Météo du Moment

Nous sommes en juillet 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

Partagez | 
 

 I didn't see that coming

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
avatar






Age du personnage : 24 ans
Messages : 102
Localisation : Chemin de Traverse
Scolarité : Poudlard - Serpentard (2003-2011)
Université : UAD - Monoceros (2011-2016)
Occupation : Apothicaire

MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Dim 7 Mai - 21:35


Saoirse n’avait pas l’air d’être très réceptive à mes remarques et ce n’était pas si mal finalement parce que je disais évidemment cela sous le coup de la colère. Même si je me voyais très peu en maman épanouie ou même dans l’hilarité et l’impatience la plus totale d’enfin devenir mère et de voir la tronche, euh le visage, de mon cher enfant nouveau-né. Non, vraiment, je n’y arrivais pas. Pourtant, cela n’avait pas été faute d’essayer durant quelques minutes, alors que je m’étais imaginée en parler à Mark et que ce dernier me confortait dans l’idée de garder l’enfant. Mais à vrai dire, je n’avais pas la moindre idée de ce qu’il pouvait penser de toute cette histoire. Quoiqu’il dise, je serais probablement étonnée et je serais d’autant plus désemparée. Voilà pourquoi j’avais besoin d’encore quelques instants avec Saoirse, bien qu’elle ne me considère pas comme son amie. Elle n’en restait pas moins une femme qui pouvait plus ou moins se mettre à ma place, contrairement à Mark.

En fait, elle avait même l’air d’être totalement dans les nuages. Elle réfléchissait peut-être justement à ce qu’elle ferait à ma place, afin de me conseiller par la suite. Du moins, c’était ce que j’espérais, parce que j’étais totalement perdue. Qu’allais-je bien pouvoir faire de mon commerce ? Ce n’était tout de même pas sérieux de continuer de travailler de cette façon avec un gosse à charge, si ? Je n’entrais peut-être pas dans la catégorie des gens très bien, mais j’avais un minimum de morale et d’éthique. Du moins envers les enfants. Ah bon ? Je me souviens surtout les avoir toujours méprisé… Au fond, les enfants sont des innocents, et je n’ai rien contre les innocents. Néanmoins, ce n’était clairement pas ma passion ou même un but dans ma vie de devenir maman. Je ne me voyais pas changer d’avis même dans un futur proche et là, on me mettait au pied du mur. Je n’avais plus le choix, la décision devait être prise ce soir. A moins qu’il soit déjà trop tard ? Je m’étais tellement peu renseignée sur le sujet que je ne savais même pas ce genre d’informations des plus basiques.

Lorsqu’elle brisa finalement le silence, ce fut pour sortir une de ces phrases qui vous glace dans votre mouvement et vous pousse à fixer la personne qui vient de parler d’un air de dire « attends, tu déconnes là, hein ? ». Mais elle enchéri assez vite non sans éviter de s’enfoncer un peu. Mais ce n’était rien, je ne le prenais pas mal. Je n’avais pas vraiment senti d’ironie dans sa réplique et si c’était le cas, eh bien j’étais naïve aujourd’hui ! Et je n’avais certainement pas la tête à m’énerver pour autre chose que le sujet qui allait me gâcher mes prochains mois ainsi que toutes les années de ma vie jusqu’à ma mort. Ah, ne soit pas si négative, tu pourrais aimer cela ! Mais je n’y croyais pas plus que cela. Seul Mark serait capable de me faire changer d’avis. En parlant de lui, Saoirse remit la main sur lui dans sa mémoire.

- C’est lui oui, dis-je simplement avant de baisser la tête et de continuer d’une voix un peu plus blasée. En fait, on a repris contact il y a quelques mois seulement. Je le croyais encore avec Purdey depuis toutes ses années.

J’eus un petit rire à cette pensée. En fait, avec du recul, je comprenais totalement que cela n’ait pas marché entre eux. Et à vrai dire, j’avais été plutôt contente lorsque j’avais réalisé qu’il était enfin « libre » et que je pourrais me venger de ce qu’il m’avait fait. Au fond, l’amour et la haine sont deux sentiments qui restent extrêmement proches. Je n’avais jamais réalisé à quel point cela pouvait être vrai avant de connaître Mark, que j’avais autant aimé et détesté. Mais qu’étrangement, je n’avais jamais oublié. Et c’était précisément là que la balance penchait.

