Météo du Moment

Nous sommes en juillet 2017. 

L'Écosse organise la première
édition du festival de
Greenock.
De nombreux moldus ont
répondu au rendez-vous.
Ils ignorent que parmi eux,
Et sur l'impulsion d'Adam
Campbell, des sorcières et des
sorciers participent eux aussi
au festival.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Un mouvement de panique a été enregistré sur le chemin de traverse le 24 février 2017.
Venez rejoindre le sujet commun Panique sur le chemin de Traverse!

Pour ramener Shawn Evans sur le forum
Tapez #1
(Si tu pouvais ramener tes fesses maintenant qu'on a tous tapé 1!)

Miss Shepherd,
ce n'est pas beau d'espionner les gens...
Le festival de Greenock
n'attend plus que vous! Il est temps de poster!

Campagne de dons entamée:
#BuyEzioShepherdaMac

Il semblerait que ce soit plus urgent que jamais...

WAKE UP TOUT LE MONDE!

On s'endort! Tous à vos claviers pour éviter le naufrage!

Monsieur Menroth ,
Nous vous avons à l'oeil...

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 Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|

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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Jeu 11 Mai - 15:33

Oh, des idées il en aura sans doute beaucoup, mais il faudra arriver à les déchiffrer : les marabouts, c'est un peu comme les prophéties, ça dit beaucoup de choses mais il faut souvent lire entre les lignes.

Et cela l'a fit rire. Brenna se souvint de sa première rencontre avec cet étrange homme à la peau si noire qu'on l'eut cru tout droit sorti de la nuit la plus sombre qui puisse exister. Et là, au milieu du visage, deux yeux d'un blanc laiteux et un sourire édenté à l'étrange blancheur immaculée. L'aveugle, mais elle ne s'en étonna que le jour où elle se présenta à lui, voyait pourtant bien mieux que n'importe qui d'autre.

Le sorcier africain était un vieillard maigre qui ne savait pas se déplacer sans son bâton de marche déjà à l'époque. Aujourd'hui, on disait qu'il avait constamment un ou deux jeunes apprentis, qui l'aidaient notamment à marcher. Mais si son vieux corps s'affaiblissait, sa magie en revanche restait puissante. Il n'y avait pas meilleur devin sur le continent, et on prétendait qu'il pouvait tout soigner... le problème était que ce n'était évidemment qu'une rumeur. Mais ses dons étaient indéniables, et tout ce qui se soignait par la magie ou les potions et autres onguents n'avait aucun secret pour lui. Et s'il ne pouvait tout guérir, il pouvait en revanche soulager bien des maux pour ceux qui en étaient atteints.

C'était pour cela que la sorcière avait pensé à cet ancien mentor. Elle l'avait vu faire. Et si elle n'avait fait qu'effleurer les talents du vieillard, elle avait énormément appris grâce à ses observations.

Les Paerahn, il en a déjà vu. Il connaît au moins de quoi soulager davantage.

La sorcière, qui s'était réinstallée à sa place, et qui parlait nonchalamment tout en observant les madeleines restantes, se demandant sans doute à laquelle elle allait faire un sort, tourna brusquement son aimable visage vers Ezio et darda une fois encore son regard inquisiteur sur lui.

Toutefois, pour bien faire, il va me falloir des détails, ceux que je n'ai pas vu évidemment. Quand cela s'est-il passé ? Combien de temps y a-t-il eu entre l'attaque et les premiers soins ? En quoi ont-ils consisté ? Depuis combien de temps le traitement actuel est-il en cours ? Et surtout : où en est le poison ?

Finalement, Brenna, tournant légèrement la tête sans perdre du regard ses interlocuteurs, opta pour la dernière madeleine à la pistache.

Le lieu exact pourrait peut être aider aussi. Les Protecteurs ne se comportent pas toujours identiquement selon les lieux, selon ce qui les entourent. Certains sont constamment agressifs là où d'autres sont moins prompts à l'attaque s'ils sentent que leur cible fait machine arrière...

Une fois sa madeleine gobée en trois bouchées, Brenna se renfonça dans son fauteuil et croisa ses mains devant elle, posées sur le bord de la table.
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 3 Juin - 14:17

Avec toutes les madeleines et autres sucreries qui disparaissaient sous son art - subtile et délicat- , il était plus qu’étonnant de constater à quel point Saoirse était menue … et ses coudes, pointus.

Il encaissa le coup en serrant les dents, se gardant d’émettre le moindre son ou encore de la regarder. Du coin de l’œil, il la devinait cependant mortifiée alors qu’il se contractait. Tout un côté de son corps était toujours endolori et réactif au poison.
Il en perdit les premières informations de Brenna et se raccrocha à la conversation alors qu’une salve de questions lui pleuvait dessus. Diable.
Grimaçant légèrement à l’idée de devoir se lancer dans des explications - qu’il n’avait toujours pas données à sa propre sœur - il tenta d’évaluer le degré d’impolitesse qui serait gradué s’il se levait tranquillement et quittait la pièce sans un mot.

Saoirse aurait une crise d’apoplexie ou quelque chose de similaire. Quant à Brenna, elle trouverait certainement un moyen de lui rappeler les bonnes manières avec la vigueur qui lui incombait. Il écarta l’option et concéda qu’il lui faudrait prendre son mal en patience pour s'éviter bien des malheurs.

