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Nous sommes en avril 2018.

Au premier du mois, avec une solennité qui dément tout poisson d'avril, la presse annonce les cinq candidats à l'élection ministérielle : Maureen Kinkaid, Dylan Abercrombie, Alieksandre Menroth, Icarius Bailey et Deucalion McKingsley.




 

Et si on en profitait...
Pour finir tous ces sujets qui traînent?
2018 l’année de la mise à jour!

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
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 Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|

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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 9 Sep - 0:02

Les souvenirs…
Fragments d’images brumeuses, trompeurs parfois, déformés souvent… ils pouvaient être immatériels, allant de l’odeur, au son d’une voix ou à la simple sensation, comme objets de la vie quotidienne. Combien de vêtements étaient ainsi chéris ? Combien de petites choses recevaient caresses et confidences sous couvert d’en être ?
Parfois même on les inventait. Pour se rassurer, pour peupler une mémoire défaillante, ou tout simplement, parce qu’on n’était plus vraiment sûr de ce dont on se souvenait.

A l’écouter, il parut évident à Ezio que Brenna était en paix avec les siens. Elle avait su leur trouver une place qui lui permettait de vivre tout en les chérissant. Il nota cependant que la voyante ne se voyait à cause de ses souvenirs, qu’en veuve. Pour cela, il l’admira beaucoup et la plaignit un peu. Elle poursuivait sa vie, sans nul doute, mais était à jamais lié par ce serment à son mari. Non pas qu’il blâme la solitude de son hôte. Il savait par expérience que bien souvent vivre seul apportait plus de satisfaction – et bien moins d’ennuis – que partager sa vie avec un autre.
Cette conservation de souvenirs avait cependant, pour lui, des allures de toujours, un peu trop longs. Incapable de s’engager dans la moindre appartenance à un vivant, il envisageait avec angoisse, d’être unis à jamais à un autre à travers la mort dans cette irrémédiable éternité.

Peut-être un jour, la vie offrirait-elle à Brenna un de ces pieds de nez dont elle avait le secret. Restait à savoir si Arsenius saurait accepter de laisser ses volutes de souvenirs prendre la poussière aux côtés d’un autre.

Alors qu’ils voguaient côte à côte sur leurs souvenirs respectifs, le barde sentit leurs esprits s’effleurer. Moins surpris, cette fois, il se laissa bercer avec elle par les images qui défilaient, conscient de sa présence à ses côtés. Ces souvenirs qui pouvaient porter un homme comme s’enrouler autour d’une cheville pour peser plus que les tourments du jour, acquéraient quelques douceurs à être ainsi partagés. Il laissa le lien se tissait à travers les vagues de mémoires qui les étreignaient, jusqu’à ce qu’elle rompe le fil.

Il baissa alors le regard, par crainte de laisser transparaître dans ses yeux, la suite du film qui se déroulait sans le voile de pudeur qu’octroyait les souvenirs.
Alors qu’elle brisait le silence de sa question, il leva à nouveau le regard vers elle, avec moins de gêne si ce n’est la légère appréhension de la réaction qu’il allait provoquer.

Leurs regards se croisèrent avant qu’elle ne pique, aussi taquine qu’elle avait semblée douce à l’évocation de son mari.
Ezio sourit.

- Il va falloir que j’aille la retrouver. Sinon… je n’aurais plus l’occasion de parler du tout. Plaisanta-t-il tout en regrettant immédiatement ses paroles. Elles n’étaient pas vraies. Ils le savaient tous deux.
Il n’existait pas au monde de personne plus douce et patiente avec lui que Saoirse.

Pas télépathe… mais d’une empathie qu’il considéra avec respect. Elle ne se trompait pas, il avait quelques interrogations.

Haussant les épaules et perçant Brenna de ses yeux pleins de questions, il enchaîna alors d’une voix basse ou perçait une légère hésitation.

- Est-ce que vous vous demandez parfois … pourquoi vous ne l’avez pas vu ? Si vous n’auriez pas pu l’empêcher ?

Les yeux rivés sur elle, le visage grave, il poursuivit.

- Je suis désolé, c’est probablement déplacé…

Conscient de flirter avec des sujets qui pourraient la blesser, il refoula le reste de ses interrogations et finit par conclure dans un murmure.

- On s'en veut toujours de ne pas avoir su protéger les siens.  


HJ : Petite Saoi, je profite lâchement de ta grève de livebox – il paraît qu’un autre opérateur fait un truc pas mal en 4G  Rolling Eyes  – pour te laisser un tour de plus au jardin.
Brenna et moi on te promet de se faire pardonner…


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 23 Sep - 15:51

Pendant ce temps-là, dans un jardin froid et désert, Saoirse attendait désespérément   . Tasky avait fini par repartir à ses tâches quotidiennes et la petite journaliste se trouvait une fois de plus face à elle-même à ressasser les dernières paroles jetées à son frère. Elle envisageait bien de quitter les lieux mais devait pour se faire, repasser devant Brenna et Ezio, ce que sa fierté n’était pas encore prête à assumer. Il lui ferait certainement ses grands yeux doux et compréhensifs tandis que Brenna les encouragerait d’un petit sourire à se rabibocher. Alors que ce qu’elle voulait, elle, c’était du sang qu’il comprenne. Au moins un tout petit peu.