Avant d’avoir pu dire ouf, Saoirse se leva en me tirant de mes réflexions pour se diriger vers la porte. J’avais espéré qu’elle comprenne mes sous-entendus concernant le fait qu’elle reste encore un peu. Mais même si elle les avait saisis, elle n’avait peut-être pas la moindre envie de rester et c’était parfaitement compréhensible. Cela m’aurait écorché la bouche de lui demander clairement de m’accompagner encore quelques minutes dans cette épreuve et pourquoi pas, jusqu’à l’arrivée de Mark, que j’allais probablement prévenir dans les minutes à venir. Si bien que je ne dis mot, hochant simplement la tête.

Je m’étais levée moi-aussi, m’étant saisi d’un bout de parchemin sur lequel j’allais écrire quelques mots qui seraient envoyés à Mark par hibou, en espérant que cela soit assez rapide. Il n’était pas très loin dans Londres, cela ne devrait donc pas prendre plus de quelques minutes avant qu’il ne reçoive la nouvelle sur son lieu de travail. Et tant pis si cela faisait désordre de voir un hibou squatter le British Museum, il y avait urgence. Je l’imaginais déjà débarquer par Transplanage, à peine quelques secondes après sa lecture du mot, mais qu’il ne saurait pas encore quoi dire, car il n’y aurait pas réfléchit. Cela promettait d’être folklo. Alors que j’avais trempée ma plume dans l’encore, Saoirse avait fait volte-face pour me demander si je souhaitais qu’elle reste. Arg, tu vas devoir lui dire clairement, même si ça t’arrache la bouche. Il était évident que je préférai qu’elle reste, même peu de temps. Chaque minute durant laquelle je n’étais pas livrée à moi-même empêchait que je saute éventuellement par la fenêtre.

- Je vais prévenir Mark mais je t’avoue que je préfèrerais ne pas rester seule trop longtemps.

J’avais contourné un peu, c’était plus fort que moi. Mais c’était dit ! Après un léger sourire, je m’empressai de gribouiller quelques lignes sur le parchemin avant de l’enrouler, de le nouer et de l’accrocher à la patte d’Ebène, un hibou presque entièrement noir et particulièrement imposant. Il était silencieux la plupart du temps, si bien qu’on remarquait difficilement qu’il était dans la même pièce. Surtout les sorciers, étant habitués aux genres de sons et bruits que ces oiseaux produisent. Lorsqu’il s’envola par la fenêtre, on pu se rendre compte de l’envergure de ses ailes et c’était assez impressionnant. Normalement, il était très rapide et devrait atteindre le Musée en moins de cinq minutes. Un peu moins de dix minutes pour un hibou plus petit ou une chouette. Voilà pourquoi mon impatience m'avait poussée à choisir un oiseau pareil.

- Comme je disais, tu peux te servir à boire si tu veux. Je vais me faire un thé. Earl Grey, ça te dit ?

Sur ce, je me dirigeai vers ma cuisine côté gastronomie et non pas alchimie et mit de l’eau directement dans deux tasses qui furent chauffées d’un coup de baguette. Je plaçai alors les deux récipients sur un plateau avec différents thés, sucre et une petite cruche de lait puis vint le déposer sur la table basse à côté du canapé. Je m’installai ensuite sur ce dernier et m’emparai du petit sachet jaune sur lequel était écrit «Earl Grey » pour le plonger dans l’eau bouillante. Je pris la tasse dans mes mains pour la poser sur mes genoux. Cela avait toujours le don de me réconforter, un bon petit thé. Mais là, j’allais apparemment avoir besoin de plus. Nous avions probablement cinq à dix minutes avant l’arrivée du futur père de mon enfant – ça fait bizarre de le dire ainsi – alors j’entrepris de reprendre la parole pour me changer les idées ou du moins, briser le silence.

- Désolée de te mêler à tout ça. Je te retarde probablement dans ta journée. Tu venais faire quoi dans le coin d’ailleurs ?

