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L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
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Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Les absents ont toujours tort.
Méfiance, nous sommes d'humeur taquine...

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Venez donc nous présenter vos plus beaux sourires.

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 Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|

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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Ven 10 Fév - 22:03

- Six… j’ose même pas imaginer. Déjà qu’à deux ils me font devenir Bandimon !* Soupira la petite écossaise en observant Brenna extirper des serviettes pour le thé. Plongeant le nez dans l’assiette de madeleines, elle esquissa un sourire malicieux, sachant pertinemment que si ses yeux croisaient ceux de son frère, elle ne pourrait retenir son rire plus longtemps.

Depuis quelques mois, les longs débats s’enchainaient au sein de la famille quant au mariage très prochain de l’aîné, Lùan. Ce dernier, conscient d’être prêt à signer pour le meilleur et pour le pire, avait en ce moment même, droit au presque pire, puisque Gabriella et Ingrid (la future mariée) ne parlaient plus que décoration, robes, chaussettes, nœuds de cravate, et serviettes de table demandant son approbation et avis à Lùan pour chacun de ces choix cornéliens. Le dernier débat en question : serviettes brillantes ou mattes, enchantées en phoenix ou cygnes. Alors que Gabriella ; Saoirse et Ingrid avaient des avis plus que divergents sur le sujet, Lùan avait craqué nerveusement. Ezio, probablement dépassé par le concept même de serviette de tables ou même de mariage, se contentait d’hausser les épaules quand on lui demandait son avis et avait même eu l’audace d’esquisser un sourire aux emportements de son frère… Bref, les serviettes depuis, on évitait.

Ceci dit, elle ne manquerait pas d’en reparler avec Brenna, plus tard, car cette dernière comprendrait certainement l’importance capitale du détail.

Dans le but de détourner sa propre attention de ces petits bouts de tissu de la discorde, elle s’imagina avec trois autres frères ou sœurs. Une sœur aurait été bienvenue, effectivement. On avait beau dire, hommes et femmes pensent bien différemment, et les deux énergumènes qui lui servaient de frères étaient, chacun à leur manière, bien particuliers. Elle rêvait parfois d’un peu plus d’attentions de leur part (oh pas grand-chose !! Juste une visite ou deux, un comment vas-tu ou deux trois lettres !!!)  mais ne pouvait non plus se résoudre à envisager changer la moindre petite parcelle de leur personnalité.
Lùan était doté d’une telle confiance en lui qu’on avait envie de boire ses paroles comme la vérité vraie. Ce qui, en le connaissant, pouvait être bien vite fragilisé. Mais il avait un tel aplomb, un tel charisme et dégageait une telle assurance, qu’il était difficile d’exprimer un avis contraire au sien. Il pouvait passer des heures à parler de lui et de ses exploits, était capable de tenir une conversation des heures sur le même sujet, à savoir lui et se montrait tout particulièrement pragmatique. Il dégageait une forte impression de force physique et était visiblement réputé dans son métier.
Quant au second spécimen, ici présent, s’il se montrait plus poétique et discret que son aîné, il était tellement préoccupé par son besoin de liberté qu’il paniquait dès qu’il s’agissait de s’engager dans quoi que ce soit. Même à passer rendre visite une fois par an, ou simplement, écrire pour donner quelques nouvelles.  Force tranquille de la famille, son besoin d’indépendance l’avait toujours mis à l’écart, ce qui semblait lui convenir. Pour son plus grand malheur à elle.
Ajouter à cela que les deux hommes avaient beaucoup de mal à se trouver dans la même pièce sans que ça ne dégénère et avaient tous deux la faculté de prétendre systématiquement le contraire de ce qu’affirmait l’autre et vous comprendrez pourquoi la jeune femme se refusait à envisager d’ajouter un quelconque membre supplémentaire à la famille.

Elle avait beau les aimer de tout son être, ils étaient épuisants, chacun à leur manière.

Comment Brenna avait-elle su maintenir les liens familiaux en place ? Voilà une question qui tarabiscotait Saoirse et dont elle devrait également reparler avec son amie. Elle qui réussissait à peine à les réunir une fois tous les deux ou trois ans (pour que ça parte en cacahuète générale, finalement) n’aurait pas refusé une ou deux ficelles…

Perdue dans des pensées où Brenna était en train de dresser une immense table de Noël pour réunir ses frères et sœurs dans la joie et la bonne humeur, elle faillit recracher une des madeleines qu’elle grignotait lorsqu’elle le vit se lever.

Qu’allait encore inventer cet énergumène ???

Elle l’observa traverser la salle, passer de l’autre côté du comptoir… De l’autre côté !!!!! Mais enfin !!!

Ecarquillant des yeux ronds comme les soucoupes des tasses à thé, elle observa la scène qui allait se dérouler avec une vague appréhension, ne sachant pas encore sur quel cheval parier. Ezio était aussi têtu qu’une bourrique, mais contrarier les plans d’hôtesse de Brenna était tout de même culotté à un niveau compétitif. Elle était bien capable de le renvoyer s’asseoir comme un petit garçon…

Avant que le combat ne commence vraiment, il se passa une chose étrange. Ezio recula de quelques pas, vacillant. Elle lut sur ses doux traits le passage bref de la douleur et eut à nouveau envie de souffrir à sa place. Ne comprenant pas ce qu’il se passait, elle le vit s’agripper au comptoir, le visage pâle qu’il tourna aussitôt vers le café comme si tout était normal. Elle s’était, à son tour, levée brusquement au point de renverser sa chaise et luttait pour ne pas courir à ses côtés. Mais l’application qu’il mettait à cacher son trouble la retint de se ruer sur lui. Le dévorant des yeux pour guetter la moindre faiblesse dans ses gestes, elle laissa à nouveau l’inquiétude de ces derniers jours la ronger et resta debout, grave et silencieuse.

Elle aurait dû être l’aînée.


ndlr:
 
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Ven 17 Fév - 15:18

D'abord interloquée par l'arrivée subite du jeune homme dans son territoire attitré, la sorcière n'eut pas le temps de répondre qu'elle constata qu'Ezio ne semblait pas bien aller. Là où lui avait une vision du passé de Brenna, elle ne ressentit que son malaise présent, mêlé de son malaise précédent mais dont elle ne comprit pas vraiment la sensation, car il lui avait toujours été difficile de définir cela sans images. De fait, pour elle il n'y avait là qu'un jeune homme en proie à un étrange phénomène et qui en ressortait comme perdu.

