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2017.

Suite au décès d'Archibald
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anglo-saxon. 




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Les absents ont toujours tort.
Méfiance, nous sommes d'humeur taquine...

Une animation d'Halloween vous attend...

Venez donc nous présenter vos plus beaux sourires.

Hé, t'as vu ton rang?

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 I didn't see that coming

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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Dim 7 Mai - 21:35


Saoirse n’avait pas l’air d’être très réceptive à mes remarques et ce n’était pas si mal finalement parce que je disais évidemment cela sous le coup de la colère. Même si je me voyais très peu en maman épanouie ou même dans l’hilarité et l’impatience la plus totale d’enfin devenir mère et de voir la tronche, euh le visage, de mon cher enfant nouveau-né. Non, vraiment, je n’y arrivais pas. Pourtant, cela n’avait pas été faute d’essayer durant quelques minutes, alors que je m’étais imaginée en parler à Mark et que ce dernier me confortait dans l’idée de garder l’enfant. Mais à vrai dire, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il pouvait penser de toute cette histoire. Quoiqu’il dise, je serais probablement étonnée et je serais d’autant plus désemparée. Voilà pourquoi j’avais besoin d’encore quelques instants avec Saoirse, bien qu’elle ne me considère pas comme son amie. Elle n’en restait pas moins une femme qui pouvait plus ou moins se mettre à ma place, contrairement à Mark.

En fait, elle avait même l’air d’être totalement dans les nuages. Elle réfléchissait peut-être justement à ce qu’elle ferait à ma place, afin de me conseiller par la suite. Du moins, c’était ce que j’espérais, parce que j’étais totalement perdue. Qu’allais-je bien pouvoir faire de mon commerce ? Ce n’était tout de même pas sérieux de continuer de travailler de cette façon avec un gosse à charge, si ? Je n’entrais peut-être pas dans la catégorie des gens très bien, mais j’avais un minimum de morale et d’éthique. Du moins envers les enfants. Ah bon ? Je me souviens surtout les avoir toujours méprisé… Au fond, les enfants sont des innocents, et je n’ai rien contre les innocents. Néanmoins, ce n’était clairement pas ma passion ou même un but dans ma vie de devenir maman. Je ne me voyais pas changer d’avis même dans un futur proche et là, on me mettait au pied du mur. Je n’avais plus le choix, la décision devait être prise ce soir. A moins qu’il soit déjà trop tard ? Je m’étais tellement peu renseignée sur le sujet que je ne savais même pas ce genre d’informations des plus basiques.

Lorsqu’elle brisa finalement le silence, ce fut pour sortir une de ces phrases qui vous glace dans votre mouvement et vous pousse à fixer la personne qui vient de parler d’un air de dire « attends, tu déconnes là, hein ? ». Mais elle enchéri assez vite non sans éviter de s’enfoncer un peu. Mais ce n’était rien, je ne le prenais pas mal. Je n’avais pas vraiment senti d’ironie dans sa réplique et si c’était le cas, eh bien j’étais naïve aujourd’hui ! Et je n’avais certainement pas la tête à m’énerver pour autre chose que le sujet qui allait me gâcher mes prochains mois ainsi que toutes les années de ma vie jusqu’à ma mort. Ah, ne soit pas si négative, tu pourrais aimer cela ! Mais je n’y croyais pas plus que cela. Seul Mark serait capable de me faire changer d’avis. En parlant de lui, Saoirse remit la main sur lui dans sa mémoire.

- C’est lui oui, dis-je simplement avant de baisser la tête et de continuer d’une voix un peu plus blasée. En fait, on a repris contact il y a quelques mois seulement. Je le croyais encore avec Purdey depuis toutes ses années.

J’eus un petit rire à cette pensée. En fait, avec du recul, je comprenais totalement que cela n’ait pas marché entre eux. Et à vrai dire, j’avais été plutôt contente lorsque j’avais réalisé qu’il était enfin « libre » et que je pourrais me venger de ce qu’il m’avait fait. Au fond, l’amour et la haine sont deux sentiments qui restent extrêmement proches. Je n’avais jamais réalisé à quel point cela pouvait être vrai avant de connaître Mark, que j’avais autant aimé et détesté. Mais qu’étrangement, je n’avais jamais oublié. Et c’était précisément là que la balance penchait.

Avant d’avoir pu dire ouf, Saoirse se leva en me tirant de mes réflexions pour se diriger vers la porte. J’avais espéré qu’elle comprenne mes sous-entendus concernant le fait qu’elle reste encore un peu. Mais même si elle les avait saisis, elle n’avait peut-être pas la moindre envie de rester et c’était parfaitement compréhensible. Cela m’aurait écorché la bouche de lui demander clairement de m’accompagner encore quelques minutes dans cette épreuve et pourquoi pas, jusqu’à l’arrivée de Mark, que j’allais probablement prévenir dans les minutes à venir. Si bien que je ne dis mot, hochant simplement la tête.

Je m’étais levée moi-aussi, m’étant saisi d’un bout de parchemin sur lequel j’allais écrire quelques mots qui seraient envoyés à Mark par hibou, en espérant que cela soit assez rapide. Il n’était pas très loin dans Londres, cela ne devrait donc pas prendre plus de quelques minutes avant qu’il ne reçoive la nouvelle sur son lieu de travail. Et tant pis si cela faisait désordre de voir un hibou squatter le British Museum, il y avait urgence. Je l’imaginais déjà débarquer par Transplanage, à peine quelques secondes après sa lecture du mot, mais qu’il ne saurait pas encore quoi dire, car il n’y aurait pas réfléchit. Cela promettait d’être folklo. Alors que j’avais trempée ma plume dans l’encore, Saoirse avait fait volte-face pour me demander si je souhaitais qu’elle reste. Arg, tu vas devoir lui dire clairement, même si ça t’arrache la bouche. Il était évident que je préférai qu’elle reste, même peu de temps. Chaque minute durant laquelle je n’étais pas livrée à moi-même empêchait que je saute éventuellement par la fenêtre.

- Je vais prévenir Mark mais je t’avoue que je préfèrerais ne pas rester seule trop longtemps.

J’avais contourné un peu, c’était plus fort que moi. Mais c’était dit ! Après un léger sourire, je m’empressai de gribouiller quelques lignes sur le parchemin avant de l’enrouler, de le nouer et de l’accrocher à la patte d’Ebène, un hibou presque entièrement noir et particulièrement imposant. Il était silencieux la plupart du temps, si bien qu’on remarquait difficilement qu’il était dans la même pièce. Surtout les sorciers, étant habitués aux genres de sons et bruits que ces oiseaux produisent. Lorsqu’il s’envola par la fenêtre, on pu se rendre compte de l’envergure de ses ailes et c’était assez impressionnant. Normalement, il était très rapide et devrait atteindre le Musée en moins de cinq minutes. Un peu moins de dix minutes pour un hibou plus petit ou une chouette. Voilà pourquoi mon impatience m'avait poussée à choisir un oiseau pareil.

- Comme je disais, tu peux te servir à boire si tu veux. Je vais me faire un thé. Earl Grey, ça te dit ?

