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Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Les absents ont toujours tort.
Méfiance, nous sommes d'humeur taquine...

Une animation d'Halloween vous attend...

Venez donc nous présenter vos plus beaux sourires.

Hé, t'as vu ton rang?

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 Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|

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Scottish Muffin

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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 9 Sep - 0:02

Les souvenirs…
Fragments d’images brumeuses, trompeurs parfois, déformés souvent… ils pouvaient être immatériels, allant de l’odeur, au son d’une voix ou à la simple sensation, comme objets de la vie quotidienne. Combien de vêtements étaient ainsi chéris ? Combien de petites choses recevaient caresses et confidences sous couvert d’en être ?
Parfois même on les inventait. Pour se rassurer, pour peupler une mémoire défaillante, ou tout simplement, parce qu’on n’était plus vraiment sûr de ce dont on se souvenait.

A l’écouter, il parut évident à Ezio que Brenna était en paix avec les siens. Elle avait su leur trouver une place qui lui permettait de vivre tout en les chérissant. Il nota cependant que la voyante ne se voyait à cause de ses souvenirs, qu’en veuve. Pour cela, il l’admira beaucoup et la plaignit un peu. Elle poursuivait sa vie, sans nul doute, mais était à jamais lié par ce serment à son mari. Non pas qu’il blâme la solitude de son hôte. Il savait par expérience que bien souvent vivre seul apportait plus de satisfaction – et bien moins d’ennuis – que partager sa vie avec un autre.
Cette conservation de souvenirs avait cependant, pour lui, des allures de toujours, un peu trop longs. Incapable de s’engager dans la moindre appartenance à un vivant, il envisageait avec angoisse, d’être unis à jamais à un autre à travers la mort dans cette irrémédiable éternité.

Peut-être un jour, la vie offrirait-elle à Brenna un de ces pieds de nez dont elle avait le secret. Restait à savoir si Arsenius saurait accepter de laisser ses volutes de souvenirs prendre la poussière aux côtés d’un autre.

Alors qu’ils voguaient côte à côte sur leurs souvenirs respectifs, le barde sentit leurs esprits s’effleurer. Moins surpris, cette fois, il se laissa bercer avec elle par les images qui défilaient, conscient de sa présence à ses côtés. Ces souvenirs qui pouvaient porter un homme comme s’enrouler autour d’une cheville pour peser plus que les tourments du jour, acquéraient quelques douceurs à être ainsi partagés. Il laissa le lien se tissait à travers les vagues de mémoires qui les étreignaient, jusqu’à ce qu’elle rompe le fil.

Il baissa alors le regard, par crainte de laisser transparaître dans ses yeux, la suite du film qui se déroulait sans le voile de pudeur qu’octroyait les souvenirs.
Alors qu’elle brisait le silence de sa question, il leva à nouveau le regard vers elle, avec moins de gêne si ce n’est la légère appréhension de la réaction qu’il allait provoquer.

Leurs regards se croisèrent avant qu’elle ne pique, aussi taquine qu’elle avait semblée douce à l’évocation de son mari.
Ezio sourit.

- Il va falloir que j’aille la retrouver. Sinon… je n’aurais plus l’occasion de parler du tout. Plaisanta-t-il tout en regrettant immédiatement ses paroles. Elles n’étaient pas vraies. Ils le savaient tous deux.
Il n’existait pas au monde de personne plus douce et patiente avec lui que Saoirse.

Pas télépathe… mais d’une empathie qu’il considéra avec respect. Elle ne se trompait pas, il avait quelques interrogations.

Haussant les épaules et perçant Brenna de ses yeux pleins de questions, il enchaîna alors d’une voix basse ou perçait une légère hésitation.

- Est-ce que vous vous demandez parfois … pourquoi vous ne l’avez pas vu ? Si vous n’auriez pas pu l’empêcher ?

Les yeux rivés sur elle, le visage grave, il poursuivit.

- Je suis désolé, c’est probablement déplacé…

Conscient de flirter avec des sujets qui pourraient la blesser, il refoula le reste de ses interrogations et finit par conclure dans un murmure.

- On s'en veut toujours de ne pas avoir su protéger les siens.  


