure plus tard (la luminosité baissait déjà, même s'il était à peine plus de quinze heures), quelques signes d'une évidence rare lui prouvèrent que sa piste était la bonne. Alors que les températures avoisinaient désormais le zéro, la neige se trouait ça et là, petites tâches brunes au milieu de la blancheur. Sa salatherm était passée par là, pour y diffuser sa chaleur.

* Toraidhean !! *

Réussissant miraculeusement à garder ses éclats de joie enthousiastes à l'intérieur de sa seule tête, Joachim finit par aviser la petite forme jaune et noire tant recherchée, à quelques pas seulement de lui.
Il s'agissait maintenant de ne pas foirer son approche, au risque de passer les cinq prochains jours, le nez dans la neige et les oreilles gelées (oui, il avait aussi oublié son bonnet), à chercher un nouveau spécimen. De là à ce qu'il y ait une seule et salatherm dans toute l'Écosse et qu'il réussisse à la faire fuir...

Dans un premier temps, il fallait faire en sorte que son petite triton mutant ne s'enfuie pas à quatre pattes courantes. L'approcher, en lui laissant le temps d'apprivoiser à moitié sa présence. Dans un deuxième temps... il verrait plus tard.
Avec des gestes d'une lenteur infinie, il s'auto-jeta un sortilège, histoire de s'entourer lui aussi d'une aura de chaleur. On avait moins peur de ceux qui nous ressemblaient. Ça devait aussi marcher avec les salamandres. Irradiant de chaleur, Joachim resta un moment immobile. Il était presque sûr que la salatherm lui avait jeté un vague regard, relativement désintéressé. Et, oui, il côtoyait des salamandres depuis assez longtemps pour décrypter les émotions de leurs petites yeux noirs, bande d'incrédules.

* Bon. Désintéressé, c'est toujours moins pire que craintif ou haineux. *

Qui n'avait jamais été attaqué par un triton ne pouvait pas comprendre le soulagement que c'était de ne voir aucune agressivité chez le reptile miniature.

Il s'agissait maintenant de passer en phase d'approche. Et de susciter l'intérêt de la créature. Une fois de plus, une seule vraie technique (quand on était assez civilisé pour préférer les bonnes manières à un Accio certes efficace, mais terriblement déplacé dans l'historique relationnel humain-salamandre) : convaincre la salamandre qu'ils se ressemblaient assez pour que lui, grand humain roux, n'ait aucune intention de lui faire du mal. Lentement, à petits gestes précautionneux, Joachim prit la position d'une salamandre au repos, bras et jambes à angle droit, paumes et pieds dans la neige. Puis, tout aussi lentement, il avança une patte jambe, puis un bras, coulant le moindre de ses gestes, adoptant jusqu'à une mimique reptilienne.
La salatherm ne s'enfuyant pas et se montrant même plus curieuse de ce drôle d'énergumène, Joachim passa à l'étape supérieure : le cri de la salamandre. Les experts se divisaient sur la question. Chant amoureux ou signal de reconnaissance...? Toujours était-il que les salamandres semblaient apprécier ces sonorités, dans l'ensemble.


* Toute ressemblance avec un personnage roux et passionné de créatures magiques ne serait pas du tout fortuite. Newt Scamander, je te salue bien bas !
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MessageSujet: Re: Le Jaune et le Noir • Kalista   Lun 19 Déc - 0:11



    - Cairngorms National Park. Vous devriez y trouver votre bonheur. Et vous ne risquez pas de croiser qui que ce soit !

    C’était exactement ce dont j’avais besoin d’entendre.
    Un sourire étira mes lèvres couleur pêche. En regardant de plus près sur une carte, je me rendis compte de l’étendue du parc. Comment avais-je pu ne pas le remarquer avant ? Une immense tâche verte au milieu d’une carte. C’était tout ce qu’il me fallait.

    - Parfait ! Merci beaucoup !

    Ni une ni deux, j’avais quitté le petit pub en plein centre de Pré-au-Lard pour repasser chez moi. Je n’étais pas du genre à procrastiner. J’avais envie de voir ce parc. Pourquoi attendre demain ?
    Mon sourire ne m’avait jamais quittée alors que j’avais traversé le village et ma façon de trottiner rappelait une gamine d’une dizaine d’années. Et c’était exactement moi lorsqu’on me parlait de ce genre d’endroit. J’avais l’air d’une simple d’esprit, certes. Et comme le dit l’expression, « heureux les simples d’esprit ». C’était ce que j’étais en cet instant.

