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Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Dormir ou écrire, il faut choisir.

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 Le lancement du Philtre B612 - suite et fin

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MessageSujet: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Ven 11 Nov - 17:43

Précédemment...
Adam Campbell, le Ministre de la Magie écossais, a convié l'ensemble de ses concitoyens, ainsi que la communauté sorcière européenne, à la soirée de lancement du Philtre B612. Cette potion, au centre des recherches des laboratoires Bailey depuis de nombreuses années, permet de renverser les effets du sérum h.
Pour rappel, le sérum h, concocté par Nicodemus Bailey, fut présenté comme LA solution au terme de la deuxième guerre contre Voldemort. Administrés à tous les sorciers jugés de crime contre le sorcellerie, le sérum h annihilait tout pouvoir magique. Il fut également utilisé sur des innocents par un groupuscule souhaitant dénoncer son utilisation.
Des années plus tard, c'est donc l'occasion pour le Ministère de la Magie écossais d'apporter une solution miracle et d'attirer sur lui l'approbation de la foule.

Après un discours éloquent et une présentation plus académique, une jeune femme, victime du sérum h, est présentée à la foule : Issoria Gates sera la première sorcière, devenue moldue, à retrouver ses pouvoirs. Peu de temps après l'injection la silhouette échevelée de Nicodemus Bailey, soit-disant indisponible, surgit au milieu de la foule :

« Vous ne deviez pas ! Vous aviez promis ! Ce n'est pas prêt, ce n'est pas prêt !! »

Sur un signe de Campbell, une myriade d'Aurors se préparèrent à intervenir.


Alors que les Aurors ayant répondu au signe du Ministre essayaient d’agir avec efficacité et discrétion, quelques bousculades naquirent de l’empressement des curieux à voir le visage du docteur. Celui qui faisait la une de nombreux journaux avec toujours la même photo, figée dans le temps. Celui que personne n’avait vu depuis si longtemps.
Un visage relativement juvénile aux traits tordus par la fureur, à moins que ce ne soit la folie, surmontait le corps de taille moyenne, vêtu d’une robe de travail blanche au col Mao qui ne semblait pas avoir été achetée pour l’occasion. Il fut bien vite encerclé par des Aurors qui le saisirent avec délicatesse mais fermeté. Continuant à gesticuler en tous sens, Nicodemus Bailey paraissait hurler des phrases que personnes n’entendaient, comme si on avait réduit sa voix à un simple murmure.

Sur l’estrade, Adam Campbell s’entretenait vivement avec Vivian O’Neil qui après un dernier regard appuyé à son interlocuteur, fendit la foule accompagnée de plusieurs colosses. Elle rejoignit bien vite Nicodemus Bailey. Nul ne sait ce qu’ils se dirent, entourés d’une bulle de confidentialité produite par les Aurors, mais chacun put les voir quitter la salle et attester qu’il la suivit de son plein gré, même si certains affirmèrent par la suite qu’il paraissait avoir le regard un peu vague.

Toujours debout face à la foule mouvante, Adam Campbell semblait pâle et contrarié mais ne fit pas mine d’avoir l’intention de reprendre la parole. A quelques pas de lui, Issoria Gates, la jeune femme qui venait de se faire injecter le sérum roulait des yeux, probablement terrorisée par les conséquences d’une telle intervention.
Alors qu’elle s’approchait du Ministre en quête de réponse et que déjà, une masse de journaliste immortalisait la silhouette solitaire du Ministre face à la foule, Issoria Gates se mit à luire d’une pâle lueur. Ce ne fut d’abord qu’un léger halo autour de ses cheveux, qu’on aurait pu prendre pour un effet de coquetterie ou de lumière. Lorsque son visage entier s’éclaira littéralement, la foule entière se tourna vers elle. Et pour finir, lorsqu’elle leva des mains embrasées devant son visage figé dans une expression oscillant entre l’émerveillement et la surprise, le public gronda une exclamation de stupeur.

« Je la sens. » Murmura-t-elle. « La magie… »

Toutes les personnes présentent durent elles aussi sentir le souffle magique qui venait d’envahir la salle. Les flashs crépitèrent à nouveau. La masse se déplaça une fois encore, vers le devant de la scène pour approcher au mieux le phénomène qui prenait naissance sous ses yeux ébahis. A quelques pas du sujet, le Ministre s’écartait prudemment de la jeune femme dont la luminescence ne faisait que s’accroître.
Dans un geste théâtral, elle leva les deux mains au ciel pour en admirer les radiations.
Et la surprise fit place à la peur. La peur à la confusion. La lumière irradiante à la brûlure des éclairs. Jaillissant de son corps comme l’eau d’une fontaine, une multitude d’éclats magiques se dispersa dans la foule. Prise d’une frénésie magique apparemment incontrôlable, la jeune femme semblait être devenue baguette elle-même, répandant autour d’elle les sortilèges les plus surprenants.