L’art et la manière d’offrir un regard calme et serein en beaucoup de circonstances – aller jusqu’à dire « toutes » aurait été présomptueux et le passé lui avait prouvé le contraire – ne lui étaient pas inconnus. Il retourna donc à Brenna d’un air qui se voulait paisible, malgré une furieuse envie de déguerpir lâchement. Il y croisa l’œil toujours inquisiteur de la voyante et se prit à espérer que Saoirse détourne l’attention, d’une façon ou d’une autre. C’était là de vaine espérance puisqu’il pouvait sentir la tension de chacun des muscles de sa sœur alors que Brenna égrainait ses questions. La traîtresse voulait savoir, elle aussi, et le laisserait probablement s’embourber dans l’attente de ses réponses. Inutile de la regarder pour deviner sur son joli minois, la pointe d’excitation et d’ironie qui devait naître au coin d’une bouche. Elle avait mis de côté les questionnements intempestifs dont elle était capable et lui avait accordé un consensus d’intimité au sujet de l’attaque. Ce qui, sur l’instant, lui avait paru doux et respectueux de sa part, s’apparentait désormais à une subtile manœuvre visant à laisser faire à quelqu’un d’autre le sale boulot. En l'occurrence : Brenna Quinn.
Peut-être lui prêtait-il là des intentions machiavéliques qu’elle n’avait pas en réalité, néanmoins, il laissa le doute s’insinuer en lui tout en convenant que c’était de bonne guerre.

Il avait débarqué chez elle dans un état peu présentable, après des mois de silence, et une fois encore, elle avait répondu présente sans attendre quoi que ce soit en retour. Pas même des explications. Il les lui devait.

Après un soupir languissant qui, seul, traduisit sa lassitude - alors qu’il s’employait à conserver un visage aussi neutre que possible - il se leva à nouveau de sa chaise et fit quelques pas en direction de bougies qui passaient en flottant. Tendant une main curieuse vers l’une d’elle, il constata que si la flamme émettait une douce lueur, elle ne brûlait pas. Intrigué, il laissa la paume de sa main quelques secondes au-dessus de l’une d’elle, avant qu’elle n’aille voleter un peu plus loin, comme agacée par sa démarche.

- La lumière est magnifique. Murmura-t-il plus pour lui-même qu’à l’attention des deux femmes.

Ce jour-là aussi, il s’était enthousiasmé des couleurs dégagées par le soleil. Les pentes du Mont Baker étaient éclairées cet après-midi-là par un soleil automnal qui conférait à la nature un éclat chatoyant. Il entendait encore le bruissement de la cascade auprès de laquelle il s’était reposée. Repos qui avait failli lui coûter la vie.

- Des détails donc. Je vous fais la version longue et contée ou une version pragmatique et efficace fera l’affaire ? Se risqua-t-il à ironiser.

En réponse, Saoirse lâcha un soupir d’exaspération qui indiqua au barde que l’heure n’était pas à l’humour. Il haussa les épaules et opta donc pour la version courte.

- Ça date de septembre. Les premiers soins m’ont été donnés par une sorcière que la fortune a mise sur ma route. Un simple sort pour recoudre la blessure mais qui m’a probablement sauvé la vie alors que je me vidais de mon sang.

Un œil à Saoirse lui confirma ce qu’il avait envisagé, elle allait paniquer. La connaissant, elle avait plus que probablement en tête des images de lui baignant dans une mare de sang au fond d’un ravin. Sauf que pour une fois, elle n’avait pas vraiment tort.

- Saoirse ? Apostropha-t-il. Ça va aller ? Ajouta-t-il doucement.

Le visage pâle, elle lui fit signe d’une main de poursuivre. Il haussa les épaules… et poursuivit.

- Le traitement actuel est... disons assez expérimental. J’ai pu être soigné par un autre barde quelques jours plus tard. Environs une dizaine. Précisa-t-il.




Le hibou était une demande d’aide comme il n'en avait jamais formulée auparavant. Au diable l'orgueil et la fierté, ils ne valaient pas la fin de l'aventure. Il n’aurait jamais envisagé cependant que Beltrov se déplacerait en personne. La réponse intimait de ne pas bouger - ce qu’il n’avait pas envisagé au vu de son état - et il y obéit sans protester. L’apparition de son mentor fut une source de surprise aussi bien que de soulagement. Ne serait-ce que la venue d’un visage familier était réconfortant.

Ce dernier était arrivé aussi vite que possible et semblait tout aussi éprouvé que son disciple, comme s’il avait enduré les mêmes souffrances. Son visage exprimait l’inquiétude et la douleur alors qu’il examinait la blessure d’Ezio. Assis sur le lit de la première auberge qu’il avait trouvé, le jeune barde avait attendu, patiemment et stoïquement, que son mentor ait fini de scruter son épaule sous tous les angles. Après de longues minutes sans commentaires, ce dernier lui avait offert un visage sur lequel il avait lu une immense lassitude sans trop savoir à quoi l’accorder.

- Raconte-moi. Tout.

Le barde fatigué avait alors entamé son récit, n’omettant pour le coup aucun détail, alors que Beltrov hochait la tête tout en sortant un tas de fioles qui commençaient sérieusement à affoler le cœur du jeune barde.