Grattouillant la terre (plus prudemment cette fois) du bout de sa chaussure, elle inspira une nouvelle fois l’odeur du pull.

Elle aurait pu transplaner. Et le planter là. Mais pour commencer, elle n’était pas certaine que transplaner sous l’emprise de tout un tas d’émotions farouches était une bonne idée (un coup à se retrouver dans un arbre de Manchester, ça) et ensuite, il était plus que probable que l’énergumène en profite pour filer à l’anglaise sans repasser par son domicile.
Elle avait, de plus, l’intime conviction que sans elle, à l’intérieur, se jouait un drame d’un autre genre. Ayant toute confiance en Brenna, elle savait que cette dernière saurait très certainement s’y prendre avec l’ours des cavernes* qu’était Ezio. Elle avait la poigne et la bienveillance nécessaires pour dire ce qui devait être dit et peut-être même, le faire écouter en plus d’entendre.

Depuis bien longtemps, Brenna était devenue une confidente pour Saoirse. Son amie n’était pas sans savoir à quel point elle déplorait le peu de liens qui unissaient ses frères alors qu’elle-même aurait souhaité les avoir auprès d’elle comme jadis. Loin de s’étendre en jérémiades et de passer son temps à se plaindre, elle savait pourtant bien que Brenna avait perçu la détresse qui s’emparait d’elle chaque fois qu’on mentionnait Ezio.
Si elle ne lui avait jamais raconté le passage de sa vie où il l’avait sorti de la glace à demi-morte, elle n’avait jamais caché à quel point il était important pour elle. Plus que quiconque.
Combien de fois avait-elle accouru chez Brenna, heureuse pour quatre mots reçus sur un parchemin du bout du monde ? Combien de fois avait-elle exhibé avec fierté le recueil publié des années plus tôt et lu à son amie les vers de son frère, les yeux brillants d’orgueil pour leur auteur ?

Ce même orgueil qui l’empêchait aujourd’hui de rentrer à nouveau dans la pièce principale de la boutique pour s’excuser. Elle savait qu’elle y viendrait, aux excuses. C’était toujours comme ça. Mais une partie d’elle priait pour qu’il se rende compte ou que Brenna lui ouvre les yeux, sur l’impact de son manque de réaction à son sujet. Ses yeux maintenant ne quittait pas la porte, qu’elle essayait d’influencer vainement.

Ouvre-toi.

Mais ouvre-toi donc.

Et pourquoi tu ne viens pas toi ?


Dans sa petite tête, Ezio traversait le jardin de son air calme, l’air un peu penaud, tiens, ça lui irait bien, repenti de toutes ses fautes passées à son égard.

On peut toujours rêver.

Bon, elle exagérait certainement. Il fallait bien avouer qu’il n’y était pas pour grand-chose dans tout ça. Si elle remettait pleinement les choses dans leur contexte, la seule chose à en retenir, c’est qu’elle avait constamment peur pour lui… Particulièrement peur, cette fois-ci.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 21 Oct - 14:54

Il était évident que Brenna savait que Saoirse, même en colère, ne saurait faire de mal à son frère. Oh, peut être, sans doute même, tenterait-elle de le marteler de petits coups de poings pour lui exprimer son ressentiment et lui faire comprendre que si elle en était capable elle pourrait lui attacher les oreilles dans le dos, mais la sorcière savait que sa jeune amie ne pouvait jamais arriver à en vouloir totalement à son frère.

Et ce grand dadais le savait... Oh, elle le comprenait à présent, il ne faisait pas exprès de chercher des poux à sa sœur et de la mettre dans tous ses états, mais il ne faisait pas grand chose pour arranger la situation. Il fallait donc le pousser... un peu. A la façon de Brenna Quinn, en somme. Ce dont elle s'emploierait avec le plus grand plaisir, évidemment !

Se contentant de sourire à l'évocation de la prétendue capacité de Saoirse à tuer son frère de colère, Brenna fouetta l'air d'un coup de baguette, et par un sortilège informulé finement exécuté, la théière s'attaqua seule à la préparation d'un nouveau thé. Ainsi la sorcière pouvait écouter librement les question de son invité et lui répondre avec clarté, avec un tel sourire et une telle bienveillance dans le regard que le jeune homme avait alors immédiatement réponse à sa deuxième interrogation : non, elle ne trouvait pas cela déplacé...

Bien sûr que je me le suis demandé. Plus d'une fois, à vrai dire. Mais j'ai toujours connu les réponses à cela : non, je n'aurais pas pu le voir venir, et même si j'avais pu, je n'aurais pu l'empêcher.

