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Nous sommes en août 2017.

Au matin du 21.08, Archibald
Strogov, Ministre de la Magie
pour l'Ewiland, est retrouvé
pétrifié dans son bureau.
Les circonstances de sa mort
restent obscures.
(pour + d'info)




 

L'Oracle te voit Invité et tu es en train de rêvasser!!! Prends ta plume et va poster!
( Ou clique au moins sur les top sites!)

Il y a de la nouveauté !
Allez consulter le What's new !!

Une cotisation Ulule a été lancée pour financer les dosettes de café.
Même si les puristes préfèrent les cafetières ancestrales.

Dormir ou écrire, il faut choisir.

Plan canicule sur le forum...

Venez donc brassez un peu d'air avec nous...

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 Tu me manques

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MessageSujet: Re: Tu me manques   Ven 21 Avr - 21:49

Laisse-moi encore un peu...
Je pourrais rester contre lui toute ma vie. Dans les bras d'Ezio rien ne peut arriver. Je m'emplis de son odeur. Celle du vent, de la liberté, de la force. Il sent bon. Soudain, j'ai 6 ans...

J'ai lu l'autre jour que des scientifiques parvenaient à recréer l'odeur de gens et la mettre en fiole pour que l'on puisse la conserver toute une vie.
C'est celle-là que je veux.
La sienne.


A travers la fine étoffe de son pull, elle entendait les battements sourds de son cœur et soudainement plus rien n'avait d'importance. Plus rien d'autre ne comptait.

Ceux qui n'ont pas de lui dans leur vie ne peuvent pas comprendre.

Toutes les bonnes choses ayant une fin, en particulier les démonstrations d'affection d'Ezio, il la relâcha, bien trop tôt à son goût et lui adressa un regard un peu malheureux qui l'intimait à ne rien dire. Sagement, parce qu'elle avait encore un peu six ans, elle se tut. Ne désirant gâcher ces instants pour rien au monde. Il prétexta avoir froid, ce menteur. Mais elle acquiesça. Plus rien n'avait d'importance. Réprimant une envie de bondir partout comme une jeune licorne, elle le suivit à l'extérieur de la chapelle. Dire qu'ils n'auraient jamais le dernier mot concernant les écritures sur les assiettes. Peut-être pourrait-elle écrire au propriétaire ?

Suivant Ezio, ou plutôt son dos, elle repensa à la brève étreinte qu'il lui avait offert. Habituellement, elle était obligée de quémander le moindre câlin à ses frères, se heurtant à leur rabrouements qui s'accrochaient à une vieille loi intimant que passé dix ans, on n'avait plus droit aux câlins entre frères et sœurs. Débile.

Lorsqu'ils dormaient à Londres, l'un ou l'autre, elle leur empruntaient toujours leurs affaires. En particulier Ezio puisque Luan réclamait toujours à corps et à cris ses vêtements lorsqu'il remarquait leur soudaine disparition. Ezio quant à lui repartait constamment sans un pull, une chemise ou un T-shirt. Il devait bien s'en apercevoir (quoi que... même pas sûr) mais ne disait rien. A la visite suivante, elle échangeait discrètement son trophée. Ils lui permettaient de garder un peu de lui à ses côtés. Bien sûr, certains la trouvaient matérialiste. Soit disant on n'a pas besoin d'objet transitionnel pour être auprès de ceux qu'on aime. Foutaises. D'autres, Hope notamment, trouvait ça franchement malsain. Hope c'est l'amie qu'on déteste et qu'on aime par-dessus tout. Elles se voyaient souvent, étaient rarement d'accord sur les choix de l'une et de l'autre, se disputaient constamment mais se revoyaient toujours. Saoirse la soupçonnait d'être amoureuse d'Ezio. Lors de sa dernière visite, elle avait passé la journée à lui parler en minaudant. (comportement typiquement féminin et Ô combien agaçant. Petites manières, voix qui change, dénigrement constant de l'autre fille dans la pièce...) Ce qui avait fortement agacé la petite écossaise et avait provoqué une énième dispute. Hope avait fini par partir en claquant la porte lui balançant au visage que la relation qu'elle entretenait avec son frère était malsaine et qu'elle ferait mieux de lui laisser de l'air à ce pauvre homme.