Au premier rang, un homme fut touché au visage se mit à enfler à une telle vitesse, qu’avant que quiconque n’ait pu réagir, son nez avait déjà atteint la taille d’une citrouille. A quelques mètres de lui, une jeune femme se mit à hurler en constatant que sa robe venait de prendre feu. Là-bas encore, un jeune homme voyait ses membres prendre des couleurs d’arc-en-ciel et contaminait tout ce qu’il touchait. Sans parler de cette femme, qui prise d’un accès violent de tarentellegra, voyait ses jambes s’agiter sous elle sans avoir aucun moyen de les contrôler.
Des sorts aussi divers que grotesques se répandaient à travers la salle à la vitesse de l’éclair. Issoria, constatant les dégâts, s’était mise à hurler alors que l’équipe de médicomages de Vivian O’Neil se précipitait sur elle pour tenter de la maîtriser. Adam Campbell, plus proche d’elle que n’importe qui, s’était avancé pour essayer de la calmer et se trouva projeté au sol par un éclair le frappant en pleine poitrine. Plus leste qu’une panthère, son garde du corps se jeta sur lui pour lui porter secours.

La confusion régnait dans l'atrium du Ministère pendant qu’en toute part, on se bousculait pour éviter des sorts, se piétinait, jetait des charmes de boucliers et se faisait renverser par des Aurors en pleine intervention.  
De la porte par laquelle elle avait disparue, Vivian O’Neil réapparut, seule.

« Ne lui faites pas de mal ! Elle doit se calmer pour contrôler le flux magique ! Ne lui faites pas de mal !!! » Hurlait-elle en se précipitant avec difficultés vers la scène.


En hors-jeu
Voici donc le dernier volet de la soirée de lancement du Philtre B612 (les débuts se trouvent ici.)

Vous êtes tous invités à participer à la conclusion de l'événement. Chacun d'entre vous va recevoir par messagerie privée des indications à respecter pour l'écriture de son message, sous forme de contrainte de situations. (ceux qui n'auraient pas reçu de contrainte sont invités à nous contacter).
Nous vous rappelons que vos messages doivent faire un minimum de quinze lignes, soit environ 250 mots. Afin de garder un bon rythme et d'éviter les pavés illisibles, écrivez des messages courts (20-30 lignes). Privilégiez le dynamisme !

Vous disposez de dix jours pour poster votre réponse, soit jusqu'au 21 novembre, minuit, heure du Québec. Passé ce délai, le message final sera posté et le sujet sera verrouillé.

Merci de respecter le cadre proposé et les délais.
Ce sujet fait bien évidemment parti de l'intrigue et aura son importance pour la suite des événements.


Dernière édition par L'Oracle le Dim 27 Nov - 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Ven 18 Nov - 20:36

La sorcière, main sur sa baguette, toujours enfoncée dans sa poche cachée dans les replis de sa robe, voyait les événement comme une spectatrice lointaine... Comme figée hors du temps qui défilait devant ses yeux incrédules, elle constatait avec amertume que son pressentiment était à la hauteur de ce qui se passait ce soir. Son don avait encore fait mouche, mais c'était quelque part bien pire que ce qu'elle avait pensé. Au fond d'elle-même, Brenna aurait presque préféré que cela ne concerne "que" le Ministre de la Magie. Elle aurait presque préféré un attentat à... ça.

Sa catatonie fut dérangée et stoppée - fort heureusement pour elle car elle pu ainsi éviter une vague de magie qui, déviée sur une des tables du buffet, transforma un punch en potage verdâtre fumant et bouillonnant... - par un invité qui bouscula la mère de famille. Elle allait enguirlander le coupable de cette bousculade, déjà loin (une chance pour lui) quand elle fut alpaguée par un officiel tout en noir aussi froid qu'il semblait inquiet, et qui se présenta comme l'Auror Shuckley Macdean.

Rapidement, l'homme examina l'entièreté de la sorcière avec sa baguette, puis, une fois rassuré sur son intégrité, lui expliqua en quelques mots qu'elle était temporairement et officiellement autorisée à user de magie pour aider à calmer les malchanceux auditeurs. Tout en parlant, il imprima sur la toilette neuve de son interlocutrice une marque aux sublimes dorures. Il ne laissa pas le temps à Brenna de répliquer - il faudra qu'il nous explique comment il a fait le bougre - et repartit à sa besogne après avoir souligné à la sorcière que les occupants de la salle devaient impérativement retrouver leur sang-froid.

Brenna n'eut pas le temps de sortir sa baguette de sa cachette qu'elle entendait déjà la scientifique magique hurlait pour protéger la jeune fille qui luttait contre sa propre magie... Il n'ne fallait pas moins pour que l'imperturbable instinct maternel de la voyante se mette en branle...

Si quelqu'un s'arrêtait de paniquer - ou de se protéger - un moment pour observer, il ou elle pouvait alors voir une femme, dont la chevelure rousse et frisée donnait l'air d'un feu indomptable, engoncée dans une robe orange et verte qui pourrait donner un cancer de la rétine à Anna Wintour, avancer à grande enjambée vers la scène, contrant et déviant sans vergogne la moindre volute de magie qui osait l'approcher - mais ne vous inquiétez pas, elle renvoyait tout loin des gens, tout de même, elle n'était pas folle - tenant avec force sa baguette qui contrastait avec le reste de sa personne par son extrême simplicité.

Pour faire court, une furie orange et verte armée de son charme de bouclier fonçait vers la scientifique et la cobaye.