C'était simple et précis. Trop concis peut être. Brenna n'était jamais avare de mots. Dans son métier, bien qu'il fallait rester vague pour ne pas induire les gens en erreur, les détails importaient toujours.

Voyez-vous, le troisième œil ne nous permet pas de voir l'avenir mais un avenir possible. Si j'avais pu voir avec précision ce qu'il s'est passé ce jour-là, j'aurais sans aucun doute pu empêcher Arsenius de faire ce voyage, ou au moins cette excursion, car s'il était resté à l'hôtel il aurait survécu. Mais il aurait pu mourir à un autre moment alors, parce que je n'aurais fait que retarder sa mort. car d'une chose j'étais certaine : il mourrait jeune. Cela vous montre la différence entre les visions et les impressions. Une vision montre un moment précis dans des conditions précises. Une impression peut être la même à différents moments et avec différentes circonstances. Et j'ai souvent eu l'impression que je ne finirais pas ma vie avec mon époux.

Il y eu un petit sifflement : l'eau était chaude à point. Un autre coup de baguette en silence et tasse, soucoupe, théière, boule à thé et boîte à thé s'affairèrent en chœur autour d'un même but.

Mais rassurez-vous, je n'ai aucun regret à ce propos. Sachant cela, j'ai toujours fait en sorte que chaque moment avec sa famille soit heureux et mémorable. Nous n'avons jamais pris le temps de nous ennuyer et chaque minute fut importante. Ainsi, je l'ai protégé de l'inquiétude et j'ai protégé nos enfants de l'extrême tristesse de n'avoir pas passé assez de temps avec lui. Oh, évident nous furent tous les trois profondément perdus et désolées quand nous avons du faire notre deuil, mais nous n'avions que des bons souvenirs à partager alors la joie chassa vite la déprime. La famille aida aussi. la présence de la famille aide toujours, ne l'oubliez jamais.

Les entrechocs de la vaisselle en porcelaine cessèrent. Brenna ramena le tout vers la table où ils étaient installés et fit se déposer la tasse fumante sur un petit plateau qu'elle avait également fait venir dont-ne-savait-où. Et elle tendit le tout à son interlocuteur.

Si c'est vous qui la lui offrez, elle ne vous tuera pas tout de suite, lança-t-elle avec un sourire mutin et un clin d'oeil. Venez, le jardin est pas là...

Se faisant, elle se leva, et indiqua à Ezio de se diriger vers le comptoir et vers la porte se trouvant derrière, par là même où était passée Saoirse plus tôt...




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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Jeu 23 Nov - 22:07

« Le temps est disloqué. Ô destin maudit, pourquoi ne suis-je né pour le remettre en place ? »*

Peut-on changer ce qui était prévu ?
Tout est-il déjà écrit ?

« A quoi bon voir alors… »

Ezio se perdit une fois encore en quelques pensées lointaines qu’il abandonna au sifflement de la bouilloire. Il rêverait probablement de ce son-là, cette nuit.

Ecoutant docilement Brenna porter aux nues les bienfaits du soutien familial en cas de coups durs, il se garda bien de préciser à quel point il ne partageait pas entièrement son avis.

« Qu’est-ce la famille si ce n’est une cohorte d’inconnus imposés à l’enfance pour partager quelque sang ? »

Et la voix de Saoirse qui n’avait de cesse de murmurer à son oreille malgré son absence « ingrat… ». Non sans raisons…

Il ne se sentait proches de certains membres de sa famille que par les expériences communes avec lesquelles ils s’étaient construits. Là encore, imposées.

Aurait-il été touché par Saoirse si elle n’avait été sa sœur ? Elle l’agaçait, l’émouvait, l’attendrissait, l’exacerbait, l’affleurait, le lutinait et le fragilisait plus que quiconque. Mais l’aurait-il seulement laissée l’approcher si elle n’avait été cette enfant aux joues rondes qu’il avait vu grandir ? Cette main qu’il avait serrée ? Ce manteau rouge sous les eaux ?

L’aurait-il seulement regardé, elle, qui n’arrivait pas à l’apprivoiser après 25 ans d’expériences communes?

Il songea aux adultes qu’ils étaient l’un l’autre. Qu’auraient-ils pensé l’un de l’autre s’ils s’étaient rencontrés maintenant, sans sang à partager ?

Le tourbillon d’énergie de Saoirse n’aurait manqué de le faire sourire. Elle lui semblait plus vivante que quiconque et n’aurait manqué de le toucher, en dépit de ce qu’il prétendait sur la famille. Alors, il l’aurait fui, certainement, mais serait-ce bien différent de maintenant ?

« Ingrat… » Encore.

Souriant pour lui-même, avec douceur, il se remémora à quel point tout le monde avait été présent lorsqu’il avait été si mal. Cela l’avait-il aidé ?
  « Non... »
Il avait eu besoin de partir pour aller mieux.
Mais ils avaient essayé.
Tous.