Lorsqu’il eut achevé le déroulement de ses mésaventures, Ezio attendit gravement que la sentence tombe. Beltrov se tenait face à lui, les yeux troubles et le regard dans le vague. Le poète aurait donné cher à cet instant pour pénétrer les limbes de l’esprit de son maître. Ce qu’il était inutile de tenter au vu du degré d’occlumancie que maîtrisait l’homme.

- Tu as un indéniable don pour te fourrer dans des situations… Furent les premières paroles que lâcha l’homme, d'une voix tremblante derrière le sourire.

Ezio lui rendit un sourire un peu timide.

- Et pour la suite ? Questionna-t-il.

- Ça risque d’être désagréable. Avait affirmé Beltrov.

Et ça le fut.




Mettant fin aux sensations déplaisantes du souvenir, Ezio se passa une main sur le front et conclut rapidement.

- Le poison a donc été contenu et ne m’a pas tué, mais il a eu le temps de pénétrer certains tissus et visiblement… n’entend pas être délogé. Il ne quitte pas le corps de l’hôte après contamination. Actuellement le traitement me permet d’être tranquille la plupart du temps. Il subsiste quelques crises qu’il faut laisser passer et pour lesquelles j'ai besoin de certains... "remèdes". Autant dire que je m’en sors bien. Sourit le barde en évitant soigneusement de regarder Saoirse.


HJ: Avec l'accord et la particpation de Saoir pour les réactions de son personnage et toutes mes excuses pour les lenteurs de réponses. J'essaie de faire au mieux. Smile


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Lun 5 Juin - 10:25

- Tu t’en sors bien… répéta-t-elle les yeux brillants…

Beltrov, encore. A tous les coups.

- T’appelles ça des détails ???? Explosa-t-elle malgré toutes ses promesses de contenu, calmes et non interruption.

Elle s’était levée si brusquement que l’assiette de madeleines vola en l’air et ne dû son salut qu’au petit geste sec de la baguette qu’avait exécuté Saoirse dans sa colère, immobilisant la porcelaine en l’air. Baguette en main, elle avait une furieuse envie de jeter à son frère toute une série de sortilèges plus affreux les uns que les autres. Bon, pas des dramatiques non plus, mais juste le changer en boursouflet ou en fouine du désert… S’il n’avait eu cet air si propre à lui. Des yeux pleins de questions, un visage si lointain et cette posture nonchalante qui vous donne l’impression que c’est le reste du monde qui n’est pas adapté à Ezio Shepherd et non le contraire. Les cernes qui demeuraient traces des dernières nuits qu’il avait passé jouaient aussi en sa faveur. Elle resserra sa poigne autour de la baguette et la laissa retomber le long de son corps alors qu’une vague de sanglots retenus depuis trop longtemps la submergeait.

-  MERDE !!! TU FAIS CHIER !

Ça devait faire une bonne dizaine d’années qu’il ne s’était pas pris une insulte de sa part dans la figure avec autant de vigueur.
Ensuite ce fut affreux. Comme si les portes qui retenaient son sang-froid depuis des jours avaient été brusquement ouvertes aux quatre vents, laissant passer (sans aucun filtre) toutes les insanités qu’elle se retenait de jeter à la face du monde.

-  Tu fais chier !!!!!! (deuxième édition) Tu peux pas être comme tout le monde pour une fois ???!!! Raconter ce qui t’arrive sans qu’on soit obligé d’imaginer tout le reste ???? Laisser des blancs, ménager ton auditoire !!!! On en a rien à foutre de la beauté de l’histoire !!!! Tu comprends pas qu’y a des gens qui t’aiment espèce de sombre crétin!!! Des pauvres cons qui s’inquiètent pour toi !!! Tu peux pas les laisser t’aider sans en faire une affaire d’état !!!!!!!?????

Elle s’était rapprochée de lui à chaque pas, sachant pertinemment qu’il ne l’interromprait pas. Elle pratiquait le bonhomme depuis des années et connaissait son emploi de la technique « j’attends que l’orage passe » et je suis d’un calme à faire enrager la moitié du monde. Et des orages, il y en avait chez les Shepherd. Le côté écossais du père, sans doute. Des emportements, des effusions, des taquineries qui tournent mal, des bouderies. Gabriella avait toujours été douce et conciliante, mais son mari et ses enfants avaient un tempérament moins égal. Et puis il y avait cet oiseau qui oscillait entre calme apparent et ce qui se passait à l’intérieur. Saoirse voyait à l’éclat de ses yeux qu’il bouillait parfois d’envie de répondre aussi furieusement que les autres, mais il y avait chez Ezio cette sorte de réserve que les autres piétinaient sans scrupules pour vider leur sac. Lui, non.

Elle était tout à fait consciente qu’elle s’emportait pour rien une fois encore et surtout, au mauvais moment. Quand plus rien ne le justifiait. Elle était aussi parfaitement au courant qu’il était plus mal qu’il ne le laissait paraître et qu’elle ne l’aidait pas du tout en faisant ça. Mais c’était plus fort qu’elle. Elle avait eu peur. Si peur. Et si la jeune femme était tout à fait capable de gérer ses peurs sur le coup en faisant preuve d’un sang-froid efficace, elle savait aussi que le contre coup était toujours terrible.
Cet imbécile avait failli mourir et se pointait la bouche en cœur en prenant des airs de torturé de la vie dès qu’on essayait de l’aider. La vision qu’elle s’était faite de ce court récit lancé par-dessus la jambe avait été la goutte d’eau faisant déborder le chaudron.

