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Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
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Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
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Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

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 Unconditionnally - [Demelza]

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Le Paria

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MessageSujet: Unconditionnally - [Demelza]   Mer 7 Déc - 14:28

J'ai failli la perdre.

J'ai failli la perdre ce soir-là. C'était comme une évidence. Mais elle était là, à mes côtés ne souffrant d'aucune blessure notoire, alors que j'ai failli la perdre ce soir là. J'aurais prié tout les dieux les plus anciens, pour qu'ils me la fassent revenir et j'en aurais même perverti mon âme. Même si par cette Dynastie maudite, elle l'est déjà.
J'aurais tout donné, pour ne pas voir s'éteindre son étincelle de vie. Je l'avais revue dans des circonstances qui n'étaient nullement flatteuses pour moi et je m'étais rendu compte à cet instant précis, qu'elle avait une importance primordiale. Toutes ces années, où je n'avais été qu'un petit con parmi les rangs des Serpentard est révolu désormais. Du moins, je m'étais excusé lors de notre étreinte passionnée, chose qui n'avait plus quitté mon esprit. J'ai voulu correspondre avec elle, lui envoyer des hiboux pour la tenir au courant de ma santé, mais je n'avais rien fait. Bien trop lâche et me demandant l'issue de notre nouvelle relation en devenir.
J'avais fait le "mort", conscient de mon indélicatesse à son encontre, sauf un jour où j'avais pris ma plume et l'avait invitée à cette soirée ...

Peut-être n'aurais-je pas dû finalement.

Or, nous avions été ce fameux couple bien assorti circulant dans cette assemblée promouvant ce Philtre et qui allait aider tant de personnes en ce bas monde. Depuis le début, j'avais un mauvais pressentiment qui m'étreignait la poitrine, ne rassurant nullement Demelza. Je ne le savais que trop bien. Mais je n'avais jamais été un bon acteur quand il s'agissait d'occulter mes émotions. Tout transparaissait dans mes orbes dorées si singulières et la panique n'y faisait nullement exception. Lorsque cette soirée devint vraiment incontrôlable, à savoir que cela n'allait qu'en empirant, je décidais de prendre les choses en main. Instinctivement, je pris Demelza contre moi, le visage tendu et les mâchoires serrées. Les autres entités n'étaient plus que silhouettes. Je devais nous faire sortir de là.
C'était primordial. Je bousculais la foule, elle aussi, affolée et courant vainement en tout sens sans destination précise. Mais je savais la mienne, le seul endroit où j'avais grandi et où je me sentais en sécurité malgré le paradoxe qui régnait en maître dans cette demeure.
Lorsque nous sortîmes, l'air frais fut salvateur mais je n'attendis que quelques secondes avant que nous transplanâmes de cet endroit maudit pour en accueillir un autre.

Le Manoir BloodDust.

Il était cet endroit sécuritaire et salvateur qui m'avait vu grandir entre ses quatre murs. Nous atterrîmes avec fracas, car avec cette panique qui ne me quittait plus, je n'avais su rien faire. J’atterris lourdement sur le carrelage froid de cette bâtisse silencieuse. Demelza, contre moi. Mes orbes dorées n'eurent besoin que de quelques secondes pour s'acclimater à cette pénombre qui régnait en maîtresse. J'étais chez moi. J'étais cet Héritier que cette Dynastie malfaisante attendait. Je me relevais, explorant comme un enfant cet endroit figé dans le temps mais qui n'était que propreté et ordre mêlés. Mon arrière-grande tante veillait au grain et Hibiscus aussi. La seule chose qui me paraissait extrêmement étrange, était qu'il n'y avait personne.
Mais c'était tant mieux. Je n'aurais nullement à me justifier de la venue de Demelza. Bien que comme d'habitude, je me fichais cruellement de ce que pouvait penser les gens. Surtout les plus proches. Je n'avais pas encore parlé, toujours silencieux de ce qui c'était passé ce soir là. J'ai failli la perdre ...

Titubant jusqu'au lourd fauteuil de cuir rouge, je me laissais tomber à l'intérieur, les mains sur la tête et le cœur à la limite de l'explosion. Je sentais mon palpitant battre la chamade comme jamais et autant dire que je n'aimais pas cela. Cette soirée aurait pu couper court à toutes velléités de bonheur et je crois que je n'aurais pas pu le supporter. Pas cette fois, pas encore.
Une main gantée de cuir noir posée sur l'accoudoir de mon séant, je daignais enfin poser mon regard doré si singulier sur l'objet même de mes tourments.


- Putain, j'ai failli te perdre ce soir-là.

Et j'aurais aimé te dire tant d'autres choses. Que tu es si importante à mes yeux, que non, il m'est impossible désormais d'établir un Avenir sans toi.

- J'ai failli te perdre.

C'était comme une ritournelle malsaine qui se répétait sans que je ne puisse y mettre un terme.
J'ai failli la perdre.


Dernière édition par Mark Resnald le Jeu 12 Jan - 17:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Mer 7 Déc - 15:37

Je ne comprenais plus ce qu’il se passait dans cette immense salle. Ma vue était trouble, j’étais incapable de parler. J’avais simplement chaud, et j’étais bien, collée contre Mark, mes lèvres en contact avec les siennes. Vu mon état, je me fichais de savoir si il était d’accord ou non. Même après avoir fermé les yeux, je pouvais percevoir des éclats lumineux, provenant probablement des nombreux sortilèges lancés à tout va dans la pièce. Et cela ne m’inquiétait pas plus que cela. J’avais toujours cet air béat collé à mon visage. Un air qui ne m’allait pas du tout à vrai dire. Je ne saurais affirmer ou non si Mark m’avait rendu mon étreinte.

Sans que je ne comprenne comment nous en étions arrivés là, je pu sentir l’air fouetter mon visage. Je pu en conclure que nous étions dehors. Combien de temps s’était-il passé depuis qu’Issoria avait commencé à tout faire péter ? Je n’en savais rien. Apparemment, nous étions vivants et sans blessure apparente. Certains sorciers autour de nous courraient dans tous les sens et transplanaient rapidement. Pourquoi tant de précipitation ? J’étais toujours sous l’influence du sortilège de Sang-Froid, et je ne savais pas si Mark s’en était rendu compte. J’étais malheureusement encore muette et molle comme un flanc. Je souris à mon compagnon, qui, pour sa part, ne semblait pas rassuré du tout. Je vins alors me coller contre lui afin de l’étreindre et de le rassurer. Mais il en profita apparemment pour transplaner.

Ma vue était toujours un peu trouble et je dû plisser les yeux afin de m’acclimater à ce nouvel environnement soudain. Où étions-nous au juste ? Je ne connaissais pas cet endroit. Mais j’imaginais qu’il s’agissait d’un emplacement sûr, loin de cette soirée de dingues. L’architecture des lieux me faisait un peu penser au Manoir de mon père. Je pu donc en conclure qu’il s’agissait probablement d’un autre manoir. Et si j’avais été en pleine possession de mes capacités de réflexion, j’aurais vite compris qu’il s’agissait du Manoir BloodDust, où Mark avait passé la plupart de ses années de vie.

En parlant de Mark, ce dernier semblait anéanti, dévasté. Je ne comprenais pas pourquoi. Je le vis s’installer sur un canapé couleur carmin, une petite ride du lion sur mon front et un petit sourire étrange au coin des lèvres. Quel était donc son problème ? Il n’avait pas apprécié la soirée ? Bon d’accord, c’était un peu partit en live sur la fin, mais nous n’avions pas été blessés, et puis, un peu de sang-froid que diable ! Ce n’était pas la fin du monde, si ? Je lui lançai un regard compatissant, style maman – pas sûr qu’il apprécie – avant de finalement me diriger vers lui.