En redressant la tête, il croisa à nouveau le regard de Brenna et réalisa qu’un deuil fait à plusieurs, est probablement différent à porter que celui que l’on revendique pour soi. Il avait chassé de sa vie quiconque avait essayé de partager le sien. Par pudeur ? Il haussa brusquement les épaules et eu tout juste le temps d’ouvrir les bras pour accueillir le plateau qu’y glissait Brenna non sans un peu de malice, mettant fin à ses égarements, une fois de plus.  

Ils se dévisagèrent un instant durant lequel il ne dit rien mais tâcha de faire passer de la gratitude dans son regard pour ne pas juger ce qu’il était.
Ce qu’ils étaient.

Suivant la direction désignée par la voyante il déboula bien vite dans un corridor, dans lequel il se débarrassant du plateau sur un guéridon, en adressant au portrait qui le contemplait d’un air excédé, un petit sourire d’excuses.
Porter le thé de la réconciliation, ce n’était pas lui. Et il était incapable d’être un autre.

Brenna trouverait probablement sa tasse froide du liquide abandonné sans le moindre attendrissement. A moins qu’elle ne sache déjà le sort qu’il avait réservé à son thé - ce dont il ne doutait pas un instant. Elle eut néanmoins la délicatesse de ne pas vociférer contre lui à travers la boutique et il franchit la seconde porte, pour pénétrer dans le jardin.

Le tableau qu’elle offrait raviva les questions précédentes.
Il réalisa qu’une fois encore, il se méprenait.
Si Saoirse n’avait été sa sœur, il aurait été capable de l’aimer. Peut-être mieux.
On ne pouvait nier qu’elle était bruyante et que ses excès nourrissaient un épuisement véritable, mais elle était aussi si authentique qu’elle engageait les cœurs à ne pas tricher.
Il y avait encore quelques traces de larmes à ses yeux, fantômes de ces débordements qu’elle était incapable de masquer parce qu’ils faisaient partie intégrante d’elle. Il demeurait de la colère dans ses sourcils froncés et la terre retournée à ses pieds. Un air boudeur et profondément heurté habillait son visage, quand ses yeux levés vers lui, annonçait déjà la couleur. Elle pardonnerait.

Saoirse pardonnait toujours, parce que son cœur était plus gros encore que son culot et ses bavardages. Plus intense encore que ses crises de larmes et plus généreux que sa gourmandise.

En deux enjambés il fut près d’elle et la tira par la manche de son pull pour la remettre debout.

- Voleuse… murmura-t-il en enfouissant son visage dans ses cheveux alors que ses bras se refermaient autour d’elle avec plus de force qu’il ne l’aurait souhaité.

L’authenticité de son cœur ne manquerait pas d’y déceler quelques excuses.
Parce que Saoirse savait toujours.



* W.S, the master.
Et je suis sincèrement navré pour le retard.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Ven 8 Déc - 20:18

Sa force mentale était peut-être plus influente que prévue, parce que, oui : la porte s’ouvrit. Si on n’avait pas été en pleine tragédie Shakespearienne (cadeau celui-là, mon cher) elle aurait bondi de triomphe pour exécuter une danse de la victoire.
Sauf que sa tête n’était pas au triomphe mais au questionnement et que ses yeux eurent tôt fait de se détacher de la porte pour aller s’angoisser sur le frère providentiel.
Et de guetter son regard (doux ou empreint de colère ?), le coin de ses lèvres (moqueur ou tendu ?) , ses épaules ( affaissées ou défiantes ?). Et de décortiquer ses pas, ses soupirs et les pensées qu’elle ne saisirait jamais.
Le triomphe serait pour plus tard, quand elle saurait à quelle sauce il allait à nouveau déguster son petit cœur d’idiote.
Quelle soit tartare, épicée ou barbare, elle n’eut cependant que peu de temps pour en appréhender la saveur puisqu’elle se retrouva bien vite contre sa poitrine, haut lieu résolveur de tous les problèmes existentiels que l’on pouvait encontrer sur cette terre.
En toute impartialité, bien sûr.

Et s’asseyant sur ses principes féministes visant à clamer au monde entier qu’aucun homme n’avait le droit de la relever si elle avait décidé de rester les fesses dans un potager, elle se laissa faire et répondit à son accusation (certes véridique) d’un vague hmmm qu’il interpréterait à sa guise et de manière certainement plus poétique qu’à l’émission d’origine.

Le problème avec Ezio, c’est que les bouffées démonstratives de ce genre étaient si rares qu’elles prenaient au dépourvu et allaient même jusqu’à vous faire oublier si vous lui en vouliez ou non.

Pourquoi on est dans ce potager déjà ?