Sur ce, je me dirigeai vers ma cuisine côté gastronomie et non pas alchimie et mit de l’eau directement dans deux tasses qui furent chauffées d’un coup de baguette. Je plaçai alors les deux récipients sur un plateau avec différents thés, sucre et une petite cruche de lait puis vint le déposer sur la table basse à côté du canapé. Je m’installai ensuite sur ce dernier et m’emparai du petit sachet jaune sur lequel était écrit «Earl Grey » pour le plonger dans l’eau bouillante. Je pris la tasse dans mes mains pour la poser sur mes genoux. Cela avait toujours le don de me réconforter, un bon petit thé. Mais là, j’allais apparemment avoir besoin de plus. Nous avions probablement cinq à dix minutes avant l’arrivée du futur père de mon enfant – ça fait bizarre de le dire ainsi – alors j’entrepris de reprendre la parole pour me changer les idées ou du moins, briser le silence.

- Désolée de te mêler à tout ça. Je te retarde probablement dans ta journée. Tu venais faire quoi dans le coin d’ailleurs ?

Peut-être un déplacement professionnel. Quoi qu’il en soit, elle avait décroché un scoop.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Dim 21 Mai - 15:52

Elle ne voulait pas rester seule ? Mark pourrait-il être violent en apprenant la nouvelle ? Certains types ne réagissaient pas bien à l’annonce de leur futur paternité (imminente qui plus est. On n’est jamais suffisamment prêt, il paraît). Alors que certains sautaient au plafond, d’autres s’en fichaient copieusement (pour la plus grande joie de la compagne), une autre partie auraient certainement une frousse bleue et s’en irait cuver leur whisky dans une taverne pendant que d’autres encore fonceraient chez un marabouteur pour dénicher le sort de libération. La dernière catégorie de réaction pouvait être plus violente. Comment réagirait Mark Resnald ?
Après quelques images issues tout droit d’une imagination qu’on ne vous présent plus, la petite journaliste dû avouer qu’elle connaissait bien trop peu l’oiseau pour avoir une quelconque idée de sa réaction. Toujours était-il que Demelza semblait craintive. Avec une petite écossaise de même pas 50 kilos à ses côtés, on se sentait tout de suite plus puissant.
Féministe solidaire dans l’âme, elle ne put cependant se résoudre à abandonner une compatriote en pleine détresse face à un excès de testostérone.

- Ok pour un thé. Lança-t-elle gaiment comme si elle n’avait que ça au programme.

Bouse, le programme !
Puisqu’on y revenait, elle songea à son type et aux chances de lui extorquer ce qu’il fallait à Ezio. Elle leva brièvement les yeux au ciel. Que ne ferait-on pas pour la famille… Pour son propre sang. Quand elle voyait ce dont elle était capable pour ses frères, elle imaginait sans grand mal ce qu’elle serait capable de faire pour ses futurs enfants. Si un jour, enfant il y avait. Elle pourrait tuer, en fait. A mains nues. Avec les dents, même. Quand elle souffrait de son propre corps ce qu’endurait Ezio actuellement, elle n’envisageait pas une seule seconde pouvoir survivre à la douleur de son enfant.
Comment les gens pouvaient-ils prendre le risque de connaître cette douleur ? Soudainement, elle ne fut plus du tout certaine de vouloir un enfant. Mais ils sont fous en fait ??! Comment survivre à la force d’un tel amour ? Comment ne pas avoir envie d’aplanir le monde entier pour lui éviter la chute ? Comment ne pas sombrer dans le meurtre pour le protéger ?
C’est un regard consterné qu’elle offrit à Demelza.

Bouse, ma pauvre. Dans quoi tu t’es fourrée…

Immédiatement, ses yeux se portèrent sur le ventre légèrement arrondi de la jeune femme. A l’intérieur, un petit être déjà grandissait. Encore à l’abri de la souffrance et de la peur. Plus pour longtemps. Et ensuite ? Cette pauvre fille ne dormirait plus jamais que d’un œil et d’une oreille, simple moitié d’elle-même, persuadée qu’à chaque instant, l’avenir pourrait lui reprendre ce qu’elle avait de plus précieux. Ce qui donnait un sens à la vie et lui en arracherait tout saveur s’il venait à disparaître.

Au premier genou écorché, elle pleurerait. A la première larme, elle se mordrait les lèvres pour garder courage. Puis viendrait les chutes, plus graves, les nuits d’angoisses et le premier chagrin d’amour de sa progéniture. L’image de sa mère se forma en elle. Qu’avait-elle enduré à sécher toutes ces larmes ? Par trois fois !!!! A consoler sa fille après ces histoires d’amour foireuse ? Comment avait-elle survécu à la chute d’Ezio après la mort de Shannon ? Comment avoir supporté son visage mort, lui aussi, ses airs torturés et son mutisme des mois durant ?
De son côté, elle avait souffert l’horreur en tant que sœur mais n’avait pas su à l’époque se mettre à la place de sa mère. Peut-être maintenant seulement, était-elle capable de comprendre pourquoi il était désormais son préféré.

 - Je suis désolée. Balbuita-t-elle brutalement à l’attention de Demelza.

La pauvre ne devait rien y comprendre. L’instant d’avant, sa camarade battait des mains pour la féliciter. Et puis soudain…

Cette dernière, fort heureusement, enchaîna sur d’autres questions. Enfin… « heureusement »… tout était une question de point de vue.
 - Je … j’étais dans le coin pour…

Vite, une excuse.

 - Je cherchais….

De quoi soulager mon frère.

 - Une …

Saoirse se mordit les lèvres, priant pour que ledit Mark débarque à l’instant pour profiter de la diversion et filer sans demander son reste. Ne sachant que faire de ses mains si ce n’était les tordre du manque de mensonge présent dans son esprit, elle se rabattit sur la tasse de thé fumante qui reposait sur le plateau.
Si la jeune femme n’avait pas été enceinte, elle aurait sûrement tenté le coup de la maladresse et du renversement de tasse. Mais là, trop de risque de la brûler. Impensable.
Vite, une idée.

 - Idée. Une idée. D’article.

Voilà. Tu cherchais une idée.

Vague sourire gêné en direction de la jeune femme puis Saoirse avala une longue gorgée de thé.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Lun 26 Juin - 16:31

J’étais comme vidée de toute énergie. Je me sentais extrêmement nulle, inintéressante et seule. J’avais tant de questions qui se battaient dans mon esprit en cet instant et ce, depuis plusieurs jours. J’avais fait une grosse erreur, et je ne l’avais toujours pas payée. J’étais terrifiée à l’idée de découvrir ma punition tant l’esprit de celui qui voulait se venger me semblait inventif et cruel. Je n’allais probablement jamais m’en remettre. C’était perdu d’avance et il m’était impossible de me sortir cette question de la tête, celle qui taraudait mon esprit depuis des jours déjà et qui m’empêchait de dormir la nuit.

De quoi Mark Resnald est-il capable ?