Comment ça, il avait failli me perdre ? Avais-je raté un épisode ? Je passai rapidement en revu toutes les parties de mon corps, afin de chercher une éventuelle blessure qui expliquerait son inquiétude. Mais je ne vis rien. Je lui lançai alors un regard non pas compatissant cette fois mais inquiet. Un peu comme si je le prenais pour un illuminé. Je fis aussi une sorte de moue étrange qui ne me ressemblait absolument pas. Il avait répété ces mots. « J’ai failli te perdre. » En plus ne de pas comprendre en quoi il avait failli me perdre, je ne comprenais pas non plus la gravité de ce fait. De me perdre. J’étais donc devenue importante pour lui ? Alors qu’il ne m’avait même pas rappelée avant d’avoir besoin de mes potions ? Ou d’avoir besoin d’une cavalière pour une soirée ?

- Mark…

J’avais commencé ma phrase, un regard attendri plongé dans ses iris dorés, tout en m’installant à côté de lui. Cela me rappelait notre soirée dans mon appartement de Londres. Les choses avaient commencées à partir de travers quand je m’étais rapprochée de lui alors qu’il était installé dans mon sofa, occupé à chercher dans mon bouquin une origine à son problème. Puis il s’était déshabillé, alors forcément, cela n’avait pas trainé dans ma tête. Depuis le temps que j’en avais rêvé. Voir Mark ainsi, pouvoir l’approcher, le toucher, l’embrasser sans qu’il ne s’agisse d’une vaste blague.

- Je ne comprends pas vraiment ton inquiétude… Tout va bien !

Je lui lançai un sourire franc mais qui ne m’allait totalement pas, alors que je le pris dans mes bras. Ne sentant pas vraiment de réponse de sa part, je me stoppai net et me mordis la lèvre inférieure. Avais-je dis une bêtise ? Je ne me sentais pas du tout moi-même. J’étais toujours ensorcelée, et même si j’avais été capable d’articuler quelques mots, j’étais toujours un peu… étrange. Je commençai alors à m’en rendre compte et je fronçai les sourcils.

- Non ?

Tout avait l’air d’aller bien, mais il dégageait une telle inquiétude et un tel soulagement en même temps. J’étais totalement perdue. Ça allait, ou non ? Il n’avait pas failli me perdre, j’en étais persuadée. Et puis, je ne suis pas sans ressources non plus ! Cela commençait à m’agacer de ne pas comprendre la situation. J’avais forcément raté un épisode. Pas grand-chose ne faisait sens dans mon esprit.

- Je dois dire que tout est très flou, je ne sais pas ce qu’il m’arrive…  Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Autant poser la question directement. Les effets du sort ne faisaient plus que décroitre maintenant. J’allais bientôt être enfin consciente du danger que nous avions encouru en cette soirée qui avait mal tourné et qui aurait pu nous coûter nos vies, ou pire, une seule de nos vies, laissant alors l’un d’entre nous dans la tourmente et la solitude la plus totale.
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Mar 10 Jan - 14:00

Était-elle folle au point de ne s'être rendue compte de rien ?

Peut-être, étais-je trop mélodramatique mais j'avais failli la perdre et cette pensée ne disparaissait plus de mon esprit. Je m'étais senti mal durant toute cette soirée et lors de l'apparition d'Issoria sur cette macabre scène, je n'avais plus qu'une seule idée : il fallait que je nous sorte de là, tout les deux.
J'avais donc transplané dans ce Manoir qui m'a vu grandir et dont j'étais l'Héritier. J'avais choisi ce sanctuaire car étrangement, je m'y sentais bien bien que j'avais fui par tous les moyens, le fait de devenir ce putain d'Héritier. Mais telle était ma Destinée, et pourquoi devrais-je être contre finalement ? Depuis ma naissance, tout était écrit. Que je devais être cet entité qui redorerait le blason de cette Dynastie néfaste. Que je devais me plier à ses exigences sans broncher.
Mais je n'en avais pas envie. Vraiment pas envie. Bien que le sentiment puissant, d'être érigé au rang de dernier descendant était fort plaisant, je n'en avais cure.

Surtout que ma très chère arrière grande-tante avait eu des projets pour moi.

Elle ne m'en avait jamais parlé mais je savais qu'elle voulait garder cette engeance au sein même de notre Dynastie et me faire épouser une sorcière de sang-pur sans que je ne daigne l'aimer. Je n'avais jamais rencontré cette "future femme" et je m'en accommodais très bien. J'avais eu sur ma route Demelza, l'avais flouée et m'étais rendu compte à mon grand désarroi qu'elle était devenue bien plus qu'un caprice d'adolescent. Elle était devenue si importante à mes yeux, que de l'oblitérer totalement, m'était insupportable. Et la voir mourir sous mon regard doré si singulier lors de cette soirée qui l'était tout autant, était inconcevable.

Alors pourquoi, ne s'était-elle rendue compte de rien ? Assis dans mon fauteuil, tel un despote, je l'entendais parler mais sans l'écouter. J'étais beaucoup trop concentré à regarder Demelza profondément, tentant de sonder ce qui n'allait pas chez elle. Elle ne comprenait rien et je perdais patience malgré moi. Mais le fait de l'avoir à mes côtés, parvenait à me détendre quelque peu. Je la sentais s'approcher de ma personne, et cela eut pour but de me rappeler cette fameuse nuit qui était toujours présente dans mon esprit.


- Non. Je te l'ai dit, j'ai failli te perdre ce soir là. Et je crois que je ne serais pas parvenu à le supporter. Pas toi.

Mon ton avait été bien plus doux, chose dont je n'avais cruellement pas l'habitude et qui me faisait cruellement défaut, même au British Museum. Ma très chère et tendre patronne, aimerait voir une autre facette de ma personne, celle que j'essaye de montrer actuellement à Demelza, qui je l'espère, retrouvera vite la totalité de son esprit.

- Tu ne te rappelles pas ? La jeune Issoria Gates, est venue sur scène, a reçu ce fameux sérum qui devait réussir à tout régler et à partir de ce moment, tout est parti dans tout les sens. Sortilèges, pouvoirs et j'en passe. Et on a failli être blessés assez fortement, avant que je ne transplane ici.

Lentement, je scrutais mon ancienne camarade de Serpentard, n'osant étrangement pas la toucher alors que j'en mourais d'envie. Comme si ce simple fait d'avoir été confronté au fait horrible qu'elle ne soit plus à mes côtés, me fige totalement. Et autant dire que je déteste ça.

Vraiment.

Puis vint le moment où je me rends compte de ce que j'ai failli perdre à cet instant précis. Je soupire longuement avant de retirer l'un de mes gants de cuir noir, et d'effleurer son visage tout en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille.


- Cela aurait été bien trop dur, de ne plus te savoir à mes côtés. Parce que ...

Parce que ?
J'étais toujours frileux lorsqu'il s'agissait d'avouer quelque chose et surtout lorsque c'était mes sentiments.
Bien qu'ils étaient véritables.
Diablement, véritables.
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Mar 10 Jan - 15:49

C’était étrange de voir Mark aussi inquiet pour mon état psychologique que je le fusse pour le sien. Dans son esprit, j’avais probablement perdu la raison et la réalité de gravité des choses. Dans le mien, c’était lui qui dramatisait totalement pour si peu et qui ne faisait pas le moindre sens. Pourtant, je savais au fond que quelque chose clochait actuellement chez moi. Je ne me sentais pas tout à fait moi-même. L’adrénaline peut-être ? Non, impossible. Je n’avais même pas eu l’impression de me retrouver en situation stressante. Pourtant, j’avais la sensation profonde que j’aurais DÛ ressentir une situation stressante. Pourtant, j’étais calme. Trop calme.