Peut-être un déplacement professionnel. Quoi qu’il en soit, elle avait décroché un scoop.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t392-demelza-worpel-rebirth http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t110-demelza-worpel
avatar






Age du personnage : 25
Messages : 309
Localisation : London
Scolarité : Gryffondor (2002-2009)
Université : Norma de (2009-2012)
Occupation : Journaliste à la Gazette

MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Dim 21 Mai - 15:52

Elle ne voulait pas rester seule ? Mark pourrait-il être violent en apprenant la nouvelle ? Certains types ne réagissaient pas bien à l’annonce de leur futur paternité (imminente qui plus est. On n’est jamais suffisamment prêt, il paraît). Alors que certains sautaient au plafond, d’autres s’en fichaient copieusement (pour la plus grande joie de la compagne), une autre partie auraient certainement une frousse bleue et s’en irait cuver leur whisky dans une taverne pendant que d’autres encore fonceraient chez un marabouteur pour dénicher le sort de libération. La dernière catégorie de réaction pouvait être plus violente. Comment réagirait Mark Resnald ?
Après quelques images issues tout droit d’une imagination qu’on ne vous présent plus, la petite journaliste dû avouer qu’elle connaissait bien trop peu l’oiseau pour avoir une quelconque idée de sa réaction. Toujours était-il que Demelza semblait craintive. Avec une petite écossaise de même pas 50 kilos à ses côtés, on se sentait tout de suite plus puissant.
Féministe solidaire dans l’âme, elle ne put cependant se résoudre à abandonner une compatriote en pleine détresse face à un excès de testostérone.

- Ok pour un thé. Lança-t-elle gaiment comme si elle n’avait que ça au programme.

Bouse, le programme !
Puisqu’on y revenait, elle songea à son type et aux chances de lui extorquer ce qu’il fallait à Ezio. Elle leva brièvement les yeux au ciel. Que ne ferait-on pas pour la famille… Pour son propre sang. Quand elle voyait ce dont elle était capable pour ses frères, elle imaginait sans grand mal ce qu’elle serait capable de faire pour ses futurs enfants. Si un jour, enfant il y avait. Elle pourrait tuer, en fait. A mains nues. Avec les dents, même. Quand elle souffrait de son propre corps ce qu’endurait Ezio actuellement, elle n’envisageait pas une seule seconde pouvoir survivre à la douleur de son enfant.
Comment les gens pouvaient-ils prendre le risque de connaître cette douleur ? Soudainement, elle ne fut plus du tout certaine de vouloir un enfant. Mais ils sont fous en fait ??! Comment survivre à la force d’un tel amour ? Comment ne pas avoir envie d’aplanir le monde entier pour lui éviter la chute ? Comment ne pas sombrer dans le meurtre pour le protéger ?
C’est un regard consterné qu’elle offrit à Demelza.

Bouse, ma pauvre. Dans quoi tu t’es fourrée…

Immédiatement, ses yeux se portèrent sur le ventre légèrement arrondi de la jeune femme. A l’intérieur, un petit être déjà grandissait. Encore à l’abri de la souffrance et de la peur. Plus pour longtemps. Et ensuite ? Cette pauvre fille ne dormirait plus jamais que d’un œil et d’une oreille, simple moitié d’elle-même, persuadée qu’à chaque instant, l’avenir pourrait lui reprendre ce qu’elle avait de plus précieux. Ce qui donnait un sens à la vie et lui en arracherait tout saveur s’il venait à disparaître.

Au premier genou écorché, elle pleurerait. A la première larme, elle se mordrait les lèvres pour garder courage. Puis viendrait les chutes, plus graves, les nuits d’angoisses et le premier chagrin d’amour de sa progéniture. L’image de sa mère se forma en elle. Qu’avait-elle enduré à sécher toutes ces larmes ? Par trois fois !!!! A consoler sa fille après ces histoires d’amour foireuse ? Comment avait-elle survécu à la chute d’Ezio après la mort de Shannon ? Comment avoir supporté son visage mort, lui aussi, ses airs torturés et son mutisme des mois durant ?
De son côté, elle avait souffert l’horreur en tant que sœur mais n’avait pas su à l’époque se mettre à la place de sa mère. Peut-être maintenant seulement, était-elle capable de comprendre pourquoi il était désormais son préféré.

 - Je suis désolée. Balbuita-t-elle brutalement à l’attention de Demelza.

La pauvre ne devait rien y comprendre. L’instant d’avant, sa camarade battait des mains pour la féliciter. Et puis soudain…

Cette dernière, fort heureusement, enchaîna sur d’autres questions. Enfin… « heureusement »… tout était une question de point de vue.
 - Je … j’étais dans le coin pour…

Vite, une excuse.