HJ : Petite Saoi, je profite lâchement de ta grève de livebox – il paraît qu’un autre opérateur fait un truc pas mal en 4G  Rolling Eyes  – pour te laisser un tour de plus au jardin.
Brenna et moi on te promet de se faire pardonner…


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 23 Sep - 15:51

Pendant ce temps-là, dans un jardin froid et désert, Saoirse attendait désespérément   . Tasky avait fini par repartir à ses tâches quotidiennes et la petite journaliste se trouvait une fois de plus face à elle-même à ressasser les dernières paroles jetées à son frère. Elle envisageait bien de quitter les lieux mais devait pour se faire, repasser devant Brenna et Ezio, ce que sa fierté n’était pas encore prête à assumer. Il lui ferait certainement ses grands yeux doux et compréhensifs tandis que Brenna les encouragerait d’un petit sourire à se rabibocher. Alors que ce qu’elle voulait, elle, c’était du sang qu’il comprenne. Au moins un tout petit peu.

Grattouillant la terre (plus prudemment cette fois) du bout de sa chaussure, elle inspira une nouvelle fois l’odeur du pull.

Elle aurait pu transplaner. Et le planter là. Mais pour commencer, elle n’était pas certaine que transplaner sous l’emprise de tout un tas d’émotions farouches était une bonne idée (un coup à se retrouver dans un arbre de Manchester, ça) et ensuite, il était plus que probable que l’énergumène en profite pour filer à l’anglaise sans repasser par son domicile.
Elle avait, de plus, l’intime conviction que sans elle, à l’intérieur, se jouait un drame d’un autre genre. Ayant toute confiance en Brenna, elle savait que cette dernière saurait très certainement s’y prendre avec l’ours des cavernes* qu’était Ezio. Elle avait la poigne et la bienveillance nécessaires pour dire ce qui devait être dit et peut-être même, le faire écouter en plus d’entendre.

Depuis bien longtemps, Brenna était devenue une confidente pour Saoirse. Son amie n’était pas sans savoir à quel point elle déplorait le peu de liens qui unissaient ses frères alors qu’elle-même aurait souhaité les avoir auprès d’elle comme jadis. Loin de s’étendre en jérémiades et de passer son temps à se plaindre, elle savait pourtant bien que Brenna avait perçu la détresse qui s’emparait d’elle chaque fois qu’on mentionnait Ezio.
Si elle ne lui avait jamais raconté le passage de sa vie où il l’avait sorti de la glace à demi-morte, elle n’avait jamais caché à quel point il était important pour elle. Plus que quiconque.
Combien de fois avait-elle accouru chez Brenna, heureuse pour quatre mots reçus sur un parchemin du bout du monde ? Combien de fois avait-elle exhibé avec fierté le recueil publié des années plus tôt et lu à son amie les vers de son frère, les yeux brillants d’orgueil pour leur auteur ?

Ce même orgueil qui l’empêchait aujourd’hui de rentrer à nouveau dans la pièce principale de la boutique pour s’excuser. Elle savait qu’elle y viendrait, aux excuses. C’était toujours comme ça. Mais une partie d’elle priait pour qu’il se rende compte ou que Brenna lui ouvre les yeux, sur l’impact de son manque de réaction à son sujet. Ses yeux maintenant ne quittait pas la porte, qu’elle essayait d’influencer vainement.

Ouvre-toi.

Mais ouvre-toi donc.

Et pourquoi tu ne viens pas toi ?


Dans sa petite tête, Ezio traversait le jardin de son air calme, l’air un peu penaud, tiens, ça lui irait bien, repenti de toutes ses fautes passées à son égard.

On peut toujours rêver.

Bon, elle exagérait certainement. Il fallait bien avouer qu’il n’y était pas pour grand-chose dans tout ça. Si elle remettait pleinement les choses dans leur contexte, la seule chose à en retenir, c’est qu’elle avait constamment peur pour lui… Particulièrement peur, cette fois-ci.