Il avait répété une troisième fois ces mots, comme quoi il avait failli me perdre. Je soupirai fortement, toujours dans l’incompréhension la plus totale. Je me souvenais de la soirée que nous venions de passer mais je ne comprenais pas son inquiétude et cela commençait à m’énerver doucement. J’avais peur de perdre patience, alors que tout ce que je voulais, c’était passer une bonne soirée avec Mark, qui représentait actuellement la seule personne qui j’appréciais. Et ceci était un faible mot.

Depuis Poudlard, j’avais des sentiments très forts pour lui. Leur apogée se situait d’ailleurs à l’époque où nous étions élèves, puis j’avais dû me résoudre à l’oublier pour le voir jubiler dans les bras de Purdey. Je n’y étais évidemment pas parvenu avant la fin de sa scolarité. Après quoi, je ne le vis plus durant de nombreuses années. Il n’avait pas foulé les bancs de l’UAD et semblait avoir disparu de la surface de la Terre. De mon côté, j’avais dû accepter que je ne le reverrais surement jamais et qu’il fallait que je me reprenne en main. J’avais essayé de me persuader que toute cette histoire n’avait constitué qu’une partie de ma vie de gamine, d’adolescente, et qu’il ne s’agissait rien d’autre qu’un caprice, ou d’un coup de cœur à la limite.

Bref, une histoire de gosses quoi. Et pourtant, dès que je l’avais revu, des années après, j’en fus tout autant chavirée. Comme si c’était la première fois que je le rencontrais. Et depuis, chaque fois que je revoyais son visage – même après avoir simplement tourné la tête dans l’autre sens – j’avais cette sensation que mes sentiments se décuplaient et que je retombais amoureuse de lui à chaque fois. Comme un coup de foudre permanent, à chacune de ses apparitions. Évidemment, je n’avais pas souhaité tomber dans le panneau comme à l’époque. Je n’avais plus l’excuse d’avoir 15 ans mais presque dix ans de plus que cela !

Il m’avait rappelé la soirée, mais je m’en souvenais. Du moins en grande partie. Je lui pris le bras entre les mains et vint coller ma tempe contre son épaule. D’ordinaire, je n’aurais jamais fait preuve d’une telle proximité. Excepté l’autre soir à mon appartement, mais c’était un cas à part. La raison avait été de satisfaire des besoins primaires, et non affectifs, comme je semblais le ressentir ce soir. Et même en éprouvant la furieuse envie de lui faire un simple câlin, je n’aurais normalement jamais osé. Pas si tôt. D’une voix étrangement calme, je lui répondis.

- Oui, je me souviens de ça. Mais je ne me souviens pas avoir stressé plus que cela.

Soudain, je pu sentir l’effet du sortilège se volatiliser. Comme si une chaleur venait de quitter mon corps pour ne me laisser que le poids de la peur, du stress et de l’inquiétude quant à ma santé et celle de mon conjoint. Je fus forcée à prendre une inspiration profonde, comme si je venais de sortir de l’eau après avoir failli me noyer. Je venais de reprendre conscience. Conscience de ce que je venais de vivre, de ce que nous avions encouru comme danger, et des conséquences dramatiques que nous aurions dû subir sans le réflexe de Mark et son idée de nous transplaner loin de cette pagaille.

Sans prévenir, je plaquai mes mains sur mon visage terrorisé et eus un mouvement de recul pour m’éloigner de Mark de quelques centimètres. Assez loin pour pouvoir planter mes émeraudes dans ses iris et de pouvoir, enfin, comprendre ce qu’il ressentait depuis le début. Et moi, comme une idiote apparemment victime d’un sortilège de Sang-Froid, je n’avais pas partagé son sentiment de terreur quant à l’idée de me perdre. De le perdre. De se perdre.

- On faillit crever !

Sur ses mots, quelque peu déplacés vu mon vocabulaire habituel, je revins vers lui pour le reprendre dans mes bras. Cette fois-ci, non plus pour me montrer compatissante, mais réellement pour profiter de sa présence, maintenant que je réalisai que ce bonheur aurait pu m’être enlevé quelques minutes plus tôt. Sentir après cela, la peau brulante de sa main venir me caresser le visage, c’était comme une récompense. Des larmes de tristesse se mêlèrent aux larmes de joie cependant qu’un sourire réellement soulagé vint étirer mes lèvres écarlates.

J’étais plongée dans ses paroles, qu’il stoppa de façon étrange. Mark n’avait apparemment jamais été très doué pour gérer ses sentiments. Et il en était de même pour moi. Nous étions dans une sorte d’impasse, le temps que l’un de nous se décide à faire un pas vers l’autre. Il venait de faire un demi-pas, c’était donc à mon tour. Et cette situation m’avait fait pousser des ailes. Il était hors de question de le laisser filer, et tant pis si je me faisais avoir encore une fois. En amour, nous sommes généralement masochistes au point de recommencer les mêmes bêtises en se disant que si ça foire, cela aurait tout de même valu le coup.

- Je t’ai déjà perdu une fois. Si cela venait à se reproduire, je ne le supporterais pas non plus.

Il ne l’avait pas dit, mais j’avais espéré deviner ce qu’il voulait me dire. En ce qui me concernait, il connaissait probablement déjà la nature de mes sentiments pour lui. Et même s’il en était de même pour moi, j’avais un besoin de l’avouer à voix haute et de délier sa langue à lui par la même occasion. Nous étions tous les deux au courant des sentiments de l’autre et pourtant, nous n’avions jamais rien dit jusque-là. Même à Poudlard, je n’avais rien dit. A qui que ce soit. Sauf peut-être Ellie. Et encore, j’avais probablement dû lui sous-entendre plus qu’autre chose.

- Depuis qu’on se connait, tu sais que je… Tu le sais. Je n’ai pas arrêté durant toutes ses années.

Même si j’avais bien fait l’autruche, mes sentiments n’étaient jamais partis bien loin de moi, même après une décénie. Comme Mark, je m’étais retrouvée incapable de terminer ma phrase. Nous avions peut-être besoin d’aide. Je pensai alors à mon collier, pendant toujours à mon cou. Mais je m’y refusai, je voulais que cela vienne de moi, de nous, sans se forcer.  Je plantai de nouveau mes yeux dans les siens, mes mains accrochées aux siennes.

- Je tiens vraiment à toi Mark. Merci de nous avoir sauvés ce soir.

Je déposai alors un baiser chaste sur la commissure de ses lèvres. Comme il l'avait fait la première fois qu'il m'avait embrassée il y a presque dix ans de cela. Sans son réflexe, tout aurait été foutu…
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Mer 11 Jan - 15:18

C'était horrible.

J'avais toujours eu l'habitude de tout contrôler, de mes premiers pas sur cette Terre à ce qu'il se passait aujourd'hui. Sauf cette fois-ci. J'avais cette désagréable impression mais non moins attirante, quel charmant paradoxe, de me retrouver ainsi dans le vide et sans filet pour me retenir.
Comme je le savais, avouer mes sentiments, n'avait jamais été une chose aisée en ce qui me concernait. Bien au contraire, quand j'avais du me déclarer à Purdey LaRoche Elda, ma petite amie rousse de Poudlard College, j'avais tenté le tout pour le tout. Et ça avait payé. Ce qui avait été un coup de chance en ce qui me concernait. Mais avais-je été vraiment amoureux d'elle à ce point même où la perdre n'aurait qu'un Enfer pavé de milles souffrances ?
Je ne crois pas. Et il y avait eu Demelza, dont j'avais piétiné les sentiments d'amour adolescent et que sur le moment même, j'en avais ressenti une extrême satisfaction. J'avais eu ce sentiment de puissance, -qui ne m'avait jamais réellement quitté-, lorsque j'avais vu cette jolie jeune fille qui m'appréciait plus qu'elle ne l'aurait voulu.