Elle vola la moindre essence du parfum de son frère, ferma les yeux et rêva à ce temps où on est suffisamment jeune pour se permettre ce genre de démonstration sans retenue. Quand elle avait huit ans, l’un comme l’autre de ses frères la cajolaient. Maintenant, ils semblaient tous deux la considérer avec un mélange de crainte et de pudeur, comme si elle était une étrangère…

- Tu m’en veux beaucoup ? Murmura-t-elle en glissant ses bras autour de sa taille. Pour t’avoir traité de sombre abruti ?

Et frissonnant soudainement malgré son pull, elle imagina un jour une dispute qui ne finirait pas ainsi.

Qu’avait pu dire Brenna pour qu’il se décide (enfin) à la rejoindre ?


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 13 Déc - 18:32

Pendant ce temps, dans la boutique, toujours côté sorcier, la propriétaire des lieux s'affairaient derrière le comptoir. En quelques coups de baguette magique, la table était débarrassée et gentiment, en vaisselle bien ordonnée, les tasses, soucoupes, cuillères et théières vinrent subir un petit sort de Recurvit, avant de rejoindre leur placard et de s'y reposer enfin. L'assiette de madeleine, vide à présent, fut elle aussi nettoyée avant d'être à nouveau prête à être servie. Des shortbreads en forme de nuage cette fois. Avec un petit glaçage fin coloré : rose clair, bleu ciel, vert amande, jaune coquille d'oeuf, orange pâle, lilas... un véritable arc-en-ciel pastel pour adoucir l'ambiance.

Et bien évidemment, il fallait LE thé pour aller avec. Ainsi, tandis que trois nouvelles tasses et soucoupes coordonnées - elles aussi avec des teintes pastel, différentes à l'intérieur et à l'extérieur - prenaient la voie des airs jusqu'à la table qui venait donc de se refaire une beauté, Brenna faisait visuellement le tour de ses étagères pleines à craquer de boîtes de thés de toutes sortes - les boîtes comme leur contenu - et, après quelque minutes d'intense réflexion, parvint enfin à se décider.

Elle fit venir à elle, par un mouvement leste du poignet, un marchepied et en grimpa les trois marches. Arrivée à la hauteur désirée, elle dégagea une boîte cylindrique en bois rouge laqué dont elle dévissa le couvercle. Elle approcha son nez de l'ouverture béante et huma.

Parfait !

Grâce à une énième agitation de baguette, une boule de feuilles séchées et de pétales de fleur - de mauve en l'occurrence - fila se lover dans une chouette en métal qui servait de boule à thé, qui elle-même alla se caler dans une théière en porcelaine couleur lavande. Cette dernière n'irait rejoindre ses camarades sur la table que lorsqu'elle sera remplie avec l'eau que la sorcière mettait à présent à chauffer dans sa belle bouilloire en fonte. L'unique chose qu'elle se refusait toujours à faire par magie : l'art du thé requérait, selon elle mais pas que, une eau amenée de façon traditionnelle à la parfaite température, variable selon chaque thé.

Avec Brenna Quinn, aucune concession n'était possible quand il s'agissait de thé.

Inutile de demander comment elle le savait, mais la sorcière était persuadée que lorsque les deux Shepherd bougons reviendraient dans la pièce, le thé sera fin prêt, à la bonne température et à l'infusion idéale.
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 6 Jan - 11:47

Un monde où Saoirse Shepherd n’existerait pas n’aurait pas la même saveur. S’il était fort à parier qu’il serait parfois plus paisible, il manquerait tout autant d’éclats, de douceur et de piquant à la fois.
En la serrant contre elle, il lui vint à l’esprit qu’on avait condensé dans une sorcière d’un mètre soixante toutes les émotions du monde. De la plus explosive à la plus caressante. Changeante comme une météo sans en être lunatique pour autant. Elle pianotait avec perfection sur toutes ses cordes, sans manipulation aucune, juste en étant plus vivante que quiconque.

Et déjà, elle repartait dans une autre gamme, la culpabilité. Il sourit dans ses cheveux.

- Tais-toi… Lui glissa-t-il avec douceur en profitant encore un peu de la paix rétablie.

Les battements de son cœur lui semblaient eux aussi troubler le calme du potager tellement ils lui paraissaient intenses. Il réalisa à les écouter qu’il avait peur et repensa aux paroles de Brenna à propos de sa fuite. Evidemment qu’il fuyait. Une partie de lui en était pleinement consciente, tandis que l’autre s’évertuait à repousser l’idée qu’il ne soit pas capable de faire face à tout. A plusieurs reprises dans sa vie, il avait fait preuve de courage. Il avait vécu l’attaque de Poudlard, enduré quelques épreuves dont il se serait passé et ne voulait pas se considérer comme un lâche. Pourtant, il fallait se rendre à l’évidence, il y avait dans ce petit condensé d’émotions d’un mètre et des poussières, quelque chose qui l’effrayait plus encore que la sauvagerie du monde.