Dès qu'elle fut arrivée assez près pour que la femme puisse l'entendre, Brenna exprima son idée qui venait de germer telle un haricot magique un peu trop arrosé, le regard empli de cette empreinte maternelle qui était un peu (beaucoup) sa marque de fabrique :

Miss O'Neil, j'ai une fille qui fait souvent des cauchemars, je crois que je pourrais l'aider à se calmer, mais il faudrait l'isoler de la foule : tant qu'elle ne se contrôlera pas, ils auront tous peur d'elle ! Il faudrait lancer un charme de bouclier fort et stable entre la scène et le reste de la salle...

Tout en parlant, elle-même réitérait son propre charme bouclier à chaque fois qu'un sort "sauvage" s'approchait d'elle...

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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Sam 19 Nov - 21:40

La suite des événement se déroula avec une rapidité déstabilisante. La voix de Nicomedus fut vite étouffée par les sortilèges des aurors, alors que sur l'estrade, Issoria Gates s'était figée suite à l'injection du forum.

Ce fut lorsqu'un halo commença à se dessiner autour d'elle que Milo jugea bon de sortir de sa stupeur momentanée et de tirer sa baguette de la poche intérieure de sa veste. Dans la seconde qui suivit, la magie explosa à travers la salle, ricochant en tout sens en étincelles lumineuses, incontrôlable.
Encore engourdi par l'enchainement brutal des événements, il n'eut pas le temps de réagir lorsqu'un éclair rougeâtre se dirigea vers lui. Et avant qu'il ai pu dresser un charme du bouclier, le sort le frappa un pleine poitrine.

Un léger moment de flottement s'ensuivi. Les sons et les mouvement autour de lui étouffé par le flot d'adrénaline qui envoyait du sang pulser contre ses tympans. Milo se prit à croire, l'espace de quelques secondes, que le sort qui l'avait percuté était au final inoffensif. Puis vint la démangeaison, comme un fourmillement qui naquit au bout de ses pieds, avant de se répandre dans toute la partie basse de son corps. Le temps qu'il analyse les premiers symptômes, ses jambes se mirent à s'agiter en tout sens, sans qu'il puisse les arrêter, entrainant tout son corps dans une danse folle qui, de l'extérieur, devait sembler parfaitement ridicule.

Il s'apprêtait à jeter un contre-sort lorsque sa jambe gauche fut agitée d'un sursaut plus violent que les précédents. Son corps fut entrainé à la suite du membre indépendantiste avec violence, et sa baguette lui échappa des mains.

-Bordel de...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Le sort qui animait ses jambes contre sa volonté l'entrainait toujours plus loin de son point de départ, et il venait de percuter pas moins de trois personnes, dont une qui semblait visiblement pétrifiée sur place. Le choc avec celle-ci lui envoya une vague de douleur puissante au travers de l'épaule, et avant qu'il n'ait pu se remettre de cet impact, son visage s'écrasa violemment contre une forme invisible. Sa main agrippa instinctivement l'obstacle, et ses doigts se verrouillèrent le long de ce qui ressemblait à un pan de veste en cuir. Veste qu'il se trouvait dans l'impossibilité de distinguer tant elle semblait se fondre dans le décor, de même que le reste de l'humanoïde qu'elle recouvrait.

-Fallait le dire tout de suite si tu avais envie de danser ! Je suis ton homme !

Au moins il n'était pas tombé sur un vieux grincheux de l'acabit de son chaperon...

-Génial... Danser avec l'homme invisible... Mon rêve de toujours... Maintenant si vous pouviez... Me filer... Un coup de main... Je ne cracherai pas dessus...

La phrase sortit hachée. L'agitation incessante provoquée par le sortilège commençait à l'essouffler, et des gouttes de sueur glissaient peu à peu sur son front, collant des mèches de cheveux à celui-ci.

-De préférence... Avant que je meurs... D'une crise cardiaque...


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Sam 19 Nov - 22:50

Il n'y eut pas besoin de grand chose pour m'apporter la panique supplémentaire qu'il manquait à mon panel émotionnel naturel. J'étais déjà terrorisée, appuyée contre mon pilier de granit, tentant de reculer sans réellement pouvoir le faire, le cœur battant. D'un coté, les gens hurlent, la fille sur l'estrade lévitent avec une énergie inconnue et balance des sorts sur tout le monde sans distinction, et de l'autre, les tables prennent feu, les lanternes sur l'eau aussi, et ce, parce que je ne contrôle pas les maigres fourmillements magiques qui parcourent mes veines.

J'ai réussi à contourner le pilier en marche arrière, puis j'ai percuté quelque chose d'autre, quelqu'un... Qui semblait agiter dans tous les sens en tenant du vide, j'ai voulu demander pardon... J'aurais dû en profiter pour mettre le plus de distance entre ces gens et moi... J'aurais dû oui, mais c'était trop tard... J'ai sentie quelque chose de piquant me toucher l'épaule, et soudain, je me suis sentie très légère... Trop. Ce n'était pas normal, pas plus que le fait que mes pieds quittent peu à peu le sol... Pas plus que la situation ici.

Le peu d'affaire que j'avais, soit mon sac à main avec Portauloin intégré et ma vraie fausse baguette magique viennent de quitter mes bras pour rejoindre le sol dans un fracas conséquent - le sac était couvert de perle. C'est là que j'ai poussé un cri aigu.