Mais je m'étais excusé lors de nos "retrouvailles" charnelles. Et elle ne m'en tenait pas ou plus rigueur.

Elle était avec moi sans trop l'être, affichant un sourire satisfait et béat, que je ne lui connaissais pas. Ou peut-être, en était-elle coutumière, vu que je ne l'avais plus vue depuis des années. Je n'avais pas suivi les autres étudiants, sur les bancs de l'UAD, préférant évader à la fois mon corps et mon esprit, vers des contrées lointaines. Et surtout, échapper malgré moi, à cette finitude qui m'attendait. Mes orbes dorées fixaient Demelza longuement, et enfin, je pus voir qu'elle avait compris.

Une main plaquée sur ses lèvres vermeilles et des paroles peu policées venaient de s'échapper de ces mêmes lèvres, que j'avais une envie folle de m'emparer. Elle était vraiment importante. Comment aurais-je pu vivre sans elle ? Comment l'oublier ? Comment avais-je été aussi odieux au point de la faire tant souffrir ? Le Passé m'inflige des remords, que je n'ai pas l'habitude d'avoir et ça me dérange. Mais cela est justifié. Le fait d'avoir failli la perdre lors de cette soirée, m'a fait prendre conscience d'une chose, que je ne peux plus occulter.
Je l'écoute parler tandis qu'un large sourire étire mes lèvres mates. Nous sommes tout deux, handicapés des sentiments visiblement. Elle, autant que moi. Mais elle a raison sur une chose.

Depuis que je la connais, je suis amoureux d'elle. Réellement amoureux d'elle.

C'est un sentiment que je connaissais faussé et illusoire. Avais-je été réellement amoureux de Purdey ? Je me le demande encore à cet instant précis. Ou c'était pour faire comme les autres, parce qu'elle était populaire et surtout, elle était l'archétype même des Serpentard. Et dans un étrange concours de circonstance, il y avait eu Mélusine. Une rousse, elle aussi. Nous nous détestions admirablement, Gryffondor contre Serpentard. Une rivalité qui pourtant nous a rapprochés une seule fois, à cause d'une bévue de l'une de ses camarades de maisonnée.
J'étais tombé amoureux d'elle, par un procédé magique. Un philtre d'amour, qui avait changé ma façon de penser au point même de l'aimer, d'un amour inconditionnel. Comme c'est le cas ici, avec Demelza. Je crois, j'en suis même certain, que je l'aime inconditionnellement. Réellement. Et elle, aussi probablement.
Il y a ce silence tacite entre nous, qui nous fait nous comprendre et nous accepter tels que nous sommes. Et j'aime ça.


- Moi aussi, tu sais.

Les quelques petits mots à dire, j'y arrivais toujours pas. Comme une censure émotionnelle que je m'infligeais, bien malgré moi. Et dont il me fallait relever le défi, pour avancer. Et pour lui en faire part surtout, cette soirée déclencherait tout, pas vrai ?

Pas vrai ?

Lorsqu'elle déposa un baiser chaste à la commissure de mes lèvres, je me revoyais propulsé presque dix années en arrière. Étrange sensation. Je souris néanmoins à mon interlocutrice avant de la prendre tendrement dans mes bras et de lui rendre son baiser, un peu moins chaste. Mais bien moins, primaire que l'autre fois.
Mes lèvres scellées aux siennes, je plaque mon corps contre le sien, voulant ce contact qui m'avait tant manqué et dont malgré moi, j'avais littéralement besoin.

Littéralement besoin.


Dernière édition par Mark Resnald le Jeu 12 Jan - 13:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Jeu 12 Jan - 0:24


J’avais tellement envie de le serrer de toutes mes forces et de ne plus jamais le lâcher ! Alors que j’avais eu cette pensée, il m’avait lui-même enlacé fortement. Nous étions sur la même longueur d’onde et j’avais pris cet élan d’affection comme un moyen de m’apaiser, de s’apaiser lui-même, et de prouver que nous sommes bien plus que ce que nous pensions. Que tout ce que nous avions pu spéculer du temps de Poudlard, et même après. Depuis que nous nous étions retrouvés, j’avais l’intuition qu’il se passerait quelque chose d’authentique entre nous. Mais je n’avais pas imaginé Mark partager mes sentiments. Du moins, c’était ce que j’avais cru interpréter.

Notre second baiser de la soirée fut différent de tous les autres. Notre tout premier dans les jardins de Poudlard n’avait été que mensonge et plaisanterie. Celui dans le canapé de mon appartement n’avait représenté qu’une convoitise charnelle des plus primaires. J’avais d’ailleurs tenté d’esquiver les suivants durant l’acte. Le baiser échangé durant la soirée était un faux, car je n’étais pas moi-même. Et à vrai dire, je doute qu’il s’agissait bien d’un échange. Je ne lui avais pas vraiment laissé le choix et je ne me souvenais pas qu’il m’ait éventuellement rendu mon étreinte. Et enfin, ce dernier baiser me semblait, aussi risible et niais que cela puisse paraitre, empreint d’amour.

Nous nous embrassions subtilement, profondément et sensuellement. Rien de féroce, de primaire ou de faux. Je ne voulais pas fermer les yeux, sans quoi, je n’aurais plus été capable de voir son visage. Il avait un teint de peau irréprochable, je m’en rendis compte à cet instant. Je vins y glisser le bout de mes doigts, au niveau de ses pommettes, pendant notre étreinte. Et elle était douce en plus de cela ! Ma seconde main s’en alla vagabonder dans ses cheveux, parce que j’avais toujours adoré cela. Mais je ne les agrippai pas cette fois-ci. Je les caressai simplement, en passant mes doigts entre ses mèches cuivrées, alors que je me décidai enfin à clore mes émeraudes pour profiter de ce baiser qu’il me donnait et qui me semblait signifier « je t’aime ».

C’était un peu comme s’il avait fait un second pas vers moi, après avoir entamé sa phrase. J’avais entamé la mienne et il avait continué via le rendu de ce baiser. Et c’était donc un peu à mon tour de répliquer. Mais comme toujours, je me sentais extrêmement immobilisée. Pourtant, je savais au fond que je voulais tout tenter, que ce n’était pas grave si je me plantais. En résumé, je voulais de nouveau risquer de tenter quelque chose avec quelqu’un. Avec Lui. Comme je ne l’avais plus jamais tenté depuis des années. Je n’avais en aucun cas rencontré quelqu’un à la hauteur, quelqu’un qui me fasse cet effet. Quelqu’un que j’aimais, tout simplement.

Quelle histoire ! Les deux anciens camarades de Serpentard, enfants de riches détestant leur famille respectives, repoussés par la plupart des autres élèves  et des gens en général, qui finissent ensemble. C’en était presque trop prévisible, voire même un cliché total. Mais je m’en fichais tant. C’était avec lui que je voulais être. Ce n’était plus une histoire de collégiens, ou une histoire d’un soir. C’était sérieux dans ma tête. Et même si j’étais désormais certaine de ses sentiments envers moi, je n’en étais pas pour autant sûre de ses envies relatives à son futur. Se voyait-il en couple ? Voulait-il une vie de famille ? Je ne savais même pas ce qu’il faisait pour gagner sa vie – bien qu’il n’en ait possiblement pas besoin au fond. J’avais l’impression d’aimer quelqu’un pour de vrai. Sous-entendu, pour sa personnalité, non pour son passé, sa famille, sa vie, ses envies, ses passions, son métier… Juste Lui.