Soudainement, les sanglots retenus firent place aux larmes. Énormes, elles dévalèrent ses joues comme si un barrage venait de céder, avec la brusquerie d’un ras de marrée. Certaines femmes pleurent avec classe sans une onde de rimmel gâchée, chez Saoirse, c’était un tsunami bruyant et rougissant qui envahissait son visage sans égard pour l’esthétisme de la chose.
Plus on retient ses larmes et plus c’est bruyant, notez-le dans un coin de votre tête. Chaque prise d’inspiration la rendait suffocante et sifflait au fond de sa gorge. Elle ne parvenait plus à arrêter la peur qui l’envahissait soudainement. Ses jambes se mirent à trembler alors qu’elle imaginait toujours le corps de son frère disloqué, baignant dans son sang, une femme penchée au-dessus de lui pour le ranimer. Si elle n’était pas passée par là, il serait mort. Plus d’Ezio. Jamais.

Elle lui en voulait de prendre tout ça avec autant de détachement.

- Tu fais chier !!!!! Lui jeta-t-elle pour la troisième fois au visage avant de le pousser brusquement de toutes ses forces (il ne bougea pas d’un poil, évidemment, mini pouce contre roc…) et les plantant là, elle traversa la boutique et franchit la première porte distinguée à travers larmes, poursuivit dans le couloir et poussa une autre porte pour trouver refuge au milieu des plantes aromatiques de Brenna, dans le potager.

Là, elle laissa libre cours à ses larmes, sa colère et sa honte d’avoir fait un tel esclandre chez son amie. Ezio provoquait toujours chez elle des réactions épidermiques. Elle l’aimait trop pour arriver à gérer ses sentiments. Et il y mettait rarement du sien.



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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Jeu 8 Juin - 17:20

En temps normal, personne ne s'énerve en présence de Brenna Quinn. Ou tout du moins pas à ce point-là... Et surtout, personne ne s'énerve sur son territoire. Qui comprend bien évidemment sa maison et boutique, mais aussi la demeures et résidences secondaires éventuelles de chaque membre de sa famille chez qui elle séjournerait, ainsi qu'un périmètre d'au moins cinq mètres autour d'elle en toutes circonstances. C'est donc cela, oui oui oui, personne ne s'énerve trop près de Brenna Quinn.

Parce que, voyez-vous, cette sorcière a l'étrange pouvoir - passif - d'apaiser les gens par son air jovial et maternel. Vous savez, c'est comme quand, en primaire, dès que votre maîtresse préférée venait vous voir tous vos soucis s'envolaient. Ou votre nounou adorée. Ou votre super tati... Bref, vous avez saisi l'idée, non ?
Ensuite, il y avait cet air contrarié et inquisiteur, avec ce sourcil droit relevé, qui ne donnait pas envie de s'exprimer davantage qu'il ne le faudrait, faute de quoi on sentait vite qu'un coup de baguette arriverait trop vite pour qu'on puisse l'esquiver...

En vérité, Brenna Quinn était de ces sorcières qu'on évite généralement d'offusquer, pour quelque raison que ce soit. Soit parce qu'on avait déjà assisté à une de ses colères et qu'on a juré que "plus jamais ça", soit parce que Seamus Quinn, le benjamin de la famille, aura eu le temps de prévenir les potentielles victimes...

Quoi qu'il en était, point de sourcil dressé accompagnant un regard noir cette fois-ci. Juste un calme olympien à faire pâlir d'envie Mary Poppins et Nanny McPhee réunies. Tranquillité et tasse de thé. Ou plutôt théière, car pendant que la jeune femme s'égosillait contre son frère, la mère de famille s'était relevée avec une discrétion telle qu'elle passa pour ainsi dire inaperçue et s'était lancée dans la préparation d'un nouveau litre et demi de thé. A la camomille, c'était de circonstance pour le coup...

Elle avait même eu la délicatesse, par le truchement magique de sa baguette, d'ouvrir le portillon fermant l'accès au comptoir - entre autres pour éviter que Saoirse ne le fracasse à son passage - et avait déverrouiller la porte vers laquelle la colérique demoiselle s'élançait, ainsi que la suivante qui s'était même ouverte avant que la sorcière ne la passe. Et le tout avec un agréable sourire teinté d'éternel maternalisme.

Tasky ! lança la quarantenaire après avoir entrouvert la porte de la réserve.

Un "crack" léger plus tard, cachée aux yeux d'Ezio par le comptoir, la petite elfe de maison apparaissait et répondait à l'ordre de sa maîtresse, lequel était d'apporter une tasse de thé juste fait à la jeune femme dans le jardin, ainsi qu'une assiette avec cinq madeleines - une rose à la rose, une verte au thé matcha, une bleutée à la mûre, une violette au cassis, et une nature sans aucun colorant - la prévenant qu'elle n'avait pas intérêt à en grignoter au passage...