    Heureuse.
    J’avais déjà un tourbillon d’impatience au creux du ventre.
    Je passai la porte de mon petit appartement en trombes, les zygomatiques en bouillie à force de sourire comme une idiote. Mes cheveux étaient en bataille, comme toujours. Et je ne pris évidemment pas la peine de m’en occuper.
    Ma mère serait choquée devant un tel spectacle. La connaissant, elle se serait munie d’une brosse à cheveux pour venir s’en occuper elle-même alors que j’étais en train de m’habiller pour mon expédition. Elle prenait tellement soin de sa crinière.
    Mais je m’imaginais très mal une tignasse parfaitement domptée avec le style que j’adoptais, surtout avant de partir à l’aventure. Je portais un vieux jean foncé délavé, plusieurs couches de hauts, mêlant t-shirt et différents pulls, toujours dans les tons chauds et trop grands pour moi.

    Actuellement un pull orange foncé recouvert d’une veste marron et d’une écharpe verte.
    Pour aller avec ma crinière rousse peut-être.
    Parfois, j’avais l’impression de ressembler à une sorte de clocharde. Et je m’en fichais royalement. J’étais à l’aise, confortable, j’avais chaud, et j’étais prête à tout affronter.
    Ah, j’oubliai presque mes bottes. Bien usées elles-aussi. J’avais ces Dr Martens marron depuis des années et les portais presque chaque jour.

    J’enchantai mon sac à dos afin d’y  fourrer tente, sac de couchage, vêtements de rechange, couette, mes différents appareils photos et divers trucs en plus.

    Let’s go.

    J’avais choisi le transplanage pour arriver plus vite au centre des choses intéressantes. Moyen peu aisé pour moi, j’avais mon permis depuis peu et je ne connaissais pas ma destination exacte.
    Cependant, j’étais arrivée au milieu de nulle part sans être désartibulée, et avec toutes mes affaires. C’était parfait.
    Mon éternel sourire étira mes lèvres, puis je me mis à mordre l’inférieure d’impatience. Je me sentais comme un matin de Noël. La neige me rendait dingue. Je me mis à courir doucement, appareil photo en main, au milieu d’une forêt peu dense, dans l’espoir de trouver un plateau sous peu.

    Comme prévu, il n’y avait personne.
    Même pas quelques animaux. J’étais un peu déçue pour le coup. J’adorais la présence animale, bien plus que celle de l’homme. Les animaux me rassuraient et me rendaient un peu foi en l’existence. Alors que l’Humanité ne faisait que l’effet inverse.

    Je pris quelques clichés avec mes deux appareils photos. Enfin, me voilà sortie de la forêt, face à deux collines enneigées qui abritaient un lac entre elles. J’en eu le souffle coupé. Cet endroit ressemblait beaucoup à l’idée que je me faisais de l’endroit parfait.

    Incroyable.
    Je mitraillai évidemment ce splendide panorama de photos.

    Puis soudain, je perçu quelques bruits étranges venant de la forêt que je venais de quitter. Une sorte de bruit animal, mais j’étais incapable de savoir lequel. Ma curiosité n’allait pas m’aider.
    J’étais déjà revenue entre les arbres, à la recherche de l’étrange créature. Et c’est là que j’écarquillai les yeux, en penchant la tête, un peu comme un petit chien. En fait, c’était un homme. Sain d’esprit, je ne le savais pas encore. Mais c’était bel et bien un être humain.
    Lui aussi était apparemment en quête de présence animale.

    Je me cachai derrière un arbre, tout en regardant cette étrange parade qu’il semblait faire à un animal que je ne reconnus pas. Finalement, je ne pus retenir un gloussement infantile.
    Mais je ne voulais pas paraître impolie ni même lui faire peur. Après tout, il pensait probablement lui-aussi être le seul humain dans un rayon de plusieurs dizaines de kilomètres.

    - Ah, excuse-moi.