Plaqués l’un contre l’autre, c’était ainsi que je me sentais le mieux. Du moins, ces derniers temps. Je ne savais pas pourquoi il ne m’avait recontactée pendant toute cette période. La dernière fois que l’on était vus datait tout de même de plusieurs mois. Trois mois pour être plus précis. Trois mois durant lesquels je tombais de nouveau amoureuse de lui, et trois durant lesquels j’en étais encore séparée. C’était terminé. Je n’allais plus le laisser filer. D’ailleurs, je voulais qu’il le sache, par les mots, et les actions.

- On ne se lâche plus alors ?

Cela avait pu passer pour une véritable question, alors que j’avais pris son visage entre mes mains pour le fixer intensément. Mais elle était rhétorique. Et sans compromis possible. Je ne savais pas où nous étions, mais j’avais envie d’y rester. Enfermée ici, avec lui, pour toujours. Sans que personne ne vienne jamais nous déranger, et sans que nous ayons besoin de sortir. Après quelques secondes à le regarder sous toutes les coutures, j’en vins à la conclusion qu’il était parfait. Non, l’homme parfait et la femme parfaite n’existent pas. Mais l’homme parfait et la femme parfaite pour CHACUN existent. Et Mark représentait totalement celui qui était parfait pour moi. J’acceptais tout de lui. Son caractère, ses humeurs, ses envies. Les hauts et les bas que nous rencontrerons ne seront que secondaires. J’avais l’impression qu’à nous deux, nous serions invincibles.

Je ne me sentais toujours pas capable de dire les mots. J’avais beau tenter, j’avais l’impression de faire du playback mais qu’un incompétent serait allé couper le son. Et donc, Mark n’entendait pas ce que je voulais lui dire. J’allais donc lui dévoiler, lui prouver ce que je ressentais pour lui, réellement. Je vins l’embrasser de nouveau, en maintenant cette proximité entre nous. Mais ce n’était pas suffisant, je voulais le sentir contre moi. Sa peau contre la mienne.

Sans lui demander son avis, je vins défaire les boutons de chemise un à un avant de me lever pour me débarrasser moi-même de ma robe bleutée. Je baissai la fermeture placée sur le côté avant de tout enlever par le dessus pour la poser sur l’accoudoir. Je n’étais plus vêtue que de mon sous-vêtement sombre, et toujours chaussée de mes escarpins à motif fleuri. J’aimais bien le rendu de cette scène quand j’y pensais avec un certain recul. Je vins me placer tout contre lui afin de sentir sa peau brulante contre ma poitrine qui tambourinait. C’était ça dont j’avais besoin. Et j’avais encore faillit le dire, alors que mes lèvres exploraient la courbe de son cou pour remonter jusqu’à son oreille gauche. Là, je lâchai un souffle, sans parvenir à articuler, puis baissai la tête, comme vaincue.


Dernière édition par Demelza Worpel le Jeu 12 Jan - 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Jeu 12 Jan - 16:27

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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Ven 3 Mar - 15:22

Unconditional, unconditionally
I will love you unconditionally
There is no fear now
Let go and just be free
I will love you unconditionally



C'était mes pensées à cet instant précis. A cet instant T, dont j'aimerais qu'il se fige et qu'il continue ainsi, pour toujours. Que la Réalité n'existe plus, que le Temps n'ait plus d'emprise sur nos deux corps et que nous soyons enfin heureux de nous être (re)trouvés. J'avais failli la perdre ce soir là, et ma Réalité, se serait effondrée. Je n'aurais pu ramasser que quelques morceaux, insuffisants.
Elle n'aurait plus été à mes côtés. Comment y aurais-je survécu ? Me laisserais-je noyer par le fond d'une dépression sans limites ? Ou aurais-je trouvé une autre âme sœur ? Non. Elle ne serait jamais Elle. Elle ne serait jamais Demelza Worpel. Il me fallut un temps certain pour m'en rendre compte, et j'avais compris lors de nos "retrouvailles", que je voulais plus. Plus qu'une seule fois, s'entend. J'avais eu besoin de sa présence à mes côtés, c'était une évidence. Mais j'avais préféré taire mes sentiments, de peur d'être le seul à les avoir.
Mais cette soirée désastreuse avait à elle seule renforcée cette idée qui ne me quittait plus. On devait être ensemble. C'était certain. Elle avait l'air de penser la même chose. A nous deux, nous étions "parfaits". Parfaits, dans l'optique où je ne voulais personne d'autre. Personne d'autre à part Elle. Elle m'était si importante, que l'ôter de mon esprit était une chose impardonnable et inqualifiable.

J'aimais Demelza Worpel. Sans conditions aucune.

Et j'étais certain que cela était réciproque. C'était une évidence. Comme quand j'avais su que je devais arrêter Poudlard en septième année et ne pas fouler les bancs de l'Université Albus Dumbledore. C'était à la fois différent et tellement similaire. Bien que comparer Demelza a des études, n'était pas réellement gratifiant. Du moins pour elle. La promiscuité avec Elle, m'était salvatrice. Mais j'avais envie de ressentir plus. J'avais une cruelle envie de sentir sa peau contre la mienne. Mais pas comme cette fameuse nuit, qui avait scellé nos retrouvailles. Quelque chose de plus intime, presque timoré. Et non, cette envie bestiale qui nous avait saisi à la gorge à tout les deux.
Lorsqu'elle prit mon visage entre ses mains fraîches, je compris. Je fus parcouru d'un frisson et je lui souris. Un sourire tendre et sans artifices. Un sourire sincère que je n'offrais pas souvent à mes interlocuteurs, mais je voulais lui montrer, que mes sentiments étaient bien réels. Et que je ne me trompais pas. Bien que j'étais cruellement handicapé des sentiments. Un peu comme Elle.


- Non. On ne se lâche plus.

Elle s'empara encore de mes lèvres. Un baiser ardent auquel je répondis par une même intensité. Je souris encore, lorsqu'elle vint déboutonner ma chemise. Je n'émis aucune protestation, mais je me mis à froncer les sourcils alors qu'elle se levait. Or, je n'allais pas être déçu de la vision à laquelle j'allais aspirer. Elle descendit sa fermeture éclair, et ôta sa robe de soirée qui collait parfaitement au galbe de son corps. Je pus d'ores et déjà, admirer cette poitrine parfaitement dessinée. Vision déique que mes prunelles dorées avaient. La robe bleutée reposait presque éhontément sur l'accoudoir couleur incarnat. Un contraste de couleurs merveilleux, bien que le corps de Demelza était bien plus mirifique à regarder. Je la contemplais donc, dans cette demi-nudité qu'elle me présentait.
Mais je n'avais pas envie d'être trop entreprenant cette fois-ci. J'avais envie d'allier la douceur au fait que je l'aimais. Tout simplement. Elle aussi, avait des pensées identiques aux miennes, lorsque je sentis sa respiration confuse au creux de mon oreille gauche. Je souris encore, appréciant chaque minute que cette scène pouvait m'allouer. Je ne pensais plus au fait que j'avais failli la perdre.

Je profitais d'Elle. Tout simplement.