Je m’étais posée cette question tout de suite après avoir laissé ma colère et ma déception agir. Sur le coup, j’avais rêvé qu’il me gifle, en retour de celle que j’avais osé lui mettre. Je m’étais totalement emportée et bizarrement, il avait eu l’air d’aimer ça. Il m’avait été impossible de cerner son état d’esprit en cet instant, je l’avais simplement pris pour un fou, non pas furieux mais vicieux. Le genre de type pour qui la vengeance est un plat qui se mange froid. Et après trois jours, j’avais déjà peur qu’il passe à table.

Alors que je déambulai dans les couloirs, je fini par le croiser. Après tout, Poudlard n’est pas si grand, il était évident que nous allions nous recroiser par mégarde. Pff, tu parles. J’avais redouté ce moment depuis trois jours et j’attendais presque avec impatience de recevoir mon châtiment de la part de ce garçon que j’adorais autant que je haïssais. Sa réaction fut sans appel : l’ignorance. Mon cœur se brisa d’un coup. Comment avais-je fais pour ne pas m’en douter ? L’ignorance est la pire des tortures lorsqu’elle provient de la personne à qui l’on tient le plus. Et il le savait. Plutôt que de s’en prendre à moi physiquement ou verbalement, il avait décidé de m’ignorer TOTALEMENT. J’en vins presque à regretter ce moment où il avait violemment agrippé mon bras.

- Je t’aime, Purdey, avait-il lancé à voix haute quand j’arrivai à la hauteur du couple, alors que je le savais très pudique sur ses sentiments.

En fait, il n’y avait pas plus sadique que Mark Resnald. Ce mec capable de vous faire saigner le cœur et l’esprit, ces endroits impossibles à atteindre et à soigner. Je pressai le pas pour rejoindre la salle commune puis mon lit, dans lequel je me mis en position fœtale, mes émeraudes libérant des torrents de larmes jusqu’à ce que le sommeil me trouve enfin.




Et c’est vraiment cet homme qui va devenir père de ton enfant ?

Les yeux perdus au fond de ma tasse de thé, je ne cessai de repasser cette question en boucle dans mon esprit. Décidément, Mark avait le don pour semer des interrogations particulièrement tenaces dans ma tête. En me souvenant de ce genre de scène, très fréquentes durant ma cinquième année, avant que cela ne se calme brusquement, on peut se demander ce qui m’a poussée à retomber ainsi dans ses bras. Bizarrement, moi aussi j’avais eu ce besoin de me venger et j’avais trouvé une autre méthode que la sienne. Après avoir moi-aussi longtemps pratiqué l’ignorance, j’avais voulu lui faire payer ces années de tortures psychologiques puis cette absence. Je m’étais servie de lui pour mon propre plaisir, et il avait détesté perdre le contrôle.

Étonnamment, nous avons finalement gardé contact. Il avait besoin de moi pour remplacer son médicomage attitré et je me faisais un plaisir de l’aider avec échange de bon procédé. Puis est arrivé ce jour où nous avions tous les deux frôlé la mort et réalisé qu’en fait, ce n’était pas qu’un simple jeu de torture entre nous. En fin de compte, ce têtard dans mon ventre n’aura pas été conçu par un acte sauvage, colérique ou revanchard, mais par un acte d’amour. Et finalement, pour la plupart des autres couples, ce n’est pas si fréquent. En ce 12 Aout, nous avions donc décidé d’officialiser notre union afin de pas perdre plus de temps.
Mais là pour le coup, ça allait un peu vite à mon gout.

Sortie de mes rêveries par mon invitée qui s’excusait – de quoi au juste ? – je repris une gorgée de thé brûlant, ignorant totalement que cela me cramait la gorge et que j’étais en mesure de sentir le chemin parcouru par le liquide jusqu’à mon estomac, qui me semblait être une sorte de tourbillon actuellement. Saoirse me semblait agir étrangement, savait-elle ce qu’elle faisait ici au juste ? Ou bien était-ce tellement top secret qu’elle ne pouvait rien me révéler ? Après tout, cela ne me posait pas de soucis. J’imaginai qu’il fallait une part de mystère dans ce job, autrement je pourrais aller révéler son scoop à quelqu’un d’autre, ou quelque chose du genre. Mais là, j’étais loin d’en avoir l’intention. J’étais simplement curieuse et je brodais un peu, espérant que Mark daigne ramener ses fesses le plus vite possible.

- Ah oui ? Quel genre d’article ?

J’eu à peine eu le temps de ponctuer ma réplique du ton interrogateur, qu’un "crac" sourd retentit, me faisant sursauter au passage et tinter ma tasse de thé contre sa soucoupe. Je reposai d’ailleurs tout cela sur la table en tremblant, alors que je posai mes yeux sur Mark, apparu en plein milieu du salon après un transplanage express et paniqué. Il connaissait mon appartement, et vu l’urgence, cela ne m’étonnait pas qu’il se soit permit d’agir ainsi. J’étais juste terriblement gênée d’avoir embarqué Saoirse dans cette histoire, et bien que j’imaginai qu’ils se souvenaient peut-être l’un de l’autre, je fis les présentations rapidement.

- Saoirse, Mark. Mark, Saoirse. Ma voix se brisa légèrement. Elle m’a aidée à rejoindre l’appartement, autrement je serais peut-être encore dans la rue...

J’adressai un regard particulièrement reconnaissant à mon ancienne camarade de Poudlard avant de planter mes iris dans ceux de Mark, qui me semblait être la personnification de la panique totale.

- Il faut qu’on parle.


HJ : Désolée de cet immense retard ! Réponse rédigée avec participation et accord de Mark.

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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Ven 14 Juil - 15:24

...Quel article ?

Comment se flinguer la santé en trois étapes. Ça sonnait grandement bien.

Ouvrant la bouche bien trop grande pour que ça paraisse la voix naturelle de sortie des mots, elle la referma aussitôt quand en grand sauveur de l’humanité, le futur père se matérialisa. On ne pouvait lui ôter une certaine précision dans son transplanage. In the middle of the salon, sans écraser les pieds de quiconque ou seulement déranger un coussin. Il lui restait peut-être l’expression à travailler. Il avait l’air franchement angoissé. Rien à voir avec la tête qu’il ferait dans quelques minutes, mais c’était déjà quelque chose.

A le revoir comme ça, elle le remettait parfaitement, finalement. Ne manquait que l’uniforme et le ricanement moqueur. Elle s’attendait même à distinguer l’ombre de Shawn Evans dans le secteur. Elle le toisa (de bas, parce que de haut, c’était foutu) avant de lui décrocher son sourire numéro 11. Le cordial mais distant. Prudence avec ces bestioles-là.

Demelza, après lui avoir adressé un regard sympathique, attaqua au couteau la carapace de l’ancien vert. Au couteau, à la baguette et même avec les dents.

"Il faut qu’on parle ? "

Oh lààà !! Et moi ? Laissez-moi sortir !