    J’avais essayé de ne pas parler trop fort afin de ne pas effrayer la créature. Même si mon rire, même étouffé, aurait tout aussi bien pu la faire fuir.
    Je m’accroupi, toujours derrière mon arbre. Seule ma tête dépassait pour observer la scène. Je lui fis signe en posant un doigt sur ma bouche, que je ne ferais plus de bruit. Mais je ne voyais plus l’animal.

    Oups.

    - Qu’est-ce que c’est ? Tu fais une parade nuptiale ?

    J’avais chuchoté mes questions, tout en brandissant mon appareil photo. J’avais toujours eu le contact facile avec les humains, mais je n’avais pourtant pas de réel ami.
    J’étais « trop sauvage » d’après mes parents, et trop indépendante aussi probablement. Apparemment, ce jeune homme semblait lui-aussi préférer draguer un reptile qu'une personne humaine.


Dernière édition par Kalista Hopkins le Mer 15 Fév - 16:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Jaune et le Noir • Kalista   Ven 30 Déc - 20:43

La salatherm avait paru sensible à ses efforts de sociabilisation. Mais ça, c'était avant le cri de surprise suraigu que Joachim laissa échapper, à l'insu de son plein gré. Oui, un cri de surprise en réponse à un gloussement. Il avait toujours eu le sens de la mesure et un certain laisser-aller quand il s'agissait de se rendre ridicule contre sa volonté. Le cri en question avait été à peine plus qu'un murmure, mais c'était toujours trop aux ouïes hypersensibles du triton qui fila sans demander son reste.

* Luinnseach mhor ! *, jura-t-il intérieurement, pas encore complètement désespéré de pouvoir rattraper la situation. Avant qu'elle ne parle. Quelques mots et c'était véritablement et définitivement foutu. Deux journées entières à patouiller dans la neige, balayées par l'indélicatesse d'une intruse.

* Tu aurais voulu quoi ? Qu'elle se mette à parler le salamandrien ? *

Et pourquoi pas, après tout ? Les gens ne faisaient jamais l'effort de rien. C'était toujours aux autres de faire le premier pas. Et pour une salamandre, c'était pas évident de lutter contre l'instinct de survie millénaire. Ou de se mettre à parler anglais.
Conscient d'être de mauvaise foi, Joachim peinait néanmoins à retrouver son flegme et sa bonne humeur légendaire. Il inspira deux-trois fois, tout en faisant mine d'inspecter la neige environnante à la recherche de son petit spécimen. Y avait pas besoin d'être un grand spécialiste pour repérer la direction dans laquelle la salatherm avait fui. Une grande coulée d'eau liquide (oui, oui, de l'eau liquide. Après tout, la glace, c'était de l'eau solide et la vapeur de l'eau à l'état gazeux, et personne, non, personne, ne pensait à spécifier la forme dans laquelle se trouvait l'eau avant d'en parler. Ce qui relevait, selon Joachim, d'un cinglant manque de savoir-vivre !) indiquait le passage du mini-reptile. Puis, plus rien, hormis quelques traces de pattes minuscules. La salatherm, effarouchée, n'avait plus émis la moindre chaleur.

Si il partait à sa suite immédiatement, il aurait peut-être la possibilité de rattraper ce fiasco. Pour peu que la salamandre ne soit pas comme certains humains (et ils étaient nombreux), à associer le comportement d'un individu à la collectivité toute entière à laquelle il appartenait. Si elle n'avait pas deux sous de jugeote, sa salatherm estimerait qu'il ne valait pas mieux que son intruse, et qu'il était tout aussi grossier.
Dilemme, dilemme. Ne valait-il pas mieux laisser couler un peu de temps, donner à la créature le temps de se calmer et de faire le point, avant de partir de nouveau à sa rencontre ? Ou, au contraire, fallait-il battre le fer quand il était encore chaud, et tenter un nouveau contact avant que son existence disparaisse complètement de l'esprit du triton ? Avec ses salamandres habituelles, Joachim aurait su quelle chemin adopter, mais il était là, face à une inconnue, dont il ignorait tout, de son encas préféré à ses modes relationnels.