 - Je cherchais….

De quoi soulager mon frère.

 - Une …

Saoirse se mordit les lèvres, priant pour que ledit Mark débarque à l’instant pour profiter de la diversion et filer sans demander son reste. Ne sachant que faire de ses mains si ce n’était les tordre du manque de mensonge présent dans son esprit, elle se rabattit sur la tasse de thé fumante qui reposait sur le plateau.
Si la jeune femme n’avait pas été enceinte, elle aurait sûrement tenté le coup de la maladresse et du renversement de tasse. Mais là, trop de risque de la brûler. Impensable.
Vite, une idée.

 - Idée. Une idée. D’article.

Voilà. Tu cherchais une idée.

Vague sourire gêné en direction de la jeune femme puis Saoirse avala une longue gorgée de thé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar






Age du personnage : 24 ans
Messages : 102
Localisation : Chemin de Traverse
Scolarité : Poudlard - Serpentard (2003-2011)
Université : UAD - Monoceros (2011-2016)
Occupation : Apothicaire

MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Lun 26 Juin - 16:31

J’étais comme vidée de toute énergie. Je me sentais extrêmement nulle, inintéressante et seule. J’avais tant de questions qui se battaient dans mon esprit en cet instant et ce, depuis plusieurs jours. J’avais fait une grosse erreur, et je ne l’avais toujours pas payée. J’étais terrifiée à l’idée de découvrir ma punition tant l’esprit de celui qui voulait se venger me semblait inventif et cruel. Je n’allais probablement jamais m’en remettre. C’était perdu d’avance et il m’était impossible de me sortir cette question de la tête, celle qui taraudait mon esprit depuis des jours déjà et qui m’empêchait de dormir la nuit.

De quoi Mark Resnald est-il capable ?

Je m’étais posée cette question tout de suite après avoir laissé ma colère et ma déception agir. Sur le coup, j’avais rêvé qu’il me gifle, en retour de celle que j’avais osé lui mettre. Je m’étais totalement emportée et bizarrement, il avait eu l’air d’aimer ça. Il m’avait été impossible de cerner son état d’esprit en cet instant, je l’avais simplement pris pour un fou, non pas furieux mais vicieux. Le genre de type pour qui la vengeance est un plat qui se mange froid. Et après trois jours, j’avais déjà peur qu’il passe à table.

Alors que je déambulai dans les couloirs, je fini par le croiser. Après tout, Poudlard n’est pas si grand, il était évident que nous allions nous recroiser par mégarde. Pff, tu parles. J’avais redouté ce moment depuis trois jours et j’attendais presque avec impatience de recevoir mon châtiment de la part de ce garçon que j’adorais autant que je haïssais. Sa réaction fut sans appel : l’ignorance. Mon cœur se brisa d’un coup. Comment avais-je fais pour ne pas m’en douter ? L’ignorance est la pire des tortures lorsqu’elle provient de la personne à qui l’on tient le plus. Et il le savait. Plutôt que de s’en prendre à moi physiquement ou verbalement, il avait décidé de m’ignorer TOTALEMENT. J’en vins presque à regretter ce moment où il avait violemment agrippé mon bras.

- Je t’aime, Purdey, avait-il lancé à voix haute quand j’arrivai à la hauteur du couple, alors que je le savais très pudique sur ses sentiments.

En fait, il n’y avait pas plus sadique que Mark Resnald. Ce mec capable de vous faire saigner le cœur et l’esprit, ces endroits impossibles à atteindre et à soigner. Je pressai le pas pour rejoindre la salle commune puis mon lit, dans lequel je me mis en position fœtale, mes émeraudes libérant des torrents de larmes jusqu’à ce que le sommeil me trouve enfin.




Et c’est vraiment cet homme qui va devenir père de ton enfant ?

Les yeux perdus au fond de ma tasse de thé, je ne cessai de repasser cette question en boucle dans mon esprit. Décidément, Mark avait le don pour semer des interrogations particulièrement tenaces dans ma tête. En me souvenant de ce genre de scène, très fréquentes durant ma cinquième année, avant que cela ne se calme brusquement, on peut se demander ce qui m’a poussée à retomber ainsi dans ses bras. Bizarrement, moi aussi j’avais eu ce besoin de me venger et j’avais trouvé une autre méthode que la sienne. Après avoir moi-aussi longtemps pratiqué l’ignorance, j’avais voulu lui faire payer ces années de tortures psychologiques puis cette absence. Je m’étais servie de lui pour mon propre plaisir, et il avait détesté perdre le contrôle.