Mes mains dépourvues de cuir s'empressèrent de retirer ses chaussures à talon fleuries. Je les posais délicatement à la droite du canapé, tout en offrant ma chaleur corporelle à Demelza. Je massais ses talons douloureux. Douloureux, d'avoir été traités ainsi de la sorte. Mais elle avait été splendide ce soir là. Une Déesse.


- Tu es si belle. Ne pus-je m'empêcher de murmurer à quelques centimètres de ses lèvres vermeilles. Et de m'en saisir, encore.

Je la serrais contre moi, sentant son cœur battre à l'unisson du mien. Ce son, j'avais eu peur de ne plus l'entendre ce soir. Après cette soirée somme toute catastrophique. Mais il y avait une chose qui avait été : nous nous sommes rapprochés. Et je n'étais pas prêt de la lâcher.
J'avais trois mots à lui dire, mais ils étaient coincés au fond de ma gorge comme une litanie incessante que je ne parvenais pas à formuler. Il était difficile de dire ces quelques mots, même s'ils étaient réciproques. J'en étais certain.
Alors pour toute réponse, je resserrais mon étreinte, tout en parcourant son corps de mes lèvres avides d'Elle.


- Non. Je ne veux plus te quitter. Plus jamais. Mes paroles furent suivies d'actes. Je plaquais mon torse nu, j'avais au préalable jeté ma chemise au sol -moins de précautions que ses hauts talons-, contre sa poitrine qui l'était tout autant. Mes mains comparées à notre précédente union charnelle étaient presque timides, mais mon Âme, Elle, était avide de la retrouver. Pour que nous ne fassions qu'Un. Encore une fois. Suivies de bien d'autres.

- Demelza.

C'était une supplication. Tandis que je m'emparais de ses lèvres, plus violemment cette fois-ci.
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Jeu 9 Mar - 1:24


Impossible de sortir les mots, ces trois simples mots. A bien y réfléchir, je ne les avais jamais prononcés de toute ma vie. Mais j’imaginai assez facilement, qu’une personne les ayants déjà dit à ses parents, ses amis, ses conquêtes, n’aurait jamais eu autant de mal à les dire que lorsqu’elle les pensait réellement. Ce n’était que des mots, ils auraient pu constituer un mensonge, et pourtant, à partir du moment où il s’agissait de la vérité, ils ne voulaient plus sortir. Ils étaient là, au bout de ma langue. Je continuai mon play-back entre deux baisers, entre deux étreintes, toujours sans son. Pourtant j’avais tellement envie qu’il le sache. Du moins, qu’il l’entende, car je savais qu’il le savait, depuis le temps…

Etait-ce ce qui m’avait rendue ainsi ? Vivre sans amour ? Mon père ne m’aimait pas, j’en étais certaine. Du moins, pas comme il le devrait. Ma mère m’avait probablement aimée, mais elle n’était plus là depuis mes cinq ans. De mon côté, j’avais craqué sur Mark à Poudlard, puis sur Seth, mais sans jamais oublier Mark. J’avais eu quelques aventures aussi, sans sentiments car là encore, je n’avais jamais oublié Mark. Il m’était resté dans la peau comme si je l’avais eu et que je l’avais perdu, pourtant il n’en n’était rien. Nous n’avions jamais été ensemble, nous ne nous étions donc jamais quittés. J’avais l’impression de le retrouver après une longue pause. C’était un sentiment particulièrement étrange.
Il avait confirmé, et même si j’en étais persuadée avant, j’étais contente de l’entendre de sa bouche. Non en effet, nous n’allions plus nous lâcher. Si on m’avait dit qu’un jour je retomberais dans les bras de Mark Resnald, et que ce dernier tomberait aussi dans les miens, je ne l’aurais probablement pas cru, même si j’aurais espéré que cela se produise.

L’éteinte que nous faisions n’avait étrangement rien en commun avec la précédente, au mois de Mai. On ne retrouvait plus cet aspect bestial, primitif. Ce besoin de se satisfaire sans réellement prendre l’autre en compte, ou du moins pas totalement. Je me souviens de mon état d’esprit sur le moment, j’avais à la fois pensé à ma petite victoire personnelle de coucher avec Mark qui m’avait toujours repoussée, à cette attitude de défi que j’avais eu à son encontre en me servant de lui pour atteindre mon but sans lui laisser le temps de contrôler la situation, à ma satisfaction quand j’avais eu plaisir de le virer de chez moi après avoir fait mon affaire. Mais là, tout était différent.

Désormais, je savais que j’étais la seule dans sa vie, et il était le seul dans la mienne. Nous étions sur la même longueur d’onde et il n’y avait plus personne pour se mettre entre nous. Je n’étais pas capable de lui dire que je l’aimais depuis toujours, je n’étais pas capable de sortir ces trois simples mots. Je n’étais qu’une handicapée des sentiments. Et bien que je l’avais su amoureux de Purdey, il semblait tout aussi coincé que moi. J’avais donc fait le choix de lui exprimer mes sentiments d’une autre façon, plus corporelle, et pourtant si différente de la dernière fois. Bien que j’avais toujours l’espoir de lui communiquer mes sentiments par la parole lorsque le moment serait venu.

Agrippée à son cou et collée à sa peau particulièrement chaude, j’étais parfaitement bien. Dans mon élément. Au seul endroit où j’avais toujours voulu me trouver : dans les bras de Mark Resnald. C’était terriblement niais comme pensée, mais je ne pouvais plus nier ce qui était en train de se passer. Je couvrais son cou de baisers épars, étant donné que j’étais incapable de prononcer la moindre parole comme je l’aurais désiré. La tête enfouie, je sentis qu’il me débarrassait de mes chaussures pour masser mes pieds endoloris. Je n’aurais jamais imaginé Mark si attentionné. Il me trouvait belle. J’avais souris discrètement, honteuse de me sentir rougir après avoir entendu tel compliment venant de lui. Il savait se faire romantique le bougre. Et qu’il était beau, lui aussi.

C’était un peu comme une autre première fois. La première fois que nous étions ainsi ensemble tout en étant conscients de nos sentiments respectifs. La première fois, en ce qui me concernait, que j’étais avec un homme pour qui j’avais des sentiments, la première fois que nous allions passer la nuit comme ça, de cette façon. J’en redevins la timide Demelza, en espérant être toujours à son gout. Après mes rougeurs, mes caresses se firent moins entreprenantes, moins expertes et beaucoup plus timides. Comme si je ne savais pas m’y prendre pour « faire l’amour ». Ce qui n’était pas faux, au fond.

- Mark, je ne…

J’avais honte de lui avouer que non, je ne savais pas faire ça. J’espérais qu’il me guide cette fois-ci, bien que je ne doutais pas que je prendrais le coup de main rapidement ! Je n’eus pas le temps de formuler ma phrase qu’il s’était emparé de mes lèvres avec un peu plus d’entrain. J’en conclu qu’il était parfaitement capable de me montrer la voie sur ce chemin qui m’était inconnu, mais que j’avais hâte de découvrir avec lui. Je me laissai donc aller à son expertise, le laissant me réchauffer de sa peau ardente, l’autorisant à diversifier ses caresses, jusqu’à le laisser me prendre dans ses bras pour se lever du canapé.

Curieuse, je le laissai m’emmener ainsi, enfouissant de nouveau mon visage au creux de son cou afin de m’imprégner de son parfum qui m’avait tant manqué. Je ne vis pas le chemin qu’il empruntait. Je ne savais d’ailleurs toujours pas où nous nous trouvions. Il me déposa finalement sur ce qui me semblait être un lit. Confiante, je décrochai mes bras de sa nuque et me laissai reposer sur ces draps qui me semblaient être faits de soie. Les yeux fermés, je profitai de la texture extrêmement agréable avant de reposer mes mains sur l’homme de ma vie. Dont la texture était tout aussi agréable ! Pressant légèrement sur sa nuque, je le tirai dans ma direction afin qu’il me recouvre de tout son corps, de tout son être.