Durant tout le temps de sa réflexion, il était demeuré dans sa position d'approche, à quatre pattes dans la neige. Et il avait sacrément froid aux doigts. Ce fut, probablement, ce qui acheva de le convaincre de laisser tomber. Pour l'instant. On était bon à rien quand on avait les doigts engourdis. Proverbe mcewanien. Il se releva sans grâce et daigna enfin accorder un regard à l'intruse. Et ravala par la même occasion ses grossièretés. L'inconnue était rousse. Un bon point pour elle. Le seul. Au ton de sa voix, elle était américaine. Elle s'était incrustée là où elle n'avait strictement rien à faire. Et avait envoyé valsé toute sa phase d'approche.

« Pourquoi, t'es jalouse ? »

Autant répondre à une absurdité par une autre absurdité.
Son ton, si il n'était pas glacial, n'était pas franchement amène pour autant.

Il avait repris son tutoiement au vol.

« Tu viens de ruiner toutes mes chances de descendance, là, tu te rends compte ? »

Joachim n'avait jamais vraiment eu la rancune tenace et se hasardait déjà sur le territoire de l'humour. Il se reprit rapidement : il ne fallait pas qu'il oublie qu'il était (presque) furieux.

« Joachim McEwan, roux, écossais, éleveur de salamandres. Intruse américaine, briseuse de couple. Voilà, maintenant que les présentations sont faites, tu veux que je t'indique la direction pour retrouver ton chemin ou tu préfères faire une bataille de boules de neige ? »

D'où ça sortait, ça, les boules de neige ?
Sur un haussement d'épaules, il se détourna et scruta l'horizon. C'était trop tard pour un petit sortilège d'attraction ?
Il aurait dû penser à doter la salatherm d'un petit sortilège de localisation, ça lui aurait évité quelques mésaventures... Trop tard, maintenant. Pour ce qu'il en savait, l'intruse était une touriste moldue égarée à la recherche du monstre du Loch Ness. C'était tout ce qui les intéressait, les américains...


Dernière édition par Joachim McEwan le Mar 28 Fév - 19:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Jaune et le Noir • Kalista   Sam 31 Déc - 15:04


    Visiblement, je tombais vraiment au mauvais moment.
    La bestiole n’avait pas disparu immédiatement après mon gloussement enfantin, en revanche, plus aucun signe d’elle après le cri de surprise du jeune homme qui tentait apparemment de s’en approcher.
    C’était ma faute tout de même, j’en étais bien consciente. Mais je n’imaginais pas provoquer un tel énervement envers lui.
    J’étais soudainement très gênée, sans pour autant quitter mon petit sourire afin de dissimuler ce que je ressentais réellement. Cette bestiole devait être très précieuse pour lui. Je m’étais déjà excusée et ne savais plus vraiment quoi ajouter à cela.

    Je me contentai donc de le regarder patauger dans la neige à moitié boueuse. Mon sourire se changea en petite moue. Comme si j’étais déçue moi aussi.
    Après tout, découvrir de nouvelles espèces animales m’aurait probablement intéressée.

    Il se passa un instant qui sembla durer une éternité, durant lequel le jeune homme ne se décidait toujours pas à bouger. Peut-être valait-il mieux que je m’éclipse d’ici avant qu’il ne se venge sur moi ? J’étais terriblement confuse de ce qu’il venait de se produire que j’en avais totalement perdu mes moyens.
    J’étais plantée là, mon appareil photo Non-Maj entre les mains toujours dirigé vers l’endroit où se trouvait l’espèce de lézard. Je rêvai qu’il brise ce silence pesant afin de me libérer de cette sensation de culpabilité.

    Lorsqu’il le fit enfin, un sourire franc revint étirer mes lèvres couleur pêche. Je devinai qu’il m’en voulait vraiment, mais il avait apparemment le mot pour rire. A moins qu’il ne s’agisse de sarcasme ?
    Quoi qu’il en fût, il me fallait rebondir là-dessus afin de réchauffer l’ambiance glaciale.

    - Oui, peut-être bien !

    Après tout, jamais un homme ne s’était donné autant de mal afin de me séduire et de m’approcher. Elle en avait de la chance, cette bestiole !
    Bien qu’elle se soit finalement enfuit. Mais ça, ce n’était pas sa faute, c’était la mienne. Sa parade nuptiale était parfaite, je n’en doutais pas !
    J’osai sourire de toutes mes dents lors de sa seconde réplique. C’était un drôle de type, cet Écossais. Dans les deux sens du terme.