Non en fait, c'est lorsque les pans de ma robe blanche ont commencé à dévoiler mes jambes nues que j'ai crié. Et ensuite, je me suis mise à faire des gestes violents dans tous les sens avec mes bras pour essayer de redescendre... Sauf que ça ne fonctionnait pas. C'était comme nager dans le vide. J'ai le cœur qui bat trop vite et je sens les larmes me monter aux yeux. Non, c'est pas le moment de craquer, je refuse, c'est pas possible, non! L'une des teintures accrochées au mur prit feu... je sais que c'est moi qui fait ça, mais je n'en peux plus, je veux redescendre, je veux sortir d'ici et ne plus revenir... Plus jamais...

J'essaie de m'accrocher à une statue, mais je continue mon ascension, et mes doigts glissent lentement sur le marbre de la décoration, finissant par la lâcher elle aussi. Bon, on se calme et on respire. Aller Vesperina, récites-moi tous les ingrédients pour faire des crêpes, ça ira mieux ensuite... Oui... Voilà...

200 gramme de farine, suivit de 4 œufs, de 50 gramme de sucre, d'une pincée de sel et d'un demi litre de lait, auquel s'ajoute 20 gramme de beurre et une cuillère à soupe d'Amaretto.

M'imaginer battre la pâte onctueuse avec mon fouet manuel me permet de reprendre un minimum de contrôle sur ma peur. Ce n'est pas encore ça, mais j'ai vécu pire. J'observe les alentours de mon perchoir ascendant et invisible, et constate quelque chose de pitoyable et douloureux à la fois. Cette fille en bas, cette fille a qui on a tout prit, jusqu'à la moindre parcelle de magie... Cette fille, elle est comme moi. On l'a privé de ce qu'elle aurait dû être, on l'a forcée à vivre la misère qu'on lui a infligé, puis on lui a donné de l'espoir... On lui a donné un espoir instable, instable comme la magie qu'elle déferle sur nous tous à présent.

Une femme s'était approchée de la scène, et comme je la survolais à présent, je pus entendre ces propos. Elle voulait l'isoler du monde pour la calmer... Ce serait inutile... Elle serait donc incapable de gérer le stress en cas de foule, et étant cobaye pour la science, elle risquait d'être encore face à ce monde violent et bruyant. Elle était comme moi, incapable de se calmer parce que personne n'arrivait à la voir elle, ils voyaient juste ce qu'elle représentait, une victime, un cobaye, une gamine incontrôlable... Ils ne voient pas l'humaine qui a besoin d'affection... Qui a besoin d'être reconnue pour ce qu'elle est réellement. Vivante.

"Arrêtez! Ce ne sont pas des cauchemars c'est la réalité... Notre réalité... Vous ne parviendrez pas à calmer qui que ce soit ainsi!" J'ai hurlé pour me faire entendre alors que je tapais finalement contre le plafond du ministère, juste au dessus de la scène, et mon accent nordique avait dû prendre le pas sur tout le reste. Mon secret risquait bien d'être percé à jour ici, mais pour le moment, c'est la seule solution que j'ai, partager notre douleur...

"Miss Gates, Vous et moi nous ne nous connaissons pas, mais nous avons beaucoup de chose en commun, sachez le... Je sais parfaitement ce que vous ressentais, cette étrange puissance qui coule dans vos veines et se déchaine tout autour de vous. Vous la craignez parce que vous la rencontrez pour la première fois, mais c'est normal. Une partie de vous vous a été rendu aujourd'hui, acceptez la comme une amie. Prenez de longues et lentes inspirations et acceptez-la. Ce sera le seul moyen pour vous de la calmer. Si... Si vous avez une passion, ou quelque chose que vous aimez énormément, c'est le moment de vous concentrer dessus et d'occluder le reste..." C'est là que je me suis rendue compte que les larmes s'échappaient d'elles-mêmes de mes prunelles azuréennes. " Tenez, moi quand je ne gère plus rien, je récite des recettes de cuisines, parfois ça marche, d'autres non, mais je sais que si je n'essaie pas de reprendre le contrôle de cette magie instable, je m'en voudrais pour le restant de mes jours... Alors essayez...... Essayez avec quelque chose qui vous tiens à cœur et tentez de reprendre le contrôle de vous même... Je vous en pries... Ne laissez pas ceux qui vous ont privé de magie gagner une seconde fois en vous transformant en baguette instable... Prouvez leur que vous valez mieux que tout ça... Montrez-leur qui vous êtes réellement, Issoria Gates..." Allez-y, je vous en conjures...Soyez plus fortes que moi, moi qui ait tué ma propre famille dans cet élan instable...
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Dim 20 Nov - 1:19

Pour moi, c’était flagrant, le Ministère avait décidé de nous proposer cette solution au Sérum H avant que tout ait été vérifié. Cet empressement était vraisemblablement dû à la pression que le gouvernement devait recevoir via les manifestations ou les attentats perpétrés par Pégase. Ils avaient dû penser qu’il fallait une solution au plus vite, même imparfaite, afin de calmer les tensions. Malheureusement, on sait tous qu’à long terme, cela n’est jamais une bonne idée. Et en l’occurrence, ce soir, et donc à court terme, ce n’était pas une bonne idée non plus.