Aussi, ne perdant ni son humour ni son humeur, elle se contenta de tapoter - peut être un peu brusquement - les épaules d'Ezio à grand renfort de rire fin et léger.

Et bien, laissons donc le maître du café s'en occuper ! Mais pour la peine, il faudra goûter à mes madeleines jeune homme, va s'agir de reprendre des couleurs un peu !

Et sans lui laisser le temps de rétorquer - manquerait plus que cela - elle joignit la parole aux gestes et rejoignit Saoirse, déjà occupée à faire un sort aux petits gâteaux. Heureusement qu'elle avait plusieurs cachettes pour contrecarrer la gourmandise maladive de l'elfe de maison, il suffirait d'ouvrir un autre placard.

La sorcière se réinstalla donc dans son grand fauteuil, et put enfin s'accorder une gorgée de son thé. Elle observa un instant le frère qui semblait absorbé par sa tâche, puis darda son regard inquisiteur vers la sœur. Elle reprit une gorgée de son breuvage comme toujours parfaitement bien dosé, puis, reposant délicatement la tasse fumante dans sa soucoupe avec un petit tintement caractéristique que la porcelaine véritable, elle s'adressa à Saoirse.

Alors, que me vaut l'honneur de cette visite surprise mon p'tit ?

Bien qu'elle ne saisissait rien de ce qu'il se passait, ses dons n'avaient pas daignés se manifester suffisamment pour cela, mais ses talents à connaître et comprendre les gens, eux, suffisaient pour savoir qu'il se passait un truc. Ce n'était pas la première fois qu'Ezio venait la voir, et rien n'avait jusqu'alors justifié qu'elle arrive à la traîner chez Brenna...
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 22 Fév - 19:50

La scène s’était déroulée au ralenti, comme dans un film. Brenna se tourna vers Ezio et… lui envoya une bonne bourrade bienveillante (La fameuse BBBB ou B puissance 4 à traduire par Brenna’s bonne bourrade bienveillante) et le planta là. Une directe dans les épaules, autant vous dire que le pauvre bougre avait dû déguster. Saoirse aurait juré qu’il avait changé de couleur, même si en bon garçon bien élevé, il ne pipa mot.  
En moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Strogov », Brenna était déjà assise dans son fauteuil à siroter son thé. Le fait qu’elle ait laissé Ezio côté comptoir en maître du café avait fortement surpris la petite écossaise, qui jeta à son amie un œil interrogateur. Ce dernier fut littéralement foudroyé sur place par celui inquisiteur que lui adressait Brenna. Saoirse eut soudainement l’impression d’avoir 12 ans à nouveau et se sentit rougir comme une écolière.



Elles étaient impressionnantes, ses cicatrices. Rouges et boursoufflées, couvrant ecchymoses et autres lacérations peu esthétiques. Vraiment très moches, pour être franche.


- Ezio Tegid Shepherd, comment t’es tu fais ça ?

Il avait vaguement marmonné quelque chose dans son sommeil. Son esprit dramatique avait saisi le mot « sphinx » avant de réaliser à quel point c’était impossible. Elle avait tenté de le sortir de sa torpeur par différents moyens alliant douceur, brutalité et autres armes de son acabit avant d’accepter qu’il était trop mal en point pour lui fournir des explications.
Profitant du fait qu’il soit trop faible pour protester, elle le débarrassa de son t-shirt en le ménageant du mieux qu’elle put et observa les dégâts de plus près, persuadée désormais que cet étrange accès de fièvre était dû à ces plaies. On distinguait nettement sur l’épaule la trace laissé par les griffes d’un animal, cependant, il y avait autre chose. Plus profond et ayant de toute évidence, sérieusement abimé les tissus de la peau.  Cela ne ressemblait pourtant pas à une infection.  

– C’est pas vrai… qu’est-ce que c’est que ce truc ?

L’horrible pensée qu’il avait pu être mordu par un loup-garou lui traversa l’esprit. Lui qui avait des fréquentations plus ou moins douteuse était tout à fait capable d’être allé se fourrer dans ce genre de situation. Une ou deux larmes de panique perlèrent à ses yeux avant qu’elle ne se résonne. Cela ne ressemblait en rien à une morsure de lycan. Ce n’était même pas une morsure à vrai dire.

Reste calme.

Faisant appel à tout son sang-froid (oui, c’était elle qui gérait les situations de crise dans la famille, ne l’avait-elle pas déjà précisé ?), elle examina minutieusement la plaie sous toutes les coutures et nota l’aspect étrange des veines autour de la plaie toute arrondie. Elles étaient sombres, comme nécrosées. Quelque chose les avait certainement brûlées.
Elle fit le tour de toutes les créatures susceptibles de provoquer de tels dégâts, réprima son envie de joindre WW pour lui demander son avis, consciente qu’Ezio s’était adressé à elle et non à une cohorte de spécialistes. Il avait besoin d’elle et non d’eux. Bondissant sur sa baguette, elle fit pivoter les tiroirs se situant sous son lit, ouvrit le côté magique et en extirpa son armoire à pharmacie sorcière. Choisissant une petite fiole de couleur bleuté, elle en imprégna un tissu propre et entreprit de tamponner délicatement les cicatrices incandescentes. Fronçant les sourcils à chaque fois que ses gestes provoquaient chez lui des sursauts douloureux, elle nettoya soigneusement les plaies et appliqua une dernière bonne rasade sur la peau de son frère avant de bander le tout d’un mouvement de baguette. Sous ses mains, il s’agitait et délirait de plus belle, le visage tendu dans une expression qui lui fendait son gros cœur de saint Bernard.




- Et bien je …heu… c’est-à-dire qu’Ezio…a … peut-être que tu pourrais lui expliquer toi, non ? Demanda-t-elle en se penchant pour apercevoir le barde qui montait la garde près de la cafetière.