Je rouvris finalement les yeux pour les planter dans ses prunelles dorées si spéciales, si envoutantes. Qu’allais-je donc bien devenir ? Moi, Demelza Worpel, avec Mark Resnald ? Cela me semblait sportif d’avance, mais j’avais hâte de découvrir ce que cette expérience allait donner. Comme il l’avait dit : on ne se quittera plus jamais. J’imaginai que la plupart des couples pensaient la même chose en prenant la décision d’officialiser leur union. Que de naïveté. Mais lorsque cela nous arrive, nous pensons tous être spéciaux, être différents des autres. « Nous, on est pas comme eux, nous, ça va durer. »

C'était exactement comme ça que je me sentais en cet instant. Spéciale à ses yeux. Et il était spécial aux miens.

HJ : Avec l’approbation de Mark pour la description de ses actions.
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Ven 10 Mar - 14:06

Je t'aime.

Ces trois simples mots étaient si faciles à dire, et en même temps si difficiles. Les avais-je seulement pensés ? Avais-je été réellement honnêtes lorsque je les avais énoncés ? J'avais aimé mes parents, j'en étais certain. Cela avait-il été réciproque, je ne le sus jamais. Mes géniteurs ne furent jamais réellement démonstratifs d'une quelconque affection à mon encontre. Ils étaient mes parents, j'étais leur seul et unique fils. Et c'était ainsi. Cela n'allait pas chercher plus loin.

Lors de leur enterrement, je n'avais pas pleuré. Ce qui avait choqué le restant de la Dynastie mais qui avait renforcé l'idée que j'étais comme "eux". Un descendant Sorcier au Sang-Pur, doté d'une propension à aucune empathie, et ce même pour sa famille proche. J'avais aimé Loevi Leroy, d'un amour étrange et peu conventionnel. Mû par un étrange sadisme envers elle, je l'avais aimé d'une bien étrange façon. Je m'en voulais peut-être encore aujourd'hui car j'avais été comme un frère pour elle, un lien si fort nous reliant tout les deux. Je ne savais pas ce qu'était l'Amour réel, ou j'en étais fourvoyé. Avais-je seulement aimé Purdey ? Je n'en avais aucune idée, car je voulais être comme les autres.
Je m'étais intéressé à elle et elle avait répondu à mon intérêt. Notre "couple" était donc formé. Il y avait pourtant cette affection particulière que je lui concédais, car j'avais été singulièrement jaloux lorsqu'elle m'avait trompé avec Julian Falcon.

Une plaie au Cœur et au Corps.

J'avais ressenti cette Colère, lorsqu'elle m'avait appris ce qu'elle avait fait. Et étrangement, je lui avais pardonné sa faute, bien que j'étais encore rancunier à mes heures perdues. Puis, Elle était apparue. Demelza Worpel. Là, encore j'avais joué avec des sentiments qu'il m'était impossible de contrôler. Et de réfuter. Ici, je sentais qu'ils étaient sincères. Comme une évidence. Le simple fait de penser à cette perte ce soir là, m'avait fait prendre conscience, j'aimais Demelza à en perdre haleine. Mais ces mots étaient terrés au fond de ma gorge et de mon esprit, prêts à être libérés. Mais j'étais bien trop frileux lorsqu'il s'agissait de seulement les annoncer. Je me laissais donc porter par cet instant qui me rendait plus qu'heureux. Parce qu'elle était là et qu'elle partageait ces sentiments, que j'avais tant de mal à énoncer.

J'étais bien. Dans cet élément dont j'avais failli être privé à cette soirée. Je n'avais plus envie de la quitter, comme je le lui avais spécifié. Je n'avais pas envie de ressentir encore cette Douleur dûe à sa perte. Cela était peut-être égoïste, mais je pensais ainsi. Et elle était potentiellement sur la même longueur d'onde que moi. Sentir sa peau contre la mienne, était un présent que je me ferais un plaisir d'honorer. Je la regardais encore, elle était d'une incroyable beauté. Et pas seulement ce soir là. J'avais envie de me réveiller chaque jour à côté d'elle et bénéficier de cette beauté. J'avais littéralement besoin d'elle. Elle était devenue cette drogue dont je ne me passerais jamais. J'avais encore cette envie de ne faire plus qu'un avec Elle. C'était encré en moi, comme ce qui certifiait ma singularité. Mes stigmates colorées que j'abhorrais. Étrangement, j'avais honte de les dévoiler. Elles étaient cette gêne qui me hantait depuis ma naissance.

Je ne sus jamais leur provenance. Ni pourquoi elles étaient là. Quels étaient leurs desseins finalement ? Mes géniteurs ne me donneront jamais une réponse, que j'attendais. Ils avaient embrassé tout deux le sommeil éternel, et ils ne reviendraient jamais. A cette pensée, mes orbes dorées se voilèrent un court instant, en pensant qu'ils ne verraient jamais la jeune femme que j'avais choisi. Et que mon Cœur avait adopté. Jamais, ils ne verraient plus belle femme en ce bas monde. Je souris lorsque la voix de mon ancienne camarade de Serpentard s'éleva dans le silence pesant de cet immense Manoir qui m'avait vu grandir et dont je connaissais les recoins par cœur. Elle me semblait si différente, par rapport à nos "retrouvailles" passées. Comme si la Demelza Worpel entreprenante et castratrice s'était envolée au profit de la jeune femme d'une quinzaine d'années, que j'avais fait tant souffrir. Moralement. Je me flagellais émotionnellement par de telles pensées, mais rien ne pourrait racheter mes agissements que j'avais eu envers Elle. C'était ma pénitence, même si je m'étais excusé la dernière fois. Mes caresses étaient fiévreuses et j'avais envie d'Elle. De sentir son corps lové contre le mien. Encore cette fois. Mais pas comme cet autre jour, où nous n'étions que bestialité et primitivité mêlées.

Je la voulais Elle. Sans artifices. Seulement Elle.

Je m'étais emparé de son corps et l'avais prise dans mes bras pour la porter contre moi. Et sentir ce corps que je chérissais tant. Je lui prodiguais de la chaleur, car son épiderme n'était protégé plus que par un léger tissu. En ce qui me concernait, j'étais toujours torse nu, ayant -encore- gardé mon pantalon de costume. Je montais donc ces escaliers, que je connaissais tant. Cela m'étonnait encore que cette immense bâtisse fut vide à cette heure. C'était comme si, tout le monde savait ce qui allait se passer et qu'ils avaient préféré nous laisser seuls. Ce qui n'était nullement pour me déplaire. Au contraire. Je souriais toujours à Demelza, tandis que je pénétrais dans ma chambre d'adolescent, sensiblement identique. Un immense lit agrémenté de draps en soie vert -Serpentard oblige-, trônait en son centre.