Soudainement consciente d’une chose, elle réalisa qu’elle n’avait aucune envie d’être témoin de la panique du futur père. Elle s’était attendu à de la violence, mais sa tête pré-paniquée à l’appel de sa belle en disait long sur son cas : quelqu’abruti qu’il ait été, il avait l’air de tenir à cette fille. On n’avadakedavrisait pas quelqu’un parce qu’il elle était enceinte. Enfin, a priori.

- Hum. Glissa-t-elle. Je vais peut-être vous laisser… Non?

Et si elle apprenait le lendemain dans SON journal qu’il l’avait étranglé ?

« Drame parental au cœur de Londres. Un serpent en étouffe un autre. »

Tu dramatises, légèrement.

- Je crois que vous serez plus à l’aise en étant seuls.

Se disant, elle guettait un signe sur le visage de sa camarade, qui ne semblait pas faire de grimaces signifiant "pitié ne me laisse pas avec lui!!!". Elle en conclut qu'elle pouvait se retirer. Le plus discrètement possible.
Elle fit quelques pas vers la porte après avoir adressé un petit signe de la tête à Demelza.

- Merci pour le thé… et … peut-être à bientôt. Je serai … ravie de parler potions avec toi.

Et de savoir comment ça va pour toi, après tout ça. Mais si je dis ça, il va commencer à paniquer.

Puis se tournant vers Mark.

- Resnald. Mes salutations à Evans si tu le côtoies toujours. Je suis ravie de t’avoir croisé à 15h27 chez Demelza.

Juste au cas où il pense à l’assassiner. Qu’il se rappelle qu’il y avait un témoin. Et pour prouver également qu’elle était armée, elle dégaina sa baguette et appela ses affaires qui passèrent juste sous le nez de Mark en lévitant à travers la pièce.

Cela suffirait-il ?

Avant d’ouvrir la porte, elle jeta un dernier œil à Resnald (qui la prenait certainement pour une tarée, mais après tout, était-ce bien grave ?) puis ajouta d’un regard appuyé envers Demelza :

- Je te hiboute tout à l’heure pour ce dont on a parlé ? Avec un regard entendu.

Des fois qu’il cherche à faire disparaitre le corps en toute discrétion. Il savait qu’il lui restait peu de temps avant que l’alerte ne soit donnée.

Oui, mais quand même. Le mal serait fait.

Au diable l’opinion des gens. Pointant sa baguette sur l’homme, elle ajouta très sérieusement :

- Je suis membre de la ligue féminine pour le droit des femmes, alors si tu la touche, faudra être sûr de courir vite. Ou de transplaner loin.

Voilà. Ça, c’était plus explicite.

Pour la discrétion, en revanche, on repasserait.

Après une dernière petite révérence, elle franchit la porte et la referma sur la vie privée des deux autres.

Elle regagna la rue abandonnée plus tôt. Rajustant son écharpe autour de son cou, elle enfila ses gants à nouveau et constata que malgré l’heure avancée, il faisait toujours aussi frais. En quelques enjambées, elle regagna le coin de la rue où elle avait localisé son homme plus tôt dans la journée. Il n’y était plus. Intriguée, elle fit quelques pas vers la porte cochère et poussa l’audace jusqu’à passer devant. Sans tourner la tête, elle coula un regard dans la pénombre de cette dernière. Le bruit de ses talons résonnait sur le sol pavé, bientôt imité par d’autres pas. Plus lourds.  


Spoiler:
 
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Le Paria

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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Mer 9 Aoû - 14:24

Si seulement j'avais su.

C'était une journée identique à toutes les autres que j'avais pu connaître en ce bas monde. Surtout depuis que j'avais opté pour un travail Moldu, qui n'était en soi nullement palpitant. Mes horaires prestées étaient identiques, chaque jour, je pouvais voir les mêmes collègues, mais une seule chose différenciait : les clients. Ces derniers étaient semblables par certains aspects, quelquefois, je pouvais voir des habitués attendant impatiemment une nouvelle exposition et qui ne se privaient pas de venir la semaine d'après.
Et il y avait les autres, les inconstants, les infidèles, ceux qui ne venaient qu'une fois en admirant les innombrables salles et qui ne revenaient pas. Faute de temps ou de moyens. Je n'étais nullement friand de cette catégorie, préférant que la culture soit accessible à tous. Au départ, l'Art ne m'intéressait guère. Je n'y voyais rien de transcendant. Rien qui ne pouvait transporter mon esprit. Il n'y avait que la Magie pour cela, les années à Poudlard me manquaient. J'avais étudié parmi les Serpentards, Maison, qui ne me représentait que trop bien. Mon amitié avec Shawn Evans s'était forgée au fil du temps et était devenue indéfectible.
Puis il y eut Purdey, mon premier amour. Et Demelza ... Je m'étais joué d'elle et encore plus lorsque cette dernière avait osé me gifler dans le Parc. Je n'avais pas apprécié cet affront porté à mon visage mais surtout à mon égo démesuré d'adolescent et d'adulte en devenir. Lorsque je voyais apparaître Demelza Worpel dans les couloirs, je n'y prêtais aucune attention, l'ignorant totalement. Et le coup de grâce fut lorsque j'avais avoué mes sentiments à Purdey, en public.

Alors que j'étais si prude d'ordinaire.

Or, depuis lors j'entretenais une relation plus ou moins "stable" avec mon ancienne camarade de maisonnée. J'avais pu enfin lui avouer mes sentiments lors de cette soirée où j'avais cru la perdre. Et depuis ce soir d'Août au Manoir BloodDust, nous nous sommes rapprochés et je me suis rendu compte que je l'aimais bien plus que je ne le pensais. Assis à mon bureau, je contemplais la photographie de Demelza posée à gauche de mon ordinateur, et elle me rappelait combien je pouvais tenir à elle. Que pouvait-elle faire en ce moment ? J'allais lui écrire un petit mot, lorsque je fus dérangé par un collègue de travail visiblement irrité. Et je ne savais pas en quoi.


- Mark ! Tu fous quoi sérieux ? M'invectiva mon collègue au bord de la crise de nerfs. Mon regard doré s'étrécit et je serrais les mâchoires, n'aimant pas être secoué de la sorte. Être dérangé par n'importe quoi, même la plus infime des broutilles pouvait me mettre hors de moi. Et je n'allais pas si bien dire.
- Hm ?
- Tu ne viens pas en pause ? Me lâcha-t-il avec un immense sourire ponctué d'un rire qui se voulait contagieux.

Le con, il m'avait bien eu.

Je suivais donc mon "ami" afin d'aller en salle de repos et de boire un bon thé bien mérité. Notre patronne étant en congés -chose rarissime-, nous pouvions prendre notre pause quand on le voulait. Mais surtout lorsqu'il n'y avait aucun visiteur. Car si cela venait aux délicates oreilles d'Annie Winter, on était condamnés. Et l'envie de me retrouver dehors, alors que ce "job" Moldu me plaisait bien, était une idée à proscrire. Bien que je préférerais investir la fortune BloodDust dans l'entreprise nouvellement venue de Demelza. Entreprise qui n'était qu'à un stade des plus embryonnaires, ceci dit. Edith, la plus ancienne employée du Musée, fêtait son anniversaire en ce jour, et avait la très judicieuse idée d'apporter du gâteau et quelques boissons alcoolisées. De son immense sac, elle se mit donc à sortir des assiettes, que je supposais cartonnées, des flûtes, des couverts et plein d'autres choses, que mon regard doré appréciait fortement. Lorsqu'elle se mit à découper son énorme gâteau, une senteur de chocolat et de caramel embaumait la pièce où la lumière du jour était visible par une immense fenêtre.