Tout le monde avait ressenti ce mauvais pressentiment et la présence des Aurors n’allait pas pour nous rassurer, bien au contraire. Certains se sentaient peut-être protégés du fait de les avoir à proximité. Pour ma part, cela ne signifiait qu’une seule chose : le Ministère savait pertinemment que quelque chose de mauvais risquait de se produire. Ou pire encore, ils ne savaient même pas ce qu’ils faisaient.

Je n’avais pas pu obtenir d’explications de Brenna et Mark avait réussi à me rejoindre avant que les bousculades ne commencent. J’avais pu voir plusieurs personnes sortir mais beaucoup de curieux espéraient encore voir un résultat. Personnellement, je me fichais du résultat tout comme je me fichais de cette soirée. Je n’aurais jamais dû venir et je voulais partir, maintenant. Je pris la main de Mark, j’étais stressée comme jamais.

Je comptais me faufiler entre les impatients, les curieux et les autres affolés afin d’atteindre la sortie mais ce fut à ce moment que tout partit réellement de travers. La magie qu’Issoria avait récupérée ne semblait pas stable du tout ou bien elle était simplement incapable de la contrôler. Quoi qu’il en soit, c’était trop dangereux et je savais le mouvement de panique proche. Et soudain, ce fut le chaos. Mon agoraphobie n’allant pas pour arranger les choses, j’entrai dans une réelle phase de panique. Ma main lâcha celle de Mark et je manquai de m’écrouler au sol.

Les sorts volaient dans tous les sens, les gens courraient et se rentraient dedans. Certains sortaient leurs baguettes sans réellement savoir quoi en faire. Un feu s'était apparemment déclaré dans un coin de la pièce. Brenna s'était éloignée et je la vis monter sur la scène, suivit par une autre téméraire. Je ne savais pas ce qu'elles tentaient de faire et sincèrement, je préférais être sortie avant d'assister à un massacre.

D’un coup, je senti comme une pression dans mon dos puis une chaleur autour de moi. J’étais incapable de penser de façon cohérente après cela. J’avais été projetée au sol, mais j'étais détendue, malgré le chaos qui régnait près de moi. Je voulu prononcer le prénom de Mark alors que je pris de nouveau sa main pour me lever, mais aucun son ne sortit de ma bouche. Je souri à mon cavalier. Tout allait bien se passer. Comme si nous étions dans une bulle, je me fichai soudainement du reste et me jetai sur lui pour l’embrasser avant de le serrer contre moi, un sourire béat collé à mes lèvres. Si j’avais pu ronronner, je l’aurais probablement fait. Apparemment, j'avais retrouvé mon sang froid. Un peu trop même.
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Dim 20 Nov - 15:26

Comme tous les autres, elle l’avait suivi des yeux. Nicodemus. Bien différent du Bailey qu’elle avait pu questionner quelques mois plus tôt, dans le secret le plus absolu de son laboratoire. Beaucoup plus… lucide hélas. Et Ô combien inquiétant par la même occasion. Son regard avait, comme bien des gens, parcouru la distance entre lui et la jeune sorcière horrifiée un certain nombre de fois, s’attendant peut-être à lui voir pousser des tentacules. Elle avait regretté ne pas avoir pris, elle-même d’appareil photo, parce que l’expression qu’elle entrevit sur le visage de Campbell lui aurait probablement fait gagner le prix Sorgram*. Quelque part, Pearce et son appareil rafleraient la mise et aussi le prix. Au moins, ça resterait dans la maison. A moins que ce jeune sot n’ait réussi à capter l’instant T où l’on voit la mâchoire du ministre se serrer.
Bien vite, les événements s’étaient enchaînés. Cris, bousculade, transformation d’Issoria en boule à facette géante qui projetait des éclairs et en plus, dans la cohue, elle avait été séparée de Joachim. Deux trois éclairs passèrent si près d’elle, que son chignon se dénoua pour répandre une cascade de boucles châtain clair. Elle ne dû son salut qu’à Beltrov Austeen, l’homme qu’elle maudissait quelques instants plus tôt. Dans un élan visionnaire et probablement héroïque (elle reconsidèrerait la question plus tard) il l’avait projeté au sol une première et même une seconde fois alors qu’elle tentait de relever la tête pour voir ce qui se passait. Quand il relâcha enfin l’emprise de ses mains sur le haut de son crâne, elle put attester de la confusion qui sévissait dans la salle. Instinctivement, elle se releva et le chercha des yeux au fond de la salle, ne découvrant qu’une masse grouillante de sorciers s’agitant en tous sens. Alors qu’elle se retournait pour demander à Beltrov s’il voyait Ezio, elle constata que les deux hommes partageaient la faculté de s’évaporer.

- Joachim ?

Une tignasse rousse quelques pas plus loin lui indiqua la présence de son ami. Elle s’apprêtait à le rejoindre lorsque, au milieu des cris plus assourdissants les uns que les autres, ce fut un murmure qui lui parvint aux oreilles.