Ceci fait, Brenna retourna auprès d'Ezio armée de sa théière fumante, qu'elle posa à la place qu'elle occupait précédemment. Après quoi elle observa le jeune homme. Ah tiens, le regard inquisiteur était de retour...

Et bien... entre les frasques de l'un et les coups de sang de l'autre... ça doit pas être triste les repas de famille chez les Shepherd !

Un franc éclat de rire conclu cette scène. Ou plutôt, un éclat de rire accompagné du service d'une tasse de thé pour Ezio - qu'il en veuille ou non n'était pas important - puis une autre pour elle.
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Ven 23 Juin - 9:59

- Aucune idée, je  n’y vais pas. Lâcha-t-il un peu piteusement.

Bien évidemment, il savait parfaitement à quoi s’en tenir pour en avoir expérimentés quelques-uns. On ne pouvait nier que chacun d’eux était riche en émotion, rebondissements et effusions de tout genre. A l’exception de sang, évidemment. Ecossais, certes, mais civilisés tout de même.
Saoirse ne faisait pas exception dans ces emportements divers et comme chacun était doté d’un esprit de contradiction dont l’hérédité n’était plus à mettre en doute, les interactions lors des retrouvailles familiales étaient pour le moins passionnées.
Il avait pris pour habitude de prendre son mal en patience dans les – très – rares occasions où ils se trouvaient tous réunis et se contentait d’égrainer les minutes avant d’avoir le droit de prétexter à un soudain besoin d’air.
Si Saoirse avait toujours eu les émotions à fleur de peau, il était cependant rare de la voir s’emporter à ce point. Elle passait facilement du rire aux larmes et avait toujours eu pour lui une affection particulière qui l’avait jusque-là mis à l’abri de telles réactions. Jusque-là.

Un peu surpris, il avait laissé passer le déchainement de la tempête sans ciller, conscient que le moindre mot de sa part aggraverait la situation. Et maintenant, face à Brenna qui semblait prendre avec un détachement clairement britannique – les influencaes de son mari peut-être ? - les accès de colère sous son toit, il se sentait mal à l’aise et coupable.
Elle lui glissa une tasse de thé fumante entre les mains. Encore sous le coup de la vision d’une Saoirse déchaînée, il n’eut pas le cœur de refuser et se surpris même à humer le parfum du thé, tel un amateur.

Son regard se perdit un instant au cœur du liquide ambré, tandis que les paroles de Saoirse poursuivaient leur résonnance au sein de son esprit. Il la savait inquiète et désemparée, ce qui expliquait probablement sa réaction. Saoirse n’était habituellement pas vulgaire. Jamais. On pouvait lui concéder un caractère piquant et une franchise à toute épreuve – résistant parfois aux barrières de la bienséance et du tact -, mais la vulgarité n’avait jamais été part de son comportement, auparavant. C’était peut-être cet aspect-là qui le touchait le plus. Sur le reste, il reconnaissait qu’elle n’avait pas tort. Il était mal à l’aise avec l’ensemble des événements et se trouvait, de ce fait, incapable de communiquer avec elle à ce sujet. Il reconnaissait volontiers pouvoir être difficile à vivre et lui en demander beaucoup de devoir accepter certaines situations sans la moindre explication, néanmoins, il se sentait plus touché qu’il ne l’aurait souhaité par sa réaction. Touché et surpris.

Après un nouveau haussement d’épaules, il se risqua à goûter le thé, qu’il trouva fameux en dépit de ses penchants de caféinomane. La fréquentation de Brenna lui parut soudainement dangereuse pour l’influence qu’elle pouvait avoir sur les gens. Il leva vers elle un regard fatigué qui se heurta derechef à une inquisition perçante.
S’asseyant sur un coin de la table - bien que conscient qu’il commettait par ce geste un nouvel impair dans le code de conduite de ses dames-  il poussa un soupir à évincer les brumes d’Ecosse avant d’adresser un sourire d’excuses à leur hôtesse.

- Je suis navré… Concéda-t-il. Pour tout ça.

Hésitant encore sur la personne qu’il fallait excuser – elle, pour ses emportements, lui, pour en être la cause – il avala une nouvelle gorgée de thé. Se sentant particulièrement calme malgré la tempête qu’ils venaient d’essuyer, il observa – suspicieux – le liquide contenu dans la petite tasse. 

Ne sachant ce qu’il convenait de faire, il envisagea de prendre congé et de laisser les deux femmes achever cette rencontre dans des conditions moins houleuses. D’un autre côté, il connaissait suffisamment sa sœur pour savoir que ses éclats étaient souvent la demande d’un peu plus d’attention de sa part et que la fuite n’aiderait en rien…
Ce dont il était certain, c’est qu’il était inenvisageable de parler à Saoirse tant que l’orage n’était pas passé.

- je crois que je ne m’y prends pas très bien… Confessa-t-il à Brenna dans un pauvre sourire.