Au cas où elle s’envole, très certainement.
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Jeu 23 Fév - 21:18

Intensément concentré sur l’avancée du café, il essayait de faire abstraction des œillades inquiètes de Saoirse et se retenait d’esquisser le moindre mouvement – fut-il issu du plus petit muscle de son visage – pouvant trahir la sensation qu’il avait éprouvé aux contacts de Brenna. Si le premier avait été psychologiquement surprenant, le second était, quant à lui, physiquement éprouvant.

Les images de Brenna, plus jeune, persistaient dans son esprit et cette histoire de cicatrice l’intriguait… Il brûlait d’envie de lui poser quelques questions à ce sujet. Lorsqu’il serait remis de ses démonstrations d’affection…cuisantes.

L’odeur du café se répandait déjà à travers la pièce et lui procurait la sensation réconfortante que seul les amateurs de café perdus au milieu de la confrérie des buveurs de thé pouvaient comprendre. Les deux femmes avaient regagné la petite table et procédaient actuellement au rituel de dégustation. A entendre sa mère et sa sœur, chaque thé possédait son propre temps d’infusion extrêmement précis pour que ses propriétés soient à l’apogée de leur efficacité. Il aurait été bien en peine de préparer un quelconque thé à l’une des dames, qui n’auraient certainement manqué de constater que le temps d’infusion était approximatif. Il haussa les épaules une nouvelle fois et se tourna de plus belle vers le café, sur qui on pouvait toujours compter, à moins de le faire bouillir.

Lorsque Saoirse s’adressa à lui, il fut réellement tenté de simuler un intérêt si profond à la cafetière qu’il n’aurait pas saisi la question. Il était persuadé que Saoirse se contenterai ensuite d’un commentaire envers Brenna, raillant gentiment ses égarements spontanés. Sur ces entrefaites, la cafetière - peu coopérative – acheva sa tâche et lui força la main. Il abandonna donc à regret son observation passionnante, et se saisissant de l’objet d’une main droite malhabile, se dirigea vers les deux femmes en prenant tout son temps. Sentant le regard suppliant de Saoirse – il pouvait presque l’entendre murmurer des « dis quelque chose bon sang ! » - il prit soin de ne pas lever les yeux vers l’une ou l’autre avant d’avoir rempli sa tasse et regagné sa chaise. Une fois assis, il fut distrait par les cuillères que Brenna avait posé, un peu plus tôt, sur la table. Il en souleva une avec précaution et l’observa silencieusement. Argentée, ciselée et ornée de motif floraux entrelacés elle était artistiquement intéressante, bien qu’il lui paraisse étrange de posséder une telle chose. Car après tout, il s’agissait là d’une petite cuillère.
Sentant que si son silence s’obstinait une minute de plus, il risquait de recevoir le thé brûlant de sa soeur sur les genoux – ou pire encore -, il se décida enfin à se jeter à l’eau et leva un visage curieux vers Brenna. Avec une telle entrée en matière, Saoirse avait réussi à dramatiser quelque peu la demande, qui était finalement, bien simple. Bien que peut-être légèrement illégale.

-   Et bien, Saoirse m’a souvent venté votre inépuisable collection d’herbes… Commença-t-il en accordant un regard perçant à la propriétaire. et je suis à la recherche de certaines … qu’il m’est assez difficile de trouver n’importe où. poursuivit-il à voix basse, un peu gêné . Vous avez réellement tout ? S’enquit-il innocemment.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Ven 3 Mar - 17:19

D'abord le visage figé vers son interlocutrice favorite, Brenna laissa sortir un "hum hum" inquisiteur - vous savez, comme dans les séries télévisées moldues avec ces dames qui ironisent souvent et manient le sarcasme comme personne - de sa délicate bouche avant de fixer à nouveau le frère occupé avec son café.

La sorcière ne pipa mot et observa le jeune homme qui visiblement tentait désespérément de s'extraire de cette conversation. Ce qui donne encore plus envie à Brenna d'en savoir plus, bien évidemment... Chacun des mouvements d'Ezio fut consciencieusement observé par la sorcière de son regard d'émeraude. Elle ne cilla pas. Même pas un clignement d'yeux. Au jeu du "je te fixe, tu me fixes", Brenna avait toujours été douée. Même ses parents perdaient à ce jeu-là avec elle... Même le chat.

Brenna goba donc chaque mot que le jeune homme se décida enfin à prononcer. Et le gratifia d'un autre "hum hum". Oui, visiblement, elle n'était pas dupe. Laissant mariner son auditoire, elle se contenta pour l'instant d'un sourire aimable, et se plongea dans l'absorption d'une autre gorgée de thé bien chaud et parfumé. Elle s'en délecta. Avec malice.

Non, dit-elle en reposant sa tasse. Je n'ai pas tout. Mais j'ai énormément de choix.

La sorcière détacha enfin son regard perçant du jeune homme et avisa le plat de madeleine. Un grand sourire illumina davantage son visage : apparemment, Saorise avait déjà largement honoré ces douceurs. La main gauche de la sorcière - celle avec la cicatrice - s'enquit de passer au-dessus du plat et d'un geste rapide elle attrapa une madeleine rosée qu'elle fit voyager jusqu'à sa bouche qui en croqua facilement la moitié.

De fait, le temps d'ingurgiter ce met raffiné, la sorcière resta à nouveau muette un court instant, avant de reprendre la conversation.

En vérité, j'ai tout ce qui se fait en matière de soins des créatures magiques, des plantes - en tous genres - et aux moldus et sorciers mordus, piqués, griffés, etc. Et bien sûr tout ce qui est lié à la divination. Et le thé. Tous les thés. Du moins ceux que je puis me procurer légalement...

Nouvelle bouchée qui mit définitivement fin à l'existence de cette madeleine, nouvelle gorgée pour faire passer tout ça, et vint enfin la question fatidique, qu'elle prononça en se rapprochant un peu vers son interlocuteur. Accompagnée de ce regard inquisiteur dardé une fois encore sur le frère Shepherd.

Et de quelles plantes difficiles à trouver parlons-nous exactement, très cher Ezio ?
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 15 Mar - 23:06

Elle était de celle dont le regard inquisiteur pouvait faire vendre père et mère sans hésitation. Il ajouterait probablement frères et sœurs si elle insistait un peu. Un regard profond et émeraude, sans qu’un battement de cil ne s’interpose entre ses idées et l’objet de son observation. Sa bouche dissimulait un léger soulèvement signifiant qu’elle n’était pas dupe et qu’elle en saisissait bien plus que ne laissait paraître son soudain attrait pour les madeleines.

