Météo du Moment

Nous sommes en mai 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

Partagez | 
 

 Analepse [Ezio]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar






Age du personnage : 17 ans
Messages : 74
Localisation : Londres
Scolarité : Serpentard - 6ème année
Université : -
Occupation : Lycéen

MessageSujet: Analepse [Ezio]   Mer 14 Déc - 2:57

Façade rouge couronnée d'ardoises grises. Volée de fenêtres planquées derrière une série de colonnes blanches. Et là haut, perchées sur le faîte, quatre cheminées massives, parachèvement de la parfaite symétrie du bâtiment. Milo laissait vagabonder regard et esprit sur l'édifice lui faisant face, s'arrêtant parfois sur un détail architectural qui faisait rebondir ses pensées ailleurs. Bien loin de la Old Police House qu'il contemplait.

Il était assis dans l'herbe depuis un certain temps déjà, le dos contre un arbre. Suffisamment proche de la voie pour être visible, suffisamment loin pour être hors de portée des piétons qui suivaient docilement les allées bitumées.

Le parc n'était pas aussi rempli qu'il aurait pu l'être. Au dessus de Londres, le ciel hésitait continuellement entre grisaille et azur délavé, et dans les rues circulait un air à peine tiède. La saison touristique avait beau battre son plein, le temps n'invitait pas à la (re)découverte de Hyde Park.

L'engourdissement de son immobilité commençait à lui peser sur les pieds. Il décroisa en conséquence les jambes pour les étendre devant lui. Ses doigts se refermèrent sur le coffret qui avait jusqu'alors élu domicile au point d'intersection de ses chevilles, et, le soulevant, il prit un instant pour l'observer.


- Attends, pour qui tu dois aller chercher cette boite déjà ? Et depuis quand tu as des potes qui ont déjà fini leurs études ? J'étais pas au courant...

- Moi non plus. Maintenant si tu pouvais m'aider à trouver cet arbre ce serait génial, qu'on y passe pas des heures...

- Pourquoi, t'as encore prévu d'aller te planquer dans les gradins pendant l'entrainement des poufsouffles après ça ?

Le ton de son compagnon était on ne peut plus équivoque, il savait exactement pourquoi Milo s'était trouvé dans les gradins ce jour-là, malgré sa répugnance pour le quidditch. Il senti ses joues prendre une teinte cramoisie.

- Ferme-la, tu veux ?

Sans plus attendre de réponse, il pressa le pas et dévala les quelques mètres qui les séparaient encore du lac. Sep' pouvait être particulièrement pénible sur ces sujets là, et Milo n'avait aucune envie d'aborder cette conversation avec lui.

Il fut fort heureusement sauvé par l'apparition de l'objet de ses recherches dans son champs de vision. L'arbre était perché à la frontière même où la terre s'immergeait en pente douce vers les profondeurs du lac. Ses racines polies par le ressac serpentaient juste contre la surface, et son tronc courbé permettait à quelques unes de ses branches de tremper le bout de leur feuilles contre l'onde.

Poétique et torturé... L'allégorie était parfaite...

- Ca doit être celui là je pense, y a un genre de marque dans l'écorce.

Il laissa glisser sa baguette hors de sa poche et en pointa l'extrémité vers la base du tronc.

- Excavare.


La silhouette d'Ezio entra dans son champs de vision, le tirant de sa contemplation. Le barde était fidèle à lui même, silhouette haute et élancée, regard sombre et calme.

Calme...

Milo revoyait parfaitement l'expression furieuse du barde lors de leur dernière entrevue. Les muscles de son dos se crispèrent légèrement contre l'écorce derrière lui.

- Bonjour Milo... Merci pour ton message. Je peux m'asseoir?

Il s'assit avant même que l'adolescent n'ai le temps de hocher la tête.

- Comment vas-tu ?

Milo retint à grand peine un ricanement devant la banalité de la question.

A merveille et toi ? La vie de moldu, ça te conviens toujours ?

Il ravala son sarcasme.

- Ca va. J'ai ta boite.

La conversation promettait d'être passionnante...