Je me suis retrouvé avec quelques minutes de libres. Ce n'est pas de la grande prose, mais ça nous permet d'avancer.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Jeu 29 Juin - 21:02

Délestée d’un bon litre de larmes (et dire que certaines nénettes luttaient contre la rétention d’eau) elle se sentit engloutie par cet étrange sentiment de vide qu’on éprouve après avoir pleuré. Et peut-être un peu crié.
Honteuse, aussi. Beaucoup. Pour la vulgarité, pour les hurlements et pour la scène devant Brenna. Là, c’était clair, elle devait les prendre pour des tarés.
Tournant en rond dans le potager de Brenna (tiens c’était quoi cette plante là ?) Saoirse se jura lors de sa prochaine crise, de penser à prendre son manteau. Il faisait froid et ses nerfs à fleur de peau accentuaient ses tremblements. Fortement tentée par l’envie de l’appeler à elle par un petit accio, son orgueil l’en empêcha. Aucune envie de voir débouler un Ezio à la suite dudit manteau. Elle sentait encore quelques volutes de colère, capable de lui faire dire deux trois insanités de plus. Même si elle n’en pensait plus rien.

Elle s’assit brusquement au milieu des plantes, sur le bord d’une petite jardinière. Là, elle s’appliqua à essayer de détendre le nœud qui enserrait sa gorge et tentait d’analyser son propre comportement. Certes, la réaction pouvait paraître légèrement disproportionnée. Mais cela faisait trop de jours, de semaines et de mois, qu’elle retenait cette angoisse. Aucun étonnement à ce qu’elle fasse surface un jour.
Plusieurs nuits à veiller Ezio n’avait rien arrangé à la chose. En plus de l’inquiétude due à son état, elle avait dû faire face à la gestion d’une crise dont elle ignorait tout, seule. Là où lui avait vécu des délires fiévreux sans en avoir le moindre souvenir, elle avait enduré mille douleurs avec lui et s’en souvenait parfaitement. Saignant à sa place lorsqu’il appelait dans son sommeil des êtres qui n’étaient plus de ce monde, retenant ses larmes à chaque fois que le visage de son frère se déformait sous la douleur, elle s’était senti d’une impuissance totale face à sa souffrance. Et tout ça pour quoi ? Qu’il prenne de haut ses inquiétudes et balance les informations avec la nonchalance d’un chat qui viendrait s’étaler sur un journal.

Tsss.

Machinalement, elle avait sorti sa baguette et effectuait des petits ronds du poignet. Ce qui eut pour conséquence première d’en extraire quelques volutes dorées, avant qu’une plante ne succombe aux assauts d’un sort inconnu et ne s’éjecte brusquement de la terre en poussant un petit cri. Oui. La plante avait crié. Et alors ?
Les yeux écarquillés d’horreur, Saoirse se précipita sur la malheureuse et la saisit à pleine main, persuadée que de l’autre côté des deux portes, Brenna était déjà au courant du crime.
A nouveau, ses yeux se remplirent de larmes qui dévalèrent brusquement ses joues.

Tu es parfaitement et complètement ridicule.

Grattant à même le sol avec sa main libre, elle tenta de replanter la petite chose qui se tortilla un instant et soupira de bonheur lorsque ses racines regagnèrent la terre chérie.

Dommage que les choses ne s’arrangent pas toujours ainsi. En replantant les racines.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 1 Juil - 13:12

Brenna gloussa discrètement. Elle avait oublié ce détail, cette absence quasi systématique d'un des frères Shepherd aux réunions de famille. Elle imagina Saoirse en train de lever les yeux au ciel si elle avait entendu cette réflexion. Ou pire...

La sorcière souriait largement, tout en sirotant son thé doucereux, en imaginant cette scène. Puis, ses pensées s'accrochèrent à la vision d'Ezio buvant lui aussi du thé. Victoire écrasante de celle qui était probablement une des plus grandes buveuses de thé de Londres. Le sourire s'élargit encore, laissant apercevoir fugacement quelques dents.

Lorsque le jeune homme s'excusa pour le dérangement, elle leva sa main gauche et la balança distraitement, comme pour signifier que ce n'était rien, qu'elle avait connu pire, qu'il ne fallait pas se formaliser pour ça. Bien évidemment, elle gloussa derechef, mais moins discrètement cette fois, à la dernière partie de la phrase d'Ezio.

Très cher, il serait très certainement impossible de vous y prendre plus mal que cela... à se demander si vous avez vraiment grandi ensemble...

La sorcière reposa sa tasse et s'installa dans une posture des plus sérieuses, mais croisées devant elle, posées sur la table. Son regard vert perçant derrière les verres immaculés de ses lunettes se dardait sur le jeune sorcier. Il ne ferait aucun doute pour lui qu'elle l'examinait, en profondeur. Elle continua, d'une voix tout à fait douce, aimable, maternelle. De fait, s'en était facilement perturbant...

Vous n'êtes sans doute pas sans savoir que vous êtes probablement la personne la plus importante au monde aux yeux de Saoirse. Elle n'a de cesse de s'inquiéter pour vous. Pas une seule fois je ne l'ai vue sans qu'elle ne parle de vous au moins une fois. L'amour inconditionnel et aveugle d'une petite sœur, c'est précieux, vous savez ? Je plains celui qui voudra vous concurrencer dans son cœur...

Disant cela, Brenna tourna un bref instant les yeux et observa tout aussi brièvement le portrait de famille, de sa famille, pendu au-dessus de la porte menant à la réserve. L'amour des petites sœurs et des petits frères, elle connaissait bien. Mieux encore, elle connaissait par cœur celui de l'aîné. Mais elle avait devant elle un "enfant du milieu"... ceci expliquerait-il cela ?