Étonnamment, nous avons finalement gardé contact. Il avait besoin de moi pour remplacer son médicomage attitré et je me faisais un plaisir de l’aider avec échange de bon procédé. Puis est arrivé ce jour où nous avions tous les deux frôlé la mort et réalisé qu’en fait, ce n’était pas qu’un simple jeu de torture entre nous. En fin de compte, ce têtard dans mon ventre n’aura pas été conçu par un acte sauvage, colérique ou revanchard, mais par un acte d’amour. Et finalement, pour la plupart des autres couples, ce n’est pas si fréquent. En ce 12 Aout, nous avions donc décidé d’officialiser notre union afin de pas perdre plus de temps.
Mais là pour le coup, ça allait un peu vite à mon gout.

Sortie de mes rêveries par mon invitée qui s’excusait – de quoi au juste ? – je repris une gorgée de thé brûlant, ignorant totalement que cela me cramait la gorge et que j’étais en mesure de sentir le chemin parcouru par le liquide jusqu’à mon estomac, qui me semblait être une sorte de tourbillon actuellement. Saoirse me semblait agir étrangement, savait-elle ce qu’elle faisait ici au juste ? Ou bien était-ce tellement top secret qu’elle ne pouvait rien me révéler ? Après tout, cela ne me posait pas de soucis. J’imaginai qu’il fallait une part de mystère dans ce job, autrement je pourrais aller révéler son scoop à quelqu’un d’autre, ou quelque chose du genre. Mais là, j’étais loin d’en avoir l’intention. J’étais simplement curieuse et je brodais un peu, espérant que Mark daigne ramener ses fesses le plus vite possible.

- Ah oui ? Quel genre d’article ?

J’eu à peine eu le temps de ponctuer ma réplique du ton interrogateur, qu’un "crac" sourd retentit, me faisant sursauter au passage et tinter ma tasse de thé contre sa soucoupe. Je reposai d’ailleurs tout cela sur la table en tremblant, alors que je posai mes yeux sur Mark, apparu en plein milieu du salon après un transplanage express et paniqué. Il connaissait mon appartement, et vu l’urgence, cela ne m’étonnait pas qu’il se soit permit d’agir ainsi. J’étais juste terriblement gênée d’avoir embarqué Saoirse dans cette histoire, et bien que j’imaginai qu’ils se souvenaient peut-être l’un de l’autre, je fis les présentations rapidement.

- Saoirse, Mark. Mark, Saoirse. Ma voix se brisa légèrement. Elle m’a aidée à rejoindre l’appartement, autrement je serais peut-être encore dans la rue...

J’adressai un regard particulièrement reconnaissant à mon ancienne camarade de Poudlard avant de planter mes iris dans ceux de Mark, qui me semblait être la personnification de la panique totale.

- Il faut qu’on parle.


HJ : Désolée de cet immense retard ! Réponse rédigée avec participation et accord de Mark.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t392-demelza-worpel-rebirth http://cheminsdetraverse.forumactif.com/t110-demelza-worpel
avatar






Age du personnage : 25
Messages : 309
Localisation : London
Scolarité : Gryffondor (2002-2009)
Université : Norma de (2009-2012)
Occupation : Journaliste à la Gazette

MessageSujet: Re: I didn't see that coming   Ven 14 Juil - 15:24

...Quel article ?

Comment se flinguer la santé en trois étapes. Ça sonnait grandement bien.

Ouvrant la bouche bien trop grande pour que ça paraisse la voix naturelle de sortie des mots, elle la referma aussitôt quand en grand sauveur de l’humanité, le futur père se matérialisa. On ne pouvait lui ôter une certaine précision dans son transplanage. In the middle of the salon, sans écraser les pieds de quiconque ou seulement déranger un coussin. Il lui restait peut-être l’expression à travailler. Il avait l’air franchement angoissé. Rien à voir avec la tête qu’il ferait dans quelques minutes, mais c’était déjà quelque chose.