Spoiler:
 


Dernière édition par Milo Conaghan le Mer 21 Déc - 16:36, édité 1 fois (Raison : Y avait des fautes et répétitions qui me dérangeaient encore.)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t74-milo-e-conaghan
avatar




Scottish Muffin

Age du personnage : 32 ans (encore)
Messages : 350
Localisation : Aucune idée
Scolarité : Promotion 1996-2003 Serdaigle
Université : IBAS
Occupation : Barde et poète

MessageSujet: Re: Analepse [Ezio]   Mar 27 Déc - 17:39

Étonnant, comme ses petites bêtes étaient douées pour vous retrouver à n’importe quel endroit du globe. Effrayant aussi, de constater à quel point on pouvait être si facile à localiser. Il recevait peu de hiboux. Saoirse essentiellement. Le reste des personnes qu’il fréquentait n’appartenait pas au monde magique ou n’était pas suffisamment proche de lui pour lui écrire. Silje, parfois. Mais elle connaissait son goût pour la solitude et évitait de le contacter pour rien.
Bien que le sachant également, Saoirse, de son côté, ne parvenait pas à se retenir de demander quelques nouvelles de temps à autre. Il essayait, désormais, de prendre le temps de répondre. Au moins au second hibou qui menaçait d’envoyer la moitié des Aurors du pays à sa rescousse s’il ne se manifestait pas. En général, il avait six mois. Ensuite elle s’inquiétait vraiment. Si cela l’agaçait profondément sur le coup, il ne parvenait pas à lui en vouloir, néanmoins. Il existait des privilèges dont elle seule bénéficiait.
Il avait tenu le petit parchemin entre ses doigts alors que le froid gagnait son être. Ses yeux avaient relu les quelques mots par trois fois, essayant de décider sa tête à trancher entre le soulagement et l’angoisse. Résolument incapable de faire le tri entre sentiments et pensées, il avait soigneusement replié le parchemin et l’avait glissé dans sa poche où il l’avait laissé la journée durant. Le ton était donné, quatre mots, suivi d’une date et d’un lieu. Milo lui avait laissé quelques jours, probablement pour lui laisser le temps d’atteindre Londres, mais pas de choix quant au reste. Le texte était sans appel et laissait entrevoir que le jeune homme lui en voulait toujours.
Par la conjoncture de circonstances facilitantes, il ne se trouvait pas loin de la capitale, même s’il n’avait toujours pas daigné y remettre les pieds pour éviter d’y croiser Saoirse. Elle aussi lui en voulait. Voilà qui commençait à allonger sérieusement la liste des personnes qu’il avait froissées.
Il aurait déjà dû être loin depuis des jours, mais pour la première fois depuis bien longtemps, quelque chose semblait le retenir en Ewiland. Il évitait d’y penser mais ne parvenait pas à se résoudre à partir. Ses pas l’avaient ramené quelques fois dans les alentours de Brighton et il en avait profité pour explorer les alentours de Londres. Alentours, plus ou moins élargis, puisqu’il n’avait pas résisté à l’envie de pousser jusqu’à Amesbury et Stonehenge.  Le site, hautement touristique, perdait complètement ses allures mystiques lorsque les visiteurs, leurs appareils photos et leurs sodas s’amassaient autour des pierres alors que leurs propriétaires parlaient – trop – fort. Mais si on revenait à la nuit tombée, illégalement bien sûr, la majesté des lieux reprenait le dessus et l’on pouvait encore sentir les pierres vibrer d’énergies anciennes.