Pauvre conne.

Elle n'avait pas d'Ezio dans sa vie, elle ne pouvait pas comprendre.
Rien de malsain, juste de l'amour. Ça oui. Beaucoup de jalousie peut-être aussi.
Comme chaque grand frère, il était un modèle. Un héro. Comme pour chaque absent, il y avait beaucoup d'idéalisation aussi. S'il se voyaient plus, ce serait certainement différent. Elle en était consciente. Mais elle s'en foutait.

Alors, ces quelques instants volés dans ses bras, elle les garderaient précieusement. Et au diable les pauvres abruti(e)s qui imaginaient inceste ou choses malsaines. Ils n'avaient rien compris. Et n'avaient probablement pas de grands frères.

Combien de filles avait-il pris dans ses bras ? Il y avait bien eu Shannon, elle les avaient vu plusieurs fois et passait même son temps, plus jeune à les espionner. Envers elle aucune jalousie. Elle faisait presque partie d'Ezio.

A l'époque elle n'était qu'une gamine et son frère un homme. Elle observait à la dérobée la jeune fille blonde et belle qui deviendrait certainement un jour sa belle sœur et l'enviait. Pour sa beauté, son assurance, ses yeux magnifiques, sa voix envoûtante et son effet sur les hommes. A l'époque elle aurait voulu être comme elle et cherchait souvent à se rapprocher de Shannon. Cette dernière la considérait comme l'enfant qu'elle était et elles n'avaient jamais réellement été amies. Depuis, Saoirse se demandait ce qui avait pu rassembler ces deux-là. Ils étaient si différents. Et pourtant il l'avait aimée. Elle se souviendrait à jamais de son visage et la coquille vide qu'il était devenu après la mort de la jeune femme. Une partie de lui était morte aussi ce jour-là.

Et depuis ? Sûrement des aventures... mais il restait discret.
Alors qu'il l'avait traînée dehors et semblait avoir regagné un monde qui n'appartenait qu'à lui et dont elle restait sagement à la porte, elle l'observa discrètement.

Est-ce qu'il y aurait une fille un jour qui compterait plus que les autres ? Et si elle ne l'aimait pas ? Et s'il choisissait l'autre ? Deviendraient-ils des étrangers comme Lùan et lui étaient désormais ?

Elle lui laissa encore un peu de temps, alors que les yeux clos, il se tenait immobile sur sa droite.

Face à eux, un vieil homme à l'air pas franchement commode les observait. A classer dans la catégorie vieux grincheux enquiquinant. Ezio après un sourire à son intention lui adressa la parole. Elle se laissa ensuite faire, comme un pantin, perdue dans ses pensées. Il la hissa sur le muret, elle enjamba à nouveau la grille, prenant garde de ne pas déchirer une fois encore son pantalon et sauta dans la rue en contrebas. Quelque-chose tomba de la poche de son blouson. Un petit paquet, enveloppé dans un papier de soie blanche. Elle se baissa pour le ramasser et se releva tout en observant la petite chose au creux de sa main. Jetant un œil à Ezio, elle l'interrogea du regard. Il se contenta de sourire.

- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle, surprise .
- Ouvre, tu verras bien.

Elle déchira rapidement le papier qui enveloppait la petite chose, un sourire de gosse figé sur les lèvres. Elle adorait les surprises. Les cadeaux d'Ezio étant rares (trop rares et ceci est un message subliminal) elle appréciait déjà celui-ci avant de savoir de quoi il ressortait. Après avoir créé une ouverture dans le petit paquet, elle le secoua au-dessus de sa main et y recueilli un tout petit objet qu'elle observa avec émerveillement.