    Je n’eus pas le temps de répondre qu’il fit place aux présentations rapides. Apparemment, j’étais une briseuse de couple. C’était bien la première fois qu’on me qualifiait ainsi.
    Il était bien Écossais, son accent et son nom de famille ne pouvaient pas porter à confusion. De même pour sa couleur de cheveux. Roux flamboyant.
    Je n’étais pas surprise d’en croiser un. Ils n’étaient pas rares dans les environs. Et non, ici, je n’avais plus rien d’exceptionnel. Ma chevelure passait totalement inaperçue.

    - Enchantée Joachim. Moi c’est Kalista Hopkins, américaine, photographe et briseuse de couple. D’ailleurs, je suis désolée pour ta descendance et je suis pour la bataille de boules de neige.

    J’étais terriblement gênée de le mettre dans une telle situation.
    Normalement, je n’aurais pas insisté. J’aurais usé de ma répartie pour lui dire que je n’ai nullement besoin de son aide pour trouver mon chemin, et j’aurais tourné les talons sans un mot de plus.
    C’était ainsi que je préférais réagir face à des gens de mauvais poil ou simplement désagréables de nature. En résumé, j’étais du genre à fuir les embrouilles inutiles.
    Mais dans ce cas précis, c’était ma faute, et il me semblait sympathique. Après tout, il avait trouvé le mot pour rire alors que je lui avais probablement plombé son après-midi.
    Et je n’avais pas envie de causer du tort à une personne sympathique. Même s’il m’avait traitée d’intruse. J’étais persuadée que les Ecossais étaient plus accueillants que cela.

    Je venais de tilter. Il était éleveur de salamandre.
    Voilà donc ce qu’était l’animal de tout à l’heure. Probablement une salamandre qu’il devait chasser afin de la capturer ou simplement de l’étudier.
    S’il souhaitait l’étudier, j’avais eu le temps de prendre quelques clichés en rafales avant que la salamandre ne détale. Cela pouvait peut-être l’intéresser et lui remonter le moral ?

    - Je ne sais pas ce que tu voulais à cette créature, mais j’ai des photos si ça t’intéresse.

    Je l’avais rejoint alors qu’il scrutait l’horizon, probablement en désespoir de cause.
    Je lui adressai un sourire réconfortant tout en positionnant mon appareil photo face à lui. Je ne savais pas s’il s’agissait d’un Non-Maj ou non. Mieux valait ne pas prendre de risques, alors j’avais préféré ne pas utiliser mon appareil magique.
    Je fis défiler les quelques photos devant ses yeux, espérant en arracher une réaction positive. Je voulais me racheter en quelques sortes.
    Je n’aimais pas trop savoir que j’avais causé du tort à quelqu’un, ni voir quelqu’un déçu de la sorte, surtout que j’étais incapable de déterminer la gravité de la situation.

    - C’est une salamandre, je suppose.

    Bon, Capitaine Obvious, il allait falloir trouver mieux que cela pour éviter de se prendre un énième vent de la part du jeune homme.
    J’avais pris soin d’éviter de parler au passé. Peut-être que ces images de sa salamandre pouvait lui remonter le moral et l’emploi du présent lui donner l’impression qu’il est toujours possible de l’atteindre.
    J’avais envie de lui demander le nom exact de ce spécimen afin de tenter un sortilège d’attraction, mais s’il s’agissait d’un Non-Maj, c’était une très mauvaise idée. Et s’il s’agissait d’un sorcier, soit il était idiot de ne pas avoir déjà essayé, soit l’emploi de ce sortilège sur cet animal était fortement déconseillé. Ou bien, il ne savait même pas comment la désigner.

    - Je peux toujours te donner ces clichés, si cela peut t’aider à l’étudier.

    Je ne savais pas si j’étais en train de m’enfoncer ou non.
    Parfois, mieux vaut se taire dans certaines situations. Ce que je décidai de faire, afin de prendre quelques photos supplémentaires des environs, un sourire étirant mes lèvres et d’une démarche enfantine et joviale entre chaque pause pour faire une mise au point.