-Tu te vois comment dans 10 ans ?
Typiquement le genre de question qui nécessitait que l’on pose son livre. Il s’exécuta en retenant un soupir qu’elle aurait – à raison – mal pris. Paresseusement allongée dans l’herbe du parc, à ses côtés, elle avait posé sa tête sur lui, étendu ses longs cheveux blonds sur les pages qu’il lisait et s’amusait à le taquiner avec un petit bâton qu’il tentait d’ignorer, en vain. Il referma l’ouvrage en prenant soin de retenir le numéro de la page à laquelle il s’était arrêté et le déposa à ses côtés, glissa une main sous sa tête et contempla les nuages en réfléchissant à sa réponse.
Impatiente, comme à son habitude, Shanon appuya son menton au creux de ses côtes pour le presser.
-Mort dans l’attente d’une réponse à ma question n’est pas une option envisageable. Bougonna-t-elle.
- Je réféchis…
10 ans, c’était long et proche à la fois. Dans 10 ans, ils en auraient 27. Que faisait-on à 27 ans. Dans quelques années il serait barde et parcourrait le monde pour répandre les traditions magiques. C’était la seule chose dont il était certain. Mais il n’était en revanche, pas sûr que la réponse convienne à Shanon.
Elle soupira et rampa jusqu’à coller son visage au sien, battant des cils et lui soufflant dessus.
-Plus vite Mister Shepherd. Je n’aime pas attendre.
Il lui vola un baiser pour gagner du temps et lança sa bombe dans un petit sourire.
- Je serai barde dans 10 ans.
Elle fronça les sourcils.
-Sérieux ? Tu vas vraiment déposer ta candidature pour ce truc ?
- C’est déjà fait.
-Et moi alors ?? Sympa, de m’en avoir parlé !
Boudeuse, elle le repoussa d’une main et s’allongea sur le dos à côté de lui en croisant les bras sur sa poitrine.  Dans un sourire amusé qu’il offrit au ciel, il attendit la suite de l’orage qui ne tarderait à venir.
-De toute façon, c’est hyper sélectif l’IBAS. Même pas sûr qu’ils t’acceptent. Lança-t-elle acerbe.
-  ça aussi c’est déjà fait. Répondit-il nonchalamment.
Un mouvement sur sa gauche lui indiqua qu’elle bougeait à nouveau. Shanon n’avait jamais tenu en place. Redressée sur un coude, elle attrapa brusquement le menton du jeune garçon dans sa main et le força à tourner la tête vers elle.
-A ouais ? Ben je vois pas pourquoi. T’as pourtant rien d’exceptionnel.

Quelques mèches claires et ondulées retombaient sur son front pâle, soulignant le contraste de sa peau diaphane et de ses yeux qui brillaient intensément. Sa bouche, douce et pulpeuse était tordue en une petite moue dédaigneuse et adorable qui lui donna beaucoup de mal pour résister à l’envie de l’embrasser à nouveau. Quelques taches de rousseur s’invitaient sur son nez à l’arrivée des beaux jours. Il connaissait les grains de beauté qui paraient son visage par-cœur pour en avoir parcouru du doigt les courbes et les creux des heures durant. Elle avait toujours été une créature fascinante. Petit, il s’était imaginé qu’elle était descendante d’une magnifique vélane. Désormais, il en était certain. Ses yeux sombres embrassèrent une dernière fois son visage et s’arrêtèrent à nouveau sur son regard bleu et brillant dans lequel il décela l’éclat de fierté que démentait le reste de son expression. Avec douceur, il dégagea son menton de l’emprise de sa main et se redressa à son tour.
- Je sais. Murmura-t-il avec amusement.

Dans 10 ans ? Il s’imaginait bien des choses, mais pas vivre dans un monde où elle n’existait plus.


Adossé à un arbre, le visage fermé et les yeux dans le vague, se tenait Milo. Une fois encore, Ezio fut frappé de constater à quel point les adolescents pouvaient changer en un an. Il suivit le chemin le menant au jeune homme, conscient d’être la cible d’un des regards scrutateurs du sorcier. Entre ses mains, le coffret. Ezio évita soigneusement de poser ses yeux sur lui, se contentant d’observer Milo en retour.
Arrivé à sa portée, il s’assit sans attendre de réponse, sachant pertinemment que la gêne entre eux, allait mettre du temps à se dissiper, si tant est qu’elle le fasse un jour.  Les réponses presque monosyllabiques du jeune homme ne l’encouragèrent pas à poursuivre plus avant une conversation banale et mondaine, aussi bien finit-il par se taire.