- C'est juste une toute petite chose. Lança-t-il un peu gêné.

Au creux de sa main, une petite sculpture montée en pendentif. Elle reconnut immédiatement la forme de l'objet. La même que le tatouage d'Ezio sur son poignet. Le machin des bardes. Sur chacune des branches, des symboles étaient gravés.

- C'est magnifique. C'est toi qui l'a fait ? Demanda-t-elle les yeux brillants .


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Scottish Muffin

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MessageSujet: Re: Tu me manques   Lun 1 Mai - 15:59



Dans la salle sombre et silencieuse de la tour, il n'y avait aucune fenêtre. Les murs étaient si épais qu'aucun son extérieur ne pouvait les franchir, si ce n'était le roulement des vagues frappant la roche en contre-bas. C'était plus un écho venu du sol qu'un son traversant les murs, à proprement dit. La pièce procurait une étrange sensation qui désorientait tout ceux qui y passaient plus de quelques heures. A l'Ibas, on l'utilisait pour travailler la concentration. Les apprentis bardes y faisaient des sessions d'une quarantaine de minutes pour apprendre à se recentrer, alors que les plus aguerris y passaient quelques heures pour optimiser leur capacité à faire abstraction de certains sens et se focaliser sur le ressenti.
Elle constituait la première épreuve.

Il était resté des heures durant, assis dans le noir à faire le vide. Au début l'esprit fonctionne à toute vitesse. Privé de vue et d'ouïe, les souvenirs et images mentales prennent le relais. On se rappelle, on projette, on rêve. Au bout d'une heure déjà, l'oppression et la désorientation sont telles que l'esprit fonctionne différemment et que l'on ressent le besoin de s'asseoir pour lutter contre la perte de repères. Quelques images restent, et les sons du corps se font plus présents, plus dérangeants. Les battements du cœur résonnent de façon effrayante, certains prétendent entendre le sang circuler dans leurs artères, tout prend alors une autre dimension et des hallucinations apparaissent. Beaucoup éprouvent immédiatement le besoin nécessaire de quitter la pièce. Afin de ne pas se laisser envahir par les peurs, il était indispensable de se raccrocher à une pensée, une idée, un projet.
Sa pensée: elle.



Au-dessus de leurs têtes, le ciel Londonien arborait ses couleurs crépusculaires. L'ambiance changeait, se feutrait de la douceur du soir. Les bruits de la rue se faisaient plus discrets, comme conscients de la nécessité de baisser d'un ton et de laisser doucement la ville basculer vers la nuit. Bientôt ce calme temporaire laisserait place aux lumières plus agressives du soir. Le crépuscule ne dure qu'un temps, il faut se saisir de cet instant de grâce durant lequel, même les animaux attendent et observent, dans le calme. Il laissa un instant ses yeux sombres parcourir les silhouettes des hauts bâtiments qui les encadraient avant d'acquiescer d'un petit sourire à l'attention de Saoirse.

-J'ai pensé qu'il te plairait...
- Évidemment qu'il me plaît ! Tu as dû mettre des heures pour le faire !!
-Si tu savais... Mais, j'ai eu pas mal de temps pour y penser.

Il avait cesser de compter les heures au bout de trois, puis les sensations étaient devenues trop oppressante et il avait basculer ses pensées vers sa soeur. Il avait pensé à ce qu'il aimerait lui offrir. Quelque chose de personnel, qui représenterait l'importance qu'elle avait eu tout au long de sa vie.
Il avait fait bien des portrait d'elle. En mots, au fusain, crayonnés. Mais il savait aussi qu'elle apprécierait quelque chose qu'elle pourrait porter. Et qui lui rappellerait que son égoïste de frère pensait à elle, même à l'autre bout du monde.

-Pour y penser ? A quoi?
- A ça. A toi.