Après avoir soutenu ce regard quelques minutes, Ezio se demanda si elle savait déjà tout. Si elle n’avait pas entamé là un petit jeu, visant à lui faire cracher le morceau. Reconnaissant à la dame, une certaine maîtrise d’elle-même, il la regarda avec patience se délecter de son thé et prendre tout son temps pour poser ses pions sur le plateau. Il suivit la main des yeux, traça le contour de la cicatrice et vit se dessiner dans son esprit les traits de Brenna qu’il ne manquerait pas d’esquisser ce soir. Ses mains étaient fascinantes. Elles enchaînaient les gestes avec précision, vivacité et assurance. La marque ronde sur le dos de la gauche semblait être vestige d’un passé révolu où Brenna Quinn pouvait commettre des erreurs. Arrivait-il à la voyante de se tromper ?

Ezio passa en revu toutes les prévisions étranges de sa mère. Rien qu’au sujet de ses enfants, elle avait, à son acabit de jolies erreurs. Il partageait bien peu la vision qu’elle avait d’eux trois et s’était toujours tenu à l’écart des possibilités d’avenir qu’elle leur avait tracées. Peut-être par seul esprit de contradiction, après tout. Ou parce que la voyance était trop inexacte. Il en savait quelque chose. La frontière entre la vue et les émotions était si mince, qu’il était difficile de ne pas les confondre.
Les visions de Gabriella s’étaient, pour la plupart, manifestées avec une certaine théâtralité. D’aucuns ignoraient si elle les vivait réellement ainsi, ou si elle en jouait. Avec le temps, ils avaient appris à en rire entre eux. Peut-être avaient-ils quelques fois été surpris… mais avec Gabriella, on ne savait jamais à quoi s’en tenir.

Brenna, sous ses airs de diva du thé et de marraine bonne fée, semblait être étonnement moins démonstrative sur cet aspect-là. Car si elle savait exactement à quoi s’en tenir, elle masquait fort bien son jeu.

Abordant un air détaché, les yeux rivés sur l’incommensurable quantité d’herbes et autres bocaux, il prit quelques secondes pour mettre en ordre ce qu’il souhaitait formuler. A côté de lui, Saoirse s’agitait sur sa chaise, presque mal à l’aise, si bien qu’il s’autorisa un coup d’œil vers elle pour profiter d’une scène assez rare.

- Je cherche du pavot somnifère, du datura stramonium, du Banisteriopsis caapi et de la Tabernanthe iboga.


Il avait débité ses noms d’une voix grave et assurée, après avoir plongé un regard amusé dans celui de Brenna Quinn. A côté, Saoirse soupira et se passa une main sur le visage dans une si parfaite imitation de lui-même, qu’il ne retint plus son sourire avant d’hausser les épaules.

- Vous pourriez avoir ça ?

HJ: Mes excuses pour le retard et merci à Saoirse pour ses réactions.
J'ai pataugé pour celui-là. Sincèrement, pardon.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Dim 2 Avr - 15:21

Rien que cela...

Sans sourciller ni trahir aucune émotion, la sorcière rendit son regard amusé à Ezio. Évidemment, elle connaissait chacune de ces plantes, leurs propriétés et leurs utilisations. Elle chercha donc dans sa mémoire encyclopédique pour retrouver la fiche de chacune d'elles et recoupa les informations.

J'imagine que ce ne sera pas comme usage ornemental...

A nouveau le regard inquisiteur. Elle savait le pouvoir des plantes et avait bien compris que c'était pour soigner. Il fallait donc à nouveau comparer les informations d'aujourd'hui et de ses nombreuses conversations avec Saoirse... La jeune femme lui avait souvent conté que son cher frère ne se souvenait qu'elle aimait le voir que lorsqu'il était malade ou avec certains problèmes personnels qu'elle savait l'aider à régler. Mais ici, il ne devait pas s'agir de simple maux pour désirer ces quatre plantes en même temps.

Des opiacés, ce n'est pas commun ça comme demande, surtout autant à la fois. Je dirais gros bobo à soigner et un patient à calmer, ou un esprit à élever - mais pour cela, il y a d'autres moyens moins radicaux...

La sorcière tapota des doigts de la main droite sur la table, presque machinalement, sans rythme précis, puis frappa des deux mains le bois du meuble massif, le faisant légèrement trembler, avant de se redresser et de se lever. Sans un mot, mais étrangement guillerette, elle se dirigea vers le comptoir, ouvrit un tiroir qui grinça, en sorti un gros livre qu'elle déposa dans un petit nuage de poussière sur le plan de travail et le consulta. Elle le feuilleta quelques secondes, marmonnant on-ne-savait-quoi, puis tapota de l'index la page sur laquelle elle était. Sans se tourner vers ses invités, elle annonça d'une voix claire et neutre le résultat de ses recherches.

Je n'ai que du pavot et du datura. Mais séchés. J'ai rarement des plantes fraîche en réserve, celles que je cultive sont les plus communes. Mais je peux en avoir pour demain matin.

Après avoir marqué la page, elle ferma son registre mais ne le rangea pas. Elle revint tranquillement vers le frère et la sœur, armée d'une nouvelle assiette, pleine de cookies cette fois, qu'elle avait sorti de nulle part, pouvait-on croire, tellement elle avait été discrète sur le coup. Elle posa le plat à côté de l'autre dont le contenu avait déjà diminué de moitié, et se renfonça dans son fauteuil.

Alors, pourquoi un tel besoin ?

Ah, le revoilà, le regard inquisiteur et tout à la fois maternel...