Immense fenêtre où baignait un soleil frais du mois de Novembre. Buvant un thé chaud et appréciant une part de ce gâteau fait maison par Edith, une cuisinière hors pair, j'étais serein. Mais le Destin, fourbe comme il se doit, en avait décidé autrement.
Alors que je terminais le goûter qui avait plu à tout notre petite fratrie, l'un de mes collègues eut un regard attiré vers la fenêtre d'où une énorme ombre venait d'en cacher le précieux soleil. Instinctivement, je fronçais les sourcils, conscient d'un dérangement inadéquat en ce temps de pause. Mais malgré moi, je n'eus pas longtemps à reconnaître l'indésirable.

Ébène, l'énorme hibou de Demelza.

Ce dernier avait son regard rivé sur le mien, attendant que je daigne lui ouvrir et qu'il me transmette son message. Agacé, son bec tapant sur la vitre, je regardais tour à tour mes camarades, qui eux, étaient réellement surpris de voir apparaître un tel volatile peu enclin à la civilisation londonienne.


- D'où il sort ? Il est peut-être blessé ! Il faudrait l'aider !
- Regardez ! Il a un petit papier autour de sa patte ! C'est marrant que des gens utilisent encore des "pigeons voyageurs" de nos jours !
- Sauf que là, ce n'est pas vraiment un pigeon ...
- J'ai toujours eu une sainte horreur des oiseaux ! Il regarde Mark depuis qu'il s'est posé, il doit sûrement avoir envie de lui crever les yeux !

Si seulement, il avait pu réellement me crever les yeux.

Souriant à l'assemblée, je délestais Ebène de son parchemin. Le hibou visiblement peu coopératif patientait néanmoins pour l'obtention d'une récompense à sa juste valeur. Un morceau de gâteau ferait l'affaire, le volatile l'engloutit en un claquement de bec et repartit comme il était apparu.
Soucieux, car Demelza ne m'envoyait jamais de courrier sur mon lieu de travail, je n'avais nullement hâte de découvrir ce qu'il en résultait. Bien que j'étais inquiet. Mes collègues avaient reporté leur attention sur ma personne attendant que je leur fasse part de ce qu'il en retournait.
Dépliant le parchemin visiblement roulé à la hâte, mes mains gantées faillirent le lâcher tant les mots transcrits sur ce dernier étaient indescriptibles.
Je lisais les mots présents sans réellement les voir, victime d'une panique grandissante. Mon teint mat d'ordinaire devait paraître si pâle désormais. Je portais instinctivement l'une de mes mains gantées à mon front qui me paraissait si frais. Mon cœur battait la chamade, que je pouvais en entendre les moindres battements à travers mon encéphale.

Merde. Comment ?

Je n'entendis pas les questions formulées par mes collègues, tant le brouillard présent dans mon esprit se trouvait palpable. Je sortis en trombe de la salle de pause, passais devant l'accueil où la jeune standardiste me fit un signe de la main et pus enfin sentir l'air frais de l'extérieur. Je relus les mots sur ce parchemin froissé, toujours identiques. Intérieurement, j'aurais aimé qu'ils en changent la teneur.
Mais je ne devais pas attendre plus longuement et en panique, je transplanais. Dans l'appartement de Demelza et avec un fracas assourdissant. Jamais je ne fis plus mauvais Transplanage que lors de mon apprentissage. Je ne me voyais mal dans l'idée de passer par la porte ou d'y sonner. J'étais dans l'appartement et nous n'étions pas seuls. Demelza me fit les présentations. Je reconnus la jeune femme présente en ces lieux, c'était la même femme qui avait porté cette robe volcanique lors du lancement du Philtre B612 et elle était accompagnée d'un mâle du clan McEwan, cousin de la rouquine incendiaire, Mélusine.
Saoirse Shepherd. Gryffondor. Archétype même de la fille populaire, qui avait eu une petite aventure avec mon meilleur ami : Shawn Evans. Et qui ne se privait pas pour entretenir une certaine rivalité entre les Serpents et les Lions.

Je ne l'avais côtoyée qu'en cours communs, mais je ne lui avais jamais réellement parlé.

Je reportais mon attention sur Demelza Worpel, le teint pâle et les traits tirés. Les quelques mots présents sur le parchemin me revinrent en plein visage : elle était enceinte.


- Comment cela a pu arriver ?

Mais t'es con ou quoi ?

- Enfin, je veux dire depuis ... Quand ?

Elle était paniquée, elle avait pleuré. Je n'avais nullement besoin d'attiser des pensées négatives, bien que je devais être le reflet d'un émoi bien palpable.
Mon regard doré alla sur Saoirse, elle avait donc été la première à apprendre la "nouvelle", j'en étais certain. D'un hochement de tête, je la remerciais. Peu habitué à proférer de telles paroles et surtout dans de telles circonstances. Or cette dernière n'arrêtait pas de me fixer à outrance et je n'en savais nullement la cause. Comme si elle pensait que j'allais être furieux en apprenant la "nouvelle" et que Demelza en ferait les frais. Voilà, qu'elle osait me menacer avec sa baguette, et je ne pus répondre qu'en fronçant les sourcils. Cette jeune femme était donc folle à ce point ? Ce petit brin de femme avait un sale caractère, m'houspilla sans que je ne sache réellement pourquoi et s'éclipsa tout en me fustigeant encore du regard.

OK.

Merde. J'allais être Père.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Jeu 10 Aoû - 14:57

Si je n’avais pas été dans cet incroyable état de stress et de panique, j’aurais probablement pu rire devant l’attitude de Saoirse. Elle en faisait bien trop et c’était justement ce qui était drôle. Cela me sembla étrange qu’elle prenne autant cette histoire à cœur mais après tout, elle avait été le premier témoin de ma découverte et se sentait peut-être un brin concernée. Quoi qu’il en fut, elle voulait apparemment s’assurer que Mark ne me ferait pas de mal en l’apprenant, autant qu’il ne m’avait pas forcée à en arriver là. Sur le coup, je me dis que c’était elle qui ferait une bonne mère, pas moi.

Je hochai la tête en direction de la jeune femme lorsqu’elle m’adressa directement la parole. Evidemment, je ne savais pas de quoi elle voulait parler mais je voyais parfaitement où elle venait en venir. Je laissai entendre un faible « merci » en sa direction et je m’arrêterais probablement là pour aujourd’hui, je ne me reconnaissais presque plus. Mon regard resta planté sur la poignée de la porte alors que Saoirse l’avait franchie après une révérence d’adieu, tandis que les questions de Mark entraient dans mon esprit pour se transformer en chaos total sans pouvoir ressortir en une réponse raisonnée et claire.