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Dealeuse de thé

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Occupation : Gérante de la boutique "Aux Herbes de Brenna"

MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 21 Oct - 14:54

Il était évident que Brenna savait que Saoirse, même en colère, ne saurait faire de mal à son frère. Oh, peut être, sans doute même, tenterait-elle de le marteler de petits coups de poings pour lui exprimer son ressentiment et lui faire comprendre que si elle en était capable elle pourrait lui attacher les oreilles dans le dos, mais la sorcière savait que sa jeune amie ne pouvait jamais arriver à en vouloir totalement à son frère.

Et ce grand dadais le savait... Oh, elle le comprenait à présent, il ne faisait pas exprès de chercher des poux à sa sœur et de la mettre dans tous ses états, mais il ne faisait pas grand chose pour arranger la situation. Il fallait donc le pousser... un peu. A la façon de Brenna Quinn, en somme. Ce dont elle s'emploierait avec le plus grand plaisir, évidemment !

Se contentant de sourire à l'évocation de la prétendue capacité de Saoirse à tuer son frère de colère, Brenna fouetta l'air d'un coup de baguette, et par un sortilège informulé finement exécuté, la théière s'attaqua seule à la préparation d'un nouveau thé. Ainsi la sorcière pouvait écouter librement les question de son invité et lui répondre avec clarté, avec un tel sourire et une telle bienveillance dans le regard que le jeune homme avait alors immédiatement réponse à sa deuxième interrogation : non, elle ne trouvait pas cela déplacé...

Bien sûr que je me le suis demandé. Plus d'une fois, à vrai dire. Mais j'ai toujours connu les réponses à cela : non, je n'aurais pas pu le voir venir, et même si j'avais pu, je n'aurais pu l'empêcher.

C'était simple et précis. Trop concis peut être. Brenna n'était jamais avare de mots. Dans son métier, bien qu'il fallait rester vague pour ne pas induire les gens en erreur, les détails importaient toujours.

Voyez-vous, le troisième œil ne nous permet pas de voir l'avenir mais un avenir possible. Si j'avais pu voir avec précision ce qu'il s'est passé ce jour-là, j'aurais sans aucun doute pu empêcher Arsenius de faire ce voyage, ou au moins cette excursion, car s'il était resté à l'hôtel il aurait survécu. Mais il aurait pu mourir à un autre moment alors, parce que je n'aurais fait que retarder sa mort. car d'une chose j'étais certaine : il mourrait jeune. Cela vous montre la différence entre les visions et les impressions. Une vision montre un moment précis dans des conditions précises. Une impression peut être la même à différents moments et avec différentes circonstances. Et j'ai souvent eu l'impression que je ne finirais pas ma vie avec mon époux.

Il y eu un petit sifflement : l'eau était chaude à point. Un autre coup de baguette en silence et tasse, soucoupe, théière, boule à thé et boîte à thé s'affairèrent en chœur autour d'un même but.

Mais rassurez-vous, je n'ai aucun regret à ce propos. Sachant cela, j'ai toujours fait en sorte que chaque moment avec sa famille soit heureux et mémorable. Nous n'avons jamais pris le temps de nous ennuyer et chaque minute fut importante. Ainsi, je l'ai protégé de l'inquiétude et j'ai protégé nos enfants de l'extrême tristesse de n'avoir pas passé assez de temps avec lui. Oh, évident nous furent tous les trois profondément perdus et désolées quand nous avons du faire notre deuil, mais nous n'avions que des bons souvenirs à partager alors la joie chassa vite la déprime. La famille aida aussi. la présence de la famille aide toujours, ne l'oubliez jamais.

Les entrechocs de la vaisselle en porcelaine cessèrent. Brenna ramena le tout vers la table où ils étaient installés et fit se déposer la tasse fumante sur un petit plateau qu'elle avait également fait venir dont-ne-savait-où. Et elle tendit le tout à son interlocuteur.

Si c'est vous qui la lui offrez, elle ne vous tuera pas tout de suite, lança-t-elle avec un sourire mutin et un clin d'oeil. Venez, le jardin est pas là...

Se faisant, elle se leva, et indiqua à Ezio de se diriger vers le comptoir et vers la porte se trouvant derrière, par là même où était passée Saoirse plus tôt...




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