@Saoirse & Ezio:
 

@ L'Oracle:
 
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Sam 8 Avr - 15:08

L’usage ornemental de Brenna faillit avoir raison de sa gorgée de thé qui menaça de vouloir emprunter une voie plus narinesque. Elle masqua son pseudo-étouffement derrière un raclement de gorge. Si elle n’avait pas été aussi proche de Brenna, elle aurait eu peur que cette dernière ne les prenne pour une famille de fous. Déjà, sa langue la démangeait de tout débiter étape après étape. L’arrivée d’Ezio, ses fièvres redoutables, la blessure et le fait qu’elle ne guérissait pas. Après avoir croisé le regard calme et un brin taquin de ce dernier, elle se ravisa. Inimaginable de lui donner raison. Elle était sûre qu’il était sûr qu’elle cracherait le morceau. Comme il savait, qu’elle savait qu’il savait. A ce stade, ça devenait compliqué entre eux, mais c’était un jeu depuis de nombreuses années. A celui qui surprendrait l’autre. S’il était doué à ce jeu, elle pouvait également prétendre au titre. Elle s’essuya donc avec un semblant d’élégance à la jolie serviette de table distribuée plus tôt. Et pinça les lèvres en attendant la suite.

« L’esprit à élever » la fit également sourire. Si on continuait à élever l’esprit d’Ezio, il finirait par être si haut qu’il perdrait pied dans la stratosphère.  Retenant à grand peine la plaisanterie qui lui brûlait les lèvres, elle enfourna une madeleine de plus. A ce rythme-là, la conversation lui ferait gagner une taille de pantalon.

Elle attendit patiemment en mâchouillant sa pâtisserie que Brenna est achevé ses recherches, pendant qu’Ezio, d’un calme impassible (frustrant pour tout dire) faisait preuve d’une immobilité désarmante.

Tu vas le cracher ce morceau ??

Manque de chaudron*, le timing joua contre elle. Alors qu’elle avalait sa dernière bouchée de madeleine, une cohorte de cookies firent leur arrivée sur la table en même temps que Brenna et la question fatidique.
Ce fut donc presque un réflexe qui l’amena à répondre à la place de son frère.

- Il s’est fait empaler par un Paerahn. Avec toute la délicatesse et l’enrobage dont elle était capable.

Après un regard furieux à la victime en question, car après tout, s’il n’était pas si long à dire les choses, elle ne serait pas obligée de le faire à sa place, elle poursuivit d’un air un peu contrarié d’avoir perdu au jeu de « tu sais que je sais que tu sais ».

- C’est franchement pas beau, ça le met dans un état pitoyable, tout le monde à tout essayé, du médicomage au barde en passant par je ne sais quel marabouteur, et la seule chose qui calme un peu les choses c’est un cocktail de plantes détonant à vous engendrer la plus belle muse des poètes, ce qui entre parenthèses doit bien l’arranger. Et ne me regarde pas comme ça, toi, tu savais pertinemment que je finirai par accélérer les choses. Détournant le regard après sa tirade débitée à tout allure, elle s’empara d’un cookie et mordit dedans avec résolution en se rasseyant dans son siège.

Pourquoi ne pouvait-elle pas s’empêcher d’imaginer qu’il n’attendait que ça ??

*Expression sorcière équivalente à "manque de pot".
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mar 18 Avr - 16:24

De l’art du drame.
S’il lui accordait très volontiers qu’il n’était pas en reste lorsqu’il s’agissait d’envisager les situations les plus sombres sous un aspect des plus intéressant, si la noirceur de certains poèmes faisait plus battre son cœur que la vision énamourée des couples nageant dans le bonheur et si ses préférences allaient sans aucun doute aux nébuleuses obscurités, il fallait avouer que dans ce domaine, elle le battait aisément.  
Dans toute l’immensité des émotions que Saoirse était capable de vous jeter à la figure, elle semblait particulièrement affectionner lire la surprise sur le visage de ses interlocuteurs. Ménageant ses effets jusqu’à l’abattement du couperet impitoyable, elle parvenait généralement – comme dans ses articles – à maintenir l’auditoire en haleine jusqu’à abolir la résistance qu’elle semblait s’opposer à elle-même avant de lâcher l’information comme on dépose une bombe. Prenait alors fin les tournures stylistiques et autres ménagements, les faits vous arrivaient en plein visage, sans détours aucun, avec cette pointe de mordant qui la caractérisait et achevait de mettre à terre quiconque espérait encore un peu de douceur dans ce monde de brute.
La situation ainsi présentée était bien différente de celle qu’il avait vécue, bien que très fidèle aux faits. Il aurait peut-être employé un autre vocabulaire, autrement choisi et pesé mais n’aurait pu en quelques mots, résumer ainsi le déroulement des événements. Captant du coin de l’œil le regard furibond qui lui était destiné, il plaqua un sourire tranquille sur ses lèvres, tout en essayant de masquer l’amusement que ne manquait jamais de provoquer les prévisibles débordements de sa jeune sœur. Depuis toujours, avait brûlées en elle les flammes incontrôlables d’un tempérament basé sur le ressenti immédiat. Rien n’était fait dans la demi-mesure et tout était passionné. Pour tout cela, il l’admirait beaucoup et lui semblait parfois qu’en dépit de leurs différences de vie respectives, elle s’autorisait une forme de liberté qui lui restait bien trop souvent hors d’atteinte.

Eludant très volontairement certains passages de la tirade enflammée, il se contenta de tourner vers elle un visage ou perçait une tendresse évidente et où – si sa colère le lui permettait – elle décèlerait sans trop de difficulté, un élan de gratitude. A Brenna, néanmoins, il offrit une expression plus neutre, d’un calme résolu contrastant pleinement avec l’état dans lequel il était arrivé. Derrière l’inquisition des regards, il constatait au mieux, une pudeur suffisante pour ne pas aller chercher d’informations complémentaires, au pire, une grande faculté à masquer ces dernières. La voyante, derrière ses lunettes, ne semblait pas en savoir plus qu’on ne lui avait dit et d’un air presque maternel, s’enquérait de l’utilisation qu’on pourrait faire de ses plantes.
Ce fut d’une voix calme et pleine d’assurance qu’il entreprit de rectifier quelques informations, jugées trop percutantes à son goût.

- Je suis surpris que vous n’ayez pas plus de demandes d’opiacés, on m’a tellement parlé de vous comme dealeuse de thé que j’avais presque pris ça au premier degré.

A ses côté, Saoirse - masquée par un cookie presque plus gros qu'elle - poussa un cri à mi-chemin entre le sanglot et le hoquet. Il l’ignora tranquillement avant de poursuivre tout aussi calmement.

- C’est pour soigner une blessure, en effet. C’est la méthode la plus efficace que j’ai trouvé jusque-là, mais si vous connaissez d’autres moyens de pallier la douleur, je suis prêt à les entendre.