Mais vous jouez avec ses émotions, Ezio. Oh, pas volontairement, du moins pas pour la blesser, cela est évident. Que fuyez-vous donc ainsi, jeune homme ?
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Dim 2 Juil - 13:36

- Pourquoi pensez-vous que je fuis ?

La question le perturbait un peu et le sourire amorcé s’évanouit rapidement sur ses lèvres.
Il se savait souvent fuyant et ce, dans de nombreuses situations. Notamment quand elles l’incommodaient. Mais il ne voyait pas réellement le rapport avec Saoirse. Ou du moins, refusait-il de se l’avouer.

Levant le nez de sa tasse pour observer la voyante, il fut touché par l’expression de cette dernière. S’il avait remarqué qu’elle possédait un caractère énergique et un fort tempérament, il embrassait désormais pleinement l’aspect bienveillant de la femme. Leurs regards se croisèrent un long moment, puis il détourna le sien pour appréhender le portrait qu’elle avait contemplé un instant plus tôt. Des sœurs et des frères. Cinq. Fugitivement s’esquissa sous ses yeux le portrait de Brenna en aînée, maternant et aimant toute sa tribu avec la force d’une mère. Voilà probablement d’où lui venait cet aspect bienveillant qui étendait son aura sur toute la pièce.
En reposant son regard sur elle, il lui fut reconnaissant d’être l’amie de Saoirse, pour la stabilité et le réconfort qu’il était lui-même incapable de lui apporter. Elle n’était, fort heureusement, pas seule et entourée de quelques amis précieux - bien que certains d’entre eux restent pour lui un mystère à part entière. La silhouette longue et rousse de Joachim McEwan lui arracha un sourire lointain. Saoirse était entourée de personnes qui l’aimaient et qui seraient là pour elle. Il n’était pas bon de dépendre d’un seul être. Et dangereux de trop s’attacher.

- Je n’ignore pas l’importance que Saoirse donne à sa famille.

S’inclure dans le lot était plus aisé que de se mentionner en individu.

- Je tiens aussi à elle. Confia-t-il. Et elle le sait très bien.

Il revoyait entre ses bras, le petit corps de sa sœur alors âgée de 5 ans. Il ressentait encore la déchirure de son cœur alors que Lùan hurlait qu’elle était morte. Les lèvres bleuies et le visage sans vie étaient imprimés dans sa mémoire au point qu’aucun sortilège ne parviendrait à en estomper l’image cauchemardesque. Il se souvenait de la dureté de la glace sous ses doigts qui essayait de la percer. De ses propres cris et son sentiment d’impuissance. On ne pouvait rien face à la mort. Il imagina ensuite le vide de leurs vies, à tous, sans ce petit bout de femme capable de vous jeter quelques insanités au détour de baisers et soupira profondément.
L’amour laissait plus qu’un vide. C’était une plaie béante que rien ne cicatrisait jamais vraiment. Le temps ne faisait que rendre la douleur plus supportable, mais le sang s’écoulait toujours, et le trou béant demeurait à jamais.

- C’est difficile d’être important pour quelqu’un. Il faut être capable d’être présent et supporter l’idée qu’on laissera probablement un vide … douloureux.

Levant à nouveau les yeux vers Brenna, il s’interrogea sur les épreuves traversées par cette dernière. Remettant tranquillement les pièces du puzzle en place, il posa à nouveau ses yeux sur la petite broche à sa poitrine et la désigna du menton.

- Depuis quand vivez-vous sans lui ? Demanda-t-il d’une voix que l’émotion brisa légèrement.


Hj: Tu jardines bien?


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 5 Juil - 9:29

Jusqu’à présent, ses compétences en jardinage n’avaient jamais eu à faire face au malaise d’une plante. Elle soupçonnait un potentiel suicide masqué de cette dernière, mais chut.
Les mains encore terreuses en témoignage du crime, elle vit débarquer l’elfe de maison de Brenna, les bras chargés d’une tasse de thé (dans laquelle, on pouvait compter sur Brenna, il devait y avoir une bonne dose de zénifiant) et d’un petit plateau de madeleines. Oui, elle avait l’énervement gourmand et son amie le savait bien.
Les violettes étaient ses préférées. Cassis, c’était parfait.

Surprenant le regard de l’elfe envers la plante fraîchement ré-enterrée, elle s’appliqua à conserver un air innocent (qui ne trompa personne) tout en réalisant que l’état de ses mains pouvait paraître plus que suspect.

- Une minute Tasky…

Quelques tours de baguette plus tard, ses mains étaient redevenues aussi propres que du cuir de dragon dans une vitrine de luxe, désinfection et parfum en prime. Oui, elle était maniaque. Elle replaça rapidement sa précieuse dans l’étui accroché à sa hanche et débarrassa l’elfe de maison de l’assiette et la tasse qu’elle portait.
Cette dernière (enfin, l’elfe, pas la tasse), bien élevée, ne fit ni commentaire ni déduction hasardeuse sur ce qui avait bien pu se passer dans ce jardin.

– merci.