A le revoir comme ça, elle le remettait parfaitement, finalement. Ne manquait que l’uniforme et le ricanement moqueur. Elle s’attendait même à distinguer l’ombre de Shawn Evans dans le secteur. Elle le toisa (de bas, parce que de haut, c’était foutu) avant de lui décrocher son sourire numéro 11. Le cordial mais distant. Prudence avec ces bestioles-là.

Demelza, après lui avoir adressé un regard sympathique, attaqua au couteau la carapace de l’ancien vert. Au couteau, à la baguette et même avec les dents.

"Il faut qu’on parle ? "

Oh lààà !! Et moi ? Laissez-moi sortir !


Soudainement consciente d’une chose, elle réalisa qu’elle n’avait aucune envie d’être témoin de la panique du futur père. Elle s’était attendu à de la violence, mais sa tête pré-paniquée à l’appel de sa belle en disait long sur son cas : quelqu’abruti qu’il ait été, il avait l’air de tenir à cette fille. On n’avadakedavrisait pas quelqu’un parce qu’il elle était enceinte. Enfin, a priori.

- Hum. Glissa-t-elle. Je vais peut-être vous laisser… Non?

Et si elle apprenait le lendemain dans SON journal qu’il l’avait étranglé ?

« Drame parental au cœur de Londres. Un serpent en étouffe un autre. »

Tu dramatises, légèrement.

- Je crois que vous serez plus à l’aise en étant seuls.

Se disant, elle guettait un signe sur le visage de sa camarade, qui ne semblait pas faire de grimaces signifiant "pitié ne me laisse pas avec lui!!!". Elle en conclut qu'elle pouvait se retirer. Le plus discrètement possible.
Elle fit quelques pas vers la porte après avoir adressé un petit signe de la tête à Demelza.

- Merci pour le thé… et … peut-être à bientôt. Je serai … ravie de parler potions avec toi.

Et de savoir comment ça va pour toi, après tout ça. Mais si je dis ça, il va commencer à paniquer.

Puis se tournant vers Mark.

- Resnald. Mes salutations à Evans si tu le côtoies toujours. Je suis ravie de t’avoir croisé à 15h27 chez Demelza.

Juste au cas où il pense à l’assassiner. Qu’il se rappelle qu’il y avait un témoin. Et pour prouver également qu’elle était armée, elle dégaina sa baguette et appela ses affaires qui passèrent juste sous le nez de Mark en lévitant à travers la pièce.

Cela suffirait-il ?

Avant d’ouvrir la porte, elle jeta un dernier œil à Resnald (qui la prenait certainement pour une tarée, mais après tout, était-ce bien grave ?) puis ajouta d’un regard appuyé envers Demelza :

- Je te hiboute tout à l’heure pour ce dont on a parlé ? Avec un regard entendu.

Des fois qu’il cherche à faire disparaitre le corps en toute discrétion. Il savait qu’il lui restait peu de temps avant que l’alerte ne soit donnée.

Oui, mais quand même. Le mal serait fait.

Au diable l’opinion des gens. Pointant sa baguette sur l’homme, elle ajouta très sérieusement :

- Je suis membre de la ligue féminine pour le droit des femmes, alors si tu la touche, faudra être sûr de courir vite. Ou de transplaner loin.

Voilà. Ça, c’était plus explicite.

Pour la discrétion, en revanche, on repasserait.

Après une dernière petite révérence, elle franchit la porte et la referma sur la vie privée des deux autres.

Elle regagna la rue abandonnée plus tôt. Rajustant son écharpe autour de son cou, elle enfila ses gants à nouveau et constata que malgré l’heure avancée, il faisait toujours aussi frais. En quelques enjambées, elle regagna le coin de la rue où elle avait localisé son homme plus tôt dans la journée. Il n’y était plus. Intriguée, elle fit quelques pas vers la porte cochère et poussa l’audace jusqu’à passer devant. Sans tourner la tête, elle coula un regard dans la pénombre de cette dernière. Le bruit de ses talons résonnait sur le sol pavé, bientôt imité par d’autres pas. Plus lourds.  


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
I didn't see that coming
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Obama;Change is coming to america
» dark days are coming ♌ SAGISIUS
» Guess who's coming to dinner ( Nathaniel, K. Emily & Alden )
» The White Dragon is coming [PV Meï]
» Fanfic "Evil is coming"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins de Traverse :: Zone de Jeu :: Ewiland :: Angleterre-