- Aidez-moi…

Dans la direction opposée, un homme était allongé, les yeux révulsés, piétiné par ses congénères. Instinct de Saint Bernard ou vocation ratée, on n’eut pas le temps de dire scrout qu’elle était déjà à ses pieds, baguette en main. A l’ausculter. Oui, parfaitement, l’ausculter.
Un sonorus de sa baguette lui indiqua que le cœur battait (à moins que ce ne soit le sien). Peut-être un chouïa rapidement et irrégulièrement. Elle fit un rapide état des lieux du bonhomme, vérifiant respiration, blessures apparentes et compagnie, comme elle avait souvent entendu dire ou vu faire (moins souvent). L’homme lui agrippa la main et manqua la broyer, tout en continuant son roulement d’œil, bouche grande ouverte, à la recherche d’un air qui visiblement, ne parvenait pas jusqu’à ses poumons. Son cou gonflait comme… comme le jour où l’Oncle Emereid avait mangé du kiwi alors qu’il y était allergique. Après un regard à la ronde lui confirmant que personne ne viendrait à leur secours, elle agita sa baguette au-dessus de l’homme qui bleuissait.

- Anapnéo. Mumura-t-elle un peu inquiète.

Aussitôt, l’homme reprit une couleur normale pour le plus grand soulagement de Saoirse qui lui offrit un sourire chaleureux au travers de tout ce tumulte.
C’est à cet instant précis qu’une jeune femme à quelques pas d’eux décolla dans les airs en pleurant et hurlant. Comme tous les gens présents dans cette partie de la salle, Saoirse leva les yeux vers elle, un peu surprise. Elle vit ses jambes nues battre sous sa jolie robe. Ce furent elles, ses deux jambes qui s’agitaient en tous sens pour conserver gravité et dignité qui la tirèrent de sa torpeur. Son cœur se serra en écho à ce que pouvait ressentir la jeune femme.

- Finite Incantatem ! Hurla-t-elle en direction de la jeune fille qui s'adressait maintenant à Issoria Gates à travers ses larmes.

Puis elle avisa la hauteur du plafond et écarquilla les yeux d’horreur.

– Rattrapez-la !! Elle va se rompre les os !!! Joachim !! Ezio !!! Quelqu’un !!!! Glisseo !! Lança-t-elle en désespoir de cause.



*Fameux prix photo chez les sorciers.
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Mar 22 Nov - 0:01

Elle n’avait pas vraiment choisi d’être là. Lorsque des invitations officielles leur étaient parvenues à l’université en provenance directe du ministère, le professeur Bartholomew ne lui avait laissé d’autre option que de le suivre pour assister à cette démonstration de force – s’agissait-il vraiment d’autre chose ? Accompagnée de sa cadette, Naomh, aujourd’hui en repos, elle s’était donc retrouvée parmi la foule – elle avait reconnu de loin certains visages familiers, parmi lesquels celui de Saoirse ou encore de Demelza – à guetter, les yeux plissés, les premiers effets du philtre. Elle n’avait pas choisi d’être là, mais les rumeurs qui avaient parcouru le monde des potionnistes jusqu’à se faufiler dans les couloirs de l’UAD avaient laissé entendre que le produit n’était véritablement au point, ce qui avait tout naturellement nourri sa curiosité et son intérêt scientifique. Et voilà que, sans crier gare, alors que les aurors tentaient plus ou moins discrètement d’écarter Nicodemus Bailey, la foule s’était agitée d’un seul mouvement, prise d’une même panique en constatant qu’Issoria Gates avait été, bien malgré elle, transformée en arme vivante. De part et d’autres, fusaient des sortilèges, tantôt grotesques, tantôt dangereux, mais tous aussi incontrôlables qu’un hypogriffe apeuré. Comme elle se trouvait assez loin de l’estrade et qu’elle trouvait, malgré sa dangerosité, la réaction fascinante, Coleen resta un moment à observer la scène, les yeux brillant d’un intérêt sans commune mesure. Ce qui se déroulait sous leurs yeux était à ce point stupéfiant qu’il lui fallut quelques secondes avant de constater la virulence de certains charmes. Non loin d’elle, un incendie venait de se déclarer, tandis que, de part et d’autres, le buffet s’écroulait dans un fumet douteux, blessant au passage l’un ou l’autre convive. Les yeux ronds, la jeune femme darda un regard circulaire sur la salle, bien en peine de porter secours à autrui tout en continuant à observer, estomaquée, l’abominable spectacle qui se déroulait sous ses prunelles éhabies. Ce n’est que lorsqu’un sortilège traça un sillage lumineux à sa droite et fit s’écrouler son voisin des suites d’un fou rire inextinguible qu’elle s’accroupit à son côté pour le délivrer de sa fureur.

Alors qu’elle se redressait, désormais décidée à venir en aide à qui en ferait la demande, elle fut soudainement happée vers l’arrière par sa jeune sœur qui maintenait désormais son avant-bras avec avidité.