    - Cet endroit est incroyable. J’adore l’Ecosse !

    Mais par Merlin, va-t-elle finir par se taire ?
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MessageSujet: Re: Le Jaune et le Noir • Kalista   Mar 28 Fév - 21:03

« Tu as vraiment des photos ? », avait-il marmonné du ton ton du gamin boudeur à qui l'on promet une grosse sucette, et qui doit se débattre avec son sentiment d'être injustement traité et sa gourmandise dévorante. Pour un instant, la gourmandise l'emporterait.

Plissant les yeux devant le petit écran que Kialista la briseuse de couple avait placé devant ses yeux, Joachim ne put que reconnaître sa précieuse salatherm. Les clichés lui permirent d'enregistrer dans sa mémoire quelques détails qu'il n'avait pas eu le temps de constater de visu (la faute à qui, hein ?). Il se consola en se disant que c'était toujours ça de pris pour ses notes. Bon, rien ne valait de pouvoir étudier une créature sur le vif, hein ? Mais à défaut d'un specimen en chair et en os...
Il eut également le loisir d'admirer sa propre personne (sa posture d'approche était juste parfaite, même sous cet angle !). Il était plutôt étrange de se voir ainsi comme ça, immobile. Figé. La technologie moldue avait quelque chose de froid qui le mettait mal à l'aise. Il n'insista donc pas quand la jeune femme récupéra son appareil pour mitrailler le paysage, comme s'il lui appartenait. Cétait bien les touristes, ça, de débarquer quelque part, de prendre leurs marques et de traiter un peu tout comme s'il s'agissait de chez eux. Et c'était bien les moldus, aussi, de vouloir tout enregistrer dans des boitiers, comme si les souvenirs n'avaient bien plus de charme, à défaut d'être fiables à cent pourcents.

Oui, il était d'une humeur relative et, d'abord, il avait bien le droit de râler dans sa tête à lui. Ca  lui éviterait de grogner sur l'américaine.

Ne voulant pas souligner son ignorance des mœurs moldues - code du secret, encore et toujours -, Joachim préféra décliner la proposition de récupérer les photos. Qu'est-ce qu'il en avait à faire, au fond, d'images immobiles ?
La voir mitrailler le paysage comme ça l'agaça prodigieusement. Dire qu'il était tout sourire et légèreté deux minutes avant son arrivée. Ca ne lui était pas si courant de sauter ainsi du coq à l'âne sur l'échelle des humeurs. Mais la gentillesse presque exacerbée de la fille avait tendance à l'agacer. Certes, certes, elle faisait des efforts et lui aurait dû en fournir également. Mais il n'aimait pas tellement être là où on l'attendait.
A voir toute gaie et souriante, presque gamine, aurait dû l'adoucir. Et c'est précisément pour cette raison qu'il se força à se renfrogner un peu plus. S'apaiser et sourire en retour était presque trop facile. Et il se mettait au défi de tirer la tronche encore deux minutes.

* Pari tenu. *

«  Range ton machin. »

Par machin, comprendre « appareil photo ». Machin, c'était le terme pour les Joachim énervés.

«  Range-le et sers-toi de tes yeux plutôt ! »

Le ton n'était pas brusque. Pas trop. Un peu ours, mais juste à peine. Et sans méchanceté.

« Cachée derrière ton truc, tu vois rien. Ca te transforme tout. »

D'un geste ample, il engloba le paysage – incroyable, il le lui accordait -, pour en souligner la nature gigantesque.

«  Tu as remarqué que le petit aiguillon rocheux, là-bas ? Celui qui se recourbe au lieu de pointer vers le ciel. Et le ruisseau d'eau gelé qui coule juste devant ? Est-ce que ton machin,il est capable d'enregistrer pour toi le souffle du vent, hein ? Tu prends juste un bout de l'Écosse, mais tu pourras jamais capturer tout. Y a que dans ta tête que tu peux ! »

Sans même s'en rendre compte, Joachim commençait à s'emballer. Patriote, certes, il était aussi amoureux de sa contrée, de ses étendues sauvages et de ses paradoxes. A ses yeux, il n'y avait pas meilleur endroit sur terre.
Parti comme il l'était, il se savait capable de disserter des heures. Heures que sa salatherm mettrait à profit pour définitivement effacer ses traces.