Avec quelques essais plus ou moins fructueux à son actif, il savait que s’il ne pouvait rien pour le poison diffus qui prenait son corps pour un terrain de jeux depuis l’attaque, la douleur en revanche pouvait être accompagnée. Il avait déjà demandé conseils à des spécialistes mais un avis supplémentaire était toujours bon à prendre. Jusqu’à présent, rien n’avait eu autant d’effets que la puissance des opiacés combinés. Le reste n’avait en rien estompé les crises plus ou moins espacées.
Son amour du drame s’arrêtait au seuil d’une douleur qu’il tolérait de moins en moins et qui le contrariait dans ses projets, l’endiguait lors de la moindre action.

- Datura et pavot séchés feront l’affaire pour commencer, mais si vous voulez bien commander le reste pour demain, je repasserai. Saoirse, tu ferais bien d’arrêter avec ces cookies, tu auras tout le trajet pour me faire comprendre à quel point tu es furieuse, inutile de te venger sur eux.  


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 19 Avr - 15:26

Je vois.

Deux mots simples. Qu'aurait-elle pu dire de plus ? Elle avait toujours eu d'excellents résultats en cours de Soins aux créatures magiques. Pendant ses deux dernières années d'études à Poudlard, plusieurs ouvrages encyclopédiques sur les animaux propres au monde magique avaient même été ses livres de chevet, à l'image de Hermione Granger et de son Histoire de Poudlard ou de son dictionnaire de runes anciennes...

Il lui fallu une brève demi seconde pour retrouver dans sa mémoire la fiche de l'animal. Elle savait qu'il aurait tout aussi bien pu ne pas en réchapper et pense donc immédiatement que ce Shepherd était un sacré chanceux...

Elle écouta la sœur puis le frère, sans dire un seul mot, visage impassible mais trahissant tout de même une profonde réflexion. Au point qu'elle ne releva qu'avec un léger haussement de sourcil et un fin sourire esquissé la plaisanterie d'Ezio sur ses capacités à dealer. Elle ne releva pas plus celle qu'il adressa à Saoirse.

Pour toute réaction, l’exubérante rousse se leva d'un seul coup, s'approcha du blessé, et sans qu'aucune information supplémentaire ne lui fut donnée, exerçant ainsi son don maîtrisé, et passant outre toute éventuelle protestation de celui qui devenait son patient, elle souleva avec vitesse mais aussi une extrême douceur le vêtement d'Ezio pour examiner ce qu'elle pouvait voir, s'aidant de sa baguette qui était apparue subrepticement dans son autre main et qui, par un Lumos informulé, éclairait - et éblouissait par la même occasion - la blessure. Sans un seul instant entrer réellement en contact avec Ezio, notons-le...

Hum... Ce n'est pas très beau... Bien, voyons ça...

Elle mit fin à son sortilège, rangea sa baguette et lâcha Ezio - ou du moins ses habits -, attrapa sa tasse pour en siroter une gorgée encore chaude, la reposa puis se figea à nouveau face au jeune homme et recommença son manège, cette fois sans aide de sa baguette. Sans crier gare, mais en prenant moult précautions pour ne point donner davantage de douleur au frère de son amie, elle posa délicatement la pulpe de trois de ses doigts au plus près de la blessure, et resta là, sans bouger, les yeux fermés. Vu de l'extérieur, c'était évidemment, sans doute, peut être, un peu étrange... Dans sa tête, des images se dessinaient...

Des montagnes... Le soleil qui déclinait... Un homme étendu au sol, au repos, jouant avec les cailloux qu'il mettait de temps à autre dans sa poche... Une ombre menaçante... Un Protecteur mécontent.

Un fraction de seconde après avoir mis sa peau en contact avec celle du blessé, la sorcière voyante eu un léger sourire narquois. Elle savait à présent ce qui avait motivé l'attaque. Mais son visage redevint très grave alors que dans sa tête se déroulait l'attaque, du point de vu de la proie, ce qui ne manqua pas de la faire grimacer, comme si elle-même ressentait la peur qu'Ezio avait subit, comme si elle recevait toute sa douleur. Une perle de sueur dégringola le long de sa tempe le temps de la demi-seconde qu'il lui fallut pour s'extraire de cette vision.

Je ne saurais pas guérir cela hélas, mais il se peut que je connaisse quelqu'un qui le pourrait, ou du moins qui pourrait concocter un remède bien plus efficace que le traitement que vous prenez très cher Ezio.

Brenna, fébrile encore, attrapa une serviette et s'en servit pour s'essuyer le front, puis elle se dirigea une nouvelle fois vers le comptoir, où elle ouvrit à nouveau son inventaire. Elle griffonna quelques mots de sa belle plume d'oie blanche, en silence, puis revint vers ses invités.

J'aurais toutes les plantes en quantité suffisante demain à la première heure, j'en ferais envoyer la majeure partie directement chez toi Saoirse, ça sera bien plus pratique. Pour mon contact, cela prendra un peu plus de temps : il s'agit d'un sorcier africain qui a été un de mes mentors après Poudlard. Le problème est qu'il est très difficile à joindre, mais si je passe par l'école Uagadou, j'arriverais sans doute à avoir vite de ses nouvelles. Je ne peux hélas rien promettre, mais si quelqu'un a une réponse, je ne vois que lui...

Tandis qu'elle parlait, la sorcière s'était rassise à sa place et avait constaté qu'il n'y avait plus de thé en versant ce qui restait dans la théière dans la tasse de son amie, jugeant qu'elle devait en avoir besoin pour faire passer les cookies.