Dans un léger reniflement, trace des tout derniers sanglots, elle posa l’assiette sur ses genoux et s’empara de la tasse de thé toute chaude.
Le froid était légèrement humide dans le jardin et elle frissonna à nouveau. Trop fière pour retourner à l’intérieur après un tel éclat et trop frileuse pour rester là à se les geler, elle jeta un œil lumineux à Tasky.

- Tu n’aurais pas un pull sous la main, par hasard ?

Cette dernière, dans un petit claquement de doigts (dieu que les elfes étaient doués !) , fit apparaître, bien plié et juste à côté de la petite journaliste, un pull que cette dernière identifia immédiatement. Il ne s’agissait ni plus ni moins de celui qu’Ezio avait ôté quelques minutes plus tôt. Jetant un œil suspicieux à la petite elfe (ironie ? pur hasard ? tentative de réconciliation autour du cachemire ?) Saoirse s’en saisit et après avoir refourgué tasse et madeleines dans les bras de Tasky, le passa autour de son cou. Il était encore chaud et sentait Ezio.

- Merci, Tasky.

Elle récupéra à nouveau thé et gâteaux et en proposa un à l’elfe qui parut hésiter un instant avant de décliner l’offre poliment, l’oreille tombante. Elle avait très certainement reçu des ordres très strictes quant au devenir des friandises. L’espace d’un instant, Saoirse fut tentée de sceller un pacte avec l’elfe : tu dis rien pour la plante, je me tais pour les gâteaux. Mais embobiner une voyante était un jeu bien risqué et elles se savaient déjà perdantes l’une et l’autre. Mieux valait s’excuser directement auprès de Brenna pour les dégâts occasionnés. Elle irait, quand ce grand dadais aurait quitté les lieux. Elle n’était pas encore prête à s’excuser pour les insultes. Enfin, pas tout à fait. Une bouffée d’Ezio monta du pull et lui tira quelqu’humidité aux coins des yeux.

Pourquoi était-ce toujours si compliqué ?
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 19 Juil - 13:20

Brenna avait un don certain pour la voyance. Son troisième œil était bien ouvert et ratait rarement une information, même la plus infime. Sa compréhension des choses était aiguisée, et elle tombait généralement juste. Quand bien même elle se trompait - ce qui était en soi un événement d'une rareté phénoménale - elle ne se trompait pas de beaucoup, pas de loin. Comme la fois où elle avait prédit que sa mère serait menacée par un serpent : l'interprétation logique avait été que le serpent la mordrait, mais ce qui se passa fut bien différent, car ce fut par peur d'être mordu en croisant la route d'un serpent que Melissandre tomba dans un fossé et failli se cogner la nuque sur une pierre. Le serpent avait effectivement été une source de menace, mais pas comme la voyante l'avait cru...

Mais elle avait un autre don, sans doute né de sa forte propension à materner ses frères et sœurs puis ses amis. Elle savait deviner des choses que bien souvent les autres enfouissaient inconsciemment au fond d'eux-mêmes. Elle était fine psychologue, et, bien qu'elle ne l'avouerait jamais, elle utilisait plus souvent son don de voyance pour cela. Jamais par intrusion, jamais pour espionner : elle se contentait toujours de ne passer que les portes laissées ouvertes par ceux qu'elle observait. Bien souvent, même, le fourmillement de pensées de surface suffisait largement.

En réalité, il était fort à parier que Brenna possédait quelques aptitudes en légilimancie. En occlumancie sans doute aussi, mais c'est une autre histoire. Peut être était-ce une particularité des voyants, tout compte fait... cela lui avait maintes fois effleurer l'esprit, mais elle n'avait jamais chercher à en savoir plus, à aller plus loin dans ce domaine. Un don pour voir à l'intérieur des gens, c'était déjà grandement suffisant !

Toujours était-il que chez les Shepherd - elle venait de le remarquer, à l'instant, chez Ezio et en souriait d'amusement - il y avait beaucoup de portes entrouvertes qui se fermaient dès qu'elle avait l'idée de les ouvrir un peu plus... et qui se rouvraient aussitôt qu'elle s'en désintéressait... cela était des plus fascinants. Elle n'avait jamais rien tenté sur Saoirse - cela était bien inutile, la jeune femme n'avait aucun mal à parler avec Brenna - mais la sorcière eut bien envie d'enfoncer quelques portes chez Ezio...

S'en était-il rendu compte, pour qu'il change ainsi de sujet au moment même où Brenna allait répondre au sujet de la fuite ?

L'air jovial de la voyante se perdit un brève seconde dans la tristesse, tandis qu'elle passait sa main, instinctivement, sur sa broche, mais aussitôt le sourire revint de plus belle.

Depuis septembre 2009. Oh, évidemment, j'ai régulièrement l'impression que c'était hier, ou à l'inverse que cela fait bien plus longtemps encore... Mais c'est aux enfants qu'il manque le plus... surtout à Serena qui a peu de souvenirs de lui. Je n'en parle jamais mais j'ai toujours su qu'il mourrait avant que les enfants n'aillent à Poudlard. Mais c'est ça aussi, la vie.

Voilà l'occasion idéale de rebondir à nouveau sur la situation présente et le lien entre Saoirse et son frère.

Laisser un vide cela vaut mieux que de ne rien laisser du tout... La vie ets plus douce lorsqu'on est entouré d'amour, lorsqu'on est bien entouré, ne trouvez-vous pas ?
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