Se détachant d’elle doucement, il attrapa le visage de sa sœur dans les mains et la fixa un instant dans les yeux, ouvrit la bouche puis se ravisa.

Passant désormais au-dessus d’elle, il laissa courir son regard sur le décor qui les entourait. Brenna semblait dotée de bien des dons et la main verte ne lui faisait pas défaut. Son potager était luxuriant et parfaitement entretenu. On y distinguait outre les habituels et attendus, quelques plantes que le barde s’étonna de trouver en plein cœur de Londres. Le fil de ses pensées le ramena à nouveau à la voyante qu’il imagina se frotter les mains de sa réussite, calmer d’un thé et quatre biscuits la tempête Shepherd. Voilà un personnage qui l’intriguait. Elle lui semblait être moulée d’un ensemble de strates plus complexes que celle qu’elle offrait. Il distinguait derrière son apparence de bonne vivante d’humeur excentrique, quelques failles plus complexes, des blessures et une force immense. Il aurait parié que derrière la dealeuse de thé se cachait une puissante sorcière. Une de celle qui aurait écrit l’histoire si elle n’avait décidé de prendre la tête d’une famille.

- Peut-être qu’on devrait retourner montrer à ton amie qu’on ne s’est pas entretués dans son potager… Bien qu’elle soit probablement déjà au courant. Ajouta-t-il d’une voix douce. Elle doit nous prendre pour une drôle de paire d’énergumènes…

A bien y réfléchir, elle avait été plus que patiente. On pouvait ajouter une nouvelle qualité à la femme fort pourvue qu’elle était. D’autres auraient très certainement évacué la scène familiale à grand renfort de baguette.
A nouveau, il fut soulagé que Saoirse soit entourée de personne de confiance. Elle ne serait jamais seule, quoi qu’il arrive.

- Tu sais… je crois que je l’aime bien, Brenna…


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Dim 14 Jan - 15:58

Comment lui dire …
Que c’était lui le drôle d’énergumène. Celui qui rendait fou tous ceux qui le côtoyaient parce qu’il ne semblait pas vivre dans le même monde que le reste du monde justement.
Qu’il était capable de tirer des gens le meilleur comme le pire et trois battements de cils. Parce qu’il savait manier les mots avec la précision chirurgicale de ceux qui les apprivoisent tout en étant complètement inconscient de l’effet qu’il produisait.
Qu’elle serait toujours inquiète pour lui. Parce qu’il ferait partie d’elle jusqu’au bout de tout.
Qu’elle était jalouse de tous les gens qu’ils croisaient, toutes les femmes qu’il embrassait et surtout celles qu’il aimait. Parce qu’ils n’étaient pas elle.
Que ces nuits où l’avait vu souffrir avait fendu son cœur et qu’elle n’était plus certaine de savoir le recoudre après ça.
Qu’elle l’aimait au-delà de ce qui pouvait être. Et qu’elle était certaine de finir par en crever.

Pendant une fraction de seconde, alors qu’il la tenait entre ses grandes mains chaudes, elle eut l’impression qu’il allait dire quelque chose. L’impression passa aussi vite qu’elle avait cru l’apercevoir en laissant derrière elle une traînée de regret que là encore, il était le seul à savoir saupoudrer ainsi.
Et voilà qu’elle l’avait déjà perdu à nouveau.
Ses yeux ardoises étaient déjà repartis loin. Loin de tout. Mais surtout, loin d’elle après une vague étape sur son visage. Voilà de quoi était faite la vie d’Ezio. D’étapes.

- Evidemment qu’elle le sait. Soupira-t-elle. Elle est voyante.

Mais la réponse aurait dû être  Elle me connait.  mais elle la garda pour elle.

Brenna savait à quel point elle aurait été incapable de lui faire du mal.
Parfois, elle le regrettait, d’en être incapable. Peut-être après tout, que si elle avait su lui faire du mal de temps en temps, elle se serait davantage protégé, elle. Sauf qu’elle ne pouvait pas.
Complexe hein ?

- Je t’avais dit qu’elle était formidable.

Le soulagement de la réconciliation lui sembla de trop courte durée pour l’énergie que lui avait couté la bataille. Et c’était bien là le problème. Il lui semblait y mettre tant d’ardeur désormais, qu’elle ne parvenait plus à reprendre son souffle entre deux crises.
Elle détourna rapidement les yeux avant qu’il n’en fouille le contenu et l’attrapa par le bras. Le bon cette fois.

- Viens.

Elle l’entraina sans plus se retourner, vers l’intérieur.
Dans le couloir menant à la boutique, ils croisèrent un plateau de thé abandonné qui intrigua Saoirse. Voilà qui ne ressemblait pas à Brenna. Enfin décidée à se retourner, elle lança un regard à Ezio qui prit immédiatement soin de s’appliquer à conserver un air innocent. Cependant, des années de pratique lui avaient appris à percevoir le très léger mouvement de la commissure de ses lèvres lorsqu’il retenait un sourire.
Le foudroyant du regard, elle sortit sa baguette et lui brandit bien sous le nez avant de faire léviter le petit plateau devant eux.