Le parc n’était pas aussi fréquenté qu’il aurait dû l’être en ces beaux jours. Quelques baigneurs audacieux dans la Serpentine lui arrachèrent un sourire alors qu’il extirpait de sa besace, un livre de poche à la couverture écornée. Il le retourna un instant dans ses mains et le tendit à Milo, dans un second effort d’entamer la conversation.
- Tu connais ? Quatuor, de Vikram Seth. C’est ma sœur qui me l’avait conseillé, un de ses livres préféré*. C’est l’histoire d’un violoniste londonien qui a l’impression d’être passé à côté de sa vie…

« Je pense qu’il s’en fout de ton bouquin. »

Saoirse avait insisté des années durant pour qu’il le lise. De la musique, Londres, une écriture poétique, ainsi qu’un mélange de violence et de douceur. Elle était certaine qu’il lui plairait. Avec raison. Il l’avait bien aimé. Par un esprit de contradiction très développé chez lui, il avait juste attendu une dizaine d’année – et une légère cassure entre eux – pour se décider à le lire enfin.
Il abandonna l’ouvrage entre eux deux, dans l’herbe et retint à grand peine un soupir d’embarras. Du coin de l’œil, il distingua le coffret de bois que le temps avait un peu terni, mais qui après tout, semblait avoir plutôt bien vécu les 15 dernières années. Soudain, il ne fut plus certain d’être capable de le toucher. Et si soudain tout revenait ? Les images, les sons, la musique… la douleur ? Et si au contact de ses doigts l’objet déchargeait sur lui le poids de souvenirs qu’il n’était pas à même de porter ?

Avant d’être assailli et phagocyté par ses doutes, il se pencha brusquement au-dessus de Milo et tendit une main vers l’objet.

- Tu permets ? Questionna-t-il doucement.
Une fois encore, il n’attendit pas la réponse du jeune homme. Il n’aurait pas été capable de réitérer le geste une seconde fois.
Sa main se referma sur les fines planches de bois dans un mélange de crainte et de violence, comme s’il avait attaqué l’objet. Il ferma les yeux un bref instant, pour encaisser la violence d’un coup qui ne vint pas. Le souffle et le bras en suspens, le barde desserra la mâchoire et acheva de ramener le coffret à lui tout en rouvrant les yeux. Sa deuxième main vint à la rescousse de la première qui tremblait. La cassette de bois lui semblait plus petite et plus lourde qu’en son souvenir. Les deux paumes de ses mains bien appliquées sur chacun des côtés du coffre, il lui jetait un regard inquiet, dans l’attente que ce dernier lui saute à la gorge. Après quelques secondes de contemplation muette, il offrit à Milo un visage grave et un peu pâle, empreint de gratitude.

- Je ne sais pas comment te remercier…

Ses yeux sombres cherchaient à en dire plus que les mots, alors que les rires d’un groupe de jeunes résonnèrent juste derrière eux. Ezio tressaillit au son de leurs voix, mais ne quitta pas son jeune compagnon des yeux.

- Merci. Souffla-t-il.


*Véridique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar






Age du personnage : 17 ans
Messages : 74
Localisation : Londres
Scolarité : Serpentard - 6ème année
Université : -
Occupation : Lycéen

MessageSujet: Re: Analepse [Ezio]   Lun 23 Jan - 2:40

Le mot tension n'était pas adapté. Il n'y avait pas de colère, pas de nervosité entre eux. Pas même vraiment de rancune. Juste une sorte de vide qui s'emplissait de silence à mesure que s'écoulait le temps. Et pourtant il ne voyait pas d'autre mot capable de décrire cet instant suspendu. Tension. Comme l'air qui s'alourdit d'une odeur d'ozone avant que l'orage ne crève...

Ses doigts se refermèrent sur l'ouvrage que lui  tendait Ezio. Il laissa son pouce courir sur la tranche du livre, faisant s'entrechoquer les pages dans un froissement de papier, avant de glisser son ongle entre deux d'entre elles. Ouvrir une page aux hasard, lire le premier passage qui lui sautait aux yeux. Une habitude qu'il avait prise au fil du temps. Une phrase prise aléatoirement dans un livre, c'était une tranche du style de l'auteur mordue à l'aveugle, la possibilité de savoir en une fraction de seconde si l'agencement et le choix des mots seraient à son goût.

"Je me tais. Je n'ai jamais osé l'espérer. Je remercie quelque chose, quelque part dans le noir, mais à elle je ne dis rien."

Joli. Mais ici, maintenant, il ne fallait qu'il se taise, lui.

- Ta sœur... Est-ce qu'elle aussi elle est..?

Première étape : briser le silence, sortir de son mutisme.