Après quelques secondes avec le regard dans le vide, je me tournai finalement vers Mark. Je me mis à avoir peur soudainement, allait-il réellement s’énerver ? Après tout, c’était possible, même s’il me semblait surtout paniqué. Puis je me repris en secouant la tête. Le Serpent que j’avais connu du temps de Poudlard aurait pu littéralement péter un câble tandis que cet homme nouveau que j’avais revu au détour d’un pub n’avait fait que supplier pour que je l’aide et n’avait jamais semblé agressif. Même après que j’ai humilié son égo ou qu’un sortilège de Sang-Froid m’ait forcée à ne pas considérer le danger qui avait pesé sur notre relation au mois d’Aout dernier.

Ce fameux mois d’Aout.

Je ne cessai de fixer le sol comme si j’avais fait une bêtise, évitant de croiser le regard doré de Mark. Cela ne me ressemblait pas du tout. J’avais toujours assumé mes actes, rarement regretté mes choix et jamais de la vie je n’avais baissé le regard devant une autre personne. Je donnais vraiment l’impression d’une gamine qui allait se faire réprimander et ce n’était pas du tout l’image que je voulais avoir de moi, ni même celle que je voulais donner aux autres. Je suis finalement devenue une femme, autonome et fière, bouse alors ! De nouveau, je secouai la tête avant de me redresser pour enfin venir planter mes iris émeraude dans celles du futur père de mon enfant.

- Après la soirée du Philtre, dis-je simplement. Tu te souviens ?

Comment aurait-il pu oublier ? Cette soirée avait marqué un vrai tournant dans notre histoire et notre relation. Dans notre vie, même. Nous nous étions enfin rendus dans un lieu public en tant que couple, nous aurions pu tout perdre à cause de la tournure des évènements, nous avions finalement réussi à nous en sortir et nous nous étions mutuellement avoué notre amour. Ce n’était tout de même pas rien. Et de cette preuve d’amour, un enfant avait apparemment été conçu. Si à l'avenir, nous ne pourrions dire qu’il avait été voulu, on pourrait au moins certifier qu’il était né de l’amour entre deux individus.

- On fait quoi ? Demandai-je plus froidement que je ne l’aurais souhaité, comme si je recouvrai ma carapace protectrice même en présence de Mark.

Ma question était tellement vaste et lui déjà tellement perdu que je ne l’imaginais pas vraiment capable de répondre à cette interrogation. Cela englobait un peu tout. On fait quoi avec cette grossesse ? Il est apparemment trop tard pour revenir en arrière. On fait quoi de notre relation ?
Attendant une réponse, quelle qu’elle soit, je vins me rasseoir dans mon sofa, me calant bien contre le dossier et respirant le plus profondément possible, me persuadant que tout irait bien.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Lun 14 Aoû - 8:40

Et merde.

J'avais transplané en catastrophe dans l'appartement de Demelza. Croisé une ancienne "camarade" de Poudlard. Qui avec une certaine hardiesse avait osé me menacer avec sa baguette. En d'autres circonstances, cela aurait été risible. Mais nullement ici.
J'étais paniqué, j'avais tenté de poser quelques questions à Demelza en connaissant pertinemment les réponses. Ainsi donc, cela datait de la soirée du Philtre B612. Une seule fois ? Et enceinte. Si mes calculs ne s'avéraient pas faussés, cela faisait trois mois qu'elle était enceinte. Comment avait-elle fait pour ne rien remarquer ?
Je n'étais pas une femme, mais je me doutais qu'il y avait bien quelques signes précurseurs d'une telle nouvelle, non ?

Visiblement non.

Saoirse -l'Amazone-, partie, je dus me concentrer sur ma compagne pour ne point défaillir. Ce qui me fit me réveiller de ma torpeur, ce fut son ton froid et implacable. Comme si elle tentait par tout les moyens de se recouvrir de cette carapace que j'avais par ailleurs écaillée. Mon regard doré la suivit tandis qu'elle reprenait place sur son sofa. En ce qui me concernait, j'inspirais un grand coup et décidais de me reprendre en main.
De ne plus céder à la panique qui m'avait étreint en premier lieu. C'était moi, l'homme du couple. Merde ! Je pris donc place en face d'elle sur un pouf et dégageais une mèche de cheveux de son visage, tout en plantant mon regard doré dans le sien. Emeraude. Jamais je ne pus voir un regard aussi singulier. A part le mien, évidemment. Auparavant, j'aurais fui. Mais ici, c'était différent. Et je n'en avais nulle envie.

Je souris. D'un de mes sourires sincères que je ne réservais qu'à Elle.


- Je t'aime Demelza Worpel. Dis-je dans un souffle. Et cette "nouvelle" n'y changera rien. J'en suis même heureux, car cet enfant sera le reflet de l'Amour que nous nous portons. Je pense avoir une certaine appréhension, tout comme toi sur le fait d'être parents, mais nous serons ensemble. Et cela, ça ne changera pas.

Lorsque je m'épanchais sur mes sentiments et entamais de longs discours, j'avais toujours la désagréable impression que tout ceci était mièvre à souhait. Or, je le pensais réellement et depuis que je fréquentais Demelza, j'étais sincère. Du moins, avec elle.
J'en avais presque oublié mon idée première suite à cette annonce. En effet, je devais voir Demelza mais bien plus tard plutôt qu'en pleine journée comme c'est le cas ici. L'écrin de velours émeraude présent dans la poche intérieure de ma veste, me rappelait à son bon souvenir. J'étais venu pour cela au départ. Mais l'annonce de la grossesse de Demelza ne changeait aucunement mes idées, elle les renforçait.

Je sortis donc délicatement l'écrin de ma poche et le posais entre Demelza et moi-même.


- Je devais te voir bien plus tard afin de te demander quelque chose. Mais la récente nouvelle, m'a fait prendre conscience que je ne devais pas attendre. Je t'aime et je veux passer le restant de ma vie à tes côtés.

Pause. Cœur qui bat la chamade. Sueurs froides.

- Veux-tu être ma femme Demelza Worpel ? Et la mère magnifique de notre futur enfant ?

Stressé, j'attendais sa réponse. Et qu'elle daigne ouvrir l'écrin de velours émeraude renfermant l'héritage BloodDust, que je devais transmettre à la femme qui allait partager ma Vie.

Je l'avais trouvée. C'était Elle.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Lun 14 Aoû - 17:59

Je tentai de maîtriser ma respiration en prenant de grandes inspirations et cela commençait à porter ses fruits. Je me trouvais de plus en plus calme et je me sentais prête à tout entendre : Mark qui décide de me quitter, Mark qui n’assume pas, Mark qui s’énerve, Mark qui s’enfuit… A peu près toutes les situations dans ce genre-ci, combinées à ma propre réaction que je n’avais pas encore bien cernée pour le moment. Mais j’étais bien loin de me douter qu’il n’en serait rien, et que niveau émotions, cela allait s’avérer bien pire à encaisser.