- Je m’en fiche, je te laisserai expliquer. Le nargua-t-elle.

Ils déboulèrent ainsi, précédés du plateau flottant au moment même où la bouilloire de Brenna s’époumonait à annoncer le service suivant couvrant à moitié la voix de Saoirse qui se perdait en excuses.

- Brenna, j’espère que tu pourras nous pardonner ce… comportement… complètement inapproprié et ... inexcusable. Rougit-elle.

Quelque part, elle se savait déjà excusée.
Mais si jamais Brenna désirait en vouloir un peu à Ezio, cela ne la dérangerait pas.  




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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 20 Jan - 15:19

Lorsque le frère et la sœur, accompagnant le plateau abandonné précédemment, se décidèrent à refaire surface dans l'antre de la voyante, celle-ci était déjà en train de lancer un énième sortilège informulé et c'est une bouilloire encore sifflante qui se dirigea vers la théière qui fut remplie comme il se devait.

La sorcière avait aussi bien prévu son coup. Elle sentait qu'il était à présent l'heure du départ et, après avoir adressé un sourire fort agréable à la remarque de son amie, elle fit léviter jusqu'au comptoir deux objets moldus qui faisaient presque tache dans le paysage de la boutique. Il s'agissait ni plus ni moins de deux thermos d'un demi litre chacun. Le premier qui entama sa manœuvre d’atterrissage sur le bois massif fut celui dont le décor automnal - des feuilles miniatures, en jaune, ocre brun, orange, vert par endroits - était raccord avec la saison. Il était suivi par un confrère noir avec des fleurs stylisées aux contours multicolores, comme dans les dessins d'enfants faits sur les cartes noires à gratter. C'était le cas, à vrai dire, cela venait de l'école de Serena.

A côté de la première, une boule à thé de bonne taille trempait dans une mini théière en verre, diffusant un nuage verdâtre dans l'eau brûlante.

Inapproprié, peut être. Inexcusable, loin de là. Ne vas pas te flageller avec une branche de saule cogneur Saoirse, en voyant ton frère arriver je savait que cette rencontre serait...
divertissante !
dit-elle en gloussant à moitié sur le mot de la fin.

Amusée, elle l'était. Cette journée lui rappelait des souvenirs bien plus bons que mauvais.

Ce que cette jeune demoiselle oublie, lança-t-elle en dardant son regard sur Ezio, c'est que j'ai aussi une famille au sein de laquelle le champ lexical de la tranquillité na je crois jamais existé...

La sorcière fit venir à elle une boîte en fer blanc dans laquelle elle déposa deux feuilles de papier de soie doré. Elle s'appliqua ensuite à y disposer les shortbread nuages au glaçage pastel.

Ma grand-mère maternelle dit toujours que les disputes familiales, lorsqu'elles sont sincères et motivées par l'amour, fortifient le sang et réchauffent l'âme... conclut-elle sa diatribe signifiant, en gros, qu'elle ne pardonnait pas puisqu'il n'y avait rien qui ne l'eut vexée ou dérangée dans cette journée.

La boîte à présent pleine fut délicatement refermée et scellée par un ruban également doré. Satisfaite de son travail, la sorcière commanda aux théières de se mettre à leur tour au travail. Le thermos noir et fleuri se retrouva vite plein du thé juste préparé, à la mauve odorante. L'autre servit d'abord de récipient pour contenir le contenu de la mini-théière puis l'autre vint compléter avec le reste de thé. Une fois le service accompli, les deux thermos furent hermétiquement fermés et chacun eut droit à une étiquette en papier kraft.

Après quoi la rouquine embarqua thermos et boîte qu'elle posa sur la table encore dressée.

Puisque vous n'allez pas camper dans la boutique, voici de quoi passer une bonne soirée ! Celui-là est pour toi, mon p'tit, dit Brenna à Saoirse en lui montrant le thermos noir. Du thé à la mauve, ça te fera du bien. Avec ça, tu peux te faire trois tasses environ.
Je ne l'ai pas sucré, évidemment.


Puis elle montra l'autre thermos avec son tapis de feuilles d'automne.

Celui-ci, c'est pour Ezio. J'y ai mis quelques unes des plantes que je vais commander, il m'en restait un petit fond finalement. J'imagine que vous ne cracherez pas dessus ce soir... J'ai mélangé avec le thé à la mauve, parce que la décoction de ces plantes n'est pas terrible au goût... D'ailleurs, j'ajouterais un thé parfumé avec la commande, ce sera tout de même plus agréable...

Elle accompagna ses explications d'un autre charmant sourire. Elle enrobait souvent tout de sourires. On dit que le sucre aide la médecine à couler, mais les sourires aidaient tout autant.