« Je te propose un deal. Tu m'aides à traquer ma salamandre... et moi, je te fais découvrir un coin vraiment magnifique. Mais juste avec tes yeux et tes oreilles. Sans tout ton bazar. »

* Et comment tu lui expliques que ta salamandre en quetsion fait fondre la neige autour d'elle ? *

Bah, c'est pas non plus comme si elle crachait des étincelles ! En bonne américaine, elle était probablement pas foutue de reconnaître un lézard d'une salamandre. Alors savoir que les salamandres traditionnelles étaient de petits reprtiles basiques...
Et puis, au pire, les sortilèges d'amnésie n'avaient pas été inventés pour les chiens. Ils savaient se taire, eux.

«  Et si t'es sage, on se termine la journée par une bataille de boules de neige dont tu me diras des nouvelles ! »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le Jaune et le Noir • Kalista   Jeu 2 Mar - 18:41


    Un sourire vint étirer mes lèvres à la vue du jeune homme et de son comportement enfantin. Il m’avait un peu fait penser à moi. C’était tout à fait mon genre de réagir ainsi et j’aimais conserver cette part de moi qui ne veut pas grandir.
    Cela me définissait désormais et faisait pleinement partie de moi. Si j’avais pu, je serais probablement allée vive au pays de Peter Pan afin de ne jamais devenir adulte. Bon d’accord, je suis encore très jeune, mais je suis pleinement consciente que je me trouve à un moment crucial de ma vie, celui où je suis en train de basculer de la gamine, à l’adulte. Et ça ne me plait pas tant que cela.
    Voilà pourquoi j’avais été particulièrement enchantée par sa proposition de bataille de boules de neiges, même si je savais qu’il disait cela pour plaisanter et qu’il ne le pensait pas. Il était un peu trop déçu de la disparition de sa salamandre, ce que je pouvais comprendre.

    Il avait l’air d’ailleurs assez satisfait de mes photos et cela me rassurait un peu.
    Je n’avais certes pas le pouvoir de revenir dans le temps pour éviter que l’animal ne prenne la fuite, mais j’avais désormais ces images facilement étudiables afin de rattraper le coup. Du moins, j’espérai que cela rattrape un peu le coup !
    Je l’avais observé avec amusement en train de plisser les yeux sur le petit écran de l’appareil. Il s’était d’ailleurs observé lui-même, puisqu’il apparaissait sur la plupart des clichés et il semblait plutôt content, ce qui me ravit. Mais cela ne dura pas lorsqu’il refusa de récupérer les photos. Pourquoi cela ? Il avait été capable de retenir nombre de détails présents sur ces images d’un simple coup d’œil ?
    Légèrement vexée, je m’étais tournée vers le paysage. Et j’avais rapidement retrouvée mon humeur gaie et légère. Comme d’habitude, je passe des larmes au rire sans transition.

    Je fus toutefois interrompue par le jeune Écossais m’ordonnant de ranger mon appareil. Je lui avais tout d’abord adressé un regard plein de questionnements avant de comprendre sa démarche, qui était des plus logiques en fin de compte.
    Mais, si j’avais souhaité immortaliser ce magnifique spectacle naturel, c’était avant tout parce que je l’avais observé de mes yeux et qu’il m’avait terriblement plut. Cependant, je décidai de ne pas argumenter sur le fait que l’écran déforme le paysage et, toujours souriante, je rangeai mon appareil dans mon sac.
    Suivant ses directives, je me mis à scruter l’aiguillon rocheux qu’il m’indiquait avant d’acquiescer. En effet, mon appareil photo n’allait pas capturer l’effet du vent, ni même mon appareil magique.

    - Tu as raison, c’est aussi pour ça que je suis là pour vivre cet instant. Mes photos ne me serviront qu’à me souvenir de ce que j’ai ressenti en venant ici, même si elles ne l’expriment pas directement.