Le sourire qu’il m’adressa eut au moins le bénéfice de me détendre encore un peu plus et de me rassurer quant à la suite. Bien que le stress fût toujours lisible dans ses prunelles dorées, je pouvais aussi déceler une étrange joie et une sérénité qui m’échappait. Je plantai alors mes yeux dans les siens tandis qu’il s’approchait de moi. J’avais été plus froide que je l’aurais voulu, et l’avoir près de moi pourrait probablement me détendre à ce niveau-là aussi. Lorsqu’il fut tout près, je me saisis d’une de ses mains gantées dont la chaleur transperçait le cuir et vint réchauffer la mienne, alors qu’il dégageait une mèche de mes cheveux. Je me souvins d’ailleurs que ma tignasse devait être dans une pagaille pas possible et je secouai la tête pour le plus y songer.

Sous mes yeux écarquillés, il me déballa littéralement tous ses sentiments. J’avais la sensation d’être dans une sorte de film romantique un peu ridicule et niais. Mais il était vrai que nous étions devenus ainsi ces derniers mois. Derniers mois durant lesquels j’aurais peut-être mieux fait de m’intéresser à mes problèmes périodiques ainsi qu’à mon poids plutôt qu’à lui et à mon travail. J’aurais alors remarqué mon retard, mes possibles quelques kilos en trop et surtout, ce tout petit ventre qui commençait à se dessiner. Ce n’était rien encore, à seulement trois mois, et je n’aurais jamais pu deviner la situation avec seulement cela comme élément.

Mais désormais, j’étais certaine de ce qu’il m’arrivait. Et en plus d’être enceinte de Mark Resnald, j’avais ce dernier presque à genoux devant moi en train de me déclarer – encore – sa flamme. Ayant toujours été nulle en sentiments, j’avais pu sentir mes joues diaphanes se colorer légèrement sans être capable d’immédiatement trouver les mots. J’espérai qu’il ne se forçait pas à cause de la situation, car il avait lui-aussi toujours été très pudique à ce sujet. Je ne pus que lui sourire en tant que réponse, mais un sourire qui en disait long et il le savait. Je serrai un peu plus sa main dans la mienne sans quitter son regard.

Il s’écarta soudainement, me sortant un peu de ma bulle de rêverie qui semblait m’avoir calmée. Il déposa un écrin émeraude juste entre nous. J’alternai mon regard entre lui et l’écrin, ayant un peu peur de comprendre où il voulait en venir. J’écoutai ses paroles suivant cette action, comme bouche-bée et incapable de prononcer le moindre mot. J’ouvrai la bouche et la refermai sans que rien ne sorte, contemplant toujours l’objet déposé entre nous puis revenant sur Mark. Il allait me faire ce coup-là ? Là, maintenant ? Et en plus il l’avait déjà prévu avant même l’annonce de ma grossesse ? Vraiment ? J’avais tellement de mal à le croire.

J’eus beaucoup de mal à retenir un sourire particulièrement niais et heureux, si bien que mes lèvres se mirent tout simplement à trembler, empirant le tout car donnant une réellement impression de comédie romantique pourrie. Mais tant pis, c’était ainsi, j’avais toujours eu du mal à exprimer mes sentiments et à ce moment précis, ça débordait et j’étais incapable de tout contenir. Lorsqu’il prononça les mots, j’eus une sorte  de rire étrange et soulagé accompagné de quelques larmes que je n’avais pas vues venir et donc pas pu retenir. Cette journée était définitivement too much pour moi, mais ma carapace était presque retombée.

Bouchée-bée encore une fois, je le regardai, Lui, Mark Resnald, qui venait d’oser me faire une demande en fiançailles. C’était un étrange jour pour moi. J’avais tout d’abord songé qu’il s’agissait du pire jour de ma vie, et finalement, je n’en suis plus si certaine.
Je m’avançai pour prendre l’écrin et dévoiler la bague qu’il avait prévu pour moi, mais réalisant que je le faisais patienter d’une attente probablement extrêmement stressante, j’entrepris de lui répondre avant tout.

- Évidemment, lâchai-je enfin, telle l’évidence même. Évidemment que je veux être ta femme, Mark Resnald.

Je ne savais plus où me mettre. Je devais être défigurée par les larmes et ce sourire tordu qui essayait tant bien que mal d’étirer mes lèvres. Je fus prise d’une espèce de rire compulsif et vins me blottir dans ses bras pour pouvoir me cacher, lui dissimulant ce visage probablement ridicule que j’affichais. Je ne voulais pas qu’il me voit ainsi, alors j’attendis quelques instants de me calmer. J’entrepris de sentir son parfum et de profiter de sa chaleur quelques instants tandis que j’étais secouée de tremblements. Enfin, lorsque ma respiration reprit son rythme régulier, signe que mon cœur s’était lui-même calmé, je me dégageai doucement pour le contempler. Il avait osé.

La boite contenant la bague se trouvait toujours dans ma main et enfin, je me décidai à l’ouvrir. A l’intérieur, une énième surprise. Une bague argentée sertie d’une magnifique pierre émeraude. J’aurais pu croire qu’elle avait été faite spécialement pour moi, mais il s’agissait certainement d’un bijou appartenant à la lignée BloodDust, ce qui était un honneur en soit. Un peu intimidée, je sorti la bague de son écrin pour la regarder de plus près et pu constater qu’il l’avait faite graver. Elle était juste splendide. Je pris tellement de temps à la contempler que j’en oubliai presque qu’il me fallait la passer au doigt.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Jeu 17 Aoû - 12:39

Je m'étais jeté à l'eau.

Comme lorsque j'avais demandé à Purdey LaRoche Elda de sortir avec moi à Poudlard College. Elle était si populaire qu'il m'avait été difficile de l'approcher, je l'avais mise sur un piédestal et elle avait été d'accord avec moi. Je la pensais parfaite à tous les égards, mais lors de ma dernière année, elle avait osé commettre l'irréparable : me tromper avec l'ex-Préfet des Serpentards, Julian Falcon.

Sachant pertinemment que j'abhorrais ce type au plus haut point. C'était soi-disant pour savoir si j'étais le seul homme qui pouvait partager sa vie future. Idiot et aveuglé par l'Amour, j'avais osé lui concéder une seconde chance. Chose que je n'aurais pas dû faire. Elle avait été sélectionnée dans l'équipe nationale de Quidditch de Bulgarie, et était tombée sous le charme de son entraîneur. Et autant dire, que je n'avais pu faire le poids. J'avais donc délaissé celle que j'avais considéré comme mon premier Amour plus par tristesse que par vengeance.
Je m'étais joué de Demelza lorsque j'étais plus jeune et je ne pensais pas la revoir un jour. Sauf cette fois-là, où mal en point, j'avais du demander son aide.

Chose qu'il m'était toujours difficile à accepter.