Enfin, avec un rictus devenu un peu narquois mais sans irrespect aucun, juste de l'amusement certain, Brenna attrapa la boîte enrubannée et la tendit à son amie.

Serena les a fait hier, j'aurais du les proposer tout de suite, ça m'était sorti de la tête. Ils sont très bons, quoiqu'un peu trop sucrés à mon goût, je crois qu'elle a eu la main lourde...
mais ils se marient très bien avec ce thé !


Brenna se tut, enfin, et laissa son amie et son frère lui dire au revoir à la manière qu'ils désireraient. Evidemment, ils ne pouvaient compter partir sans les thermos et les gâteaux, car elle leur fourrerait dans les mains s'ils feignaient les oublier avant de quitter la boutique...

Elle prendrait évidemment Saoirse dans ses bras, un bref instant, suffisant pour montrer son affection et le plaisir, toujours renouvelé, de sa visite. Ezio y échapperait, par égard pour son épaule, lui aurait droit au regard pénétrant qui le scannerait une dernière fois. Avec cette pensée forte "t'as intérêt à prendre soin de toi, sinon je vais venir jouer au docteur et ça n'aura rien d'aussi agréable que les jeux entre adolescents !".

Et bien sûr, elle les accompagnerait jusqu'au bout de la ruelle. C'était son rôle de bonne hôtesse après tout.







Hrp : Ezio, à toi de conclure Wink
Merci pour ce RP, j'espère qu'il y en aura (pleins) d'autres, Tati Brenna a passé un bon moment et moi aussi Wink


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Ven 2 Fév - 20:46

«Elle était belle, par sa façon de penser.
Elle était belle, par les étincelles dans ses yeux lorsqu'elle parlait de quelque chose qu'elle aimait.
Elle était belle, pour sa capacité à faire sourire les personnes autour d'elle, même si elle était triste.
Non, elle n'était pas belle pour quelque chose de si éphémère que son apparence.
Elle était belle, au plus profond de son âme.
Elle est belle.»

~ F. Scott Fitzgerald



Si on lui avait dit avant ce jour que le souvenir de la voyante dont lui parlait tant Saoirse resterait prégnant des années durant dans son esprit, il aurait souri poliment.
Il conservait une belle empreinte des visages qu’il croisait, des voix qu’il entendait et dans sa mémoire résidaient de nombreux êtres dont les noms lui échappaient.
Pourtant, Brenna ferait, malgré elle, partie de ces visages qu’il invoqueraient souvent. De ses voix qui chuchoteraient parfois quelques conseils exhumés de sa conscience. De ses yeux qu’il imaginerait posés, bienveillants, sur sa Saoirse.
Ce n’était pas dû aux plantes qu’elle lui avait fournies et qui l’avait alors bien soulagé. Ni au thé à la mauve qu’elle avait bien voulu y ajouter. Et encore moins le souvenir des pâtisseries au ruban doré, que Saoirse avait englouti en moins de temps qu’il n’en fallait pour les compter.

Ce qui avait marqué le barde ce jour-là, résidait en l’âme même de cette femme qui portait en bannière sa générosité et sa clairvoyance. Elle était de ces femmes dont la force vous relevait sans vous connaître et vous portait à bout de bras jusqu’à ce que vous soyez prêt à marcher seul. Les quelques mots échangés avec elle lui avait laissé entrevoir cette force, cette bienveillance et la justesse des conseils qu’elle offrait sans les donner en leçon. Elle avait l’art et la manière de distribuer des coups de pieds pour faire avancer, tout en dégainant de ses mains assurées, onguents et pommades pour en soulager la douleur causée.
Ses yeux verts voyaient à travers l’âme et sondaient le cœur. Il y reconnut en elle une femme sensible qui avait su faire de ses blessures, des forces, là où d’autres léchaient encore leurs plaies.

Brenna Quinn et son mordant l’avait tour à tour impressionné, fasciné, touché et questionné. Il avait suivi des yeux ses mouvements assurés autour des circonvolutions de thé, l’avait écoutée parler de son défunt mari avec une tendresse infime et avait pu constater le soin qu’elle accordait aux autres, accueillant à bras ouvert les amis, les inconnus et les sans étiquettes. Brenna était un baume à la douleur de l’âme, une cure de force et il aurait probablement adoré passer plus de temps avec elle, s’il n’avait eu peur d’être épuisé par ce tourbillon d’énergie qu’elle dépensait, dispensait et brassait sans fin.

Il lui était aisé d’imaginer ce qui avait séduit Saoirse en elle de façon probablement inconsciente.
Elles se ressemblaient. L’une comme l’autre ne trichait pas. Pas d’armures autour de leurs cœurs quel que soient les tempêtes traversées. Pas de masques sur leurs visages, émotions à nue et offertes avec grâce.
Et s’il était de par son art, porteur de connaissances et d’histoires, il nota pour lui-même qu’il avait fort à apprendre de femmes comme elles.



HJ : Merci mesdames, j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer avec vous. 


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