- J'ai compris que t'avais pas envie d'en parler, et si ça te fais vraiment chier je laisse tomber. Mais tu me dois bien une ou deux réponses, non ? Je veux dire, tu m'annonce comme ça que tu es sorcier, ou que t'en as simplement le sang puisque visiblement t'as fais une croix sur tes pouvoirs. On gueule l'un et l'autre avec allégresse, tu me demande d'aller chercher ta boite, et après on s'adresse plus la parole pendant un an ? Pas que ce soit inhabituel, mais j'ai pas le souvenir qu'on se soit déjà quitté en froid.

Milo prit le temps d'inspirer profondément, gonflant ses poumons le plus qu'il pouvait avant de relâcher l'air dans un soupir. Léger pivotement en direction d'Ezio, décroiser les jambes. S'ouvrir à la discussion.

- Je veux juste une ou deux réponse, histoire de comprendre. Et si ça t'emmerde on en parle plus par la suite.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t74-milo-e-conaghan
avatar




Scottish Muffin

Age du personnage : 32 ans (encore)
Messages : 350
Localisation : Aucune idée
Scolarité : Promotion 1996-2003 Serdaigle
Université : IBAS
Occupation : Barde et poète

MessageSujet: Re: Analepse [Ezio]   Mer 22 Fév - 0:33

Lorsqu’enfin Milo saisit l’ouvrage, le barde consentit à quitter son visage des yeux. Confiant au livre le soin transitoire d’apaiser l’embarra dont il ne parvenait à dénouer les liens tendus, il appuya sa tête contre le tronc de l’arbre et observant ses mains un instant, fut soulagé de constater qu’elles ne tremblaient pas, alors qu’il lui semblait que l’intérieur de son être était agité de spasmes anxieux.

Il acquiesça d’un léger hochement de tête alors que Milo rompait le silence. Des réponses, il lui en devait, très certainement. Ses yeux croisèrent à nouveau le regard du jeune homme, il y lu plus de maturité qu’ils n’auraient dû en contenir. Un léger tic souleva le coin de ses lèvres en un simulacre de sourire. Et comme chaque fois qu’il était ennuyé, il porta une main à son front et en balaya ses yeux, à l’instar d’une envie d’y voir plus clair, peut-être. Sa seconde main dissimula au plus vite le coffret dans l’abri du sac qui l’accompagnait, et avec elle, la brèche potentielle.
Ses derniers échanges avec Milo se matérialisèrent dans son esprit. Il avait essayé de les mettre de côté, soigneusement rangés auprès des derniers mots qu’il avait eu avec Saoirse. Et parce qu’il savait d’expérience – douloureuse - que ressasser le passé n’engendrait rien de bon, et qu’il était loin d’être fier de son comportement à leur égard à tous deux, il s’était interdit d’y repenser trop souvent. Il était temps, néanmoins, d’y faire face et d’en assumer les conséquences, aussi coercitive et pénible soient elles.

- J’abhorre les conflits. Murmura-t-il. Et je n’aime pas m’emporter, non plus. Je m’en excuse.

Le claquement sec de l’ampoule fit écho à leur emportement. Le grésillement sinistre de cette dernière avant de rendre l’âme semblait toujours présente à son oreille alors que se dessinait nettement la mâchoire crispée de Milo lorsqu’il avait appris la vérité. De ses yeux au regard glacial à la jointure blanchie de ses mains, il revivait les instants chaotiques de leur dernière entrevue. Ne pouvant détourner le regard d’un souvenir, il embrassa la scène dans sa globalité et fronça les sourcils dans son obstination à ne pas fuir, cette fois.

- Je te dois effectivement des réponses. En plus d’excuses.

Suite à leur dernière conversation, il devrait lui être, désormais, moins douloureux d’aborder la question avec Milo. Le pansement avait été arraché, d’un coup sec, seule restait la plaie, masquée ou non, elle était belle et bien là. Cela ne changerait en rien son point de vue, n’abimerait en rien ses principes. Il avait juste un petit effort à fournir… qui s’avèrerait être un autre pas en avant. Avancée qu’il avait promise. Tout à sa concentration de se convaincre lui-même, le barde laissait courir les doigts de sa main gauche sur l’intérieur de son autre bras, jouant machinalement un air entêtant, qui loin de l’apaiser, tentait de lui prodiguer quelques encouragements.