Nous nous étions donc revus quelquefois et je l'avais donc conviée à cette fameuse soirée du Philtre B612 qui allait tout changer. Et honnêtement, je n'aurais jamais cru à une telle chose. Mais je n'allais nullement m'en plaindre. Conscient de mes sentiments amoureux, j'avais envie de les partager avec elle. Même si j'avais l'impression de paraitre pour un niais débordant d'Amour à son égard, rien n'y faisait. J'étais fou d'elle. Impatient, j'attendais sa réponse, celle qui allait sceller notre vie future à tout les deux.

Dans un coin très reculé de mon encéphale grise, j'avais peur qu'elle réponde par la négative.
Comment pourrais-je accuser cette réponse ? Je n'en avais aucune idée. Allais-je hurler, me mettre en colère ? Tomber dans une dépression et ne plus jamais avoir à faire avec elle ? Mais j'allais être Père. Celui de son futur enfant et ça, ce n'était franchement pas négligeable.
Le Temps avait suspendu son vol et moi, j'étais suspendu à ses lèvres vermeilles, attendant non sans une certaine appréhension LA réponse fatidique.

Elle était là.

Il me fallut quelques secondes pour comprendre qu'elle avait dit oui. Et quelques secondes de plus pour l'avoir, lovée contre moi. Elle avait ce rire nerveux et compulsif, que je n'eus pas longtemps à avoir. On devait être beaux, deux fous en train de rire nerveusement. Mais je m'en foutais royalement. J'étais fou, mais fou d'Elle. Mon sourire répondait aux larmes de joie de ma future femme. Jamais je ne fus plus heureux sur cette Terre qu'à cet instant T.
Fébrile, je la vis ouvrir l'écrin de velours émeraude et en sortir la bague familiale de la lignée BloodDust. Elle était fascinée par une telle beauté. Il est clair que cette pièce de joaillerie est dans ma famille depuis des générations. Étant le dernier Héritier -mâle-, je devais faire en sorte de l'offrir à celle qui partagera ma Vie.

C'est chose faite.

Lentement, j'ôtais la bague de sa place initiale et regardais Demelza. Délicatement, je mis cette même bague à l'annulaire gauche de Miss Demelza Worpel. Et mon sourire ne m'avait plus quitté depuis sa réponse.


- Voilà. Miss Worpel-Resnald. Je t'aime. Dis-je en posant un baiser sur ses lèvres, tout en joignant mes mains de cuir gantées aux siennes qui s'étaient réchauffées.

Jamais je ne fus plus heureux qu'à cet instant T.
Jamais.
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MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Ven 18 Aoû - 0:17

A mon rire nerveux était venu s’ajouter le sien. C’était une sorte de mélodie romantiquement niaise. Mais c’était ainsi. C’était nous et c’était vrai. Mark Resnald venait de me faire une demande de fiançailles et je ne me sentais plus moi-même. La détresse ressentie par la découverte de ma grossesse semblait progressivement disparaitre pour être remplacée par une certaine hâte. Hâte de voir à quoi ressemblerait cet enfant moitié Demelza, moitié Mark. Je n’avais plus la peur de devoir l'élever seule, de devoir subvenir à ses besoins et de sacrifier une partie de ma jeunesse pour m’en occuper. Désormais, je savais que Mark serait là et par ma réponse affirmative, je savais même qu’il serait toujours là, près de moi. De Nous.

Les larmes chaudes avaient coulées sur mes joues, laissant une légère trace de maquillage sombre mais étonnement, je ne doutais pas qu’il me trouve à son gout. Voire belle, même la plus belle de toutes. Car pour moi, il était le plus beau, là maintenant. Et bien qu’imparfait, j’acceptais tous ses défauts sans hésiter et sans concession. Son sourire me fit fondre, cela était tellement rare de nous voir en train de sourire. Pas que nous soyons des êtres malheureux ou dépressifs, seulement moins gâtés par les circonstances et surtout moins habiles quant à l’expression de nos sentiments, dont la joie faisait partie. Mais en cet instant, il m’était impossible de la contenir et il en était de même pour Mark. Mon futur mari et futur père de mon enfant. Qui l’eut cru ?

J’admirai la bague encore un instant, les yeux brillants semblant refléter l’énorme émeraude qui était sertie. Elle était réellement parfaite. Je laissai Mark se saisir de l’anneau pour le passer à mon doigt. Si je m’étais attendu à une telle sensation ! Tout mon corps frissonna alors que l’anneau glissait contre ma peau pour finalement atteindre sa place sur mon annulaire. J’observai alors ma main, la levant devant mon visage et cette fois, je ne me cachai pas alors qu’un immense sourire dévoilant même mes dents étira mes lèvres. De même que je ne pus retenir un nouveau rire nerveux tandis que Mark m’avait appelée Worpel-Resnald. Sur le coup, cela me fit même plus d’effet que son Je t’aime auquel je m’empressai de répondre.

- Je t’aime aussi Mark, soufflai-je en me blottissant de nouveau contre lui.

C’était beaucoup trop d’émotion pour deux personnes et surtout, pour deux personnes à la capacité émotionnelle d’une cuillère à café. Mais je profitai de cet instant comme jamais aucun autre auparavant, aussi niais pouvait-il être. Car je savais qu’un tel moment ne se reproduirait jamais. Il n’y avait qu’un seul homme qui me faisait cet effet et c’était Lui, je l’avais trouvé et aucun autre ne serait plus jamais capable de me faire vivre ce genre de moment. D’ailleurs, aucun autre n’en n’avait jamais été capable avant. Il était le seul et l’unique. Tout comme cet instant pour le moindre extraordinaire.

Je sentais qu’il me faudrait prendre des résolutions sur ma façon de vivre. Je ne pourrais élever un enfant dans cet apparemment qui me servait principalement de laboratoire illégal. Mark proposerait sans aucun doute que nous nous installions directement au Manoir BloodDust et ce ne serait pas de refus. En parlant de laboratoire, peut-être devrais-je songer à me reconvertir ou bien préparer dès maintenant mon projet de boutique d’apothicaire. J’avais cette idée en tête depuis quelques mois et bien que je ne pensais pas la développer avant des années, quelque chose me disait que le moment était venu, afin d’offrir un environnement un minimum stable à cet enfant.

Sans me séparer de lui, je m’écartai légèrement de Mark pour croiser son regard et même scruter tous les détails de son visage. Lesquels seraient empruntés par le têtard ? Quoi qu’il prenne, ce serait très certainement un bel enfant, cela ne faisait aucun doute quand on voyait son père. J’étais très certainement aveuglée par l’amour et autre sentiments mais je le pensais. Attendrie par son sourire et son stress quant à sa demande, je fis glisser mes doigts sur la peau de sa joue, brulante comme toujours.

- Tu es beau, dis-je posément, sans prévenir. Je serais très fière de devenir Madame Resnald.

Je conclu ma phrase par un baiser au coin de ses lèvres avant de m’en emparer totalement, ne pouvant résister à la tentation. Le moment était trop beau et un baiser était parfaitement ce qu’il manquait pour le conclure. Comme souvent, je laissai mes doigts glisser le long de sa nuque et de ses cheveux alors que je me refusai à me séparer de lui.

Nous étions fiancés, nous allions nous marier et nous allions être parents.
Rien que ça.


The End
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