Elle ne dit rien et parut surprise. Il leva les yeux au ciel, retenant un soupir à mi-chemin entre l'exaspération et l'amusement puis détourna le regard pour qu'elle ne le voit pas rire. Avec Saoirse il était toujours difficile de savoir si elle croyait réellement qu'on ne pensait pas à elle ou si elle était juste surprise qu'il le formule à haute voix. Elle était déconcertante et il était déconcerté.
Peut-être aurait-il dû commencer leur après-midi par ça. Néanmoins quelque chose l'en avait empêché Timidité ? Un goût prononcé pour ménager ses effets ? Un peu de peur peut-être aussi. Il balaya ses doutes en passant une main sur la grille contre laquelle il s'était appuyé négligemment. Elle était froide et lisse à certains endroits, rouillée et granuleuse à d'autres.
La rouille. Charme fou des grilles ayant vécues. N'entachant pas que les grilles, malheureusement. Il percevait maintenant ce qui l'avait frappé un peu plus tôt chez sa Saoirse.
La douleur avait fini par avoir raison de sa foi en la vie. Elle semblait plus frileuse et prudente dans ses paroles et ses relations. Elle retenait les mots qui jadis seraient sortis comme des boulets de canon. Certains auraient vu là, la preuve qu'elle devenait -enfin- adulte. Il ressentit un pincement au coeur, comme si on lui avait abîmé sa soeur. Un peu de rouille sur son coeur. Il aurait aimé qu'elle reste à jamais l'imprudente et impudente Saoirse. Celle qui savait faire ce qu'il s'interdisait à lui-même. Celle qui n'avait froid ni aux yeux, ni au coeur. Celle qui parlait pour ceux qui n'osaient pas. Celle qui tombait des arbres en pleurant pour avoir le droit de remonter immédiatement. Qui voulait faire des rodéos de dragons à l'âge de 6 ans. Qui dérobait les baguettes en douce avant d'avoir la sienne. Qui goûtait les potions de ses frères sans craintes. Qui n'avait jamais peur d'avancer, ni d'aimer.


- Tu sais ce qu'il représente ? Questionna-t-il de sa voix grave.
- C'est heu... le truc là.
- L'awen.
- C'est ça... Et heu... C'est quoi déjà ?

Il esquissa un léger sourire et se retint de rire face à la grimace qu'elle lui offrait, enchanté de constater que malgré quelques bleus à l'âme, elle n'était pas encore transformée.
Ils étaient souvent dans des mondes très différents. Proches, qui entamaient parfois un drôle de ballet, se mêlant, se touchant, se repoussant ensuite avec pudeur, existant côte à côte sans se croiser durant de longs instants, se frôlant parfois sans oser vraiment se rencontrer... Saoirse avait un univers bien à elle, terre à terre et fantasque à sa façon. Elle avait souvent du mal à croire à des évidences bien précises, à la magie de la nature qui était pourtant plus authentique que tout autre type de magie. Et à côté de ça, elle n'aurait pas été étonnée de croiser des licornes roses à paillettes en plein Regent's Park. Drôle de petit bout de femme paradoxal. Cela le faisait sourire, souvent. Tout comme elle riait de ses rêves à lui, ses histoires, ses croyances et ses rituels. Ils étaient riches des différences qui les séparaient pourtant au quotidien.
Il haussa les épaules pour se répondre à lui-même et se décolla de la grille métallique.

- C'est l'Inspiration. Lui glissa-t-il en se rapprochant d'elle.

Il attrapa la main dans laquelle reposait le petit pendentif aux trois bandes et désigna les différents symboles qui ornaient chacune d'elles.