- Ce n’est pas vraiment que ça m’emm…nnuie. Je suis juste… très inconfortable avec ça. Mais on peut aborder le sujet, oui. On est en plein dedans, de toute évidence. Sourit-il avec un mélange de tristesse et d’ironie.
Il ne pouvait pas prétendre être étranger à l’engagement de la conversation, l’ayant initiée lui-même en demandant ce service à Milo. Il savait à quoi s’attendre, avait eu le temps de mesurer les risques encourus, il aurait été ridicule de reculer maintenant. Ses doigts cessèrent de remuer alors qu’Ezio inspirait profondément.

Le groupe s’installa un peu plus loin, au pied d’un saule, suffisamment à distance des deux hommes pour ne pas fournir d’excuse au barde quant au contenu des sujets évoqués.
Après un soupir, il se lança.

- Pour répondre à ta première interrogation, oui, ma sœur est une sorcière. Brillante, même.

Il imaginait d’ici les bonds de joie causés par ces quelques mots si elle les avait entendus. Le simple fait qu’il parle d’elle aurait provoqué un ravissement chez Saoirse, en ces termes, qui plus est.

– Elle s’appelle Saoirse. Poursuivit-il en se raccrochant à des choses simples, des gens qu’il aimait. Il était presque aisé dans ce sens, d’avoir cette conversation. Que veux-tu savoir d’autre ? Questionna-t-il gravement.

Machinalement, sa main fouilla l’herbe qui s’étendant autour d’eux, à la recherche d’un élément dont elle aurait pu s’emparer.

- Je sais pas, genre... Si t'es né dans une famille de sorciers ou de moldus, ton ancienne maison, ce genre de trucs...

Hochant la tête, il s'acquitta assez machinalement de sa tâche et répondit rapidement:

- Je viens d’une famille de sorciers. Mon père est juge au Magenmagot, ma mère … voyante, Saoirse est reporter pour la Gazette, mon frère aîné travaille chez Gringott et moi… je suis barde. Là-dessus je ne t’ai pas menti. Profitant du silence de son compagnon, il enchaîna avant que le courage ne lui manque. J’ai fait mes études à Poudlard, tout comme toi, dans la maison Serdaigle, ce qui paraît aujourd’hui d’une évidence extrême… marmonna-t-il en promenant au creux de sa paume un morceau d’écorce de saule. J'étais un étudiant plutôt sélectif dans mes matières, avec des préférences assez marquées. Après mes Aspics je suis entré à l'Ibas pour y suivre une formation de Brehon et depuis je voyage ... ce doit être là l'essentiel de mon CV magique. Puis il se tourna à nouveau vers Milo, ses yeux sombres tout au questionnement que ce dernier aurait pu poursuivre.

HJ: ©Milo Conaghan pour la réplique.

Voilà qui me convient très bien.
J'espère qu'il en sera de même pour toi. Désolé pour le retard.



Ceci est un message subliminal...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar




Admin

Messages : 968
Localisation : Entre deux mondes

MessageSujet: Re: Analepse [Ezio]   Lun 17 Avr - 22:18

Quelques branches plus haut, un écureuil menait sa vie de rongeur arboricole, et gambadait d'un arbre à l'autre, pointant de temps à autre un museau curieux, à l'affût d'une autre de ces bizarreries que ces deux pattes semblaient affectionner. Transportant quelques provisions pour l'hiver, qu'il dissimulerait dans une de ses nombreuses cachettes, l'animal fut un instant déconnecté de sa tâche par des cris qui retentirent plus loin. De surprise, il lâcha une part de son butin. Une noix, entraînée par une gravité impitoyable, dévala les quelques mètres qui la séparait du bas, pour rebondir avec un bruit sourd sur le crâne chevelu de Milo Conaghan.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com
 
Analepse [Ezio]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ezio Freza {fin}
» Impromptu, si on peut dire. [Dudu/Eva/Ezio]
» Ezio Bonvisi, le surveillant qui se prend un plaisir de te faire chier.
» Ezio Auditore Da Firenze
» Ezio Auditore da Firenze ▬ Requiescat in Pace"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins de Traverse :: Zone de Jeu :: Ewiland :: Angleterre-