« - Coleen, tu dois partir !
- C’est hors de question, je ne te laisse pas seule ici ! »

Bien que Naomh soit auror et soit, par conséquent, formée à ce genre de situations, Coleen ne se résolvais pas à l’abandonner dans un tel chaos. La savoir quotidiennement en proie au danger était une chose, le vivre en était une autre. La sorcière ne lui laissa pourtant pas le choix, et alors qu’elles avançaient toutes deux dans une masse de plus en plus paniquée en répondant, du mieux qu’elles le pouvaient, aux divers sortilèges qui zigzaguaient dans leur direction, Coleen fut violemment projetée au sol par un inconnu qui s’évanouit, comme il était venu, dans la confusion générale, sans prendre la peine de s’inquiéter à son sujet. Couchée à même les pierres froides, la néomage porta la main à sa tempe rougie et battit plusieurs fois des paupières avant de retrouver ses esprits. Un quidamn lui écrasa les doigts, un autre manqua de tomber en croisant son chemin, et elle se releva enfin en cherchant désespérément Naomh du regard. Elle s’apprêtait à crier son nom dans un élan de désespoir avant qu’une inquiétude nouvelle ne remplace momentanément la première : où était donc sa baguette ? Affolée, l’Ecossaise posa frénétiquement ses mains sur chacune de ses poches et tourna plusieurs fois sur elle-même avant de se rendre à l’évidence que celle-ci avait bel et bien disparu.

Instinctivement, elle se remémora la scène qui avait eu lieu quelques secondes auparavant : un sorcier trop pressé, une chute… Le malotru avait profité de la cohue pour lui voler sa baguette ! Et comme elle n’émettait aucun doute à ce sujet, elle se mit en quête de le retrouver parmi l’amas agité, mais force était de constater que celui-ci avait pris la poudre d’escampette depuis déjà belle lurette, la laissant soudainement aussi démunie qu’un bambin derrière les barreaux de son son parc. Et alors qu’elle esquivait de justesse un maléfice qui s’abattait non loin d’elle, elle sentit des larmes de consternation et de rage lui monter aux yeux. Sans réfléchir davantage à la situation, elle se mit donc en tête l’idée, discutable, de fendre la foule à contresens pour suivre la direction qu’avait prise la fripouille. Que son nouvel ami l’hématome, en s’étendant, batte sa tempe comme la peau d’un tambour lui importait peu : elle ne partirait pas sans sa baguette, et moins encore sans Naomh.
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Mar 22 Nov - 22:49

Demande de délai accordée

Bonsoir,  

Vous avez été nombreux à nous demander un délai supplémentaire pour poursuivre la soirée du Philtre, qui devait s'achever le 21 novembre.
En raison du caractère particulier de ce sujet, à cheval entre deux forums et important pour l'intrigue, nous avons décidé de vous accorder jusqu'à samedi 26 novembre, minuit, heure du Québec, pour y poster votre participation.
Nous sommes dans l'obligation de clore ce sujet rapidement, afin de retrouver une temporalité plus actuelle pour l'intrigue.
Merci de bien vouloir respecter ce nouveau délai.
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Ven 25 Nov - 23:09

On menait une existence tranquille et puis soudain, la vie semblait vouloir rattraper tout le temps perdu. Boup boum boum. Les événements s'enchaînèrent à toute vitesse.
A peine avait-il eu véritablement le temps d'attraper la main de Saoirse, de la regarder droit dans les yeux, et de sceller ce drôle de pacte, qui eut le don de le rassurer plutôt que de l'effrayer (étrange), que l'on fit entrer Issoria Machin. Joachim la trouva très jeune.
Qu'un savant fou attira l'attention de tout le monde avec quelques cris. Joachim le trouva sympathique.
Que la très jeune fille se mit à jouer les lumos. Puis les foudres célestes. Joachim la trouva superbe. Drôle comme, parfois, il se retrouvait à jouer les spectateurs sans se sentir impliqué dans les événements qui prenaient place devant lui. Tout autour, la foule se mit à faire ce qu'elle faisait le mieux : n'importe quoi. Et comme souvent, le n'importe quoi d'une foule, ça se baladait avec quelques dommages collatéraux. Il y avait ceux, touchés par un sort (même pas capables d'apprécier la beauté du geste) qui se mettaient à gesticuler de partout comme si c'était la première fois qu'ils se prenaient un maléfice par la figure. Il y avait ceux, pas encore touchés, qui faisaient tout et n'importe quoi pour y échapper... À bien y regarder, l'ensemble ressemblait à une bataille de cartes explosives géante. Mais sans les cartes.
Autour de lui, beaucoup de gens étaient effrayés. Joachim, pour sa part, était plutôt fasciné.

Mais les événements, eux aussi, le rattrapèrent bien vite. La main de Saoirse, qu'il avait gardé tout ce temps-là, lui échappa. Entre deux jets de sortilèges aveuglants, il la chercha dans la foule, sans réussir à la localiser. Il ne se faisait pas du souci. Pas vraiment. Saoirse avait un bon instinct de survie, à l'humour tordu, certes, mais elle s'était sortie de situations pires que celle-là, tentait-il de se convaincre, en se frayant frénétiquement un chemin parmi la foule. Après tout, c'était quand même sa presque future femme qui avait été avalée par des masses inconnues.