Là, encore, j'avais ce sentiment étrange comme si "on" savait ce qui allait se passer. Je sortis vite mon idée de mon esprit, me concentrant sur ma partenaire. Elle était décidément magnifique dans cette semi-nudité, qu'elle m'offrait encore. Délicatement, je posais son corps sur mon lit et je pouvais certifier qu'elle appréciait le contact avec le tissu doucereux qu'était la soie. Elle ferma les yeux un court instant et planta son regard singulier dans le mien qui l'était tout autant. Je souris encore, tout en capturant ses lèvres. Mes mains se faisaient encore plus aventureuses, désireuses d'Elle. Mon corps se pressa contre le sien, pour y prodiguer encore de cette chaleur qui ne me quittait plus depuis que je l'avais revue. Il y avait cette attraction littérale entre nous. Comme si mon corps, ne pouvait vivre sans le sien. Elle était mon âme sœur. J'avais entendu cette étrange histoire dispensée par un Guide Moldu lors de mes premiers mois au Musée. Il y avait ce philosophe prénommé Platon qui avait certifié que les êtres humains étaient formés de deux visages, de quatre jambes et quatre bras. Une union parfaite en somme. Deux êtres ne formant qu'un, sans couture apparente. Ils étaient un Tout, se suffisant à eux-mêmes. Mais cette insolence allait être fatale, ils n'honoraient plus les Dieux, et ces derniers, contrariés décidèrent de les punir. Zeus, sépara ces deux entités, contraintes à cette incomplétude.

C'était ce que j'avais ressenti sans Elle. J'étais incomplet.

L'un de mes doigts se mit à parcourir nonchalamment ce visage qui était parfait à mes yeux. Il continua sa course sur le nez dont nul défaut n'était apparent et finit son cheminement sur ces lèvres vermeilles qu'il m'était si dur de relâcher. Mon autre main quant à elle, était savamment occupée à caresser ce corps angélique, dont mon regard doré pouvait profiter à loisir. Elle était vraiment belle, une déesse comme je le pensais. Subitement, j'étais jaloux de ces hommes qui ont pu la toucher, lui prodiguer des caresses similaires aux miennes. Dont elle se serait pâmée sous leurs corps. Je commençais à être meutri par ce sentiment de jalousie, pourtant si différent de celui qui m'avait consumé alors que j'étais avec Purdey et qu'elle m'avait trahi. Les avait-elle aimés, elle aussi ? Ou était-elle hermétique à toutes formes de sentiments, comme moi ? Nous étions si similaires. Et j'étais certain à cet instant T, que je ne la lâcherais plus. Qu'elle serait mienne, et que je serais sien.

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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Mar 14 Mar - 18:37


Nous ne sommes pas comme les autres.

Il était toujours niais de penser ceci. Pourtant, je n’arrivais pas à me l’enlever de la tête. Notre histoire semblait tellement improbable que j’imaginais difficilement d’autres personnes avoir vécu la même chose pour se retrouver dans la situation dans laquelle nous étions aujourd’hui. C’était ça qui nous faisait nous sentir spéciaux l’un et l’autre. Et pourtant, au vu des 7 milliards d’individus sur cette planète, il était évident que cette histoire avait dû se reproduire de nombreuses fois. Pourtant, jamais une seule seconde je n’avais pensé que nous étions un couple comme les autres, que nous passerions par toutes les mêmes étapes, que nous vivrons les mêmes évènements. C’était cela qui gardait la magie et l’amour intact, cette attitude d’autruche qui évite de voir la vérité en face. Vérité qui nous reviendra en pleine figure un jour ou l’autre. Mais pas aujourd’hui.

Aujourd’hui je profite de mes instants passés avec celui que j’aime. Car oui, je l’aime, clairement. Depuis presque dix ans maintenant. Dix longues années à ne pas avoir l’autorisation de l’approcher, de le toucher, de lui dire que je l’aime. J’avais simplement pu passer quelques temps avec lui, notamment au Quidditch, mais cela était tout. La douleur et la peine que j’avais endurées toutes ces années semblaient déjà s’effacer, comme si elles n’avaient jamais existé, comme si le fait de l’avoir ENFIN à moi et de savoir qu’il m’aimait représentait une force bien supérieure à la dépression par laquelle j’étais passée. On dit que l’amour est plus fort que tout, et je pouvais bien le croire dans cette situation.

Redécouvrant son corps d’une autre façon, d’un autre point de vue, je me laissai aller à quelques caresses éparses, sans éviter de glisser mes doigts sur ses tatouages qui le faisaient tant souffrir. J’espérai que le contact de mes mains fraiches l’apaise, tout comme les breuvages que je prenais du temps à lui concocter. Je savais qu’il était loin d’être guéri, mais je ferais une priorité de trouver le remède au Mal qui le rongeait depuis plus d’une décennie. Je ne pouvais voir l’immense dessin encré dans son dos, mais je l’imaginai alors que j’y passai lentement mes mains, pressant légèrement dessus afin de le coller contre moi afin de me lover encore et encore contre sa peau mate. Je me sentais bien, et en sécurité ainsi.

J’aimais particulièrement le voir sourire comme il le faisait ce soir. Après la terreur provoquée par la soirée de lancement totalement ratée, apercevoir ses lèvres s’étirer alors qu’il posait son regard doré sur moi était une satisfaction sans prix. Je sentais que moi aussi, je lui faisais du bien. Qu’il se sentait merveilleusement en ma présence et dans mes bras. J’avais répondu à son baiser légèrement plus poussé que le précédent, mais toujours loin de la bestialité que nous avions déjà connue. Nous étions tellement sur la même longueur d’onde. Nous n’avions plus envie de nous presser, cette fois-là serait la plus parfaite de toutes, c’était un tournant important dans notre relation.

Je frissonnai des pieds à la tête et senti que j’avais la chair de poule alors qu’une de ses mains s’aventurait un peu partout à la découverte – ou redécouverte – de mon corps, tandis que son autre main semblait détailler mon visage point par point afin de ne plus jamais l’oublier ou d’en contempler tous les détails. Je me sentais à la fois observée et à la fois belle, particulièrement belle. Lorsqu’il me regardait, je reprenais directement confiance en mon potentiel d’attraction. Ma confiance en moi s’accentuait seconde après seconde si bien que j’entrepris moi aussi de vagabonder un peu plus. Alors qu’il était pressé contre moi, je pu profiter de son parfum enivrant, frissonnant sous ses caresses et en ressentant son souffle dans mon cou. Plutôt que de l’explorer avec mes mains, j’enchainai par des baisers. Je voulais le toucher et l’embrasser partout. Je commençai doucement par ses lèvres, descendant doucement vers son cou, son torse, contre lequel je posai mon front dont la peau commençait à se faire tellement ardente que je ne sentais presque plus sa propre chaleur.

Laissant mes lèvres vagabonder aux alentours de ses abdominaux, je vins défaire le bouton de son pantalon. J’avais adoré le voir vêtu ainsi, je trouvais les costumes très sexy, mais alors sur lui, c’était à tomber raide. Néanmoins, il était grand temps de le débarrasser de ce rempart de tissu. Sans regarder ce que je faisais, mes doigts habiles le libérèrent avant de continuer à toucher tout ce qui était à ma portée. Je revins planter mon regard dans le sien, non sans continuer mes caresses avant de venir plaquer mes lèvres contre les siennes.

J’avais beau avoir été entreprenante précédemment, je voulais me laisser faire cette fois-ci. J’avais murmuré son prénom, dans l’espoir d’y ajouter mes sentiments, toujours sans succès. Je fermai finalement les yeux et me cambrai afin de faire entrer nos peaux brûlantes en contact. Je n’allais plus tenir très longtemps ainsi, sans lui dire que je l’aimais, ou sans le lui montrer.
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MessageSujet: Re: Unconditionnally - [Demelza]   Lun 17 Avr - 22:16

Le temps sembla un instant suspendre son Vol pour assister à l'émotion de leurs ébats. Ce répit ne dura guère et le temps, comme le monde, reprit sa course effrénée. Leur petit cocon se fissura, au sens littéral, et un fragment de plafond s'arracha à la voûte et chût inélégamment sur le derme des deux Amants.
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