    Il me faisait rire. Il passait de l’enfant boudeur au fervent défenseur de la richesse naturelle de l’Ecosse. C’était mignon et je n’avais pas envie de le contredire. Après tout, il avait parfaitement raison.
    Et si je n’ai toujours pas de maison ou d’appartement, c’est bien pour vivre ici, dans la Nature. Pour vivre les choses sur l’instant présent. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir, il n’était pas au courant de mon mode de vie et je comprenais parfaitement sa réaction face à une touriste invasive telle que moi.
    Même si personnellement, je ne considère pas être une touriste. Je ne me considère même pas comme une fille originaire des Etats-Unis ou même une américaine. Je suis simplement une habitante de la Terre, qui se trouve être ma maison. Et je prends grand plaisir à la parcourir pour la découvrir en détail. Chez moi, c’est nulle part, et c’est partout.

    J’avais accepté le deal de Joachim sans aucun souci. J’étais même plutôt contente qu’il m’inclut ainsi dans sa traque à la salamandre sauvage alors que je ne m’y connais absolument pas. Et je n’allais pas ressortir mon appareil photo, au risque de voir le rouquin s’énerver de nouveau.
    Du moins essayer de s’énerver. J’avais l’impression qu’il se forçait un petit peu, mais qu’il était gentil au fond. La preuve étant qu’il venait de me proposer de me faire visiter un coin sympa, alors qu’il ne me connaissait même pas et j’étais plutôt emballée par cette proposition, sans cesse désireuse d’en découvrir toujours plus.
    J’étais sur le point de lui demander de quel coin il s’agissait, mais il ajouta quelque chose sur une éventuelle bataille de boules de neige. Et là, j’avais bien l’impression qu’il ne s’agissait plus d’une blague.

    - Ouiiii !

    J’avais joint les mains et sauté sur place de façon exagérée à la manière d’une petite fille afin de montrer ma motivation à l’idée de tout ce programme que j’avais hâte de commencer. Décidément, cela ne me faisait pas tant de mal que cela de rencontrer des gens. Les habitants de ce pays étaient particulièrement accueillants et j’avais visé juste en me disant que Joachim en ferait partit et serait tout aussi sympas que les autres Écossais.
    Je me dépêchai d’arranger mon sac sur mon épaule et d’ajuster mon écharpe avant de lui demander, plus ravie que jamais :

    - Alors ? Quelle direction on prend ?

    Sans même savoir, j’avais déjà commencé à faire quelques pas dans une direction aléatoire, les yeux souvent levés vers le ciel ou en hauteur afin d’observer les pics rocheux ou bien les branches d’arbres qui abritaient plusieurs spécimens d’animaux tous les plus mignons les uns que les autres.
    Mais l’animal qui nous intéressait-là était donc une petite salamandre sauvage apparemment pas facile à approcher. Mais je savais que Joachim avait la technique, je l’avais vu faire sa parade nuptiale. J’étouffai un petit rire à cette pensée.

    - Et du coup, tu veux cette salamandre pour ton élevage ?

    J’avais aussi envie d’en savoir plus sur son boulot. Je n’avais jamais vu d’élevage de quoi que ce soit, mis à part dans des fermes Non-Maj ou des élevages de Maine Coon que j’avais visités dans l’espoir d’y trouver le félin de ma vie.
    Mais j’avais finalement changé d’avis, préférant recueillir des chats ou chatons abandonnés, plutôt que de payer ces éleveurs pour faire procréer leurs animaux à la chaîne alors que centaines sont abandonnés chaque jour par des inconscients sans cœur.
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MessageSujet: Re: Le Jaune et le Noir • Kalista   Lun 17 Avr - 22:23

A travers les arbres, elle observait les deux silhouettes depuis de longues minutes. Ses petits yeux humides suivaient chacun des mouvements des deux êtres qui se tenaient là, dans la forêt. Alors que son cœur battait sourdement dans sa poitrine, elle vit se faufiler sous le manteau poudreux, à deux pas d’elle, une toute petite créature longiligne qui soulevait de sa course quelques volutes de neige. Prise d’une soudaine terreur, elle quitta son abri de fortune et se lança au triple galop droit sur les deux humains qui débattaient. Lancée à pleine allure, ses lourds sabots martelant le sol, Berney, vache Highland égarée de son Cattle chargeait en direction des deux protagonistes, effrayée par une toute petite salamandre.
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Le Jaune et le Noir • Kalista
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