Je dois en tous cas reconnaître votre talents pour vous fourrer dans les ennuis, Saoirse n'avait pas exagéré... Tomber sur ce genre de créatures, ce n'est quand même pas banal...
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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Lun 1 Mai - 15:10

Elle avait fondu sur lui à la vitesse d’un sort exécuté par un maître. Lui empruntant grâce maestria, vitesse et puissance à la fois. Une vision fugace de boucles rousses et d’yeux verts perçants accompagné d’un parfum floral aux notes épicées avaient soudainement envahi son champ de vision avant de prendre possession de son espace vital - et ses habits par la même occasion. Sous le coup de la surprise, il s’était laissé faire, un peu impressionné par la détermination sauvage émanant de la voyante et ne sachant comment protester sans lui écarter les mains d’un mouvement trop vif. Il y avait quelque chose dans Brenna Quinn qui vous ramenait à l’enfance, sans être infantilisé. Une aura maternelle à vous rafraîchir la mémoire de vos goûters d’enfant. Tuant dans l’œuf toutes protestations éventuelles, elle ne lui laissa pas le temps d’ouvrir la bouche et s’exécuta avec douceur et fermeté.
Comme s’il la découvrait avec elle, il avait alors baissé ses yeux sur sa blessure éclairée par cette baguette pointée sur lui, pour la trouver aussi rouge et à vif que le matin même. En dépit des soins prodigués par différents médicomages et bardes de l’Ibas, elle avait laissé de profondes empreintes sur sa peau et ne semblait pas vouloir guérir. Autour de la principale déchirure, certaines veines étaient restées noircies sous l’effet du poison qui circulait librement et se jouait de tous les antidotes testés. Saoirse avait œuvré avec différents onguents et cataplasmes qui avaient rendu à la chair une apparence un peu plus convenable que les jours précédents, mais l’ensemble restait meurtri.
N’osant lever le regard de peur d’y croiser celui impérial de Brenna, il contempla son épaule un court instant, retenant tremblements et commentaires au cours de l’inspection.

Ce ne fut que lorsqu’elle le libéra qu’il laissa libre cours à son indignation intérieure. Froncement de sourcils à l’appui, son visage se ferma alors qu’il accusait le coup de ce qu’il prit comme une violation de son intimité. S’il n’avait aucun problème avec son corps, il aimait tout de même être prévenu avant d’être déshabillé. Tout à la réflexion de l’attitude à adopter, hésitant entre la fuite physique ou uniquement psychologique, il opta pour un haussement d’épaules et se plongea délibérément dans d’autres pensées, à des lieues des deux femmes. Elles ne manqueraient pas de débattre sur son cas et il n’était pas certain d’avoir envie d’entendre.


« J’ai rêvé d’un arbre dont les racines s’élevaient dans le ciel pour y puiser l’avenir. Ses branches se répandaient sous mes pieds pour grandir vers un lendemain calfeutré et plus chaud, à l’abri de la lumière trop crue de l’été. Son tronc sous mes mains était recouvert d’une écorce claire qui laissait transparaître le veinage de l’arbre duquel émanait une douce chaleur semblable à un rayonnement de braises. Et sous cette protection boisée, il battait. Encore et encore, avec la régularité d’un métronome puissant que rien n’arrête pas même le temps. J’y puisais l’espoir comme l’envie, la passion mais aussi quelques doutes.
Que deviendraient les feuilles une fois sous terre, dans la sombre humidité de la profondeur ? »


Dans un nouveau sursaut il réalisa qu’elle se penchait à nouveau sur lui et qu’elle semblait encore plus déterminée et plus près. Ne pouvant cette fois-ci refréner un mouvement de recul qui ne fit que l’acculer contre le dossier de sa chaise, il serra les dents pour ne pas laisser échapper le moindre soupir de douleur alors que les doigts de Brenna se posaient sur sa peau, à quelques centimètres de la blessure. Son contact était ferme est délicat. Peut-être avait-elle été médicomage dans une autre vie. Ses gestes une fois encore, trahissaient assurance et respect - qu’il apprécia en dépit de son initiative qu’il jugeait douteuse. Stoïque malgré ressentiment et inquiétude, il réprima l’envie de se lever avec brusquerie pour protester violemment et prit une profonde inspiration destinée à éviter de laisser déborder des émotions toujours prêtes à envahir le reste du monde. L'entêtement de notes boisées mêlant cannelle, rose peut-être, et une touche de musc se dégageaient de la crinière sauvage de Brenna. C’était là un subtil parfum, léger et chaleureux avec la force suffisante qui incombait à une femme de cette poigne.

Un tressaillement de l’ensemble de son être lui parcourut l’épiderme pendant qu’il hésitait encore entre douleur et colère. Alors qu’il s’apprêtait finalement à protester, il vit le visage de Brenna se transformer pour prendre une expression reflétant terreur et souffrance qui l’intrigua et le transperça à la fois. Cela dura une fraction de seconde, mais elle sembla à cet instant précis, absente du temps présent. Retenant son souffle, il suivit des yeux la perle de sueur qui parcourut sa tempe pour poursuivre sa course le long du regard vert, actuellement clos. Ne parvenant pas à détacher son regard du visage de Brenna, il fut pris de tremblements et nausées sans savoir à quoi les attribuer. Elle voyait.
Déjà Brenna avait rompu le contact et était sortie de son champ de vision. Le regard dans le vague, il porta une main à son épaule comme s’il cherchait à y retrouver la pression des doigts de la voyante et sentit au même instant l’étreinte de la main de Saoirse sur son autre bras.

Il abordait une expression impassible bien qu’intérieurement, il se sentit mal. Les émotions de l’attaque avaient refait surface, comme si Brenna les avaient déterrés en le touchant. Il était à présent certain qu’elle avait vu la scène avec une précision suffisante pour qu’elle lui arrache à elle aussi, cette douleur vive qu’il ressentait de l’épaule au flanc gauche.
A ses côtés, Saoirse avait parlé, il n’entendit pas et garda cette expression lointaine et absente alors que Brenna revenait vers eux. Seulement alors, il lui sembla respirer à nouveau. Lentement et douloureusement.

Il acquiesça silencieusement à tout ce que dit la voyante, la dévisageant ouvertement maintenant, dépourvu d’une quelconque expression de politesse forcée. Avec pour seul masque celui du visage sérieux et grave qu’il portait lorsqu’il réfléchissait avec beaucoup d’attention, il la fixait impudemment. Ses yeux sombres balayaient le regard vert de Brenna, à la recherche d’une information. Il abandonnait le petit jeu engagé et n’avait désormais plus de doute quant aux possibles de la femme.
Mutique et sombre, il laissa s’installer un silence pesant entre eux avant de répondre d’une voix grave et dans un haussement d’épaules provoquant :

– Chacun ses talents… En jetant à nouveau un regard appuyé à la voyante avant de glisser un œil vers la sortie.