- Ils ont tous valeur de protection. Ces deux-là, particulièrement. Le nœud de Dara te convient bien, il représente la source de la force intérieure, parce que tu en es pleine, que tu le crois ou non. Il enchaîna rapidement pour éviter la déferlante d'émotions Saoirsiennes qui ne tarderait pas à suivre ses explications. Et celui-là, c'est le Triskelion. L'avancement. Je crois qu'on en à tous besoin. Confessa-t-il. Et j'ai choisi l'Awen parce que ce jour-là, c'était toi, mon Inspiration.

Déjà, il pouvait voir du coin de l’œil son joli regard s'embuer de larmes. S'il ne faisait rien, dans cinq minutes elle agripperait son pull ou pire, son cou et se donnerait pour mission d'inonder chaque parcelle de ses vêtements d'une eau salée et sacrée. Il ressentit un mélange de culpabilité et de fierté d'être la source de toutes ses émotions. Pour éviter les effusions qui ne tarderaient pas à le mettre mal à l'aise, il la poussa gentiment de l'épaule. Avec Saoirse, il faudrait toujours avoir un bon paquet de mouchoirs à portée de main. Il aurait dû le savoir depuis le temps. Il s'éclaircit un peu la voix et détourna le regard pour la laisser reprendre contenance.

- Je l'ai fait le mois dernier quand je suis repassé à l'Ibas... lança-t-il sans savoir comment amorcer le sujet.
- Ah tu y es retourné ? Renifla-t-elle.

Cela faisait des années qu'il n'avait pu y remettre les pieds. Par lâcheté. Il avait craint l'inévitable face à face avec lui-même qui ne manquerait pas de se produire, s'il foulait à nouveau le sol d'un lieu qui avait été chez lui, des années durant. Et les questions de Beltrov. Un homme à qui il ne pourrait pas mentir. La seule personne au monde à qui il ne pourrait pas répondre que tout allait bien. Parce que c'était faux. Beltrov lisait en lui comme dans un livre ouvert depuis son entrée à L'Ibas. Il avait été son tuteur, son mentor et avait fini par devenir son ami. Un ami à qui il n'avait pas donné de nouvelles depuis bien trop longtemps et qui ne manquerait pas néanmoins de tout savoir en un seul regard. Un ami qui ne le laisserait pas fuir, une fois encore mais le mettrait face à ses faiblesses.
Il avait fini par rassembler le courage qui lui avait fait défaut pendant six longues années et avait répondu à l'invitation de ce vieil ami. Un peu par curiosité, mais surtout parce que son mentor lui manquait.

Il jeta un œil un peu timide à sa soeur avant de poursuivre.

- Ils m'ont choisi, Saoirse. Murmura-t-il dans un mélange de fierté et de retenue.

Elle sembla chercher un instant avant de comprendre.

- Choisi ?
- Pour les épreuves. Je vais devenir Penderwyd. Lança-t-il les yeux brillants.

Pour la seconde fois de la journée, il eu envie de la prendre dans ses bras.Il grava dans sa mémoire, l'image de son petit visage rayonnant de fierté et heureux pour lui. Il lui fut reconnaissant de sa réaction, connaissant son côté pragmatique. Ignorant la plupart des rites bardesque, elle était seulement ravie pour lui en se contentant de savoir à quel point c'était important pour lui.
Il se retint néanmoins de le faire, sachant que ce qui en découlait serait douloureux.
Déjà elle babillait un flot de mots qu'il n'arrivait pas à saisir, tout à sa concentration de ce qu'il allait devoir lui dire maintenant. Elle faisait des bonds sur place, battait des mains, était tombée du trottoir -et ne devait le salut de ses chevilles qu'à la main salvatrice qu'il lui avait envoyée-, avait rit au milieu de ses larmes, et lui avait sauté au cou deux fois alors qu'il la dégageait doucement à deux reprises. Comme d'habitude, elle en faisait des tonnes. Mais c'était elle. Bien elle. Pas de quoi s'inquiéter finalement.
Il prit une grande inspiration et profita d'un court silence qu'elle avait laissé échappé entre deux mots.

- Saoirse, je repars.

- FIN-

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