« Saoirse ? »

Il erra un moment dans la foule, les yeux aux aguets, assez retiré du feu de l'action. Un ou deux sortilèges durent le frôler, il ressentit de temps à autre des sensations bizarres, mais loin de s'en alarmer, il en conclut simplement que non, vraiment, les mouvements de foule, c'était pas pour lui.
Au beau milieu de sa trajectoire vers quelque part, il fut interrompu par un gars qui l'agrippa soudain comme si sa vie en dépendait. Joachim accueilit l'aventure d'une boutade (Fallait le dire tout de suite si tu avais envie de danser ! Je suis ton homme ! - et, non, Joachim n'avait pas toujours les pieds sur terre) que l'autre ne prit pas si bien que ça . Bon, en même, il semblait s'être farci quelques sorts bien envoyé, dont un bon petit sortilège de confusion qui le faisait déblatérer sur un homme invisible...

* Tiens, c'est vrai, je vois plus mes pieds... ni mes mains...*
D'aucuns se seraient mis à paniquer... Joachim quant à lui regrettait presque que le gas aux jambes folles l'ait choisi comme héros du jour. Ça lui laissait pas le temps d'explorer les différents aspects de sa nouvelle matérialité... dommage !
Un coup de main ?

« Euh... »

Il le lui disait maintenant qu'il était nul en situation d'urgence ? Ou il attendait que la saint glinglin soit passée deux fois ?
Les yeux à moitié exorbités du gars le firent pencher pour l'option deux. En essayant de faire le vide dans sa tête, Joachim dégaina sa baguette de dehors de sa chaussette (Mince ! Sa baguette aussi était invisible !! Génial !!!) et la brandit vaillament.
Quelques sortilèges ratés plus tard, et par la grâce d'un finite incantem savamment exécuté (après une demi-douzaine de foirages en bonne et due forme), les jambes du jeune homme cessèrent enfin de danser la java. Bon, il avait hérité de papillons rouge flamme dans les cheveux, d'une superbe moustache à fire pâlir d'envie Salvador Dalì et de quelques améliorations pas franchement voulues. Mais bon, il avait arrêté de gesticuler. C'était pas si pire, non ?
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MessageSujet: Re: Le lancement du Philtre B612 - suite et fin   Sam 26 Nov - 21:21

Il s'était écoulé de longues secondes pendant lesquelles son point d'ancrage était resté parfaitement immobile, et il se prit à espérer qu'il s'était bien accroché à un sorcier et pas un cracmol ou autre créature de taille semblable à celle d'un humain. Non pas qu'il ai quoi que ce soit à reprocher à aucune de ces catégories, mais à cet instant précis, il avait besoin d'un contre-sort, pas d'un individu démuni de magie...

Sa prière silencieuse parut être entendue, et le type à la veste en cuir sembla se mettre en action. Celui-ci se pencha un instant -est-ce que ce mec avait vraiment eu l'idée de planquer sa baguette dans sa chaussette ?...- avant de se redresser et de commencer à déblatérer des formules aléatoires dont-il ignorait plus de la moitié. Si les deux premiers sorts ne parurent avoir aucun effet, il senti rapidement les effets du troisième se concentrer au dessus de ses lèvres. Une étrange sensation de fourmillement se mit à lui chatouiller le visage, et avec la fulgurance d'un éclair de feu lancé à pleine vitesse, une moustache à l'épaisseur impressionnante envahi la partie basse de son champs de vision.

Un sort de plus et Milo regretta de ne pas être allé s'écraser contre quelqu'un d'autre. L'homme invisible avait beau avoir l'air sympa, une myriade de papillon rouges fluo lui chatouillaient désormais les oreilles, en complément de sa toute nouvelle pilosité faciale. Il fallu encore que le gars lui fit voir la vie en rose -au sens propre. Le dernier sort que son vis-à-vis transparent lui avait envoyé avait eu pour effet de colorer l'intégralité de de ce qu'il voyait en tons saumon- pour qu'il se décide finalement à user d'un finite incantatem en bonne et due forme...

- Merci... Il lui semblait enfin reprendre un semblant de souffle. Enfin je suppose. J'aurais pu me passer de la moustache ceci-dit. Malgré tout l'amour que je voue à Freddy Mercury, je trouve ça assez immonde.

Milo fit un tour sur lui même pour constater l'étendue des dégâts. Il était jusqu'alors alors tellement obnubilé par la malédiction qui agitait ses jambes qu'il n'avait pas pris la pleine mesure des événements qui avaient cours autour de lui.

La panique semblait secouer l'ensemble de la salle en une série de mouvements de foule désordonnés. Et la magie continuait de s'échapper d'Isoria Gates, déchaînant un chaos d'éléments hasardeux qui n'arrangeaient rien à la situation.

Du coin de l’œil, il cru apercevoir la forme pâle de sa baguette qui avait roulé proche d'une table, et il se senti proche de l'arrêt cardiaque lorsque l'énorme pied botté d'un homme à l'allure de troll s'écrasa à un centimètre de celle-ci. Sans plus réfléchir, il lâcha la veste en cuir à laquelle il était toujours agrippé et plongea sous le meuble. Ses doigts se refermèrent avec bonheur autour du manche finement ciselé de sa baguette, qui cracha quelques étincelles en guise de bonjour. Au moins  il n'était plus complètement vulnérable...

Il pointa sa propre tête et murmura la formule nécessaire à chasser les papillons qui continuaient de lui vrombir dans les oreilles. Pour la barbie-vision et l'horreur velue qui lui mangeait le visage, il verrait plus tard...
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