HJ: Avec l'accord de Saoirse pour ses gestes et celui de Brenna pour son parfum, en espérant qu'il soit comme tu l'imaginais. Smile
Je suis prêt à éditer si quoi que ce soit vous choque ou déplaît.


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MessageSujet: Re: Specialis Revelio |PV Brenna & Ezio|   Mer 3 Mai - 15:27

Comme spectatrice d’un film, elle avait suivi la scène des yeux avec la lenteur d’un drame. Comme au ralenti, clouée à sa chaise, les mots faisant barrage dans sa gorge. A deux reprises elle avait anticipé les réactions de son frère. Pas exactement comme lui, visiblement. Elle l’aurait imaginé plus virulent, plus réactif à cette intrusion. Connaissant bien la répulsion de ce dernier pour les contacts physiques provoqué sur sa personne (elle en savait quelque chose, passant la majeure partie de son temps à se coller à lui) elle s’était attendu à quelque chose de plus spectaculaire. Un lever de chaise, un jeté de thé, un vol de cookies, une déclaration dramatique ? Une déclamation de poème des plus sombre ? Un regard outré et une sortie digne et inoubliable ?
Elle se trouvait encore plus choquée par son silence et son obstination.

Merde, elle nous l’a traumatisé.

Il allait mettre des jours à s’en remettre, fuir le pays, changer d’identité et … ok, elle exagérait un peu. A bien y réfléchir, cette absence de réaction, c’était tout à fait lui. L’orage pouvait passer, tonner, gronder, dégoupiller un village entier qu’il attendrait calmement que ça passe.
Mais ce regard vide et ses grands yeux perdus ne lui disaient rien qui vaille…

- Ezio ? Tenta-t-elle tout doucement en posant une main sur son bras.

Ce n’était clairement pas le moment de le prendre dans ses bras.

Pas de réaction.

Ses yeux allaient de Brenna à lui pour tenter de comprendre ce qui venait encore de se passer. Dans une logique de perspicacité absolue, elle se risqua à penser qu’en le touchant, Brenna avait constaté les origines de la blessure. Et à en voir la tête qu’elle avait fait, cela devait être quelque chose. Saoirse en ressenti une pointe de jalousie. Elle ne savait de l’attaque qu’avait subi Ezio, que les grandes lignes qu’il avait bien voulues lui confier entre fièvre, levé de yeux au ciel et haussement d’épaules, à travers quelques délires et récits évasifs. Elle aurait, elle aussi, voulu poser la main sur le cœur de son frère et voir ce qui lui était arrivé.  

Une fois encore où donc était passé les fées censées se pencher sur son berceau pour lui donner un autre don que celui de s’attirer des ennuis ???

Qu’est-ce qu’il avait répondu déjà dans son délire après le sphinx ?


- Une quoi ????
- … une manticore…
- Tu plaisantes j’espère !!!!!!!!!!??????
Même à demi-mort terrassé par la fièvre, il pouvait lever les yeux au ciel.

- Evidemment….
S’il n’avait pas eu l’air si mal, elle l’aurait volontiers baffé. Parfois, elle estimait que ce garçon avait manqué de coups de pieds aux fesses. On l’avait trop laissé faire…

Je te referai leur éducation moi…

- Bon, tu m’expliques maintenant ??
- … Je … Je vais vomir…

Pour les explications, on repasserait.



Brenna avait eu les explications détaillées, les images et certainement bien plus de renseignements qu’elle n’en aurait jamais. Masquant sa peine derrière un sourire, elle remercia Brenna d’un petit signe pour le thé et renonça à faire étal d’une crise de jalousie mal venue. Après tout, il avait fini par lui raconter et, peut-être lui avait-il épargné les détails parce qu’il savait qu’elle en serait bouleversée. Préférant se raccrocher à cette hypothèse, elle ne posa pas de question ni à l’un ni à l’autre et embraya sur la suite.

- C’est gentil, merci. J’espère qu’il aura d’autres idées pour soulager la douleur et la fièvre. On nous a dit que le poison de Paerahn avait la faculté de rester dans le corps malgré les antidotes. Ils ont même voulu le garder pour faire des tests et voir les effets exacts du truc. Confessa-t-elle à Brenna alors qu’Ezio demeurait silencieux. Evidemment, il a pris ses jambes à son cou. Glissa-t-elle en tentant de conserver un sourire qui sonnait aussi faux que les dents de Grand-mère Scathà.

Ils avaient bien dit qu’il ne mourrait pas. Mais imaginons qu’il se transforme en Paerahn mutant ? Bon, ok, exagération le retour. Visiblement, cela déclenchait juste de fortes fièvres de temps à autres. Mais quand même… c’était mal connu comme bestiole.
Alors qu’elle levait les yeux vers Brenna, elle eut soudain envie d’être rassurée. Que son amie lui assure que l’espèce d’abruti silencieux incapable de dire merci ( ) qui lui servait de frère, n’allait pas la laisser seule à cause d’un foutu chat des montagnes qui avait eu envie de se faire un petit écossais. Elle eut soudainement besoin que Brenna se mette soudain à léviter et prévoit pour la semaine prochaine la découverte par les laboratoires Bailey, un super antipoison révolutionnaire à vous remettre un cadavre sur pied. Loin de vouloir comparer Ezio à un cadavre. Bien qu’il en ait toujours l’immobilité à l’heure actuelle. Il continuait à fixer Brenna comme s’il lisait l’avenir sur la pointe de ses cils et ne décrochait pas un mot.
Besoin qu’on l’a prenne dans ses bras comme elle l’avait tenu deux nuits durant et qu’enfin quelqu’un lui dise que tout irait bien. Besoin d’une épaule sur qui se reposer ne serait-ce que deux minutes, sans avoir peur d’effrayer quiconque, de mettre mal à l’aise ou d’être égoïste.
Sentant qu’elle allait probablement se mettre à pleurer si rien ne se passait, elle détacha ses yeux de Brenna, rajusta son sourire et se tourna vers son frère pour lui décrocher un petit coup de coude dans les côtes, par habitude. Histoire de débloquer la situation avec un peu d’humour.

- Welcome on board Ezio Shepherd !

Peut-être du mauvais côté, à bien y réfléchir. Après coup.
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